United States Army Intelligence and Security Command

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Le U.S. Army Intelligence and Security Command (INSCOM) est l'un des onze Direct Reporting Units (DRU) de l'armée de terre des États-Unis[1] basé à Fort Belvoir, Virginie. Créé dans sa forme actuelle en 1977, il est chargé de la collecte du renseignement dans cette arme.

Histoire[modifier | modifier le code]

l'origine de ce commandement remonte à la Corps of Intelligence Police fondée par Ralph Van Deman en 1917. Cette organisation, fonctionnant aux États-Unis et en collaboration avec la American Expeditionary Force en France, à compté plus de 600 hommes. Cependant après-guerre, la politique d'isolationnisme américaine, la réduction des dépenses militaires et la Grande Dépression ont pour conséquence une chute des effectifs, et au milieu des années 1930 on compte moins de 20 officiers. Vers la fin des années 1930, des menaces de guerre apparaissent, ce qui conduit à une nouvelle expansion du CIP qui retrouve ses effectifs de la première guerre mondiale.

En décembre 1941, l'entrée des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale conduit au renforcement des effectifs. Le 13 décembre 1941, l'Adjudant-général de l'armée publie un ordre renommant le CIP en Counter Intelligence Corps à compter du 1er janvier 1942. Un contingent de 543 officiers et de 4 431 sous-officiers supplémentaires est alloué. Le CIC recrute des agents qualifiés en investigation légale, policière ou autre, et recherche en particulier des hommes avec des compétences linguistiques. On ne trouvera cependant jamais suffisamment d'agents parlant des langues étrangères et des interprètes locaux ont souvent dû être recrutés.

La plupart des agents de terrain du CIC portent des habits civils ou des uniformes sans grades. Pour faciliter leur travail, il leur est demandé de s'identifier seulement comme « Agent » ou « Special Agent » selon le cas. Cette pratique, similaire à celle des agents de la Criminal Investigation Division (CID), s'est perpétuée parmi les agents modernes du contre-renseignement.

Aux États-Unis le CIC, en collaboration avec le Provost Marshal General et le FBI, effectue des vérifications des antécédents du personnel militaire ayant accès au matériel classifié, se charge des enquêtes de suspicion de sabotage ou de subversion, et les allégations de déloyauté, en particulier ceux contre des Américains de l'ascendance japonaise, italienne ou allemande. En dépit des limites de responsabilité définies dans l'accord FBI, le CIC a finalement consacré un effort considérable aux investigations civiles[2].

« Espionage and sabotage, being enemy directed, involved more than one person. Usually there were a number in the chain extending from the agent in the United States back through cutouts and couriers to the enemy country. This inevitably involved civilians with military suspects and the case became connected with the FBI. The military aspect became minor, and major investigative effort was in the civilian community to locate the higher-ups who presumably were controlling more than one agent »

— History of the Counter Intelligence Corps, Vol. 7[3]

Cependant l'utilisation d'informateurs au sein de l'armée est mis en question politiquement, et le CIC a été forcé de réduire ses activités. Le 5 novembre 1943, les agents du CIC sont chassés de Washington D.C.. Le lendemain, l'inspecteur général des armées soumet un rapport accablant sur le CIC et en février 1944, les quartiers généraux du CIC sont dissous et le poste de Chef du CIC est aboli. En particulier, il est ordonné au CIC de cesser ses investigations domestiques, de détruire ses documents d'enquête concernant ces dernières, et d'engager ses agents dans les théâtres d'opération extérieures.

Des unités du CIC participent à la sécurité du Projet Manhattan.

En 1961, ses fonctions sont reprises par l'US Army Intelligence Corps et en 1967 par l'US Army Intelligence Agency (USAIA). En 1977, cette dernière et l'US Army Security Agency (USASA) sont fusionnés pour former l'actuel United States Army Intelligence and Security Command.

Le renseignement de l'US Army aurait eu en 1974 35 000 employés et un budget de 700 millions de dollars (3,13 milliards de dollars valeur 2011)[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'INSCOM est composé des commandements majeurs subordonnés suivants[5]:

  • 66th Military Intelligence Brigade
  • 300th Military Intelligence Brigade (Linguist) (Army National Guard)
  • 470th Military Intelligence Brigade
  • 500th Military Intelligence Brigade
  • 501st Military Intelligence Brigade
  • 513th Military Intelligence Brigade
  • 704th Military Intelligence Brigade
  • 706th Military Intelligence Group
  • 780th Military Intelligence Brigade
  • 902d Military Intelligence Group
  • 1st Information Operations Command
  • US Army Operations Group
  • Central Clearance Facility
  • Army Joint Surveillance Target Attack Radar System Company (JSTARS) (138th Military Intelligence Company)
  • National Ground Intelligence Center
  • Army Field Support Center

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.army.mil/info/organization/unitsandcommands/commandstructure/
  2. (en) « World War II: Expanding the Boundaries », dans Joan M. Jensen, Army surveillance in America, 1775-1980, Yale University Press,‎ 1991 (ISBN 978-0300046687)
  3. CIC in the Zone of the Interior, World War II, CIC in the Zone of the Interior, World War II, vol. 7, Ann Arbor, Michigan: Scholarly Publishing Office, University Library, University of Michigan, 1093 p. (lire en ligne)
  4. Victor Marchetti et John D. Marks, La Cia et le culte du renseignement, Robert Laffont,‎ 1er février 1975, 363 p. (ISBN 978-2221030615)
  5. http://www.inscom.army.mil/MSC/DefaultMSC.aspx

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]