Shining (film)

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Shining

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Photo du Timberline Lodge, qui servit de décor pour quelques scènes d’extérieur.

Titre original The Shining
Réalisation Stanley Kubrick
Scénario Stanley Kubrick
Diane Johnson
D'après l'œuvre de Stephen King
Acteurs principaux
Sociétés de production Hawk Films
Peregrine
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Horreur
Sortie 1980
Durée 119 minutes
146 minutes (Version intégrale)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Shining (The Shining) est un film d'horreur britannico-américain réalisé par Stanley Kubrick en 1980, avec Jack Nicholson, Shelley Duvall et Danny Lloyd dans les rôles principaux. Il est sorti en salles aux États-Unis le 23 mai 1980.

Onzième long-métrage de Kubrick, il est inspiré du roman éponyme Shining, l'enfant lumière de l'écrivain américain Stephen King. Celui-ci affirmera en même temps adorer l'adaptation réalisée par Kubrick et la romancière Diane Johnson, et la détester, leur scénario trahissant, selon lui, l'esprit du livre et les thèmes majeurs qu'il aborde, tels que la désintégration de la famille et l'alcoolisme.

Aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma d'horreur, le film s’inscrit dans la lignée de Rosemary’s Baby ou de L'Exorciste. Il intègre deux concepts : la maison isolée et hantée, et les perceptions extrasensorielles d'événements passés et futurs.

Stephen King a eu l'idée de The Shining, après avoir séjourné au Stanley Hotel (en), dans le Colorado, presque vide au cours de la nuit précédant sa fermeture pour une période prolongée. Cet hôtel d'architecture georgienne coloniale, inauguré en 1909, a la réputation d'être le lieu de phénomènes étranges, rapportés par de nombreux employés et clients de l'hôtel au fil des années.

En 1997, le roman a fait l'objet d'une autre adaptation, pour la télévision cette fois. Ce téléfilm également intitulé Shining fut scénarisé et produit par Stephen King lui-même qui souhaitait une adaptation plus proche de son livre.

Description générale[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

La machine à écrire du film

Le film commence par des vues panoramiques du Glacier National Park (situé dans le Montana) sur le particulièrement sombre et célèbre dies irae du cinquième mouvement de la Symphonie fantastique de Berlioz, le Songe d'une nuit de sabbat. La caméra rattrape la petite Volkswagen jaune, qui parcourt la route escarpée et déserte de la montagne. La voiture disparaît dans un tunnel sombre et lorsqu'elle atteint le sommet, un immense hôtel apparaît, isolé dans la montagne enneigée.

Jack Torrance (Jack Nicholson), ex-professeur qui se voudrait écrivain, accepte le poste de gardien de l'hôtel Overlook, ce palace isolé dans les montagnes rocheuses du Colorado, vide et coupé du reste du monde durant tout l'hiver. Le directeur de l’hôtel prévient Jack qu'il y a plusieurs années, un précédent gardien, nommé Grady, avait assassiné sa femme et ses deux filles avec une hache avant de se suicider avec une arme à feu. Jack décide malgré tout de s'installer dans l'hôtel avec sa femme Wendy et son fils Danny. Mais ce dernier semble savoir bien des choses sur l'hôtel, des visions sanglantes l'avertissent des dangers à venir.

Le jour de la clôture, le directeur fait visiter l’hôtel au couple Torrance. Les jumelles Grady apparaissent à Danny dans la salle de jeux. Il communique également avec le cuisinier Halloran (Scatman Crothers) par télépathie, ce dernier lui interdit d’approcher la chambre 237.

L'hôtel se vide complètement et les trois protagonistes se retrouvent complètement isolés. Jack, inspiré, tape à la machine. Les lignes téléphoniques sont coupées par la tempête de neige un mois après leur arrivée. Wendy ne peut communiquer avec l’extérieur que par la radio.

Danny tente d’entrer dans la chambre 237, mais la porte est fermée. Dans les couloirs de l'hôtel, il rencontre les jumelles qui l’invitent à jouer avec elles « à jamais ». La vision fugitive des jumelles massacrées terrifie le garçon tandis que Jack donne les premiers signes de dérangement mental. Il répète la même fin de phrase que les jumelles Grady : « Je voudrais que nous restions ici à jamais, à jamais... ».

Alors que Danny joue aux petites voitures dans le couloir, une balle de baseball roule jusqu’à ses pieds : le couloir est pourtant vide. Mais à quelques mètres de l'enfant, la porte de la chambre 237 est entrouverte. Danny entre dans la chambre ; pendant ce temps, Jack, endormi dans son fauteuil, fait un cauchemar dans lequel il massacre toute sa famille. Ses cris alertent Wendy qui accourt. Alors qu'elle tente de le calmer et qu'il lui raconte son cauchemar, Danny apparait dans l'embrasure de la porte. Wendy, remarquant des traces de strangulation sur le cou de Danny, accuse Jack et sort de la pièce avec son fils, paniquée.

Furieux, Jack déambule dans les couloirs. Il entre dans la salle de bal (la Gold Room) et s'arrête devant le bar vide, les miroirs reflètent son image. Il ferme les yeux, puis les rouvre. Les étagères du bar sont maintenant couvertes de bouteilles et un barman lui fait face, sourire aux lèvres. Jack semble le connaître car il l'appelle par son prénom, Lloyd. Tout en dégustant un bourbon, il avoue à Lloyd qu'il a cassé le bras de Danny il y a trois ans de cela (par accident selon lui), mais affirme qu'il n'a jamais plus touché son fils. La scène est interrompue par l'arrivée de Wendy qui accourt dans la Gold Room. Elle lui annonce qu’une femme a agressé Danny dans la chambre 237.

Jack se rend dans la chambre 237. Dans la salle de bains, il découvre une jeune femme nue dans la baignoire qui l'invite à approcher. Mais alors qu’ils s’embrassent, la jeune femme prend l'aspect d'une vieille femme à la peau putréfiée. Jack prend la fuite. À son retour, il dit à Wendy qu'il n'a rien trouvé dans la chambre et ils se disputent.

A des centaines de kilomètres de l’hôtel, Halloran a une vision. Il tente d’appeler l’hôtel sans résultat. Inquiet, il prend la route.

Jack s'enfuit fulminant à la Gold Room. Maintenant la salle est comble d'invités en tenue de soirée des années 1920. Jack bouscule par accident un serveur qui lui dit être monsieur Grady et lui recommande de redoubler de vigilance car son fils « s'évertue à faire venir quelqu'un de l'extérieur ». Grady conseille à Jack de mieux tenir sa famille, voire de les corriger comme lui-même l'a fait avec sa propre famille. Jack se laisse manipuler, et sabote la radio.

Tout bascule lorsque Wendy découvre les pages du « roman » de son mari, entièrement remplies de la phrase « All work and no play makes Jack a dull boy » (expression idiomatique signifiant littéralement « Trop de travail et pas de plaisir font de Jack un triste sire », mais que l'on traduit par « Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras »). Jack s'effondre dans une psychose meurtrière, la confrontation finale entre Jack et Wendy va avoir lieu, son mari fou la poursuivant, boitant après être tombé dans les escaliers et armé d'une hache dont il se sert pour fracasser les portes qui se trouvent entre lui, Danny et Wendy. « Heeeeeere's Johnny ! » lancé par Jack se montrant après avoir brisé une porte à la hache, est une référence à l'entrée en scène de Johnny Carson lorsqu'il animait le Tonight Show.

À cause de ses visions et de ses contacts télépathiques avec Danny, qui répète et écrit "redrum" partout (ce qui donne à l'envers "murder", "meurtre" en anglais), le cuisinier Halloran très inquiet revient à l'hôtel Overlook. Mais Jack, embusqué dans l'hôtel, se rue sur lui et le transperce avec sa hache. En entendant les cris, Danny hurle à son tour et sort de sa cachette. Jack lui court après jusqu'à sortir de l'hôtel.

Danny se réfugie dans le labyrinthe. Par ruse, il revient en arrière en marchant dans ses propres empreintes dans la neige et réussit à semer son père qui le poursuit et se perd dans le labyrinthe. Jack meurt gelé dans le labyrinthe, prisonnier de l’hôtel Overlook, tandis que le reste de sa famille parvient à s'enfuir. Un dernier travelling montre une photographie accrochée au mur de l’hôtel. On y voit Jack en tenue de soirée au milieu des invités. Le cliché porte la légende : « Overlook Hotel, July 4th Ball, 1921. » (« Hôtel Overlook, bal du 4 juillet 1921. »)

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : VF : Voix françaises[1]

Le scénario[modifier | modifier le code]

Kubrick veut réaliser un film d’horreur où le diable n’est pas en cause. La référence pour le genre est à l’époque L'Exorciste, énorme succès de 1973. Dans un premier temps, Kubrick s'intéresse au roman de Diane Johnson, The Shadow Knows (1975)[2]. Puis la Warner Bros lui fait parvenir un manuscrit intitulé The Shining. Il s'agit du dernier roman du « maître moderne de l'horreur »[3] Stephen King, écrit en 1977.

Après l'échec commercial de Barry Lyndon, l'adaptation d'un auteur à succès est moins risquée financièrement et répond aux exigences du box-office. Le choix final se porte sur le livre de Stephen King. Pourtant c'est Diane Johnson qui va cosigner le scénario avec Kubrick. Le travail d'adaptation s'étale sur plus de onze semaines.

À quatre mains, ils vont modifier profondément le livre. Le scénario sera un savant mélange de la psychanalyse (relation père, fils, mère), la schizophrénie, thème de prédilection de Kubrick, le roman gothique, la spécialité de Diane Johnson[2] (le sentimental, le macabre, personnages victimes du passé) et enfin de l'intrigue du livre avec ses phénomènes surnaturels[4][réf. incomplète], sujet de base du roman de Stephen King, le fond du roman étant ailleurs.

Progressivement, la notion de temps disparaît complètement dans le film. Contrairement à la plupart de ses films où il utilise une voix off, Kubrick aura ici recours aux cartons pour marquer le passage du temps[5] (des périodes pour finir par indiquer des heures).

L'avis de Stephen King[modifier | modifier le code]

photographie de Stephen King de profil
Stephen King en 2007

Le spectateur Stephen King trouve le film excellent, mais le romancier est extrêmement mécontent, le scénario trahit l'esprit du livre, il refuse d’apparaître au générique final du film.

Pour lui le thème le plus important du livre est qu'un bon père peut se transformer en un monstre par l'abus d'alcool. Plus tard, King dira que le livre est en partie autobiographique[6].

Les différences avec le livre[modifier | modifier le code]

Dans le film Dans le livre
Le gardien dit s'appeler Delbert Grady, bien qu'au début, le directeur de l'hôtel déclare que l'ancien gardien s'appelait Charles Grady. Le gardien précédent s'appelait Charles Grady.
Wendy ne rencontre pas le fantôme de l'homme déguisé en chien. Cependant, le fantôme menace Danny pour qu'il ne puisse pas rejoindre son père.
Tony parle à travers la bouche de Danny et son doigt. Danny s'évanouit et Tony apparaît pour lui parler. Il a également une apparence propre.
Les animaux de buis et le terrain de jeux n'apparaissent pas.
Dick Halloran ne mentionne pas l'odeur d'orange qui lui annonce une vision imminente. De plus, la femme dans l'avion assise à côté de Dick et qui a aussi le Don apparaît, mais ne dit pas un mot et donc est bien moins importante.
Jack Torrance semble déjà atteint de folie dès son arrivée à l'hôtel. Jack est alcoolique et devient fou au contact de l'hôtel maléfique (divergence principale entre King et Kubrick).
Wendy est une femme excentrique et moyennement attirante. Wendy est une femme séduisante et sûre d'elle.
Le film ne mentionne jamais l'épisode des guêpes... ... pourtant très présent dans le livre.
Jack meurt congelé. L'hôtel maléfique disparaît après l'explosion de la chaudière.
Le labyrinthe n’existe pas.
Le numéro de la chambre est 237. Le numéro de la chambre est 217.
Danny est confronté aux filles de l'ancien gardien. Il ne les rencontre pas dans le roman.
Jack se sert d'une hache pour essayer de tuer Danny. Jack se sert d'un maillet de roque.
Dick Halloran, le chef cuisinier est tué d'un coup de hache par Jack. Il ne meurt pas. Il est frappé à la mâchoire par Jack à l'aide de son maillet.
Jack ne recopie pas plusieurs fois la phrase « All work and no play makes Jack a dull boy ».
L'ascenseur ne déverse pas de sang comme dans le film. Par contre, il prend vie et libère des fantômes dans tous les étages. On découvre d'ailleurs des confettis, guirlandes et autres décorations à l'intérieur de l'ascenseur.
La fin avec la poursuite dans le labyrinthe a été inventée pour le film et n'est pas présente dans le livre. Wendy, Halloran et Danny parviennent à s'enfuir avant l'explosion de l'hôtel, la dernière page du livre raconte la vie de Wendy et Danny vivant avec Dick après la mort de Jack.

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du film[modifier | modifier le code]

Le costume des jumelles

Kubrick navigue entre le genre fantastique avec ces phénomènes surnaturels et le film d’horreur – mais éloigné de l'effusion de sang et du gore – avec son personnage central prêt à exterminer toute sa famille.

Le tournage débute le 1er mai 1978 et finit en avril 1979[7]. Plus que tout autre film, Shining va consolider la réputation de « mégalomane perfectionniste» du réalisateur. Kubrick rôde dans les immenses studio de l'Estree, la barbe et les cheveux longs, les yeux cernés, tout comme son héros Jack Torrance qui erre sans inspiration dans l'hôtel Overlook[8]. Pour tourner la scène de la bagarre dans l'escalier, il faudra plus de trois semaines de tournage et 87 prises.

Pour les scènes les plus complexes à filmer (la bagarre dans l'escalier, la marche dans le labyrinthe, la voiture de Danny qui parcourt à toute vitesse les étages de l’hôtel), Stanley Kubrick utilise un harnachement qui permet de fixer la caméra au corps du cadreur : le système se nomme le Steadicam, et remplace les machineries classiques en permettant de faire des mouvements de caméra fluides et sans vibration. Le Steadicam avait déjà été utilisé dans les scènes de travelling sur les films Rocky et Marathon Man. Pour Shining une version améliorée est utilisée : l'opérateur peut raser les murs et coller au plus près du sol. Les différents décors de l'hôtel sont contigus, ce qui permet à Garrett Brown de les filmer en continu.

L'une des anecdotes les plus célèbres en ce qui concerne le film se rapporte à l'un de ses premiers plans, quand une caméra aérienne suit la voiture dans les montagnes. Certains cinéphiles égratignent le perfectionnisme légendaire de Kubrick en évoquant l'ombre, clairement visible dans le coin inférieur droit de l'écran, de l'hélicoptère qui a fait la prise de vue, ainsi que ses pales en haut de l'écran, dans certaines séquences de ce générique. L'explication vient du fait que le tournage ait été effectué au format 1.37:1 pour une diffusion censée être en 1.85:1, avec les bandes noires masquant l'ombre ; seule une diffusion dans le format de tournage laisse donc entrevoir cette « erreur »[9].

Kubrick s'est inspiré d'une photographie de Diane Arbus pour créer les jumelles du précédent gardien, qui hantent les couloirs[10]. Ce cliché de 1967, qui a pour nom Jumelles identiques, montre deux fillettes, vêtues de la même manière, robe en velours à large col blanc, fixant le spectateur dans les yeux, en souriant légèrement.

Steadicam[modifier | modifier le code]

Shining est le film référence du Steadicam. Son opérateur Garett Brown, en liaison radio avec le réalisateur, va filmer l'hôtel et le labyrinthe avec des travellings d’une fluidité incroyables dans toutes les directions : avant, arrière, droite et gauche. Le système, harnaché à l'opérateur, est parfaitement équilibré par un jeu de contrepoids. Il permet de compenser les moindres mouvements du cadreur et d'assurer une parfaite stabilité à la caméra.

La scène du labyrinthe doit son intensité à la mobilité de la caméra, l'objectif semble survoler Wendy et Danny et donne la sensation d’une présence, du vol en suspension d’un esprit invisible qui surveille leurs faits et gestes.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

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Tourné en 1978, la plus grande partie du film a été tournée aux Studios d'Elstree au nord de Londres, à l'exception de quelques scènes extérieures par une deuxième unité à l'hôtel Timberline Lodge sur les flancs du Mont Hood près de Portland, à Bretton Woods dans le New Hampshire, au Glacier National Park dans le Montana ainsi que dans l'État du Colorado[7] pour les scènes d'ouverture.

Une reconstitution grandeur nature de la façade principale de l'hôtel, toutes les pièces intérieures et le labyrinthe ont été construits aux Studios d'Elstree.

Pour les scènes en extérieur filmant le décor, les immenses tas de neige autour de l'hôtel étaient constitués de petites billes de polystyrène.

La conception de l'Overlook fut très étroitement basée sur l'hôtel Ahwahnee (en) (Yosemite, Californie). Les intérieurs ont été reconstitués presque à l’identique. À tel point qu'aujourd'hui encore, certains croient que l'hôtel a réellement servi de décor pour le film.[réf. nécessaire]

La musique du film[modifier | modifier le code]

Après Barry Lyndon, film d'une grande beauté visuelle, Kubrick apportera un soin particulier à la bande son du film. Les musiques originales sont composées par Rachel Elkind et Wendy Carlos[11]. Cette dernière vocoderise en partie la Symphonie fantastique de Berlioz pour le générique de début. Berlioz s'est lui-même inspiré de la musique du Dies Irae, prière latine chantée lors des liturgies catholiques pour les défunts (motif mélodique tiré d'une séquence médiévale grégorienne). La musique additionnelle est Musique pour cordes, percussion et célesta de Béla Bartók ainsi que des compositions de Krzysztof Penderecki (Polymorphia, De natura sonoris n° 1 & 2, Le Rêve de Jacob) et de György Ligeti (Lontano)[11].

Le générique de fin est Midnight, the Stars and You, composée par Ray Noble en 1934. On a là un anachronisme : le bal, comme nous le montre la photo finale, s'est passé en 1921. Toutefois ce titre foxtrot appartient à un genre populaire dans les années 20.

Casting[modifier | modifier le code]

Jack Nicholson[modifier | modifier le code]

Après Vol au-dessus d'un nid de coucou, Jack Nicholson s'impose comme la figure incontournable de la démence. En 1980, Nicholson est un des acteurs les mieux payés de Hollywood. Pour Kubrick, l'acteur avec qui il souhaitait travailler depuis longtemps est de toute évidence le meilleur interprète qu'on puisse imaginer pour le rôle[12].

Kubrick dira tout simplement : « Nicholson est sans doute le plus grand comédien d'Hollywood aujourd’hui, l’égal des plus grands acteurs de composition du passé, comme Spencer Tracy et James Cagney. »

Pour Shining, sa performance sera à la hauteur des exigences du réalisateur : un mélange de folie débridée et d'extrême contrôle. Sourcils, grimaces, rictus, il joue à fond de tous ses moyens, de tous ses tics. Assurément, l'un de ses plus grands rôles et la preuve qu'il est l'un des plus brillants acteurs de sa génération avec Robert De Niro ou Dustin Hoffman.

Par ailleurs, Jack Nicholson interprète un personnage qui porte le même prénom que lui : Jack/John Torrance, comme dans le premier Batman, de Tim Burton, où Jack Nicholson joue Jack Napier. De même, le jeune acteur Danny Lloyd interprète le petit Danny, qui a donc aussi le même prénom que lui.

Shelley Duvall[modifier | modifier le code]

Kubrick a vu tous les films de Shelley Duvall. Bien que dans son roman, Stephen King décrive Wendy comme une femme séduisante et sûre d'elle, Kubrick choisit tout son opposé avec Shelley Duvall. Son excentricité se voit sur son visage comme dans ses mouvements et selon Kubrick, seule une femme comme elle pouvait rester avec Jack pour la vie[13].

Le tournage de près d'un an est particulièrement difficile pour Shelley Duvall. Alors que Kubrick laisse une certaine latitude dans l’interprétation à Jack Nicholson, Shelley Duvall doit répéter de 40 à 50 fois la même scène. Aujourd'hui[Quand ?], Shelley Duvall dit : « Ce fut une expérience formidable, mais si cela était à refaire, je n'accepterais pas le rôle… »

Danny Lloyd[modifier | modifier le code]

Kubrick demande à Leon Vitali acteur dans le film Barry Lyndon de parcourir les États-Unis avec une caméra vidéo à la recherche d'un jeune garçon pour l'interprétation de Danny. De retour au Royaume-Uni, il va visionner avec le réalisateur cinq mille figurants. Danny Lloyd alors âgé de six ans est retenu. Pendant tout le tournage du film, Kubrick ne révéla jamais à Danny qu'il s'agissait d'un film d'horreur, pour que le jeune acteur (âgé de 6 ans à l'époque) ne soit pas déstabilisé par l'horrible scénario. Danny ne découvrit la teneur du film que lorsqu'il le visionna pour la première fois, à l'âge de dix-sept ans.

Analyse[modifier | modifier le code]

Au-delà du film d’horreur, Shining est un film complexe à l’analyse délicate liée aux nombreuses scènes sans réponse et l’absence de toute explication rationnelle, et la rupture totale du récit pour passer à l’imaginaire du spectateur.

L'hôtel[modifier | modifier le code]

Le miroir[modifier | modifier le code]

Les miroirs sont très importants dans le film Shining. Les miroirs permettent à Kubrick de « matérialiser » la vie intérieure de Jack, ils sont les témoins de sa perte de réalité, accentuée par les « mondes parallèles » présents dans l'hôtel.

Stanley Kubrick expose un dialogue imaginaire entre Jack et un barman dénommé Lloyd au bout de 47 minutes de film. Le spectateur est alors entraîné dans la folie de Jack Torrance au premier plan, à la première personne, ce qui peut fortement le rendre confus. Au bout d'h 7 de film, après avoir retrouvé Lloyd dans une élégante réception, Jack discute avec celui qui semble avoir été l'ancien gardien, Delbert Grady (l'assassin de ses deux filles et de sa femme se nommait Charles Grady), alors que celui-ci le nettoie dans les sanitaires après avoir involontairement renversé un verre sur lui. Là encore, de nombreux miroirs ornent la pièce. Le spectateur se trouve à nouveau plongé dans les visions démentes de Jack Torrance. De plus Jack semble parler à Grady en regardant son reflet dans le miroir plutôt que directement.

