Dennis Hopper

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dennis Hopper

Description de cette image, également commentée ci-après

Dennis Hopper au festival de Cannes 2008.

Nom de naissance Dennis Lee Hopper
Naissance 17 mai 1936
Dodge City, Kansas, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 29 mai 2010 (à 74 ans)
Venice, Los Angeles, Californie
États-Unis
Profession Réalisateur, acteur, photographe
Films notables La Fureur de vivre
Easy Rider
Apocalypse Now
Blue Velvet
The Indian Runner
True Romance
Speed
Waterworld
Basquiat

Dennis Lee Hopper, né le 17 mai 1936 à Dodge City, Kansas et mort le 29 mai 2010 à Los Angeles[1], est un acteur, réalisateur, poète, peintre et photographe américain. Connu pour ses rôles, à ses débuts, aux côtés de James Dean, il est le réalisateur et acteur d'Easy Rider, symbole culturel de l'Amérique hippie, qui reçut le Prix de la Première œuvre au Festival de Cannes 1969[2] et devint rapidement un film culte[3]. Il est également connu pour ses rôles dans Apocalypse Now et Rusty James de Francis Ford Coppola, L'Ami américain de Wim Wenders ou encore dans Blue Velvet de David Lynch.

Origines[modifier | modifier le code]

Né à Dodge City Kansas (É.-U.), Dennis Hopper est le fils de Marjorie Mae (née Davis) et Jay Millard Hopper. La famille Hopper s’installe à Kansas City après la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est au Kansas City Art Institute que Dennis suit les cours de peinture de Thomas Hart Benton. Dennis Hopper n’a alors que treize ans quand la famille déménage à San Diego en Californie. Son père dirige une poste (il est aussi membre de l’OSS) et sa mère est enseignante. Hopper est élu le plus apte à réussir par les élèves de sa classe à l’université, et c’est là qu’il développe un intérêt pour le théâtre. Il est particulièrement intéressé par les pièces de William Shakespeare.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Dennis Hopper a tourné dans plus de 150 films. Il est aussi reconnu comme réalisateur, peintre, poète et photographe[4] dont les expositions[5], notamment à la galerie de Monika Mohr à Hambourg et à la ACE Gallery à Los Angeles[6], ont été fréquentées par des milliers de visiteurs.

Il dément avoir débuté dans Johnny Guitare par un petit rôle qui n'aurait pas été crédité au générique : « [Cette information] est dans toutes mes biographies. [...] Je n'étais même pas à Hollywood quand le film a été fait[7]. »

C’est donc dans un épisode de Medic en 1955, dans lequel il joue un jeune épileptique, que son nom apparait pour la première fois sur les écrans mais c’est aux côtés de James Dean, à qui il voue une immense admiration, qu’il commence réellement sa carrière cinématographique. Il tourne ainsi dans La Fureur de vivre (Rebel Without A Cause) (1955) et dans Géant (Giant) (sorti en 1956), deux des trois films de la courte carrière cinématographique de James Dean. Sa rencontre avec James Dean confirme sa vocation.

La mort de James Dean dans un accident de voiture en 1955 affecte profondément le jeune Hopper, et c'est peu de temps après cela qu’il entre en conflit avec le réalisateur expérimenté Henry Hathaway sur le film From Hell To Texas. Le comportement de Hopper sur le tournage est tel qu’il est banni de Hollywood pendant plusieurs années. Dans l’impossibilité de jouer au cinéma, Hopper se tourne vers la photographie et réalise la couverture de l’album River Deep - Mountain High de Ike et Tina Turner (1966).

À New York, il étudie à la fameuse Lee Strasberg Acting School. Il apparait dans plus de 140 épisodes de séries télé comme Bonanza, La Quatrième Dimension (The Twilight Zone), The Defenders, The Big Balley, The Time Tunnel et Combat !

Bien que Hopper soit capable de faire des films comme Les Quatre Fils de Katie Elder (The Sons Of Katie Elder) et Cent dollars pour un shérif (True Grit), dans lesquels il a des scènes avec John Wayne, ce n’est que lorsqu’il joue avec Peter Fonda et réalise Easy Rider qu’il impressionne durablement l’establishment hollywoodien.

Photographie anthropométrique prise par la police le 2 juillet 1975

Hopper écrit et réalise d’autres films comme The Last Movie en 1971. Universal qui l'avait financé (près d'un million de dollars) et avait laissé à Hopper le « final cut » refuse de le distribuer et de tirer des copies, et en contrepartie en abandonne à Dennis Hopper tous les droits. Hopper en fait tirer à son compte quelques rares copies, et vient notamment le présenter à la Cinémathèque française pour une représentation unique et un débat avec le public. Entre le nombre minuscule de copies et la radicalité de l'approche, le film est évidemment un échec auprès du public et fait dérailler sa carrière pour des années. Sa dépendance à l’alcool et à la drogue empire gravement. Toujours est-il qu’il continue à tourner des films à cette époque, comme Mad Dog Morgan, Tracks, The American Friend, Apocalypse Now, et il obtient un grand succès pour la réalisation et son rôle dans Out Of The Blue.

Dennis Hopper et Jack Nicholson à la 62e cérémonie des Oscars en mars 1990.

Au début des années 1980, alors qu’il était un consommateur chronique de drogues et d’alcool, il s’est exposé en public lors d’un « art-happening » en faisant exploser un groupement de 17 bâtons de dynamite contre lequel il était accroupi. Il est ressorti au milieu d’un nuage de poussière, indemne mais extrêmement secoué.[réf. nécessaire]

Par la suite, au début des années 1980, Hopper entreprend un programme de désintoxication et se libère de ses dépendances. Il tourne dans certains films puissants comme Rusty James (Rumble Fish) et The Osterman Weekend de Sam Peckinpah, où il tient un rôle relativement discret ; sa carrière ne redémarre pour de bon que grâce à son interprétation du sadique Frank Booth dans Blue Velvet de David Lynch.

En 1988 il tourne le film Colors, apprécié par la critique, sur les gangs de Los Angeles. Il continue d’être une personnalité importante à Hollywood, tant comme acteur que comme photographe et réalisateur. En 1994, il tient deux rôles de méchant, dans le film Speed face à Keanu Reeves et Sandra Bullock, et en 1995 face à Kevin Costner dans Waterworld.

Dennis Hopper était un ami de Miles Davis. Lors de leurs discussions, il lui disait souvent « so what? », « et alors ? » avec une connotation « arrête de frimer ». Cela aurait donné le titre So What (Kind of Blue, 1959)[8].

En 2010, Alpha & Omega est le dernier film auquel a pris part Dennis Hopper : le film lui est donc dédié (crédité en anglais à la fin du film)

Décès[modifier | modifier le code]

Dennis Hopper, malade, recevant son étoile sur Hollywood Blvd en mars 2010

Il annonce qu’il souffre d’un cancer de la prostate fin 2009. Ce cancer aurait en réalité été découvert en 2002. En mars 2010, son avocat déclare que la maladie est au stade terminal[9]. Dennis Hopper meurt à son domicile de Venice, en banlieue de Los Angeles, le 29 mai 2010, à l’âge de 74 ans[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Dennis Hopper a été marié à 5 reprises et a eu 4 enfants :

Sean Penn, grand ami de Dennis Hopper et de Jack Nicholson, a baptisé l’un de ses enfants Hopper Jack en leur hommage.

Engagements[modifier | modifier le code]

Loin de ce que l’on pourrait attendre du réalisateur d’Easy Rider, satire de l’Amérique conservatrice, Dennis Hopper s’est engagé politiquement depuis les années 1980 au côté du Parti républicain. Il a soutenu les candidatures de Ronald Reagan, de George H. W. Bush et George W. Bush, et réaffirmé ses opinions conservatrices en France en octobre 2008 lors d’une interview au Grand Journal de Michel Denisot sur Canal+. Il a néanmoins déclaré à cette occasion qu’il voterait pour Barack Obama (démocrate) à cause des « mensonges de l’administration Bush »[11]. Il a également participé en 2008 à un film engagé politiquement à droite, An American Carol, aux côtés d’autres acteurs conservateurs et républicains comme Jon Voight, Kelsey Grammer, ou encore James Woods.

Dennis Hopper a été fait commandeur dans l’ordre national des Arts et des Lettres par le ministre français de la culture, Christine Albanel, lors d’une cérémonie à la Cinémathèque française en octobre 2008, alors que celle-ci présentait une exposition temporaire autour de Hopper.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Denis Hopper en juin 2008.

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Animation[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Alpha et Omega  : la voix du loup Tony

Album[modifier | modifier le code]

Il a participé à la création du disque Demon Days du groupe fictif Gorillaz, en narrant un texte sur la 13e piste de l’album, Fire Coming Out of the Monkey’s Head.

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annonce du décès de Dennis Hopper sur Yahoo Actu, publié le 29 mai 2010.
  2. Site officiel du Festival de Cannes, fiche du film en ligne
  3. Le Journal du Dimanche du 30 mai 2010
  4. (en)arts & style - Actor Dennis Hopper exhibits his photo talent, CNN.com, 9 juin 2000.
  5. (en)Dennis Hopper (American), 1936: Featured artist works, exhibitions and biography fromACE Gallery.
  6. Dennis Hopper - Expositions.
  7. Entretien avclub.com le 2 décembre 2008 (en), consulté le 3 août 2011.
  8. entretien avec Rebecca Manzoni (octobre 2008) à l'occasion d'une rétrospective à la Cinémathèque française www.cinematheque.fr, rediffusée sur France Inter le 30 mai 2010 à 10h10
  9. « Dennis Hopper au plus mal » sur le site liberation.fr (26 mars 2010).
  10. L’acteur et réalisateur Dennis Hopper est mort, LEMONDE.FR Avec Reuters, 29 mai 2010.
  11. L’acteur américain Dennis Hopper « prie Dieu pour qu’Obama soit élu », AFP, publié le 13 octobre 2008.
  12. « Comédiens ayant doublé Dennis Hopper en France » sur RS Doublage

Liens externes[modifier | modifier le code]