National Security Bureau

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Le Bureau de la sécurité nationale (en anglais National Security Bureau, chinois traditionnel : 國家安全局) est un service de renseignements de la République de Chine. Il a été fondé en 1955. Son directeur depuis mai 2009 est Tsai De-sheng succédant au Dr. Shi Hwei-Yow. Le service de renseignements est autorisé à faire du travail national de renseignement, à fonctionner comme un service de protection spéciale, et à faire de la cryptographie.

Historique[modifier | modifier le code]

Il a été fondé en 1955 par un décret présidentiel de Chiang Kai-shek qui entendait par cette organisation superviser tous les différents services de sécurité du territoire taiwanais, les différentes agences militaires et les diverses organisations du Kuomintang alors seul parti politique à Taïwan. Cette nouvelle organisation fut vite surnommé « KGB taiwanais » ou plus simplement « TKGB » en référence au service de renseignements soviétique et au fait que, comme le KGB de l'Union des républiques socialistes soviétiques, le service fondé par le généralissime Chiang disposait de pouvoir extrêmement étendus.

Le premier directeur général est le général trois étoiles Zheng Jiemin (Cheng Jie-min (鄭介民))[1], qui a été directeur adjoint du Bureau of Investigation and Statistics du Conseil Militaire National dirigeant l'armée nationale révolutionnaire. Le B.I.S. est de 1938 à 1946 le service de renseignements de la première République de Chine et eut durant sa courte existence une épouvantable réputation de par sa spécialisation dans les opérations de surveillances mais aussi d’enlèvements, d’assassinats, d’arrestations arbitraires et de tortures. Par la suite, les effectifs du B.I.S. furent largement décimés en République populaire de Chine lors de la prise de pouvoir des communistes lors de la victoire du parti communiste chinois à la suite de la guerre civile chinoise mais certains hommes clés, comme le général Cheng, rejoignirent Taïwan sains et saufs et poursuivirent leurs carrières dans les divers services de sécurité et dans l’armée. De facto, le National Security Bureau fut souvent perçu comme le successeur direct du Bureau of Investigation and Statistics, d’autant que les méthodes utilisées ne différaient pas tellement de celles employées par son prédécesseur. À l’origine, le N.S.B. ne dispensait pas de formation spécifique à ses recrues, largement recrutés dans les rangs de l’armée de la République de Chine ou de la police de Formose et ce n’est que quelques années plus tard que l’agence mettra au point ses propres procédures de recrutement et de formation afin d’avoir des agents nettement plus qualifiés et efficaces.

Au cours de la période de règne du Kuomintang, le N.S.B. sera, malgré sa puissance, une organisation toujours semi-clandestine. C’est le 1er janvier 1994 que le N.S.B. devient par décret présidentiel un service officiel et légal. Ce décret permet au N.S.B. d’exister au grand jour même si cela signifie pour l’organisation de se réformer en profondeur, notamment pour s’adapter à la société actuelle et à ses lois fondée sur la démocratie ainsi qu’aux nouvelles menaces auxquelles fait face Taïwan.

Habituellement, le directeur du N.S.B. est systématiquement un général trois étoiles (et non un civil). Une rupture interviendra toutefois en 2003 lorsque le président de l’époque, Chen Shui-bian, nomma Wang Jim-wong (王進旺), ancien directeur de l'agence de police nationale à la tête du Bureau. Son successeur, Tsai Chao-ming, a dû démissionner le 1er avril 2004 à cause des lacunes dans la sécurité lors de l'attentat du 19 mars 2004 contre le président Chen Shui-bian et Annette Lu Hsiu-lien[2].

La parenthèse civile fut brève puisque dès 2007 un militaire reprit les rênes du N.S.B.

Organisation[modifier | modifier le code]

À la suite du remaniement lié à la démocratisation de Taïwan, le N.S.B. possède maintenant six services :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Zheng Jiemin », sur The Generals of WWII (consulté le 15 janvier 2012)
  2. « Le chef de la sécurité nationale remplacé », sur Taiwan Info,‎ 1er avril 2004 (consulté le 11 janvier 2011)

Lien externe[modifier | modifier le code]