Service canadien du renseignement de sécurité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

45° 26′ 15″ N 75° 36′ 50″ O / 45.4374, -75.614

Service canadien du renseignement de sécurité
Logo du Service canadien du renseignement de sécurité
Logo du Service canadien du renseignement de sécurité

Création 21 juin 1984
Juridiction Canada
Siège Ottawa (Ontario) Drapeau du Canada Canada
Coordonnées 45° 26′ 15″ N 75° 36′ 50″ O / 45.4374, -75.61445° 26′ 15″ N 75° 36′ 50″ O / 45.4374, -75.614  
Employés 3177
Budget annuel 513,007,839 $CAN (2013-2014)
Ministre responsable Steven Blaney (Ministre de la Sécurité publique)
Direction Michel Coulombe (Interim Director)
Agence mère Ministère de la Sécurité publique
Site web www.csis-scrs.gc.ca
Géolocalisation du siège

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Service canadien du renseignement de sécurité
Précédent Gendarmerie royale du Canada

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ou Canadian Security Intelligence Service en anglais (CSIS, prononcé /ˈsiːsɪs/ ou « sicice ») est le principal service de renseignements du Canada. En 1984, il a remplacé l’ancien département de sécurité de la gendarmerie royale du Canada.

Description[modifier | modifier le code]

Sa mission inclut :

ainsi que la recherche, l’analyse et la production nécessaires pour faire face aux défis technologiques.

Le SCRS, qui compterait actuellement 3177 employés, travaille en étroite collaboration avec ses agences sœurs des États-Unis (CIA, FBI et NSA), de Grande-Bretagne (MI5), d’Australie et de bien d'autres pays.

Au niveau domestique, le SCRS collabore étroitement avec le Commandement des Forces d'opérations spéciales du Canada (Forces canadiennes) et le Centre de la sécurité des télécommunications, tous deux sous le Ministère de la Défense nationale; il entretient aussi des relations avec la Gendarmerie royale du Canada, bien que ces relations aient déjà été tendues (notamment avec l'affaire d'Air India).

Histoire[modifier | modifier le code]

En juin 2006, sur information reçue du FBI, avec l’aide de la GRC et de différents corps policiers provinciaux, il participe à une importante opération qui mène à l’arrestation de plusieurs présumés terroristes en Ontario[1].

Le SCRS aurait été renseigné sur l'attentat d'Air India[2].

En juillet 2009, le CSARS oblige le SCRS à montrer ses documents relativement à ses agissements ayant notamment mené à l'arrestation d'Abousfian Abdelrazik au Soudan en 2003[3].

Controverses[modifier | modifier le code]

Manipulation des tribunaux[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises, le SCRS a fait de fausses déclarations devant les tribunaux[4]. En 2013, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) fut sanctionné par le juge fédéral Richard Mosley pour avoir délibérément induit en erreur la Cour suprême du Canada afin de permettre à des services de renseignement étrangers d’espionner des Canadiens hors du pays, un acte illégal selon la loi canadienne[5] .

Le SCRS est aussi impliqué dans de nombreux cas ou les évidences furent mal gérées ou omis devant les tribunaux[6],[7]. Par example, en 2009, le Toronto Star a révélé que le service n'a pas indiqué que ses informateurs, qui collectait des informations sur des cibles, pouvait être trompeurs ou avait ratté le test du detecteur de mensonge. Le SCRS est également critiqué par deux tribunaux canadiens pour avoir détruit des preuves d'écoute électronique relative à l’attentat du Vol 182 d’Air India[8].

Cafouillage[modifier | modifier le code]

En 1999, plusieurs documents confidentiels furent volés de la voiture d’un employé du SCRS qui assitait à un match des Toronto Maple Leafs. Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité a fait enquête sur l’incident[9],[10].

L’avocate experte en sécurité nationale au Canada, Barbara Jackman, qualifiait en 2006 les recherches du SCRS comme "baclés" et que ses officiés était "susceptible à une vision étroite"[11].

Financement d’organisations occultes[modifier | modifier le code]

De 1988 à 1994, l’informateur Grant Bristow infiltre un groupe canadien militant pour la suprématie blanche. Au moment ou cette information était rendue publique, le Toronto Sun soulevait que Bristow était l’un des fondateurs du Heritage Front et qu’il avait acheminé les fonds du SCRS vers le groupe[12].

Soutien à la torture[modifier | modifier le code]

Le 31 mars 2009, le conseiller juridique du SCRS Geoffrey O'Brian déclare devant le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité que le SCRS utiliserait des informations obtenues par l’usage de la torture s’il pensait prévoir un attentat tel que celui du 11 septembre 2001 ou celui du Vol 182 d’Air India. Le directeur du SCRS à l’époque, Jim Judd, témoigne 2 jours plus tard devant le même commité en disant que M. O'Brian "ait pu être confu" et "s’avançait sur des situations hypothétiques" en plus de remettre au commité un lettre pour clarifier la situation[13]. Jim Judd prendra sa retraite deux semaines plus tard, 5 mois avant la fin de son mandat[14].

Discrimination envers la communauté musulmane du Canada[modifier | modifier le code]

L’avocate Faisal Kutty déclare dans le magazine mensuel américain CounterPunch que le SCRS fait usage de tactiques agressives en "apparaissant à la maison ou au lieu de travail sans préavis, en parlant avc les employeurs, en offrant de l’argent et des faveur contre des informations, en intimidant et en menaçant les nouvelles recrues, en posant des question sur des organisations spécifiques ou des individus, en enquêtant sur la religiosité d’une personne et en décourageant les victimes de faire appel à un avocat. La discrimination étant sévère à un point tel que le Conseil canadien des relations américaines islamistes a distribué près de 30000 pamphlets ‘’Faites Valoir vos droits’’ et organisé 27 ateliers partout au Canada pour enseigner la marche à suivre face au SCRS et à la Gendarmerie royale du Canada[15].

Directeurs[modifier | modifier le code]

  • 1994 à 2004 : Ward Elcock
  • 2004 à 2009 : Jim Judd
  • 2009 à nos jours : Richard B. Fadden

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Harper était visé, Le Devoir, 7 mai 2006
  2. Jim Brown : Attentat d'Air India: le SCRS était-il au courant? | Actualités | Cyberpresse
  3. La Presse canadienne, « Torture - Le SCRS est sommé d'ouvrir ses livres », Le Devoir,‎ 31 juillet 2009 (lire en ligne)
  4. « CSIS asked foreign agencies to spy on Canadians, kept court in dark, judge says by Ian MacLeod », Ottawa Citizen,‎ 20 décembre 2013 (lire en ligne)
  5. « Judge slams spy agency for end-running law to intercept Canadians abroad by Colin Perkel, The Canadian Press », Winnipeg Free Press,‎ 20 décembre 2013 (lire en ligne)
  6. « Failed lie detector test casts doubt on Harkat terror case by Andrew Duffy, Canwest News Service », National Post,‎ 5 juin 2009 (lire en ligne)
  7. « CSIS failed to give judge info on Almrei », CBC News,‎ 30 juin 2009 (lire en ligne)
  8. « Spy agency bungled second terror case by Michelle Shephard », Toronto Star,‎ 30 juin 2009 (lire en ligne)
  9. Edited Hansard (Debates of the House of Commons of Canada), 36th Parliament, 2nd Session, Number 20, 15 November 1999, 1425 [1]
  10. Edited Hansard (Debates of the House of Commons of Canada), 36th Parliament, 2nd Session, Number 22, 17 November 1999, 1455 [2]
  11. « Defence challenges CSIS intelligence in security certificate case », cbc.ca,‎ 12 septembre 2006 (consulté le 2012-11-16)
  12. Canada's Security Agency Accused of Spying on Canadians, New York Times
  13. The Canadian Press, « Official misspoke; CSIS says it's not involved in torture », Thestar.com,‎ 2009-04-02 (lire en ligne)
  14. « Head of CSIS stepping down », Thestar.com,‎ 2009-04-15 (consulté le 2011-03-02)
  15. « The Dirty Work of Canadian Intelligence », counterpunch.com,‎ 28 avril 2004 (consulté le 2012-11-16)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :