Villelaure

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Villelaure
Château de Villelaure.
Château de Villelaure.
Blason de Villelaure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Intercommunalité Communauté de communes Luberon-Durance
Maire
Mandat
Jean-Louis Robert
2014-2020
Code postal 84530
Code commune 84147
Démographie
Gentilé Villelauriens
Population
municipale
3 323 hab. (2014[1])
Densité 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 41″ nord, 5° 26′ 05″ est
Altitude Min. 159 m – Max. 369 m
Superficie 18,25 km2
Localisation

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Liens
Site web villelaure.net

Villelaure est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Villelauriens[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au cœur de la Provence, en bordure de la vallée de la Durance et aux portes du Luberon, se situe Villelaure. Elle se trouve à environ vingt-cinq kilomètres au nord-est d'Aix-en-Provence. La commune est un des soixante dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation de Villelaure.
Rose des vents Cadenet Ansouis Ansouis Rose des vents
Cadenet N Pertuis
O    Villelaure    E
S
Saint-Estève-Janson
(Bouches du Rhône)
Saint-Estève-Janson
(Bouches du Rhône)
Le Puy-Sainte-Réparade
(Bouches du Rhône)

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est traversée de part en part par la RD 973 reliant Pertuis à Cadenet. La circulation y est très dense et très difficile, et le restera tant que la déviation Cadenet-Pertuis ne sera pas achevée (pas avant 2013 aux dernières nouvelles)[3]. En 2010, une déviation provisoire contourne le village. Un sens unique (sens Pertuis-Cadenet) a été mis en place, ce qui réduit le trafic dans le village (2016 : la déviation est opérationnelle et elle contourne également Cadenet).

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Villelaure par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[4] :

Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

46 km

(S)

126 km

(S-O)

148 km

(S-E)

233 km

(N)

322 km

(O)

496 km

(O)

621 km

(N)

673 km

(N-O)

736 km

(N-O)

791 km

(N)

Transports[modifier | modifier le code]

Cars[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les lignes de Trans Vaucluse : ligne 8 Pertuis-Cavaillon et ligne 9.1 Apt-Pertuis-Aix-en-Provence.

Vu la taille du bourg et de la commune, il n'y a pas de transports urbains.

Les élèves de la commune étant scolarisés au collège Marie-Mauron puis au lycée Val-de-Durance un service de ramassage scolaire spécifique a été mis en place par le conseil général entre Villelaure et ces établissements.

Dessertes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Desserte TER SNCF Marseille - Aix - Pertuis[5] à la gare SNCF à Pertuis (6 km).

Desserte TER SNCF Marseille - Gap - Briançon[6] à la gare SNCF à Meyrargues (22 km) ou à la gare SNCF à Pertuis (6 km).

Gares TGV à Aix-TGV Arbois 42 km (35 min) ou Avignon-TGV 74 km (1 h)[7].

Dessertes aériennes[modifier | modifier le code]

Aéroport d'Avignon - Caumont 62 km (50 min) ou Aéroport de Marseille Provence 53 km (40 min)

Relief[modifier | modifier le code]

Une partie du village, construite autour du château, est située sur le coteau de Tresmines et domine une large plaine fertile, à l'exception de la zone marécageuse riveraine. Un important relief occupe la partie nord de la commune lui offrant son point le plus haut.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Canal à Villelaure.

La Durance[9]. borde la commune au sud et sert de limite naturelle entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. C'est une rivière dite « capricieuse » et autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[10]) aussi bien que pour ses étiages, la Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière.

La commune a connu de 1986 à 1994 quatre inondations et coulées de boue ainsi qu'une grosse tempête qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel[11].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Tempête
Inondations et coulées de boue
Inondations et coulées de boue
Inondations et coulées de boue
Inondations et coulées de boue[12]
Rupture de la digue du Père Grand

Climat[modifier | modifier le code]

Villelaure bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur. Les influences continentales se font sentir en hiver (7 °C de température moyenne en janvier). La variabilité thermique est importante en hiver et aux inter-saisons, lorsque les dépressions des latitudes moyennes traversent la France, mais elle est faible en été, car un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Les étés sont très chauds (température moyenne de 24 °C), avec quelques orages, parfois très violents. Les températures maximales dépassent très souvent 35 °C en été, avec même des pointes au-delà des 40 °C lors des épisodes caniculaires, comme en juillet 1983[13].

Villelaure n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Pertuis[14].

Relevé météorologique de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[15]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[16] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 11,83 % 214,25
Zones agricoles 54,91 % 994,92
Zones naturelles 31,30 % 567,07
Total 100 % 1 811,79

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC côtes-du-luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Villelaure comptait 1 345 logements en 2007 (contre 1 203 en 1999). Les constructions neuves sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 29,8 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 10,4 % en France. En revanche, la commune connaît un important déficit de constructions des années 1950 aux années 1970 qui s'explique par l'exode rural.

Les résidences principales représentent 1 193 logements soit 88,7 % du parc, réparties à 87 % en maisons individuelles (93,7 % en 1999) et à 13 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine). 77,8 % des habitations principales comportent 4 pièces et plus[17]. Les propriétaires de leurs logements constituent 71,7 % des habitants contre 25,3 % qui ne sont que locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Village de l'époque romaine d'où le village tiens son nom : Villa Laura.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Mosaïque de sol d'une villa gallo-romaine de Villelaure, v. 175 ap. J.-C.

Dès l'époque romaine, un noyau d'habitants était installé à proximité du village actuel. En plusieurs points de la commune, des ruines ou des tégula attestent une occupation romaine comme dans la propriété la Tuilière où existait une importante Villa Laura dont on a découvert les mosaïques romaines.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le plus ancien seigneur connu est Pierre de Lambesc en 1195. Ensuite les terres appartiennent à la famille des Baux. Jean III de Forbin devient le premier seigneur de Janson et de Villelaure en 1504.

Le fief de Villelaure relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Villelaure, lui est donnée, et en fait partie jusqu'à sa mort, vers 1250[18].

Comme tout le sud Luberon, Villelaure et sa région furent complètement ruinées à partir de la seconde moitié du XIVe siècle par les ravages de la guerre de Cent Ans et de la peste noire d'une virulence exceptionnelle[19][réf. incomplète], des dévastations des Grandes Compagnies, privées de leur gagne-pain par le traité de Brétigny, par les exactions des bandes de Raymond de Turenne, par le Grand Schisme d'Occident et par les compétitions dynastiques provoquées par la succession de la reine Jeanne (guerre de l'Union d'Aix).

Le roi René confirma le le rattachement de Cabrières-d'Aigues, La Motte-d'Aigues et Villelaure à Pertuis[20].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Villelaure fait partie de la quarantaine de localités, de part et d'autres du Luberon[21], dans lesquelles s'installent au moins 1 400 familles de Vaudois des Alpes, soit environ 6 000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560, selon l'historien Gabriel Audisio.

En 1512, Antoinette de la Terre[22], assistée de son mari Jean de Forbin, a établi 19 familles venues des villages voisins et du Piémont. Chaque habitant a reçu, par bail emphytéotique, perpétuel, un lot de terre, un emplacement à bâtir et des droits d'usage sur les terres gastes (terres seigneuriales concédées à la communauté), en échange de redevances et d'obligations strictement définies[23].

Le , le village, peuplé de Vaudois, est incendié par les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Maynier, seigneur d'Oppède. Il y a peu de victimes, les habitants s’étant réfugiés dans les montagnes[24], alors que pour l'ensemble des Vaudois du Luberon, le massacre de Mérindol détruit 24 villages et fait 3 000 victimes.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[25] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[26] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 23 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[27]).

Lors du scrutin de 2008 il n’y eu qu’un seul tour, Jean-Claude Dorgal a été élu conseiller municipal au premier tour avec le quatrième total de 922 voix (52,78 % des exprimés), il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal. Le taux de participation a été de 72,19 %[28].

Élections locales[modifier | modifier le code]

Cantonales[modifier | modifier le code]

Le canton de Cadenet est renouvelable en 2004. Le maire de Villelaure Francis Pignoly s'y présente. Au premier tour Francis Pignoly DVD arrive très largement en tête avec 46,63 % des voix (mais troisième avec 17,43 % au niveau du canton[29]) devant Michel Tamissier DVG avec 29,62 % (45,27 % dans le canton), Sébastien Vicenti (UMP) 12,90 % (24,36 % dans le canton) et René de Mulders (FN) 10,84 % (12,95 % dans le canton). Arrivé troisième dans le canton Francis Pignoly se retire au profit de Sébastien Vincenti. Au second tour Michel Tamissier obtient 61,03 % des voix (58,03 % dans le canton) contre 38,97 % à Sébastien Vincenti[30].

Législatives[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives de 2007 pour la deuxième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vu Jean-Claude Bouchet (UMP) arriver en tête avec 32,69 % devant Jean-Louis Joseph (PS) avec 26,71 %, viennent ensuite Maurice Giro (divers droite) avec 17,17 %, Nicole Bouisse (UDF) avec 5,84 % et Marie-Odile Ray (FN), aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le second tour a vu arriver en tête Jean-Claude Bouchet avec 55,70 % (résultat circonscription[31] : 55,28 %) contre 44,30 % pour Jean-Louis Joseph (résultat circonscription : 44,72 %). Abstention légèrement plus forte à Villelaure avec respectivement 39,65 % et 40,78 % aux deux tours que dans la circonscription (37,93 % et 38,68 %)[32].

Élections nationales[modifier | modifier le code]

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 33,60 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,44 %, François Bayrou (UDF) avec 17,10 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 15,00 % et Olivier Besancenot avec 3,74 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 59,25 % (résultat national[33] : 53,06 %) contre 40,75 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94)[34].

Référendum[modifier | modifier le code]

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du ), sur 2 105 inscrits, 1 565 ont voté, ce qui représente une participation de 74,35 % du total, soit une abstention de 25,65 %. Il y a eu une forte victoire du non avec 937 voix (61,28 %), 592 voix (38,72 %) s'étant prononcées contre et 36 (2,30 %) étant des votes blancs ou nuls[35].

Européennes[modifier | modifier le code]

À l’élection européenne de 2004, Michel Rocard (PS) est arrivé en tête avec 28,23 %, suivi par Françoise Grossetête (UMP) avec 16,51 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 12,32 %, Thierry Cornillet (UDF) avec 9,33 %, Jean-Luc Bennahmias (écologie) avec 7,78 %, Patrick Louis (MPF) avec 6,34 % et Manuella Gomez (PCF) 5,38 % ; aucun des 15 autres candidats ne dépassant le seuil des 4 %[36].

À l’Élection européenne de 2009, Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 27,93 %, suivie par Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 17,57 %, Vincent Peillon (PS) avec 15,38 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 10,15 %, Jean-Luc Bennahmias (Modem) avec 7,22 %, Raoul-Marc Jennar (NPA) avec 5,65 % et Patrick Louis (divers droite) 5,33 % et ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le taux de participation a été de 40,19 %[37].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du ), sur 1 454 inscrits, 1 128 ont voté, ce qui représente une participation de 77,58 %, soit une abstention de 22,42 %. Il y a eu une victoire du non avec 691 voix (63,22 %) contre 402 voix (37,78 %) qui se sont prononcées pour le oui, 35 votes (3,10 %) étant blancs ou nuls[38].

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Villelaure est une des neuf communes du canton de Cadenet qui totalise 17 278 habitants en 2008. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la deuxième circonscription de Vaucluse. Villelaure fait partie du canton de Cadenet depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Pertuis de 1793 à 1801[39].

Villelaure fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'homale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[40].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

À la suite du scrutin de 2014 où Jean-Louis Robert a été élu maire, le conseil municipal est composé du maire, de six adjoints et seize conseillers municipaux, dont trois possèdent des délégations.

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Villelaure.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1995 Bernard Dévé DVD Député suppléant (1993-1997) et Maire honoraire
mars 1995 mars 2008 Francis Pignoly DVD  
mars 2008 mars 2014 Jean-Claude Dorgal SE Maire honoraire
4 avril 2014 en cours Jean-Louis Robert SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Villelaure ne faisant partie d'aucune communauté de communes, jusqu'en 2010, la commune avait en charge ses déchets, via une décharge en plein air. Mais une étude (avril 2009) a été lancée par la mairie pour la réhabilitation de cette décharge[41]. Depuis le rattachement de la commune à la Communauté territoriale du Sud Luberon, la gestion des déchets est mutualisé par le biais de la collectivité territoriale[42].

Points d'apport volontaire pour le verre, les journaux et emballages en mélange.

Le syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal crée en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 22 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vice-président du conseil général de Vaucluse)[43]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[44].

Risques divers sur la commune[modifier | modifier le code]

La PAF en formation diamant

En plus des risques sismiques, d'inondations et de proximité du centre d'études nucléaires de Cadarache, la commune a deux autres risques :

Un troisième pipeline reliant les raffineries Fos-sur-Mer au centre de stockage de Manosque traverse la commune sur un axe ouest/est venant du Puy-Sainte-Réparade et partant sur Pertuis[45],[46]. Des exercices de gestion de crise, en collaboration avec la société Arkema, ont lieu sur le tracé de ces pipelines d'éthylène.

Au-dessus de la commune de Villelaure se trouvent les zones aériennes réglementées R101 (de 3 000ft au FL075)[47] et R71 (du FL075 au FL195)[48] dites zones de Salon. Ces zones servent d'école de pilotage aux pilotes militaires de l'École de l'air de la base aérienne 701 Salon-de-Provence avec des Jodel D-140 mousquetaire, d'entrainement au pilotage sans visibilité (VSV) avec des D140 ou des Tucano (très bruyants), d'entrainement à la voltige avec des Cap 20 ainsi qu'aux passages des Alpha Jet de la patrouille de France.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Villelaure en 2010[49]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,65 % 0,29 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,25 % 0,38 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 35,66 % 0,65 % 28,96 % 8,85 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0,00 % 33,56 % 0,00 % 0,00 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[50]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.
[51]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[53],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 323 habitants, en augmentation de 4,63 % par rapport à 2009 (Vaucluse : 2,58 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
762 800 899 945 909 1 361 1 125 1 155 1 234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 403 1 424 1 320 1 347 1 302 1 264 1 171 1 110 1 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 177 1 151 1 076 978 1 006 1 009 1 035 1 008 1 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 168 1 284 1 275 1 471 2 135 2 921 2 995 3 223 3 323
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution démographique 1962-1999

1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 évolution 1962-1999
Naissances 102 116 97 169 278 762}
Décès 75 108 126 128 184 621
Solde naturel 27 8 -29 41 94 141
Solde migratoire 89 -17 225 623 685 1 609
Variation absolue population 116 -9 196 664 779 1 750
Taux natalité annuel pour 1000 14,00 13,00 10,20 12,10 12,50
Taux décès annuel pour 1000 10,30 12,10 13,20 9,20 8,30
Sources des données : INSEE[55]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La forte augmentation de population (+ 36,6 % entre 1990 et 1999, après les + 45,1 % entre 1982 et 1990) conduit à un fort rajeunissement de la population. La population de retraités (plus de 60 ans) est passée respectivement de 19,9 % à 16,2 % pour les hommes et de 23,9 % à 18,4 % pour les femmes. Il est à noter une forte augmentation des femmes de 30 à 59 ans (45,2 % contre 37,6 %).

Pyramide des âges de la commune de Villelaure en 1990 en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
> 95
0,3 
5,1 
75-64
8,9 
14,8 
60-74
14,7 
14,8 
45-59
15,0 
27,7 
30-44
22,6 
17,4 
15-29
19,3 
20,1 
0-14
19,3 
Pyramide des âges de la commune de Villelaure en 1999 [56] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
> 95
0,3 
4,2 
75-64
6,3 
11,9 
60-74
11,8 
18,2 
45-59
18,0 
26,4 
30-44
27,2 
17,7 
15-29
15,3 
21,3 
0-14
21,1 

Superficie et population[modifier | modifier le code]

Le village de Villelaure a une superficie de 18,25 km² et une population de 3 094 habitants, ce qui la classe [57]:

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 3 400e 9 387e 4 972e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur 245e 613e 205e
Blason département fr Vaucluse.svg Vaucluse 39e 77e 40e
Arrondissement d'Apt 10e 31e 10e
Canton de Cadenet 3e 6e 1er

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne comporte qu'une école maternelle et une école primaire (9 classes en 2007/2008) Li Parpaioun. Les élèves sont ensuite dirigés vers le collège Marie-Mauron[58],[59] puis le lycée Val-de-Durance[60] à Pertuis (enseignement général) ou lycée Alexandre-Dumas[61] à Cavaillon soit lycée Alphonse-Benoit[62] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports[modifier | modifier le code]

L'on trouve sur la commune divers équipements comme un stade de football, un boulodrome, une piste de dirt ou encore un tennis club.

Plusieurs sont très actives sur la commune et proposent différentes activités. Le football avec le Stade Olympique Club de Villelaure[63], le tennis avec le Tennis Club de Villelaure[64], moto-cross, Judo, gymnastique, aéromodélisme avec le club l'Épervier [65], vélo et VTT avec le Vélo Club Villelaure Cadenet[66], art martial Vietnamien.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune de Villelaure : quatre médecins, un dentiste, deux kinésithérapeute / ostéopathe, quatre infirmières réunies en un cabinet avec numéro unique. Mais aussi une pharmacie.

Pour les urgences et l'hôpital, Villelaure dépend de l'hôpital de Pertuis (distant de 6,5 km).

Cultes[modifier | modifier le code]

Église de Villelaure.

Catholique (église).

Services publics[modifier | modifier le code]

Service postal[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un bureau de poste[67]. au centre-ville qui dépend du centre de tri postal situé dans la ZAC Saint-Martin à Pertuis.

Centre de secours[modifier | modifier le code]

La commune dépend du centre de secours principal ultra-moderne de Pertuis qui couvre les cantons de Pertuis et de Cadenet, ce qui représente 51 617 hectares dont 21 028 hectares de forêts. Ce centre a été inauguré le [68]. Pour accomplir leurs missions les pompiers de Pertuis disposent de 31 véhicules pour l'aide aux personnes.

Centre médico-social[modifier | modifier le code]

Le centre médico-social (CMS) de Pertuis (dont la notion juridique correspond à une définition précise donnée à l'article L. 312-1, I du Code de l'action sociale et des familles) a pour mission : la lutte contre les exclusions, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) et la protection de l’enfance (ASE), l’aide aux personnes âgées et handicapées, la prévention sanitaire et les actions de santé. Le CMS de Pertuis reçoit les habitants des communes : Ansouis, Beaumont-de-Pertuis, Cabrières-d'Aigues, Cadenet, Cucuron, Grambois, La Bastide-des-Jourdans, La Bastidonne, La Motte-d'Aigues, La Tour-d'Aigues, Lauris, Lourmarin, Mérindol, Mirabeau, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Saint-Martin-de-la-Brasque, Sannes, Vaugines, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon. Le CMS de Pertuis est un des 15 CMS de Vaucluse qui a le plus de communes dépendantes avec celui de Carpentras et celui d'Apt[69].

Économie[modifier | modifier le code]

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 2 046 personnes (1 899 en 1999), parmi lesquelles on comptait 71 % d'actifs dont 62,2 % ayant un emploi et 8,7 % de chômeurs (contre 9,2 % en 1999)[70].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Villelaure[Note 2] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles », « professions intermédiaires » et « employés » et une sur-représentation des « artisans et commerçants », des « agriculteurs » et des « ouvriers » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Villelaure 4,3 % 16,3 % 11,3 % 16,3 % 25,8 % 25,9 %
Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : INSEE[70]

Emploi[modifier | modifier le code]

Villelaure avait en 2005 un taux de chômage de 12,3 % (contre 13,3 % en 1999) supérieur à la moyenne nationale (9,6 % en 2005 et 12,9 % en 1999). La répartition de la population est conforme à la moyenne nationale avec 45 % d'actifs, 15,3 % de retraités et 26 % de jeunes scolarisés[71].

En 2007 on comptait 381 emplois dans la commune, contre 359 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 1 278, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 29,8 % (contre 31,5 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre moins d'un tiers d'emploi aux villelauriens actifs[70].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Villelaure fait apparaître l'importance de la construction (trois fois la moyenne nationale). L'emploi tertiaire ne représente que 65 % du total à Villelaure, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Villelaure 6,4 % 9,0 % 19,6 % 39,5 % 25,5 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[70]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[72].

Beaucoup de promenades à pied ou en VTT sont organisées tout au long de l'année ainsi que des visites des monuments historiques (voir plus loin).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignes[modifier | modifier le code]

La commune produit des vins ayant quatre appellations reconnues par l'INAO[73] dont l'AOC côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer après agrément le label Indication géographique protégée (IGP) vin de pays d'Aigues[Note 4] qui peut être blanc[74], rosé[75] ou rouge[76]. Les viticulteurs produisent aussi deux autres labels IGP : les Vins de Pays de Vaucluse[77] qui peuvent être blancs[78], rosés[79] ou rouges[80] et le Vin de Pays de Méditerranée qui peut être blanc[81], rosé[82] ou rouge[83]. À Villelaure, deux sociétés sont référencées : la SCEA Forbin de Janson (55 ha) (avec les cépages syrah, grenache noir, merlot, chardonnay, grenache blanc, vermentino, ugni blanc, cabernet sauvignon, muscat de Hambourg, carignan et cinsault) et sa filiale (ayant le Label Agriculture Biologique) la SCEA les Jardinettes (27 ha)[84]. On y retrouve des cépages cultivés avec ce label (cabernet sauvignon, merlot, syrah, carignan, ugni blanc, clairette pointue, grenache blanc, vermentino, grenache noir et muscat blanc à petits grains)[85].

Logo pomme de terre pertuis.jpg
Pommes de terre Monalisa

La société coopérative constituée en 1936 a fait construire le bâtiment de la coopérative céréalière en 1937 (architectes Champollion et Collet) ; il été agrandi en 1955 (architecte Valentin), on a ajouté un nouveau bâtiment en 1975, prolongé en 1985 ; la capacité de stockage actuelle est de 16 000 quintaux.

Pomme de terre de Pertuis[modifier | modifier le code]

En 2008 la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[86] est créée. Le la pomme de terre de pertuis devient une marque[87]. des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles ;

Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède une typicité liée au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance.Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la « Pomme de terre de Pertuis ».

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de La pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix-en-Provence, le Luberon et la Vallée de la Durance[88].

Asperges[modifier | modifier le code]

Villelaure est également connue dans le monde entier pour les célèbres asperges de Robert Blanc, parfois surnommées les « asperges de la Reine d'Angleterre ».

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le , réunie à Arles, et la signature du décret parut au Journal officiel le [89]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentent au sein de l'oliveraie[89],[90].

Dans la commune de Villelaure quelques oliveraies répondent à ces critères.

Cerises[modifier | modifier le code]

À Villelaure sont cultivées des cerises ayant l'Indication géographique protégée: cerises du Ventoux à savoir que la cerise des coteaux du Ventoux se caractérise par sa production dans la zone des coteaux du Ventoux, par sa cueillette à maturité optimale et par son calibre moyen minimum garanti à 24 mm[91].

Industrie[modifier | modifier le code]

Pas d'industrie lourde mais beaucoup de PME (environ 25) spécialisées en automatisme, ingénierie, productique, sciences et informatique.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Cinq entreprises ont un chiffre d'affaires supérieur à 500 000 €[92].

Société provençale mécanique auto agricole (SOPROMAG), crée le (Entretien et réparation de véhicules automobiles légers), Kader B, crée le (Travaux de revêtement des sols et des murs), Menuiserie l'Ecoincoin, crée le (Travaux de menuiserie bois et pvc), Établissement Crest et compagnie, crée le (Commerce de gros (commerce interentreprises) de fruits et légumes) et Vignoble Forbin de Janson, crée le (Commerce de détail de boissons en magasin spécialisé).

Société Chiffre d'affaires Bénéfice Net Emploi
2009 2008 Variation
sur 12 mois
2009 2008 Variation
sur 12 mois
2009 2008
Société provençale mécanique auto agricole (SOPROMAG)[93] 1 233 000 n.c. 39 000 n.c. 5 n.c.
Kader B[94] 904 000 588 000 +53,74 % 21 000 18 000 +16,67 % n.p. 7
Menuiserie l'Ecoincoin[95] 747 000 506 000 +47,63 % 16 000 35 000 -54,29 % 9 n.p.
Établissements Crest et Cie[96] 600 000 814 000 -26,29 % 2 000 5 000 -60 % 3 4
Vignoble Forbin de Janson[97] 501 000
(2007)
393 000
(2006)
+27,48 % 14 000
(2007)
4 000
(2006)
+250 % n.p. n.p.

NOTE : n.p = non précisé, n.c. = non communiqué

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Forbin.
La tour de Ferrier.

Château de Forbin (privé) à l'est du bourg, dont la rénovation partielle s'est achevée en 2010.

La Fabrique est une ancienne sucrerie industrielle construite entre 1832 et 1835 par le marquis Joseph II de Palamède de Forbin. Quadrilatère de 141 sur 155 mètres, la Fabrique est un ensemble architectural original, destiné à devenir une cité industrielle mais elle n'a pu fonctionner que durant 10 années, la dernière récolte ayant été détruite par les pucerons[98].

Villa gallo-romaine à La Tuilière.

Le Vieux Château, à l'est du village, dit aussi château de la reine Laure: maison fortifiée du Xe siècle, puis agrandissement non terminé de style Renaissance Provençale fin XVIe siècle, inspiré de celui de La Tour-d'Aigues.

Château Verdet Kléber fin XVIIIe siècle.

Vieux moulin.

Fontaines du XIXe siècle.

Joli hameau perché de Callier au nord : maison fortifiée des XIIIe siècle et XVIIIe siècle.

La tour de Ferrier, au nord de la commune[99]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Marc, qui remplace une première église du IXe siècle, peut-être reconstruite au Moyen Âge, ruinée au XVIe siècle. L'église actuelle fut bâtie peu avant la visite pastorale de 1620 ; l'accroissement de la population au XVIIIe siècle nécessita la construction de 1772 à 1775 d'une nouvelle nef communiquant avec l'ancienne nef devenue collatérale ; en 1819 écroulement du clocher mur et édification d'un clocher tour ; en 1918 nouveaux travaux de restauration au cours desquels le plafond de la nef fut remplacé par une voûte légère.

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un foyer des campagnes.

Marché le samedi.

Fête votive le 25 avril à la Saint-Marc.

Fête de la transhumance d'ânes et de moutons le 1er dimanche de septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Ansouis

Les armes peuvent se blasonner ainsi : Coupé : au premier d'or à la bande d'azur, au second de gueules au léopard d'argent.[100]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Cheylan et Jean Ganne, Le château de Villelaure, Lycée de Vauvenargues,
  • Edouard Baratier, Histoire de la Provence, Privat,
  • F. Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin, Gallimard,
  • Docteur Georges Lambert, Histoire des guerres de religion en Provence, Nyons, Chantemerle,
  • Elzéar Pin, Projet de ferme régionale et d'endiguement de la Durance à Villelaure,
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy, (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Nîmes1997, Christian Lacour, (ISBN 284406051X)
  • Alfred Maille, Pertuis et ses environs, Paris, Res Universis, , 158 p. (ISSN 0993-7129)
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Pays d'Aigues, Édisud, , 285 p. (ISBN 978-2-7449-0764-7)
  • Elisabeth Sauze Jean-Pierre Muret, Villelaure et ses châteaux, Pour le Luberon, , 110 p. (ISBN 978-2-952-5191-75)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Y compris les actifs sans emploi
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE
  4. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune de Villelaure », INSEE
  2. « Habitants de Villelaure », sur habitants.fr.
  3. Information confirmée le par Maurice Lovisolo, Vice-Président du Conseil Général de Vaucluse lors de l'AG de l'AAQM
  4. « Distance entre Villelaure et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  5. « Ligne TER Marseille-Aix-Pertuis », région PACA [PDF]
  6. « Ligne TER Marseille-Briançon », région PACA [PDF]
  7. « Transports à Villelaure », sur villelaure.fr
  8. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  9. « Fiche cours d'eau : La Durance (X---0000) », SANDRE
  10. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  11. « arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle », Prim.net
  12. « 6 et 7 janvier 1994 : Débordements destructeurs de la Durance et du Rhône », Languedoc Roussillon écologie
  13. (fr) « Aspects climatiques du Vaucluse », La Provence,
  14. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  15. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  16. (fr) « Villelaure », Parc du Luberon
  17. « Recsencement 2007 à Villelaure », INSEE
  18. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  19. Georges Duby, Histoire de France, Ed. Larousse, 1971.
  20. Alfred Maille, op. cit., p. 55.
  21. "Guide historique du Luberon vaudois", par Gabriel Audisio, page 17, Éditions du Parc naturel régional du Luberon mars 2002
  22. Fille et héritière de Jean de la Terre, seigneur de la Roque-d'Anthéron
  23. (fr) Jean Méhu, « La grande crise et la fin du moyen âge », sur histoireduluberon.fr
  24. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 129
  25. Source : art L. 252 du code électoral
  26. Source : art L. 253 du code électoral
  27. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  28. (fr) « Résultats élections municipales 2008 à Villelaure », sur linternaute.com
  29. « Élections cantonales 2004 : Canton de Cadenet », Ministère de l'intérieur
  30. « Élections cantonales 2004 : Villelaure - Canton de Cadenet », Ministère de l'intérieur
  31. « Élections législatives de 2007 : 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  32. « Élections législatives de 2007 : Villelaure - 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  33. « Élection présidentielle de 2007 », Ministère de l'intérieur
  34. « Élection présidentielle de 2007 à Villelaure », Ministère de l'intérieur
  35. « Scrutin du 29 mai 2005 », Ministère de l'intérieur
  36. « Scrutin du 13 juin 2004 », Ministère de l'intérieur
  37. « Scrutin du 7 juin 2009 », Ministère de l'intérieur
  38. « Scrutin du 20 septembre 1992 », Ministère de l'intérieur
  39. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  41. « Réhabilitation de la décharge », sur parcduluberon.fr
  42. décheterie
  43. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  44. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  45. « Fos-Manosque en Pipeline », sur euro-petrole.com[PDF],
  46. « Un nouveau pipeline en France », sur Batiactu.com,
  47. Manuel d'Information Aéronautique, partie En-Route, page ENR 5.1-28, publié par le Service de l'information aéronautique
  48. Manuel d'Information Aéronautique, partie En-Route, pages ENR 5.1-24, 5.3-4 et 5.3-5 publié par le Service de l'information aéronautique
  49. « Impôts locaux à Villelaure », Taxes.com
  50. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  51. « Page de Villellaure », Cassini
  52. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  53. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  54. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  55. « Recensement 1999 », INSEE
  56. http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=84147&produit=P_POPB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR | INSEE : Population totale par sexe et âge à Villelaure (1999)
  57. « Classement de la ville de Villelaure », Annuaire des Mairies
  58. Carte scolaire du Vaucluse
  59. « Site du collège Marie Mauron », Académie Aix-Marseille,
  60. « Site du lycée Val de Durance », Académie Aix-Marseille,
  61. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académie Aix-Marseille,
  62. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académie Aix-Marseille,
  63. « Site du SOC Villelaure », sur soc-villelaure
  64. « Site du TC Villelaure », sur tcvillelaure
  65. « article de la Provence sur l'épervier », La Provence[PDF]
  66. « site du Vélo Club Villelaure Cadenet », sur fcvd.free.fr [PDF]
  67. « La poste de Villelaure », sur villelaure.fr
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  70. a, b, c et d « Résultats du recensement de la population - 2007 », sur site de l'INSEE
  71. « Emploi à Villelaure sur le site de l'Internaute », sur linternaute.com
  72. Voir Massif du Luberon
  73. « Produits Villelauriens reconnus AOC, IGP », INAO
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  75. « Fiche de l'Aigues rosé », INAO,
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  78. « Fiche de l'IGP Vaucluse blanc », INAO,
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  84. « Vin de pays de Vaucluse », sur vdp-vaucluse.fr
  85. « Vignoble Forbin de Janson », sur vinluberon.fr
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  89. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC
  90. Les variétés d'olives
  91. « demande d’enregistrement d’une indication géographique protégée concernant de la cerise des coteaux du Ventoux », Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi,
  92. « Listes des entreprises de Villelaure », sur www.verif.com
  93. « Comptes de la société SOPROMAG », sur société.com,
  94. « Comptes de la société Kader B », sur société.com,
  95. « Comptes de la société Menuiserie l'Ecoincoin », sur société.com,
  96. « Comptes des Établissements Crest et Cie », sur société.com,
  97. « Comptes du Vignoble Forbin de Janson », sur société.com,
  98. Enregistrements sonore Radio France Bleu sur Villelaure
  99. tour de Ferrier
  100. Armorial des communes du Vaucluse