Charlton Heston

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Charlton Heston
En 1963
En 1963

Nom de naissance John Charles Carter
Surnom Chuck
Naissance 4 octobre 1923
Evanston, Illinois
États-Unis
Nationalité(s) Drapeau des États-Unis Américain
Décès 5 avril 2008 (à 84 ans)
Beverly Hills
États-Unis
Profession(s) Acteur
Film(s) notable(s) Sous le plus grand chapiteau du monde,
Les Dix Commandements,
Ben-Hur,
Le Cid,
Les 55 jours de Pékin,
Antoine et Cléopâtre,
La planète des singes
Conjoint(e) Lydia Clarke Heston (1944-2008)
Distinction(s) Oscar du meilleur acteur pour Ben-Hur en 1959,
Golden Globe Award en 1967,
Screen Actors Guild Life Achievement Award en 1971,
Jean Hersholt Humanitarian Award pour son engagement humanitaire en 1977,
Razzie Awards, pour la pire prestation en 2001.

Charlton Heston (né John Charles Carter le 4 octobre 1923 à Evanston dans l'Illinois – mort le 5 avril 2008 à Beverly Hills) est un acteur, réalisateur et scénariste américain.

Devenu une légende du cinéma suite à sa prestation dans Ben Hur, pour laquelle il obtiendra l'Oscar du meilleur acteur, il est l'un des symboles du cinéma américain des années 1960. D'abord héros bigger than life, il a associé son nom aux plus grandes superproductions de Hollywood telles que Les Dix Commandements, Le Cid ou Les 55 jours de Pékin, avant de s'illustrer dans des films d'anticipations dont les plus connus sont La Planète des singes, Le Survivant et Soleil Vert. Il a également été l'un des pionniers du film catastrophe avec 747 en péril et Tremblement de terre. De part son impressionnante carrure et son visage dur, Charlton Heston fut l'interprète idéal tout au long de sa vie de personnages virils et, la plupart du temps, honnêtes et bons.

Alors qu'il est engagé politiquement contre le racisme, et l'une des figures hollywoodienne du Mouvement des droits civiques dans les années soixante, son engagement républicain et son militantisme au sein de la NRA pour la défense des armes à feu, à la fin de sa vie, provoque la controverse aux États-Unis.

Atteint de la maladie d'Alzheimer dès 2002, il décide de mettre fin à toute activité cinématographique et politique.

En 2003, Georges W. Bush lui décerne la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile américaine avec la Médaille d'or du Congrès.

Il s'éteint le 5 avril 2008.

Sommaire

[modifier] Biographie

Né en 1923 à Evanston, juste au nord de Chicago dans l'Illinois, il monte sur les planches pour la première fois à l'âge de 5 ans et incarne le Père Noël dans une pièce organisée dans son école[1]. Sa passion le conduit alors à étudier la comédie à la Northwestern University. Il décroche son premier rôle au grand écran en 1941, dans un Peer Gynt, réalisé par un camarade de son université.

En 1944, il rentre dans la United States Army Air Corps et sert 2 ans à bord d'un B-25.

La même année il se marie avec Lydia Clarke, rencontrée à l'université. Elle lui donnera deux enfants : Fraser et Holly Ann[1].

Il revient à Broadway après la guerre et multiplie les petits rôles et boulots. Des traits spécifiques et sa taille d'1 mètre 93[2] lui permettent d'être modèle.

[modifier] Carrière d'acteur

Charlton Heston dans Julius Caesar

En 1947, Charlton Heston joue à Broadway dans une pièce de William Shakespeare, Antoine et Cléopâtre . Cecil B. DeMille le remarque et lui confie un premier rôle en tant que directeur de cirque dans Sous le plus grand chapiteau du monde (The Greatest Show on Earth) en 1952[1].

Il va rapidement devenir l'acteur spécialiste des rôles historiques dans les grandes superproductions d'Hollywood des années 1950 et 1960. Cette orientation est rendue possible par la carrure athlétique de l'acteur et un visage rude. C'est ainsi qu'au cours de sa carrière Charlton Heston a été successivement Moïse, le Cid, Saint Jean Baptiste, Marc-Antoine (à deux reprises), le général Gordon, le président Jackson, Henri VIII et Richelieu.

Révélé dans Sous le plus grand chapiteau du monde en 1952, il obtient la consécration avec Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille en 1956, puis surtout avec Ben-Hur de William Wyler en 1959, pour lequel il obtient un Oscar. Le Cid (1961), puis Les 55 jours de Pékin (1963), aux côtés d'Ava Gardner, et enfin Antoine et Cléopâtre en 1972 qu'il met lui-même en scène, confirment son intérêt pour les films à grand spectacle.

Dans le film La Soif du mal (Touch of Evil), mis en scène par Orson Welles en 1958, Charlton Heston apparaît à la frontière américano-mexicaine dans le rôle inattendu d'un commissaire mexicain honnête, Ramon Miguel « Mike » Vargas, à la moustache et aux cheveux aussi noirs que sont clairs ceux de l'acteur, lorsqu'ils sont naturels, face à son homologue américain, Hank Quinlan (interprété par Orson Welles lui-même), personnage énorme, bouffi, véreux, manipulateur et « fabricant de fausses preuves », dans le monde moderne et nocturne du trafic de drogue, aux noirs et blancs excessivement contrastés, où la verticale des plans le dispute à l'oblique des autres plans, les plongées aux contre-plongées, la probité au mensonge et au meurtre. Ce film du génial et « scandaleux » Orson Welles représente dans sa carrière une exception noire, baroque, unique — comme sont uniques sa moustache et ses cheveux noirs —, où l'acteur, loin des fastes bibliques, historiques et épiques, peut montrer une dimension humaine et moderne.

À cette époque, Charlton Heston participe activement à la vie civique : marche pour les droits du peuple noir, membre et puis président de l'Actor Guild, participation à des films engagés (ainsi en 1970, King: A Filmed Record... Montgomery to Memphis de Sidney Lumet).

Le genre « grand spectacle » s'essoufflant, Charlton Heston réussit une reconversion dans les films d'anticipation, au début des années 1970, avec Le survivant (1971) (Deuxième adaptation du roman Je suis une légende), dans lequel, seul rescapé d'une terre dévastée par le vampirisme, il doit chaque nuit renouveler un éternel combat pour la survie. Il joue aussi dans Soleil vert (1973), mettant en scène un monde dystopique et surpeuplé. Mais dans cette seconde carrière, son film le plus célèbre reste La Planète des singes, tourné en 1968 par Franklin J. Schaffner.

[modifier] Engagement politique

Charlton Heston lors de la marche pour les droits civiques en 1963

Charlton Heston connaît un engagement politique important tout au long de sa carrière.

Il s’engage ainsi dans les années 1960 en faveur du Mouvement des droits civiques aux États-Unis et participe à la marche des droits civiques en 1963 avec Martin Luther King.

Membre du syndicat d’acteur la Screen Actors Guild[3], il est élu au comité directeur en 1960[4], puis en devient le troisième vice-président en 1961 et président pendant six mandats successifs de 1965 à 1971[5]. A cette époque, il dut faire face au problème des films tournés à l'étranger pour être diffusés aux États-Unis[6] et contribua à le résoudre. Il soutient le Senate Bill 393, proposition de loi du gouverneur de Californie Ronald Reagan en 1968, permettant de supprimer une taxe sur l’industrie cinématographique[4]. À la fin de 1969, Heston défend devant le Congrès l'instauration d'une taxe pour la création d’une redevance télévisée, afin de renforcer la production nationale, mais aussi la qualité des programmes télévisés[4].

Il soutiendra plus de trois candidats démocrates à la présidentielle (notamment Adlai Stevenson contre Dwight Eisenhower et John Kennedy contre Richard Nixon) avant de devenir républicain en 1972, avec le soutien de son ami l'ancien acteur Ronald Reagan[1]. Suite à l’élection de Ronald Reagan, Charlton Heston accepte de devenir « conseiller culturel » auprès du président en 1981[7].

En 1987, connu pour son engagement pro-life[8], il soutient le film de Bernard Nathanson, Eclipse of Reason, contre l’avortement en faisant l’introduction du film.

Il fut également membre honorifique à vie de la National Rifle Association américaine (Association nationale des armes à feu, NRA) dont il a été le président de 1998 à 2003[9]. Cette association, pour laquelle Charlton Heston s’est beaucoup impliqué en participant notamment à de nombreux clips télévisuels, défend avec acharnement le deuxième amendement à la constitution américaine autorisant la possession d’armes à feu pour les particuliers. La présidence de Charlton Heston sera marquée par un combat contre la présidence de Bill Clinton qui voulait restreindre la possession des armes à feu[9], mais aussi par une interview de Michael Moore dans Bowling for Columbine, dans lequel l’acteur apparaît sans doute contre son gré et pour la dernière fois dans un film.

En juillet 2003, il reçoit du président George W. Bush la médaille présidentielle de la liberté, l’une des plus hautes distinctions civiles américaines[10].

[modifier] Maladie et mort

En 1998 lui est diagnostiqué un cancer de la prostate, mais Charlton Heston connaîtra une rémission après quelques séances de radiothérapie. En août 2002, il révéla au grand public qu’il est atteint de la maladie d'Alzheimer[11]. En 2005, des rumeurs font état de l’aggravation de la maladie, mais celles-ci ne seront jamais confirmées par la famille. En 2006, la progression de la maladie fait craindre à sa famille que ses jours soient comptés. Il meurt le 5 avril 2008, dans sa maison de Beverly Hills, en compagnie de sa femme Lydia, à l’âge de 84 ans.

[modifier] Filmographie

[modifier] Comme acteur

[modifier] Années 1940

[modifier] Années 1950

[modifier] Années 1960

[modifier] Années 1970

[modifier] Années 1970

[modifier] Années 1980

[modifier] Années 1990

[modifier] Années 2000

[modifier] Comme réalisateur

[modifier] Comme scénariste

[modifier] Récompenses

Charlton Heston au Festival du cinéma américain de Deauville en 1982.

[modifier] Annexes

[modifier] Liens externes

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Charlton Heston.

[modifier] Notes et références

  1. a, b, c et d Décès de l'acteur Charlton Heston à 84 ans, Reuters.
  2. Charlton Heston s'est éteint à l'âge de 83 ans, article posthume de Pure people.
  3. Biographie de Charlton Heston, article posthume du Nouvel Observateur faisant état de son engagement syndical.
  4. a, b et c (en) Site du syndicat Screen Actors Guild, retraçant ses activités de syndicaliste.
  5. (en) Site du syndicat Screen Actors Guild sur la présidence de Charlton.
  6. (en) runaway production
  7. Charlton Heston sur Allociné.
  8. Mort de Charlton Heston, dépêche AFP.
  9. a et b NRA : Charlton Heston laisse son siège, article de 2003 du site d’actualité cinématographique Allociné faisant part de sa démission.
  10. Havel reçoit la plus grande distinction des États-Unis, article de 2003 mentionnant Havel et Heston comme dignitaires de la médaille de la liberté.
  11. (en) Charlton Heston has Alzheimer’s symptoms, article de CNN du 9 août 2002 lors de l’annonce de la maladie.


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