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Mérindol

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Mérindol
Mérindol
Vue générale.
Blason de Mérindol
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Intercommunalité Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Philippe Batoux
2020-2026
Code postal 84360
Code commune 84074
Démographie
Gentilé Mérindolais, Mérindolaises
Population
municipale
2 283 hab. (2023 en évolution de +8,87 % par rapport à 2017)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 24″ nord, 5° 12′ 14″ est
Altitude 168 m
Min. 100 m
Max. 620 m
Superficie 26,59 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Mérindol
(ville isolée)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cheval-Blanc
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Mérindol
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Mérindol
Liens
Site web www.merindol.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Mérindol est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants, au nombre d'environ 2 300, sont appelés Mérindolins ou Mérindolais[1].

Le village, situé au sud du massif du Luberon, surplombe la plaine de la Durance, à la limite entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Cette plaine a permis le développement d'une agriculture encore aujourd'hui importante dans l'économie de la commune.

Son histoire, comme celle de plusieurs autres villages du Luberon, a été marquée par les guerres de religion du XVIe siècle. Repeuplée à partir de 1504 par des vaudois, après un siècle d'abandon, la paroisse de Mérindol est victime en 1545 d'une expédition militaire liée à l'édit de Mérindol publié en 1540 par le parlement d'Aix, expédition qui aboutit au massacre de centaines de personnes à Mérindol et dans d'autres villages vaudois.

Géographie

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Mérindol est située à environ 60 km au nord-ouest de Marseille, 25 km au nord-ouest d'Aix-en-Provence, 25 km au sud-est d'Avignon, chef-lieu du département, et 10 km au sud-est de Cavaillon.

Communes limitrophes

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Voies de communication

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La route départementale 973 (ancienne RN 573) traverse la commune sur un axe ouest-est. Elle relie Avignon et Cavaillon à Saint-Paul-lès-Durance et aux Alpes (A 51 vers Gap et Grenoble, RN 94 vers Briançon et le col de Montgenèvre).

L'autoroute A7 (Paris-Lyon-Avignon-Marseille) est accessible à Sénas à 12 km de Mérindol.

La gare d'Avignon TGV est distante de 50 km[2].

L'aéroport d'Avignon est à 29 km et l'aéroport de Marseille à 36 km.

Relief et géologie

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La commune de Mérindol est à cheval entre la plaine alluviale de la Durance au sud de la commune et les hauteurs du massif calcaire du Petit Luberon au nord.

L'altitude varie de 100 m à 620 m[3].

Risques naturels et technologiques

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En France, les communes doivent informer les habitants des risques naturels et technologiques auxquels ils sont exposés. Pour cela, elles doivent mettre au point un document officiel, le Document d'information communal sur les risques majeurs (D.I.C.R.I.M).

La commune de Mérindol a réalisé ce document en [4]. Il en ressort que Mérindol est exposée à sept risques majeurs :

  • 5 risques naturels : inondation, séisme, incendie de forêt, mouvements de terrain, aléas météorologiques[5] ;
  • 2 risques technologiques : transport de matières dangereuses, rupture de barrage.

Hydrographie

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La commune est limitée au sud par la Durance[1]. Cette rivière a joué un rôle important dans le développement de la commune, notamment en ce qui concerne l'irrigation des cultures.

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible).

Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[6].

Liste de catastrophes naturelles subies par la commune depuis 1982

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Catastrophes naturelles passées sur la commune[7] :

  • Du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • Du au  : inondations et coulées de boue.
  • Du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • Du au  : inondations et coulées de boue.
  • Du au  : inondations et coulées de boue.
  • Du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • Du au  : inondations et coulées de boue.
  • Du au  : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
  • Du au  : inondations et coulées de boue.
  • Du au  : inondations, coulées de boue et glissements de terrain.
  • Du au  : tempête.

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 688 mm, avec 5,9 jours de précipitations en janvier et 2,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cadenet », sur la commune de Cadenet à 14 km à vol d'oiseau[10], est de 14,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 703,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 44,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1],[11],[12].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[13]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[14].

Au , Mérindol est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mérindol[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (27,3 %), zones agricoles hétérogènes (26,3 %), forêts (23,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,6 %), zones urbanisées (2,4 %), terres arables (1,7 %), eaux continentales[Note 3] (1,3 %), prairies (1,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Mérindol est mentionnée en 1221 dans une charte rédigée en latin, sous la forme de Merindolo (« de Mérindol »).

Il existe une commune du même nom dans le sud du département de la Drôme, Mérindol-les-Oliviers.

Préhistoire

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Une première présence humaine est attestée par de l'outillage et des vestiges datés de l'âge du bronze et de l'âge du fer[1].

Antiquité romaine

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La colonisation romaine commence dès -120 avec la conquête par Rome de la Gaule narbonnaise. Un vicus (village) a été découvert et fouillé au hameau des Borrys, à la limite de Puget. