Michael Hayden

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Michael Hayden
Portrait officiel de Michael Hayden en 2006.
Portrait officiel de Michael Hayden en 2006.
Fonctions
20e Directeur de la Central Intelligence Agency
30 mai 200612 février 2009
Président George W. Bush
Barack Obama
Prédécesseur Porter J. Goss
Successeur Leon Panetta
Adjoint principal du directeur du renseignement national
21 avril 200526 mai 2006
Président George W. Bush
Prédécesseur Poste crée
Successeur Donald Kerr
15e Directeur de la National Security Agency
mars 1999avril 2005
Président Bill Clinton
George W. Bush
Prédécesseur Kenneth Minihan
Successeur Keith B. Alexander
Biographie
Date de naissance 17 mars 1945
Lieu de naissance Pittsburgh, Pennsylvanie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Américain
Diplômé de Université Duquesne
Profession Militaire

National Security Agency.svg The Office of the Director of National Intelligence.svg CIA.svg
Directeurs de la National Security Agency
Directeurs de la Central Intelligence Agency
Adjoints principaux du renseignement national

Michael Vincent Hayden, né le 17 mars 1945, est un général américain de l’US Air Force ayant été directeur de la NSA de 1999 à 2005, puis directeur de la CIA entre 2006 et 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michael Hayden est né le 17 mars 1945 à Pittsburgh, aux États-Unis et a suivi des études à l'Université Duquesne, où il obtint un bachelor of Arts en histoire puis un master en histoire moderne des États-Unis.

De la NSA à la CIA[modifier | modifier le code]

Entré dans l’armée de l’air en 1967, il occupa une série de postes dans le renseignement dont attaché de l'air en Bulgarie, chef du renseignement du commandement des forces des États-Unis en Europe, et commandant de l'Air Intelligence Agency (AIA).

Il fut directeur de la National Security Agency (NSA) de 1999 à 2005. À l'époque de son arrivée, la NSA était considérée comme mal gérée, dépassée par l'explosion des nouvelles technologies et la généralisation de la fibre optique et du cryptage. Hayden est souvent crédité pour avoir entamé une importante modernisation et restructuré l'agence pour la dé-bureaucratiser. Il a également plaidé pour une plus grande ouverture au public. En revanche, son programme de modernisation Trailblazer a été abandonné après avoir pris du retard et dépassé son budget. Hayden a également été critiqué pour avoir engagé l'agence dans le très controversé programme de surveillance électronique de la NSA.

Il fut ensuite adjoint de John Negroponte à la tête de la Direction du renseignement national (DNI) puis directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) du 30 mai 2006 au 12 février 2009. Cette nomination a suscitée des critiques au Congrès y compris dans les rangs de la majorité républicaine. Plusieurs élus se disant inquiets sur le choix du président qui a préféré un militaire plutôt qu’un civil. Il a tout de même été confirmé à ce poste le 23 mai par le Sénat. Pendant sa direction, la CIA a déclassifié plusieurs dossiers importants dont le dossier de 702 pages sur les activités de la CIA baptisé Family Jewels (Bijoux de famille)[1]. Il est remplacé avec l'arrivée à la présidence de Barack Obama par Leon Panetta.

L’après carrière[modifier | modifier le code]

Avec l’arrivée de l’administration Obama, il écrit une liste de préoccupations par ordre d’importance pour la CIA en 2009[2] :

  1. Al-Qaida et ses franchises reste le danger numéro un pour les États-Unis.
  2. La deuxième menace est constituée par la situation de la guerre contre le trafic de drogue au Mexique.
  3. Le programme d’armes de destruction massive en Iran.
  4. les approches de plus en plus divergentes entre l’Europe et les États-Unis concernant la « guerre contre le terrorisme ».
  5. L’instabilité provoquée par le faible prix du pétrole sur des États producteurs comme le Venezuela et l’Iran.
  6. La situation au Pakistan, qualifié de « pays ami », qui est confronté à des difficultés internes très importantes.
  7. L’Afghanistan et la traque de Ben Laden.
  8. La Corée du Nord et son arsenal nucléaire.
  9. La République populaire de Chine et sa réaction face à la crise économique actuelle.
  10. Le Proche-Orient qui reste une zone de tension extrêmement importante.

Il a milité en 2013 pour l’emprisonnement de journalistes, citant Glenn Greenwald comme base de sa campagne, un cas d’école, selon lui, s’agissant de la fuite de documents classés « secret-défense »[3].

Promotions[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le dossier Family Jewels sur le site de l’université Georges-Washington
  2. (fr) Le testament de l’ex-directeur de la CIA, 7 février 2009
  3. (en) Steve Rendall, « Former NSA Chief Smears Glenn Greenwald », sur fair.org,‎ 19 juillet 2013 (consulté le 20 juillet 2013) ;

Notes[modifier | modifier le code]