Saint-Martin-de-la-Brasque

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Saint-Martin-de-la-Brasque
Saint-Martin-de-la-Brasque
Saint-Martin-de-la-Brasque.
Blason de Saint-Martin-de-la-Brasque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Intercommunalité Communauté de communes Territoriale Sud-Luberon
Maire
Mandat
Joëlle Richaud
2020-2026
Code postal 84760
Code commune 84113
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
815 hab. (2019 en diminution de 5,12 % par rapport à 2013)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 15″ nord, 5° 32′ 16″ est
Altitude 380 m
Min. 293 m
Max. 421 m
Superficie 5,64 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine La Motte-d'Aigues
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pertuis
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Martin-de-la-Brasque
Liens
Site web http://www.saintmartindelabrasque.com

Saint-Martin-de-la-Brasque est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Saint-Martinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur de la Provence, dans le Luberon, Saint-Martin-de-la-Brasque est situé en pays d'Aigues.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La D 27 relie La Motte-d'Aigues à Grambois et traverse la commune d'est en ouest. Elle longe le versant sud du Luberon.

La D 91 relie La Tour-d'Aigues à Saint-Martin-de-la-Brasque en passant près des Furets.

La D 165 relie La Tour-d'Aigues à la D 27 en contournant Saint-Martin-de-la-Brasque par l'ouest. Elle passe par Sainte-Catherine.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par une ligne départementale[1] :

Ligne Tracé
17.1 Cabrières-d'Aigues ↔ Saint-Martin-de-la-Brasque ↔ PertuisAix-en-Provence

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif du Luberon compose l'autre partie de la commune. Cette chaîne a commencé à se former au Crétacé inférieur, c'est-à-dire entre -135 et -95 millions d'années, pour finir de se plisser à partir de -15 millions d'années d'abord dans un axe nord-sud, puis de N.NE-S.SO. entre -7 et -3 millions d'années. Ces compressions successives ont trouvé leurs termes au Pliocène[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[4]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[5] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 4,97 % 27,38
Zones agricoles 70,19 % 386,63
Zones naturelles 24,89 % 137,10
Total 100 % 550,85

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-de-la-Brasque est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Motte-d'Aigues, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[9] et 2 174 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,5 %), cultures permanentes (38,8 %), forêts (13,7 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première église paroissiale, citée dès la fin du XIe siècle, dédiée à Saint Martin de Tours, a donné son nom au village repeuplé en 1506. L'agglomération primitive située au sommet et sur la pente sud d'une petite colline, est désertée à la fin du XVe siècle. Le nouveau village est reconstruit à 700 m. à l'ouest de ce site.

« Brasque » vient du provençal Brasc qui désigne la boue, le marais, le ravin, la source. La brasque est un mélange de charbon et d'argile utilisé pour enduire l'intérieur des bas-fourneaux (elle participe aussi à la fabrication des katanas[16]). Additionné de sable fin, le mélange a des vertus réfractaires[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Aux temps préhistoriques, l’Ourgouze qui prend sa source sur la commune devait constituer un vaste marécage. Ce qui expliquerait le peu de traces archéologiques retrouvées pour le néolithique (quelques pics et une hache en pierre polie) et pour l’âge du bronze (une hache au quartier des Baïsses). La dizaine de tombes, datées des Ve et VIe siècles, laissent supposer qu’une villa du Bas-Empire a occupé ce site.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1168, il est fait pour la première fois mention du castrum S. Martini de Brasca, Brasco en provençal nomme un marais ou un marécage. Le « castrum » est construit au lieu-dit le Castellas où se situe le premier village médiéval.

Dix ans plus tard, en 1178, le comte Bertrand II de Forcalquier, qui part en croisade, inféode la seigneurie à sa fille Alix, épouse de Giraud Amic de Sabran, tandis que sa sœur Gersande, héritière du comté, est mariée à Rainon de Sabran. L’église primitive est dédiée à Saint Martin, l’évêque de Tours et patron des Templiers. Il semble assuré que ceux-ci soient venus s’installer à la Limaye et à la Cavalerie, dans la seconde moitié du XIIe siècle, pour assécher le marais[18].

Le fief de Saint-Martin-de-la-Brasque relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond-Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Saint-Martin-de-la-Brasque lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[19].

En 1253 Laugier de Forcalquier est seigneur de Saint-Martin-de-la-Brasque[20].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le fief qui reste aux Forcalquier jusqu’au XVe siècle est vide d’habitants quand Delphine de Forcalquier l’inféode en partie à Étienne Bruni, syndic de Carpentras. Ce qui explique qu’en 1506, Antoine René de Bolliers, agissant au nom de François, son fils mineur, passe un acte d’occupation avec des familles venues de sa baronnie du Cental, dans le Piémont. Ce sont des vaudois. Comme ils pratiquent leur culte dans la nature (bois, grotte, etc.), l’église Saint-Martin délaissée tombe en ruine.

Saint-Martin n'est pas seul : dans une quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon[21] s'installent au moins 1400 familles de vaudois des Alpes, soit environ 6 000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio. Les deux-tiers de ces futurs Vaudois du Luberon sont arrivés entre 1490 et 1520 et la plupart subissent le massacre de Mérindol, qui détruit 24 villages et cause 3 000 morts.

Le village n’échappe pas à la tuerie sanglante organisée par Jean Maynier et son bras droit Paulin en 1545 : le village est pillé, incendié et rasé[22]. Les seuls vestiges encore visibles sont ceux du donjon carré et les traces des fossés qui protégeaient les fortifications[23]. Le nouveau village fut rebâti au XVIIe siècle à moins d’un kilomètre du premier. En 1626, une nouvelle église Saint Martin y est construite avec des matériaux provenant de la première église romane.

En 1689, le village est l'un des principaux contributeurs à l'émigration des huguenots vers l'Afrique du Sud : 11 des 37 émigrés de Provence vers ce pays viennent de Saint-Martin-de-la-Brasque [24]. À eux seuls, ils représentent 8 % des huguenots d'Afrique du Sud, qui eux-mêmes représentent aujourd'hui environ 20 % des noms de famille dans la population blanche d'Afrique du Sud aujourd'hui.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Mont-Libre en 1794.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances électorales[modifier | modifier le code]

(fr) Résultats des élections 2008 à Saint-Martin

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1848 Novembre 1848 Antoine Sédallian    
Novembre 1848 Septembre 1870 François Jérôme Sédallian    
Septembre 1870 Février 1871 Jean Bienvenu Ravel    
Février 1871 Juin 1876 Henri Sédallian    
Juin 1876 Octobre 1876 Marius André Gros    
Octobre 1876 Octobre 1877 Jean Bienvenu Ravel    
Octobre 1877 Décembre 1877 Augustin Jean-Baptise Lebon    
Décembre 1877 Janvier 1881 Jean Bienvenu Ravel    
Janvier 1881 Mai 1888 Jean Hugues    
Mai 1888 Novembre 1890 Alphonse Ravel    
Décembre 1890 Janvier 1891 Commission spéciale :
Louis Meynier, Antoine Meynard, Lally Chapus
   
Janvier 1891 Juin 1928 Lally Nevière    
Novembre 1928 Mai 1929 Gaston Rimbert    
Mai 1929 Août 1944 Paul Bernard    
Septembre 1944 Mai 1945 Augustin Goujon    
Mai 1945 Mars 1977 Gaston Rimbert    
Mars 1977 Mars 2008 Robert Imbert    
Mars 2008 En cours Joëlle Richaud LR [1]  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-de-la-Brasque est une des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance no 2009-935 du elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse). Saint-Martin-de-la-Brasque fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir fait partie du canton de La Tour-d'Aigues de 1793 à 1801[25].

Saint-Martin-de-la-Brasque fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[26].

Environnement[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la Communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de communes, fait partie du Syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vice-président du conseil général de Vaucluse)[27]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune (à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[28].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Martin-de-la-Brasque en 2009[29]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,48 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 18,73 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,94 % 0,25 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[30]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].

En 2019, la commune comptait 815 habitants[Note 3], en diminution de 5,12 % par rapport à 2013 (Vaucluse : +2,09 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
319242356400393407395376391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
411432411420401383355334324
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
408418422413402409409255266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
256247255377517656718736859
2018 2019 - - - - - - -
832815-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Logement[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ecole à Saint-Martin-de-la-Brasque.JPG

Saint-Martin-de-la-Brasque possède une école maternelle et élémentaire (Ecole Primaire La Burlière). Celle-ci accueille 67 élèves.

Saint-Martin-de-la-Brasque et Peypin-d'Aigues font partie d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), les élèves allant en maternelle à Saint Martin et dans une école primaire publique à Peypin. Ensuite, les élèves sont affectés au Collège Albert Camus à La Tour-d'Aigues[34],[35], puis le Lycée Val de Durance[36] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[37] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[38] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Santé[modifier | modifier le code]

Pertuis, la ville du secteur, possède des services ambulanciers, hospitaliers, etc.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignoble de Saint-Martin-de-la-Brasque

La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays d'Aigues[39]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, un tourisme historique et culturel qui s'appuie sur le riche patrimoine des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, un tourisme récréatif qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, un tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[40].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces du village : épicerie et point-poste, dépôt de pain, bar-tabac, restaurant, salon de coiffure, institut de beauté.
  • Marché paysan, chaque dimanche matin, de mai à novembre.
  • Fête patronale, première semaine d'août : fête foraine, orchestre, concours de pétanque, grand repas.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La croix qui marque l’entrée du village en provenance de la Motte d’Aigues et dont l’histoire est désormais oubliée.
  • La mémoire de Saint Martin remonte fort loin : Cinq cents ans d’histoire vaudoise sont rappelés sur la plaque apposée au village.
  • Le cadran solaire au croisement de la rue des Treilles et de la rue du Cadran.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martin-de-la-Brasque

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Coupé d'azur et d'argent, à Saint Martin sur son cheval coupant son manteau pour en donner une moitié à un pauvre assis entre les jambes du cheval et tendant la dextre, le tout brochant de l'un en l'autre[41].


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé, , 400 p. (lire en ligne)
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • Elisabet SAUZE & Jean-Pierre MURET, Saint Martin de la Brasque, Préface de Joëlle Richaud, Éditions Pour Le Luberon, Lauris, 2013 (ISBN 9782918736066)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. TransVaucluse Fiche horaire ligne 17.1
  2. Jacques Buisson-Catiln Le Luberon des origines, Notice 4 d'archéologie vauclusienne, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1997. p. 9.
  3. Zonage sismique règlementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo.
  5. (fr) « Saint-Martin-de-la-Brasque », Parc du Luberon.
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de La Motte-d'Aigues », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  16. (en) Secrets of the samuraï sword.
  17. Journées Patrimoine sur le site de l'association du ferrier de Tannerre-en-Puisaye.
  18. À la même époque, les Templiers de Vauvenargues font de même dans la cuvette de Cengle.
  19. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  20. Histoire du Luberon, Jean Méhu.
  21. Gabriel Audisio, Guide historique du Luberon vaudois, Éditions du Parc naturel régional du Luberon, mars 2002, p. 17.
  22. Vaudois du Luberon - La persécution de 1545.
  23. Les historiens du milieu du XIXe siècle ont signalé que l’on trouvait encore de nombreux projectiles autour du Castellas.
  24. les huguenots
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés.
  27. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon.
  28. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon.
  29. « Impôts locaux à Saint-Martin-de-la-Brasque », taxes.com.
  30. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. Carte scolaire du Vaucluse
  35. « Site du collège Albert Camus », Académique Aix-Marseille, .
  36. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille, .
  37. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille, .
  38. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille, .
  39. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  40. Voir Massif du Luberon
  41. Armorial des communes du Vaucluse. Blason initialement conçu par l'héraldiste Félix Arnaud de Pertuis