Cucuron

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Cucuron
Porte médiévale à Cucuron
Porte médiévale à Cucuron
Blason de Cucuron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton de Cadenet
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Luberon
Maire
Mandat
Roger Deranque
2014-2020
Code postal 84160
Code commune 84042
Démographie
Gentilé Cucuronnais, Cucuronnaises
Population
municipale
1 809 hab. (2012[1])
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 27″ N 5° 26′ 22″ E / 43.7741666667, 5.4394444444443° 46′ 27″ Nord 5° 26′ 22″ Est / 43.7741666667, 5.43944444444  
Altitude 375 m (min. : 235 m) (max. : 1 105 m)
Superficie 32,68 km2
Localisation

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Cucuron
Liens
Site web http://mairie-cucuron.fr

Cucuron est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Cucuronnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé au sud du massif du Luberon, et comprend sur sa majeure partie le versant nord de la vallée d'Aigues, incliné en pente douce vers le sud. Le point le plus élevé est situé au nord, à 1 040 mètres d'altitude, sur la crête du Luberon.

Le village proprement dit est situé sur une colline dominante, constituée de safre, qui culmine à 375 mètres. Il est entouré de coteaux de vignes et de cultures maraîchères, céréalières (champ de blé) ou de friches agricoles.

Des parcelles « en lamelles » peuvent constituer un héritage des domaines (villae) de l'époque gallo-romaine (deux d'entre elles ont été clairement identifiées et fouillées).

L'extrême sud du territoire fait partie de la plaine alluvionnaire de la Durance.

Plusieurs cours d'eau irriguent la commune, dont les « torrents » du Vabre et de l'Ermitage (ce dernier irrigue le village).

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune

Les villages les plus proches de Cucuron sont Ansouis (4,8 km), Vaugines (2,2 km) et Lourmarin (7,4 km).

Rose des vents Sivergues Auribeau Cabrières-d'Aigues Rose des vents
Vaugines N Cabrières-d'Aigues
Sannes
O    Cucuron    E
S
Vaugines Ansouis Ansouis

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Cucuron par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[2] :

Ville Marseille Montpellier Nice Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

53 km

(S)

127 km

(S-O)

147 km

(S-E)

226 km

(N)

322 km

(O)

495 km

(O)

564 km

(N-E)

615 km

(N)

669 km

(N-O)

731 km

(N-0)

784 km

(N)

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du périmètre de la Réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité à des sites fossilifères exceptionnels.

L'altitude varie de 235 à 1105 mètres.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

La commune a connu de 1982 à 1998 une inondation et coulées de boue, un mouvement de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ainsi qu'une grosse tempête qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel[4].

Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O.
Tempête 6 novembre 1982 10 novembre 1982 30 novembre 1982 2 décembre 1982
Inondations, coulées de boue et glissements de terrain 26 août 1986 26 août 1986 11 décembre 1986 9 janvier 1987
Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols 1er janvier 1998 30 juin 1998 1er août 2002 22 août 2002

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Cucuron n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Pertuis[5].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 27,6 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 287,6
dont pluie (mm) 33 18 21 40,6 27,6 27,6 8,2 18,3 57 52,3 37 23 280
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[6]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
3,2
35,3
 
 
 
12,7
4,1
21,3
 
 
 
15,7
6,5
21,9
 
 
 
18,3
9,1
40,6
 
 
 
22,8
13
27,6
 
 
 
26,8
16,6
14,6
 
 
 
29,7
19,1
8,2
 
 
 
29,5
19
18,3
 
 
 
25
15,8
57
 
 
 
20,5
13,5
52,3
 
 
 
15
7,4
39,1
 
 
 
11,9
4,3
25,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

Issu de la racine pré-indo-européenne "Kuk" qui désigne un lieu situé sur une montagne élevée ou sur une éminence arrondie. On trouve les différentes appellations : castro Cucurone et castro Cucuroau XIe siècle, in tertitorio Cucuronis, de Cucurun au XIIe siècle, Cucuron à partir du XVIe siècle.

Cucuron se nomme en Provençal Cucuron selon la norme classique ou Cucuroun selon la norme mistralienne.

La tradition locale attribue l'origine du nom du village à Jules César, comme nombre de communes provençales. Ce dernier, voyant les habitants du lieu courir, aurait prononcé la locution latine « cur currunt ? » (« Pourquoi courent-ils ? »). En fait Cucuron, sous des graphies diverses, est un toponyme fréquent dans la France méridionale, avec le sens de point culminant, monticule. De nombreux lieux-dits s'appellent ainsi, de même que diverses communes : Coucouron (Ardèche), Cuguron (Haute-Garonne), Cuqueron (Pyrénées-Atlantiques).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site du village médiéval était occupé dès le Néolithique (au lieu-dit « le Castelas »). Durant la protohistoire, il se trouve sur les territoires du peuple gaulois des Dexcivates, établis le long de la Durance, comme l'indiquent les sépultures des Conques.

Article détaillé : Mausolée de Cucuron.

Un établissement dans la plaine, au sud du village, date quant à lui de la période gallo-romaine : des villae y furent alors implantées, profitant des sols fertiles, avec plusieurs nécropoles et un mausolée (mausolée des Pourrières, daté du Ier siècle av. J.-C.).

Vaisseau romain, graffiti de la villa du Viély à Cucuron
Vaisseau romain, graffiti reconstitué

La villa du Viély est une villa gallo-romaine qui a été fouillée sur la commune de Cucuron dans un secteur proche de Cabrières-d'Aigues. Les fouilles n'ont dégagé qu'une partie de la villa composée d'un segment de portique et de l'amorce de quelques pièces[7].

Ce fut suffisant pour mettre au jour un graffiti le dessin d'un bateau de commerce maritime. Il fut identifié lors du remontage des panneaux d'enduits peints qui recouvraient les murs. Ce bâtiment avait été soigneusement gravé à la pointe sur un mètre carré. Le graffiti avait été réalisé sur un panneau d'enduit peint ocre rouge cerné par un cadre vert. Il est à noter qu'un second bateau apparaît sur quelques fragments. Ce dessin de très haute qualité, a été réalisé par un bon technicien qui a dû faire ses relevés à Massilia, situé à une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseau[7].

Cucuron

Au Moyen Âge, un castrum fut bâti sur la colline par la famille de Reillanne-Valence : le village actuel date au plus tôt du XIe siècle et est cité pour la première fois dans les sources sous le nom de castrum cucurone (en 1024). Ce dernier passe entre les mains de plusieurs familles de seigneurs : les Sabran au XIIe siècle, puis les Castillon et les Oraison en co-seigneurie et enfin les Bruni de La Tour-d'Aigues à la fin du XVIIIe siècle.

Parallèlement, un « consulat » est créé : le village est dès lors administré par des « consuls » qui détiennent la police et la basse justice.

Mairie du Trancat, bâtiment du XVIe siècle, aujourd'hui disparu

Le fief de Cucuron relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Cucuron, lui est donnée. Il conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[8].

Durant le bas Moyen Âge, Cucuron héberge une communauté juive qui est officiellement expulsée en 1501. Il accueille également une minorité de Vaudois, après que ceux-ci ont repeuplé le Luberon à la fin du XVe siècle. En 1534, l'archevêque d'Aix-en-Provence fait exécuter une dizaine de ces hérétiques, dont des habitants de Cucuron.

Toutefois, au moment des guerres de religion, Cucuron demeure majoritairement catholique à la différence des villages qui l'entourent.

En 17201721, le village est durement touché par l'épidémie de peste qui se répand depuis Marseille.

Dépeuplé par la suite, il subit encore un important exode rural au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Cucuron

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[9]). Lors du scrutin de 2008 le nouveau maire Roger Deranque a obtenu le second total de la liste unique avec 744 voix sur les 1 162 suffrages exprimés soit 64,03 % des voix. La participation a été de 77,88 %[10].

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1975 Mars 1989 Jean Jordan    
Mars 1989 Juin 1995 Robert Fauque    
Juin 1995 Mars 2001 Alain Gardon    
Mars 2001 Mars 2008 Gérard Livilsi    
Mars 2008 en cours Roger Deranque    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Cucuron est une des neuf communes du canton de Cadenet qui totalise 17 278 habitants en 2008. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la deuxième circonscription de Vaucluse. Cucuron fait partie du canton de Cadenet depuis 1801 après avoir été chef-lieu du canton de Cucuron de 1793 à 1801[11].

Cucuron fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d' affaires de Sécurité sociale d’Avignon[12].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal crée en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vie-président du Conseil général de Vaucluse)[13]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[14].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Cucuron en 2009[15]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,50 % 0,40 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 11,40 % 0,51 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 40,24 % 1,58 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 21,56 % 0,83 % 13 00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[16]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[17] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 2,58 % 83,84
Zones agricoles 56,62 % 1 839,04
Zones naturelles 40,71 % 1 322,42
Total 100 % 1 792,00

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La population de Cucuron a dû rester relativement stable au cours de l'Histoire : le village qui comptait près d'un millier d'habitants au début du XIVe siècle en comptait près de 2000 à la veille de l'épidémie de peste de 17201721. La mortalité excessive causée par celle-ci entraîna toutefois un net recul de la population au XVIIIe siècle, recul qui fut aggravé aux XIXe et première moitié du XXe siècle avec l'exode rural.

En 2012, la commune comptait 1 809 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 078 2 015 2 072 2 373 2 243 2 187 2 082 2 053 2 028
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 890 1 781 1 803 1 674 1 636 1 520 1 480 1 352 1 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 201 1 148 1 090 964 990 955 949 1 029 1 013
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 033 1 177 1 206 1 409 1 624 1 792 1 814 1 816 1 809
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire publique[19], les élèves sont ensuite affectés au Collège Le Luberon à Cadenet[20], puis le lycée Val de Durance[21] à Pertuis (enseignement général) ou Lycée Alexandre Dumas[22] à Cavaillon soit Lycée en France Alphonse Benoit[23] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

De nombreux commerces ont pignon sur rue dans le village : une supérette, un bureau de tabac, un garage, trois boulangeries, une boucherie-charcuterie, une pharmacie, un cinéma, deux hôtels, plusieurs restaurants, bars, un salon de coiffure, boutiques diverses, agences immobilières.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vignes[modifier | modifier le code]

La viticulture est l'activité dominante, produisant des vins luberon (AOC). Les cultures fruitières (cerise de conserve, raisin de table, melons) et les cultures maraîchères sont également présentes sur le territoire de la commune.

Le village possède plusieurs coopératives : une coopérative de cerises de conserve, une coopérative agricole de blé et céréales, une coopérative vinicole, ainsi que deux moulins à huile qui ouvrent leurs portes aux récoltants vers la mi-novembre auxquels sont associées des boutiques de produits du terroir ouvertes toute l'année. Certains exploitants ont mis en place leur propre réseau de commercialisation, notamment pour les vins AOC Luberon. De plus, un élevage caprin commercialise directement sa production de fromages (vente à la ferme).

Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[24]

Comme sur le reste des terroirs environnants, l'oléiculture tend aujourd'hui à se développer.

Pomme de terre[modifier | modifier le code]

Logo pomme de terre pertuis.jpg

En 2008, la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[25] est créée. Au dernier recensement de l'agriculture, en 1979, 111 hectares de pomme de terre étaient cultivés ici et Pertuis fournissait plus de 10 % de la production de Vaucluse[26]. Et le 29 janvier 2010 la pomme de terre de pertuis devient une marque[27]. des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles ;

Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède une typicité liée au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance.Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la « Pomme de terre de Pertuis ».

La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de La pomme de terre de Pertuis : le Pays d'Aix en Provence, le Luberon et la Vallée de la Durance[28].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[29].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir
Le jardin à la française contemporain du Pavillon de Galon
  • Bassin de l'étang (bassin quadrangulaire du début du XVIe siècle) situé au nord du village : il alimentait un moulin banal.
  • Église Notre-Dame-de-Beaulieu (en partie de style roman provençal (XIIIe siècle), en partie de style gothique). Cette église abrite un orgue historique, construit entre 1786 et 1788 par Pierre Duges (à partir d’un orgue beaucoup plus ancien (1614) dû à Pierre Marchand) et restauré entre 1975 et 1983 par Patrice Bellet.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir (premier art roman) Autrement appelée l'Ermitage. D’abord petit sanctuaire de pèlerinage, annexe de la paroisse, citée dans quelques testaments à partir de 1292, il ne reste de la chapelle romane que le cul de four et la dernière travée transformés plus tard en habitation. Au début du XVIIe siècle, elle est entretenue par une confrérie qui y fit construire un clocher en 1602, un ermitage en 1613 et une nouvelle nef entre 1614 et 1620. La chapelle devint propriété communale après la Révolution et restaurée en 1957, puis de nouveau au milieu des années 70 jusqu'à nos jours.
  • Enceinte médiévale, avec portes et tours visibles, dont le beffroi, ou « tour de l'horloge » (XIIIe – XVIe siècles). Trois enceintes successives entourèrent la ville durant le Moyen Âge.
  • Ruines du château et caves creusées dans le safre (restes d'une tour quadrangulaire du XIVe siècle, dite « tour Saint-Michel »).
  • Moulin à huile du XVIe siècle, dans une grotte creusée sous les remparts au sud du village.
  • Cave coopérative vinicole (vente au détail).
  • Bibliothèque municipale.
  • Musée Marc Deydier, du nom d'un érudit cucuronnais (collections archéologiques gallo-romaine et néolithique, ethnographie locale).
    Musée Marc Deydier, Salle des outils agricoles
  • Cinéma "Le Cigalon" (environ 100 places) qui propose chaque semaine de nombreux films originaux aussi bien en français qu'en version originale.
  • Le Pavillon de Galon et son jardin portant le label « jardin remarquable »[30].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune rurale de Cucuron fait partie du Parc naturel régional du Luberon. Elle est équipée de l'ADSL (Internet haut débit) depuis janvier 2005.

Le marché se tient le mardi.

Le Mai de Sainte-Tulle en 1906

Quatre marchés nocturnes sont organisés chaque année entre le mois de juillet et d'août autour de l'étang (généralement les 2 derniers vendredis de juillet et les 2 premiers d'août).

  • La fête de Sainte Tulle a lieu le premier samedi après le 21 mai : l' « arbre de mai » est transporté à dos d'hommes à travers le village et dressé devant l'église. Cette tradition commémore le vœu fait par les Cucuronnais en 1720 à leur sainte patronne d'aller en procession, chaque année, planter une piboule (peuplier) devant l'église si l'épidémie de peste prenait fin. Ce qui fut le cas ...

Expression populaire[modifier | modifier le code]

Dans le langage courant du Midi, l'expression Cucuron-les-Olivettes désigne un lieu éloigné, dénué d'intérêt ou lieu n'existant pas

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Cucuron

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à la tour d'argent, ouverte et ajourée du champ, accostée de deux sauvages de profil affrontés du même, qui la tiennent, celui de dextre de sa main dextre, celui de senestre de sa main senestre, l'autre main tenant une massue.

Devise : cucurrunt sed vixerunt (ils ont couru mais ils ont vaincu)

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Des films ont été tournés en partie dans le village :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie et liens[modifier | modifier le code]

  • P.A Février, Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Vaucluse, pays d'Aigues, cantons de Cadenet et Pertuis, Paris, Imprimerie nationale,‎ 1981 (ISBN 2-11-080763-6).
  • André Muller, Marc Deydier 1845-1920, impr. Réjou (ISBN 2-912244-09-9).
  • Linda Tallah, Le Luberon et pays d'Apt 84/2, Paris, Inscriptions et belles lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 2004 (ISBN 2-87754-085-5).
  • René Volot, Le mai de Sainte-Tulle, histoire et traditions en Luberon, CLC éditions,‎ 2003 (ISBN 2-84659-017-6).
  • Jean-Pierre Muret, Cucuron, 2000 ans d'histoire, Editions Pour Le Luberon,‎ 2008.
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Pays d'Aigues, Édisud,‎ 2008, 285 p. (ISSN 978-2-7449-0764-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune de Cucuron », INSEE
  2. « Distance entre Cucuron et les plus grandes villes Françaises », Annuaire Mairie
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. « Arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle », sur le site de la Direction générale de la prévention des risques / Ministère du Développement Durable en partenariat avec Réseau Ideal, Sciences Frontières Production et l´Institut francais des formateurs risques majeurs éducation.,‎ 21 mai 2010
  5. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo
  6. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo
  7. a et b Le graffiti de Cucuron
  8. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  9. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  10. « Résultats élections municipales 2008 à Cucuron », sur linternaute.com
  11. a et b (fr) « Page de cucuron sur Cassini », Cassini
  12. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  13. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  14. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  15. « Impots locaux à Cucuron », taxes.com
  16. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  17. (fr) « Cucuron », Parc du Luberon
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012
  19. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  20. Carte scolaire du Vaucluse
  21. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  22. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  23. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille,‎ 2010
  24. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  25. « Site de la confrérie de la pomme de terre de Pertuis », sur lapommedeterredepertuis.fr
  26. « La marque "Pomme de terre de Pertuis" est née », La Provence,‎ 1er février 2010
  27. « la pomme de terre de pertuis devient une marque », Mairie de Pertuis,‎ 2010
  28. « carte de la route gourmande », sur lapommedeterredepertuis.fr
  29. Voir Massif du Luberon
  30. http://www.parcsetjardins.fr/provence_alpes_cote_d_azur/vaucluse/le_pavillon_de_galon-1283.html