La Bastidonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Bastidonne
La Bastidonne.
La Bastidonne.
Blason de La Bastidonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton de Pertuis
Intercommunalité Communauté territoriale du Sud Luberon
Maire
Mandat
Jacques Decuignières
2014-2020
Code postal 84120
Code commune 84010
Démographie
Gentilé Bastidonnais
Population
municipale
705 hab. (2014[1])
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 04″ nord, 5° 34′ 06″ est
Altitude 350 m
Min. 258 m
Max. 479 m
Superficie 5,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte administrative de Vaucluse
City locator 14.svg
La Bastidonne

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

Voir sur la carte topographique de Vaucluse
City locator 14.svg
La Bastidonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Bastidonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Bastidonne

La Bastidonne est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Bastidonnais et Bastidonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de La Bastidonne n'a que deux communes limitrophes : La Tour d'Aigues et Pertuis.

Carte de la commune.
Rose des vents La Tour d'Aigues La Tour d'Aigues La Tour d'Aigues Rose des vents
La Tour d'Aigues N La Tour d'Aigues
O    La Bastidonne    E
S
Pertuis Pertuis Pertuis

Relief[modifier | modifier le code]

Le village de la Bastidonne est situé sur une colline au centre de la commune dont le territoire comprend 591 hectares, dont 215 de forêt méditerranéenne, au croisement des routes départementales CD 972 (reliant Pertuis à Mirabeau) et CD 165 (reliant la Bastidonne à La Tour-d'Aigues).

Au sud-est du village, le plateau de Saint-Julien, qui fut la zone de peuplement sans doute la plus ancienne de la commune et qui est aujourd'hui couvert d'une forêt de chênes verts, culmine à 420 mètres (le point culminant de la commune est le sommet de Malacoste à 479 m).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par 1 ligne départementale[2] :

Ligne Tracé
17.3 Beaumont-de-Pertuis ↔ La Bastidonne ↔ Pertuis

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

La Bastidonne n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Pertuis[4].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[5]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Accès[modifier | modifier le code]

Deux routes départementales se croisent à La Bastidonne : la D972 et la D165.

Gares SNCF à Pertuis à 5 km vers Aix-en-Provence et Marseille et à Manosque - Gréoux-les-Bains à 23 km.

Gares TGV à Aix-TGV Arbois (45 min) ou Avignon-TGV (1 h).

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de La Bastidonne par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[6] :

Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

48 km

(S)

137 km

(S-O)

137 km

(S-E)

236 km

(N)

332 km

(O)

507 km

(O)

569 km

(N-E)

626 km

(N)

682 km

(N-O)

745 km

(N-0)

795 km

(N)

Toponymie[modifier | modifier le code]

En provençal : La Bastidouno. C'est vers 1231 que le Chevalier Savaric, originaire de Pertuis, fait construire une tour avec fortification, qui sera plus tard transformée en bastide. La Bastide de Savaric devient donc La Bastidonne, petite bastide.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[7] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 11,02 % 63,88
Zones agricoles 49,69 % 288,03
Zones naturelles 39,05 % 226,36
Total 100 % 579 66

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc.), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2014)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le peuplement de la commune remonte sans doute à la Préhistoire, en raison de sa localisation dans la vallée de la Durance, voie de passage privilégiée pour qui remonte de l’embouchure du Rhône vers les Alpes au nord.

Des fouilles y ont attesté la présence de l'homme à la fin du Néolithique. Bien connus, les tumuli (tombes empierrées de forme circulaire) qui ont été découverts au lieu dit l'Agnel (commune de Pertuis, au sud de la Bastidonne) ont révélé des vestiges de l'âge du bronze et notamment un mobilier étrusque qui prouvent l'importance du commerce à cette époque.

Un premier peuplement probablement permanent est surtout attesté sur le site de l'oppidum de Saint-Julien, dont l'escalier dérobé est semblable, quoique plus modeste, à celui du fort néolithique de Buoux (Nord-Luberon). Les archéologues ont retrouvé assez de vestiges et de monnaies phocéennes sur ce plateau pour penser qu’à l’époque celto-grecque y était implanté un « emporion » (comptoir commercial) qui plus tard se transformera en vicus gallo-romain.

À l'époque romaine, les oliveraies et les fermes du pays d'Aigues qui s'étendent jusqu'à la commune de la Bastidonne, où des colonnes romaines et un cercueil de verre — exposé à Marseille — ont été inventés. Le peuplement de Saint-Julien, quant à lui, s'interrompt peut-être aux IVe-Ve siècles, période de repli démographique. On ignore si cette interruption fut totale mais les grandes invasions mirent un terme à toute occupation humaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Haut Moyen Âge, des moines fondent trois prieurés. Le premier, sous le nom de Benadeus, fut une dépendance des chanoines de l’abbaye de Saint-Ruf de Valence dès 1096. Ce lieu fut ensuite consacré à Notre-Dame-de-Bonaventure.

Au XIIIe siècle, le prieuré de Notre-Dame-de-la-Réal fut une possession viticole de l’abbaye chalaisienne de Notre-Dame de Lure dans les Alpes provençales.

Le troisième dédié à saint Julien – et qui donna son nom au plateau – malgré ses importantes dimensions (25 x 5 mètres) a des origines assez floues. On sait que, jusqu’au XVIIe siècle, le prieuré Saint-Julien fut le centre d’un pèlerinage très suivi qui se déroulait tous les 23 août. Cette date et son nom suggèrent qu’il se substitua à un ancien culte solaire. Il ne reste de nos jours qu’une partie de l’abside, sa pierre d’autel a été dérobée en 1969. Au milieu du XIXe siècle, on sait que son approche était marquée par un petit oratoire sur la base duquel était gravé « Epaminondas, général thébain ».

Le terroir de Bastidonne relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Bastidonne, lui est donnée. Il conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[8].

L'origine du village actuel est quant à elle plus récente. C'est au XIIIe siècle, époque de défrichements, qu'une « bastide » - probablement l'agrandissement d'un pavillon de chasse originel - est fondée sur les terres des seigneurs de la Tour d'Aigues, accompagnée par l'église du village. Elle était défendue par le château de Tourrache dont les ruines furent arasées à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

De cette « bastide de Savaric » (Bastida de Savaricus, 1231) subsiste aujourd'hui un pan de mur vers le sommet du village. Elle passa ensuite, en 1235, à Pierre des Orgues. Désertée par ses habitants, la seigneurie devint le fief des Agoult qui la repeuplent par un acte daté de 1485.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En effet, les possibles reconstitutions du bâtiment médiéval le rapprochent par la forme du pavillon de chasse du roi René, à Aix-en-Provence (daté du XVe siècle). Il est possible qu'au même moment ait été dédié l’ermitage de Saint-Julien, dont la chapelle actuellement en ruine ne date que du XVIe siècle.

Par mariage, la Bastide arriva à Jean Louis Nicolas de Bolliers, au XVIe siècle. Malgré ses seigneurs consécutifs, le village garda son nom de Bastide ou Bastidonne de Savaric. La carte du « Comté et Gouvernement de Provence » dressée en 1652 par Samson d’Abbeville note encore Bastide de Savary. En 1782, Darluc, dans son Histoire Naturelle de Provence, l’appelle Bastidonne.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune prend officiellement le nom de la Bastidonne le . En 1793, lors de la création du département de Vaucluse, elle est tout naturellement rattachée à ce dernier.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'expansion des terres agricoles se fait principalement sur le versant sud du plateau de Saint-Julien dont les pierres sont réemployées pour bâtir les murs des terrasses et dans la vallée de Galance en raison de la présence d'eau.

La Bastidonne fait aujourd'hui partie du parc naturel régional du Luberon (son maire[Qui ?] en étant le président)[Quand ?].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de La Bastidonne.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

La commune vote généralement très à gauche (70 % aux européennes de 2009, 68 % aux législatives de 2007), .

À l’Élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Ségolène Royal (PS) avec 33,74 %, suivi par Nicolas Sarkozy (UMP) avec 25,05 %, François Bayrou (UDF) avec 17,17 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 9,29 % et Olivier Besancenot avec 4,65 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 52,30 % (résultat national[9] : 46,94 %) contre 47,70 % pour Nicolas Sarkozy (résultat national : 53,06 %)[10].

Aux Élections législatives de 2007, le premier tour a vu Jean-Louis Joseph (PS) arriver très largement en tête avec 56,71 % devant Jean-Claude Bouchet (UMP) avec 21,41 %, viennent ensuite Maurice Giro (Divers droite) avec 6,12 % et Nicole Bouisse (UDF) avec 4,47 %, aucun autre candidat ne dépassant les 3 %. Le second tour a vu arriver largement devant Jean-Louis Joseph avec 68,79 % (résultat circonscription[11] : 44,72 %) contre 31,21 % pour Jean-Claude Bouchet (résultat circonscription : 55,28 %). Abstention moins forte La Bastidonne avec respectivement 24,65 % et 24,48 % aux deux tours que dans la circonscription (37,93 % et 38,68 %)[12].

À l’Élection européenne de 2009, Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 29,51 % est arrivée en tête suivie par Vincent Peillon (PS) avec 23,61 %, Françoise Grossetête (UMP) avec 14,75 %, Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche) 7,54 %, Raoul-Marc Jennar (NPA) avec 6,56 % et Jean-Luc Bennahmias (Modem) avec 5,57 % et ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le taux de participation a été de 55,61 %[13].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[14]). Lors du scrutin de 2008 le maire sortant Jean-Louis Joseph a obtenu le quatorzième total de la liste unique avec 343 voix sur 413 suffrages exprimés (83,05 %) [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 en cours Jean-Louis Joseph PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

La Bastidonne est une des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009 elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse). La Bastidonne fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir fait partie du canton de La Tour d'Aigues de 1793 à 1801[16].

La Bastidonne fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud’homale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[17].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de commune, fait partie du syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vice-président du conseil général de Vaucluse)[18]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[19].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à La Bastidonne en 2009[20]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 14,28 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 18,62 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 45,15 % 0,25 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[21]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

La population de la Bastidonne, qui compte près de 700 habitants en 2004, a connu une croissance relativement limitée durant les deux dernières décennies. Celle-ci s'est traduite par la création de pavillons le long des chemins de Galance et de Fontvieille. Cette croissance est principalement le fait de l'essor urbain aux confins du pays d'Aix (Bouches-du-Rhône) qui a surtout touché les communes voisines de Pertuis et de La Tour-d'Aigues.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 705 habitants, en diminution de -6,5 % par rapport à 2009 (Vaucluse : 2,58 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
288 300 305 317 294 295 304 291 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
304 300 287 275 270 252 214 204 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
179 167 178 143 118 132 131 129 135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
153 179 259 381 505 677 737 719 705
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Bastidonne a une école primaire publique[25], ensuite les élèves sont affectés au collège Albert-Camus à La Tour-d'Aigues[26],[27]. Les élèves poursuivent ensuite au lycée Val-de-Durance[28] à Pertuis (enseignement général) ou lycée Alexandre-Dumas[29] à Cavaillon soit Lycée Alphonse Benoit[30] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Économie[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XIXe siècles, la Bastidonne possède un élevage de vers à soie. Jusqu'à aujourd'hui, l'agriculture et en particulier la viticulture restent les principales activités économiques pratiquées sur le territoire de la commune (blé, vin rouge et blanc AOC Côtes du Luberon).

En 1985, une zone d'activités artisanales de 12 260 m² a été créée à la sortie du village, le long de la route départementale CD 165 en direction de la Tour-d'Aigues. Elle héberge notamment une fabrique de beignets et un garage.

Commerce[modifier | modifier le code]

La Bastidonne dispose depuis les années 1980 de deux commerces de proximité : un bar-tabac et une épicerie. L'établissement La Terrasse, qui porte le label Bistrot de pays[31], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[32].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Logo de la pomme de terre de Pertuis.
Pommes de terre Monalisa.
Pomme de terre de Pertuis

En 2008, la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[33] est créée. Le la pomme de terre de pertuis devient une marque[34]. des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles ;

Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède une typicité liée au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance.Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la « Pomme de terre de Pertuis ».

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de La pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix en Provence, le Luberon et la vallée de la Durance[35].

Huile d'olive de Provence AOC
Huile de Provence AOC.

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le , réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le [36].

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[36],[37].

Dans la commune La Bastidonne, quelques oliveraies répondent à ses critères. Les olives sont principalement pressées au Moulin du Grand Réal ou Moulin du Pays d'Aigues un des derniers moulins de la région. Les oliviers du domaine du Grand Réal fournissent à eux seuls 1 500 litres d'AOC certifiées agriculture biologique sur 2 ha et sont exploités par les autistes de l'ESAT du Grand Réal[38]. Le moulin presse également 100 tonnes d'olives apportés par 400 producteurs extérieurs[39].

Cerises

A La Bastidonne sont cultivées des cerises ayant l'Indication géographique protégée: cerises du Ventoux à savoir que la cerise des coteaux du Ventoux se caractérise par sa production dans la zone des coteaux du Ventoux, par sa cueillette à maturité optimale et par son calibre moyen minimum garanti à 24 mm[40].

Vignes

La commune produit des vins ayant quatre appellations reconnues par INAO[41], un AOC les Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, avoir le label Indication géographique protégée (IGP) Vin de pays d'Aigues[42], qui peuvent être blanc[43], rosé[44],rouge[45].Les viticulteurs produisent aussi un autre label IGP les Vins de Pays de Vaucluse[46] qui peuvent être blanc[47], rosé[48],rouge[49]. Mais également un autre label IGP Vin de Pays de Méditerranée qui peut être blanc[50], rosé[51],rouge[52].

Un vignoble expérimental (vin de l'agriculture biologique) existe au Réal depuis les années 1990 sur 14 ha.

Agneau de Sisteron

Les agneaux élevés pendant 60 jours minimum avec la mère en bergerie, et ayant un âge compris entre 70 et 150 jours, et pesant de 13 à 19 kg peuvent prétendre à l'IGP label rouge Agneau de Sisteron[53].

Miel

Les apiculteurs produisant du miel ayant les caractéristiques suivantes : miel monofloral ou polyfloral, y compris miel de miellat, issu de la flore spontanée de Provence ou d'une culture spécifique à la Provence, à l'exception des cultures de colza, de tournesol ou de luzerne ainsi que toute autre culture non spécifique avec des pollens spécifiques à la Provence, spectre pollinique des miels devant, dans tous les cas, présenter une spécificité provençale peuvent prétendre à l'appellation IGP Miel de Provence[54].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les plus grosses entreprises de la commune sont Société nouvelle Valais (Fabrication de plats préparés) (créée le ) avec un chiffre d'affaires 111 600 au car la société n'a pas déposé ses comptes 2009, la société étant en redressement judiciaire depuis le [55] puis Genetec (Intermédiaires spécialisés dans le commerce) (créée le ) avec un chiffre d'affaires 497 000 et deux employés (contre 482 000 ) en hausse de 3,11 %[56] et F.E.P. (Travaux de peinture et vitrerie) (créée le ).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-Bonne-Aventure de La Bastidonne.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

La commune de La Bastidonne n'a pas de bâtiments classés monument historique, mais onze sont inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel inscrits le [57] en particulier :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de La Bastidonne Blason De sable à la tour donjonnée d'or, ouverte et maçonnée du champ.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune », INSEE
  2. TransVaucluse Fiche horaire ligne 17.3
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  5. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  6. (fr) « Distance entre Ansouis et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  7. (fr) « La Bastidonne », Parc du Luberon
  8. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  9. « Élection présidentielle de 2007 : France entière », Ministère de l'intérieur
  10. « Élection présidentielle de 2007 : La Bastidonne », Ministère de l'intérieur
  11. « Élections législatives de 2007 : 2ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  12. « Élections législatives de 2007 : La Bastidonne - 2ème circonscription de Vaucluse »
  13. « Élection européenne scrutin du 7 juin 2009 », Ministère de l'intérieur
  14. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  15. « Résultats élections municipales 2008 à Mirabeau », sur linternaute.com
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  18. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  19. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM »
  20. « Impôts locaux à La Bastidonne », taxes.com
  21. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  26. Carte scolaire du Vaucluse
  27. « Site du collège Albert Camus », Académique Aix-Marseille,
  28. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille,
  29. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille,
  30. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille,
  31. La charte Bistrot de Pays
  32. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  33. « Site de la confrérie de la pomme de terre de Pertuis », sur lapommedeterredepertuis.fr
  34. « la pomme de terre de pertuis devient une marque », Mairie de Pertuis,
  35. « carte de la route gourmande », sur lapommedeterredepertuis.fr
  36. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  37. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info
  38. (en) « L'[[Établissement ou service d'aide par le travail|ESAT]] du Grand Réal », sur bourguette-autisme.org
  39. (en) « Site du Grand Réal », sur bourguette-autisme.org
  40. « demande d’enregistrement d’une indication géographique protégée concernant de la cerise des coteaux du Ventoux », Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi,
  41. « Produits Pertuisiens reconnus AOC, IGP », INAO
  42. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  43. « Fiche de l'Aigues blanc », INAO,
  44. « Fiche de l'Aigues rosé », INAO,
  45. « Fiche de l'Aigues blanc », INAO,
  46. « Vignerons de Pertuis produisant du VdP de Vaucluse », Syndicat des Vins de Pays de Vaucluse
  47. « Fiche de l'IGP Vaucluse blanc », INAO,
  48. « Fiche de l'IGP Vaucluse rosé », INAO,
  49. « Fiche de l'IGP Vaucluse rouge », INAO,
  50. « Fiche de l'IGP Méditerranée blanc », INAO,
  51. « Fiche de l'IGP Méditerranée rosé », INAO,
  52. « Fiche de l'IGP Méditerranée rouge », INAO,
  53. « Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron », INAO,
  54. « Fiche de l'IGP Miel de Provence », INAO,
  55. « Société nouvelle Valais », sur societe.com,
  56. « Société Genetec », sur societe.com,
  57. « Sites inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel de La Bastidonne », Ministère de la Culture
  58. « Chapelle, Ermitage Saint-Julien », Ministère de la Culture
  59. « Eglise Paroissiale Notre-Dame-de-Bonne-Aventure », Ministère de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy, (ISBN 2-903044-27-9)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Nîmes, Christian Lacour, (ISBN 2-84406-051-X)
  • Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis, (ISBN 2-908810-01-8)
  • Patrick Ollivier-Elliot, Luberon,Pays d'Aigues, Édisud, (ISBN 978-2-7449-0764-7)

Sources[modifier | modifier le code]

  • La Bastidonne, monographie par Jean-Louis Joseph et Jean Vermeulin

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]