Par ailleurs, c'est à travers un miroir que Wendy découvre à son réveil la signification réelle du mot « REDRUM » (« MURDER ») écrit par Danny à l'aide d'un bâton de rouge à lèvres.

Le labyrinthe[modifier | modifier le code]

Le labyrinthe est un lieu important dans le film car c'est là que se passe la scène finale durant laquelle Jack meurt congelé. Il est introduit dès la première visite de l'hôtel et rappelé de manière insistante par les motifs de ses moquettes où joue le petit Danny. La symbolique du labyrinthe est donc très présente et se traduit notamment à travers les décors.

Outre ce labyrinthe de verdure, présent dans deux scènes importantes, l'hôtel lui-même, immense, avec ses couloirs sans fin et sa chambre interdite, est un véritable dédale, inquiétant et menaçant : les scènes où Danny le parcourt frénétiquement sur son Big Wheel sont réellement angoissantes. Pour Vincent Message, « le caractère labyrinthique d’un bâtiment n’est pas seulement dû à la complexité de son plan, c’est aussi une mesure de densité, le produit du rapport entre surface et nombre d’habitants. » Les Torrance sont « les trois seules personnes à occuper un hôtel capable d’accueillir des centaines de visiteurs. L’immensité du lieu les écrase et les empêche de maîtriser l’espace ; ils n’ont qu’une idée confuse de son plan général, qui n’est jamais montré ; même après plusieurs semaines de séjour, Jack continue de découvrir de nouvelles pièces, comme la Gold Room où ont lieu ses premières hallucinations ; faute de pouvoir être partout à la fois, il est facile pour les Torrance de croire à la présence de quelqu’un d’autre, d’un intrus menaçant[14]. »

Enfin, on peut aussi parler de labyrinthe temporel[réf. nécessaire] : certains fantômes affirment à Torrance qu'il est employé dans l'hôtel depuis très longtemps. On pourrait croire qu'il ne s'agit que d'une hallucination du personnage, mais le dernier plan du film, à l'attention des seuls spectateurs (il n'y a plus aucun personnage sur place ni à proximité), nous montre sur une photo, un demi-siècle plus tôt, en 1921, Jack Torrance en habit de soirée participant à une fête donnée à l'hôtel.

Le gardien[modifier | modifier le code]

Le personnage du gardien remplit dans le film de Kubrick une fonction essentielle et constitue une des clés du récit : la malédiction ou la hantise que subit l'Overlook est « matérialisée » par Grady, personnage extra-temporel, condamné éternellement à « punir sa femme » et massacrer ses enfants. L'entrevue dans les toilettes du bar entre Grady et Jack Torrance est donc bien une passation de pouvoir, à l'issue de laquelle Jack Torrance devient à son tour le gardien attitré des mystères de l'Overlook.

La photo finale[modifier | modifier le code]

La photo qui termine le film (se reporter au synopsis du film pour la description de cette scène) est semblable à la fin quelque peu mystérieuse et ambiguë de 2001, l'Odyssée de l'espace. La fin officielle serait que Jack a fréquenté l'hôtel hanté par les fantômes dans une vie antérieure, en 1921, ou qu'il serait enfermé dans une sorte de dimension parallèle où sont enfermés les gens morts dans l'hotel . Kubrick lui-même n'a jamais donné une réponse définitive, préférant laisser les spectateurs décider par eux-mêmes.[réf. nécessaire]

Pour ce dernier plan du film, Kubrick a repris une photo ancienne réelle sur laquelle a été incrusté le visage de Jack Nicholson[15]. Si l'on se réfère au livre, Jack en mourant aurait été absorbé par l’hôtel et ferait donc partie des fantômes de l'Overlook.

L'avis de Kubrick[modifier | modifier le code]

« Shining est un film optimiste. C'est une histoire de fantômes. Tout ce qu'il dit c'est qu'il y a une vie après la mort, c'est optimiste[16]. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie Prix Lauréat
1981 Saturn Award Meilleur acteur de second rôle Scatman Crothers

Réception du film[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Shining a rencontré initialement des critiques mitigées lors de sa sortie aux États-Unis, notamment le magazine Variety qui écrit : « Kubrick a fait équipe avec l'irritant Jack Nicholson pour détruire tout ce qui était si terrifiant dans le best-seller de Stephen King »[17] . Le film va même jusqu'à être nommé à deux reprises aux Razzie Awards (pire actrice pour Shelley Duvall et pire réalisateur pour Stanley Kubrick)[18].

Mais au fil des années, les réactions au film des critiques furent plus positives, obtenant 92% d'avis favorables sur le site Rotten Tomatoes, pour 63 commentaires et une moyenne de 8,5/10[19] et une moyenne de 61/100 sur le site Metacritic, basé sur 10 commentaires[20].

De nos jours, le film est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs films d'horreur jamais réalisé. En 2001, il a été classé 29e de la liste 100 Years...100 Thrills[21]. En 2003, le personnage de Jack Torrance a été nommé 25e plus grand méchant de la liste AFI's 100 Years... 100 Heroes and Villains[21]. Le film a été nommé le film le plus effrayant de tous les temps par la chaine Channel 4 la même année et Total Film le classe 5e plus grand film d'horreur en 2004. Bravo TV le classe 6e de la liste 100 Scariest Movie Moments en 2005[21].

Le réalisateur Martin Scorsese le classe parmi les onze films les plus effrayants du cinéma[22].

Problème lié à la traduction[modifier | modifier le code]

Dans la version française de The Shining il y a une erreur de traduction pendant la scène de visite des congélateurs avec Dick Hallorann, le surnom de Danny en V.F. est "canard" alors qu'en version originale c'est "Doc" (les traducteurs ont compris "Duck" au lieu de "Doc", ce qui crée une petite confusion bénigne pour les francophones à ce moment du film), Wendy Torrance explique qu'elle et son mari l'appellent ainsi à cause du dessin animé Bugs Bunny.

Dans le livre en version française, Danny voit le reflet de TROMAL (trop mal) sur le miroir : LAMORT (la mort) ; alors que dans le film, que ce soit en version originale ou française, Danny voit MURDER (meurtre) le reflet de REDRUM (chambre rouge).

Sans parler du fameux "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", qui est censé traduire ce que Jack a écrit sur sa machine à écrire alors que l'anglais est plus simple, clair et explicite (même pour un non anglophone, sans doute) : "Beaucoup de travail et pas de loisirs font de Jack un triste sire".

Box-office[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, Shining démarre moyennement au box-office lors de son premier week-end à l'affiche, puisque, distribué dans dix salles, il totalise 622 337 $[23], se classant en quatrième position[24], mais par la suite, le film parvient à se redresser puisqu'il engrange finalement un total de 44 017 374 $[23],[25] en fin d'année 1980, rencontrant ainsi un succès commercial.

En France, le long-métrage trouve également son public, puisqu'il démarre à la première place du box-office parisien avec 131 287 entrées[26] et finit avec 501 028 entrées en fin d'exploitation sur Paris[27]. Sur le reste du territoire, le film engrange 1,8 million d'entrées, faisant un cumul de 2 359 705 entrées. Shining est classé à la quatorzième place des plus grands succès de l'année 1980 en France[28].

Distribution en salles[modifier | modifier le code]

À l'origine, Shining est sorti en salles aux États-Unis dans sa version complète, d'une durée de 146 minutes, mais trois jours après sa sortie[29], Kubrick et la Warner Bros demandèrent aux projectionnistes de couper deux minutes de séquences de la fin du film dans laquelle, après le gros plan sur la tête de Jack mort congelé, on voit le directeur de l'hôtel se rendant à l'hôpital pour voir Wendy et Danny[29], disant à la jeune femme que le corps de son mari n'a pas été trouvé, réduisant sa durée à 144 minutes[29]. Toutefois, en raison d'un résultat décevant au box-office sur le territoire américain et aux mauvaises critiques[30], le réalisateur continua de remonter le film pour la sortie en salles à l'international[29], notamment en France, réduisant la durée à 113 minutes. Les scènes supprimées concernent les événements dans le monde extérieur et se réfèrent à Tony, l'ami imaginaire de Danny. Néanmoins, la version de 144 minutes est également disponible en vidéo[29].

De plus, les séquences de Tony Burton et Anne Jackson, qui jouaient dans la version longue, ont été coupées au montage destiné au marché européen, mais leurs noms figurent tout de même au générique[30].

Impacts sur la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Scary Movie, le tueur, habillé comme dans Scream, prononce le mot « Redrum ». De plus, on voit un moment le père de l'héroïne qui passe sa tête par la porte entrouverte. C'est une parodie de la scène où Jack Nicholson passe sa tête par le trou de la porte qu'il vient de défoncer[31].
  • Dans le film Le Fils de Chucky de Don Mancini, Chucky essaye de retrouver Tiffany, qui s'est réfugiée dans une chambre d'hôpital avec son fils Glen. Chucky prend une hache et commence à fracasser la porte puis passe la tête par le trou : c'est un rappel de la scène avec Jack Nicholson.
  • Dans Le Pari, Isabelle Otero découvre sur une machine à écrire que Bernard a écrit "le tabac c'est tabou, on en viendra tous à bout" de la même manière que Jack a écrit des centaines de fois le même message dans Shining[31].
  • La scène où Jack envoie la balle de baseball contre le mur de l'hôtel est rythmée, de façon inquiétante, par le choc de la balle contre le mur et son retour dans les mains du personnage (Kubrick a d'ailleurs joué dessus car avant de voir Jack nous voyons le labyrinthe et une musique se glisse entre les images) ; deux ans plus tard toute la musique de The Thing, film d'horreur d'un nouveau genre, reposera sur l’utilisation effrayante de ce rythme.
  • La chambre 237 est reprise sous forme de clin d’œil dans le film Cold Prey de Roar Uthaug.
  • Dans le film Le Monde de Nemo lorsque Bruce, le requin repenti, poursuit Marin et Dory dans le sous-marin et défonce la porte, il passe sa tête et dit « C'est Brucy ! » (« Here is Brucy! » en anglais) renvoie au « Coucou, chérie ! » (« Here is Johnny! » en anglais) de Jack Nicholson alors qu'il poursuit Shelley Duvall dans Shining[32].
  • Dans Twister, réalisé par Jan de Bont, un cinéma en plein air diffuse Shining juste avant l'arrivée de la tornade. La première scène que l'on peut apercevoir est celle où Danny tombe nez à nez sur des jumelles fantômes au bout d'un couloir, la seconde scène est celle où Jack détruit une porte à l'aide d'une hache.
  • « Lontano », la musique de György Ligeti, que l'on retrouve dans Shining lorsque Danny aperçoit les deux fillettes pour la première fois, est également présente au début du film Shutter Island, dans lequel l'importance de l'espace sur le personnage principal est également un élément clé.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Le film a été cité dans un épisode de NCIS, citation faite après qu'un mort sur lequel était inscrit « Redrum » a été retrouvé sur une scène de crime.
  • Dans l'épisode Malcolm in the Middle de la série télévisée Malcolm, Reese imite Danny en « faisant parler » son doigt alors qu'il va voir la psychologue de l'école.
  • Dans l'épisode 1 de la deuxième saison des Griffin, Stewie rencontre dans un couloir l'apparition des deux jeunes filles lui disant : « Tu viens jouer avec nous pour toujours. ». Il leur répond "All work and no play makes Stewie a dull boy". On peut voir Stewie jouer avec des cubes marquant « REDRUM » lors d'un autre épisode.
  • Les Simpson fait de nombreux clins d'œil au film :
    • dans l'épisode Simpson Horror Show V (6e épisode de la saison 6), la première partie (« The Shinning ») est une parodie complète du film, dans laquelle Homer Simpson tente de tuer sa famille dans l'hôtel qu'il garde pour Monsieur Burns ;
    • dans l'épisode 9 de la saison 9 (Marge Business), le plus jeune fils Flanders fait parler son doigt en répétant « la chambre rouge » (en anglais « Red room » );
    • dans Le Grand Frère, Bart essaye de contacter son père par la pensée, comme s'il utilisait le « shining », pour qu'il passe le chercher, mais c'est Milhouse qui écrit sur un mur « Trab pu kcip » (inverse de « Pick up Bart » (« Venir chercher Bart » en français) et qui le prononce plusieurs fois à la manière de Danny
    • dans le générique de La Dernière Tentation d'Homer, Bart copie au tableau « All work and no play makes Bart a dull boy »
    • dans l'épisode 18 de la saison 19 (Lisa fait son festival), l'arrivée des Simpson en voiture au festival de Sundance est une reprise du générique de début du film lorsque Jack Torrance arrive à l'hôtel Overlook[31].
    • dans l'épisode 2 de la saison 25, Bart copie au tableau « All work and no play makes Bart a dull boy »
  • Dans un épisode de Smallville, le garde du corps de Lana, fracasse une porte à coup de hache, Lana s'échappe par la fenêtre puis il la poursuit dehors dans la neige, la hache dans les mains.
  • Dans un épisode de Daria, Daria dit, tout en levant son doigt à la Shining: « quel élégance, quel charme » puis « moi pas comprendre » sur un ton cynique lors de son approche, dans la voiture avec sa famille, d'un grand hôtel du même style que dans le film.
  • Dans la version originale de l'épisode La Marionnette de Buffy contre les vampires, Alex dit « Redrum, redrum »
  • Dans l'épisode 9 de la saison 4 de la série Spin City (Le maire invite tout le monde à la campagne), le final est un rappel d'une scène de Shining
  • Dans la saison 6 de Psych : Enquêteur malgré lui, l'épisode 11 (Heeeeere's Lassie) est un hommage à Shining avec de multiples références (le titre de l'épisode, l'hôtel, les jumelles, la descente vers la folie...)
  • Dans la série Lost : Les Disparus, saison 4 épisode 8, Michael Dawson (interprété par Harold Perrineau Jr.) fait rebondir sa balle de la même manière que le fait Jack Nicholson quand soudain George Minkowski (Fisher Stevens) entre en scène et lui dit familièrement " tu vas pas nous faire ton Nicholson ! ".
  • L'épisode 12 de saison 16 de South Park (A Nightmare on Face Time) est une parodie de Shining : la famille Marsh s'installe dans un magasin de location de DVD et Randy Marsh devient fou comme Jack Torrance.
  • Dans l'épisode 13 de la saison 3 de Friends, Joey lit The Shining et le range dans le réfrigérateur quand il en a peur.
  • Dans l'épisode 11 de la saison 6 de Supernatural, Sam, tentant de tuer Bobby, casse une porte verrouillée derrière laquelle Bobby s'est réfugié à coups de hache. Bobby lui dit alors qu'il n'a pas intérêt à dire "Coucou, chérie!" ("Here's Johnny!").

Dessin Animé[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode s'intitulant L'antre des Esprits Frappeurs dans la série animé Martin Mystère le Ratrack à l'extérieur et le labyrinthe de glace reprennent les mêmes intentions que le film.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • L'un des niveaux du jeu vidéo Blood est nommé Overlook Hotel comme le lieu où se déroule le film. On peut même trouver le cadavre congelé de Jack dans le jardin.
  • L'un des niveaux du jeu vidéo Duke Nukem: Total Meltdown est nommé Hotel Shrining comme le lieu où se déroule le film. On peut même trouver la chambre avec le mot « Redrum » écrit sur le mur et la hache plantée sur la porte.
  • Dans le jeu Vampire The Masquerade: Bloodline, l'une des premières quêtes consiste à trouver un objet dans un hôtel abandonné à la suite d'un incendie. De nombreux indices dont un journal intime font référence directement au film.
  • Dans le jeu Tony Hawk Project 8 apparaissent les deux filles dans le niveau du lycée.
  • Le jeu Alan Wake, tout comme d'autres films et séries, fait apparaître quelques clins d'œils au film. L'ambiance du jeu est clairement inspirée des œuvres de King.
  • Dans le jeu de rôle Xenogears, la créature errant dans les égouts se nomme le Redrum. C'est un humain qui a sombré dans la folie et se nourrit de chair humaine.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le groupe norvégien Shining est nommé en hommage à ce film, des chansons comme REDRUM sont particulièrement explicites dans l'hommage.
  • Le vidéoclip de la chanson The Kill de la formation Thirty Seconds to Mars a été fortement inspiré du film, notamment l'élément de folie, l'hôtel, la salle de fête, la machine à écrire, la balle de tennis, le bar, les miroirs, la chambre d'hôtel, les jumeaux et jumelles, entre autres.
  • Le groupe Slipknot a réalisé le clip de Spit it out en parodiant différentes scènes de Shining.
  • Le clip Symphony 2000 d'EPMD (plus précisément lors du couplet de Redman) fait référence à la scène où Jack Nicholson cherche sa femme et passe sa tête à travers la porte.
  • La chanson Dull boy de Mudvayne fait référence à Shining (la phrase dite au début est celle écrite et copiée des milliers de fois par Jack : « All work and no play makes Jack a dull boy »).
  • Los Carniceros del Norte : dans leur concept-album Cuchilladas, où chaque chanson correspond à un film d'horreur culte, la chanson Hotel Overlook est consacrée à Shining.
  • La fin du vidéoclip de la chanson Please Don't Leave Me de la chanteuse Pink fait référence à la scène de Shining où la femme de Jack et son fils sont enfermés dans une salle de bain et Jack détruit la porte à grands coups de hache.
  • Le groupe d'EBM/electro industriel Grendel reprend en sample les gémissements de Danny Lloyd quand il prononce "Redrum" dans leur chanson intitulée de même.
  • Le chanteur anglais Robbie Williams reprend quelques scènes du film dans son clip "Tripping" en 2005. Notamment l'intérieur de l'hôtel Overlook, le labyrinthe végétal et les sœurs jumelles. Outre l'aspect esthétique, le clip reprend l'essence du film de Stanley Kubrick, à savoir le concept du présent / passé.
  • Dans le clip de la chanson "Monsters Under Bed" d'Eugene McGuinness, les jumelles apparaissent.
  • Le groupe de techno Hollandais Hocus Pocus, crée en 1993 un titre se nommant Here's Johnny, utilisant le sample Here's Johnny' de Jack Nicholson lors de la scène de la destruction de la porte de la salle de bains à la hache.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le film Shining est parodié par le site angryalien.com (Site parodiant des films en 30 secondes avec des lapins)
  • Dans le numéro 124 du magazine Super Picsou Géant (dans une histoire intitulée "Un Frisson dans la neige"), on voit Donald qui se voit confier la mission de garder un hôtel pendant l’hiver. On voit ainsi de multiples comparaisons par rapport au livre et au film (les jumelles, les buissons aux formes d’animaux, la hache, le "couac" qui équivaut au Shining, la balle de tennis, les neveux de Donald qui visitent l'hôtel avec des skateboards et l'explosion de la chaudière, sans oublier les crises de folie).
  • Dans le manga Princess Resurrection, le chapitre intitulé « Princesse Manoir » fait plusieurs références à Shining[réf. nécessaire], comme les victimes du manoir qui se font piéger dans un tableau montrant des invités sabrant le champagne ou le héros qui est poursuivi par sa sœur possédée, cette dernière brisant la porte à coup de hache et mettant sa tête dans la brèche.
  • Le documentaire Chambre 237 réalisé par Rodney Ascher en 2012 fournit une exploration en profondeur de diverses interprétations et mythes entourant le film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  2. À l'origine, Shining fut interdit aux moins de 13 ans, puis fut réévaluée en interdit aux moins de 12 ans avec le changement de classification.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Fiche de doublage de « Shining » », sur Voxofilm (consulté le 30 mars 2012).
  2. a et b Michel Ciment (préf. Martin Scorcese), Kubrick, Calmann-Lévy, Paris, 2004, (ISBN 2-7021-3518-8), p. 291.
  3. Marcello Walter Bruno (trad. Sylvia Guzzi), Stanley Kubrick, Gremese International, 2001 (ISBN 978-8873014508) p. 23.
  4. Michel Ciment, op. cit. p. 135-146.
  5. Michel Ciment, op. cit. p. 135
  6. Sur l'écriture, Mémoires d'un métier par Stephen King.
  7. a et b « Fiche film : The Shining (1980) - Tournage », Ciné ressources (consulté le 10 octobre 2010)
  8. Marcello Bruno Walter, op. cit. p. 23.
  9. « Shining (1980) - FAQ », IMDb (consulté le 23 juin 2011).
  10. Claire Colin, "Diane Arbus, la grande illusion", le 15 décembre 2011, article à lire sur L'Intermède
  11. a et b « Fiche film : The Shining (1980) - Générique technique », Ciné ressources (consulté le 10 octobre 2010)
  12. Michel Ciment, op. cit. p. 188.
  13. Michel Ciment, Kubrick, 1980 p. 189
  14. Vincent Message, « Impossible de s'en sortir seul : fictions labyrinthiques et solitude chez Kafka, Borges, Danielewski et Kubrick », Amaltea, Revista de mitocrítica, Vol. 1 (2009), p. 191
  15. Michel Ciment, Kubrick, Calman-Levy, 1999[réf. incomplète].
  16. Conversation entre Jack Nicholson et Stanley Kubrick, Stanley Kubrick une vie en image, documentaire réalisé par Jan Harlan en 2000.
  17. The Shining—Excerpt from Variety.
  18. http://www.imdb.com/title/tt0081505/awards
  19. (en) « The Shining », sur Rotten Tomatoes (consulté le 9 juillet 2014).
  20. (en) « The Shining », sur Metacritic (consulté le 9 juillet 2014).
  21. a, b et c http://www.imdb.com/title/tt0081505/trivia
  22. (en) Scorsese, Martin, « 11 Scariest Horror Movies of All Time », The Daily Beast,‎ October 28, 2009 (consulté le 15 novembre 2009)
  23. a et b (en) « Shining », Box office mojo.
  24. (en) « Box-office américain du week-end du 23 mai 1980 », sur TheNumbers.com (consulté le 28 mars 2012).
  25. (en) Shining (film) sur l’Internet Movie Database
  26. (fr) « Box-office parisien du 22 au 28 octobre 1980 », sur Box Office Stars (consulté le 28 mars 2012).
  27. « Fiche film : The Shining (1980) - Exploitation », Ciné ressources (consulté le 10 octobre 2010)
  28. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=7437&affich=france
  29. a, b, c, d et e (en) Shining (film) sur l’Internet Movie Database
  30. a et b http://www.imdb.com/title/tt0081505/trivia?tab=cz
  31. a, b et c « The Shining » : Liens avec d'autres oeuvres, sur IMDb.com (consulté le 30 mars 2012).
  32. Le Monde de Nemo, Autour du Film, onzième point, Wikipédia.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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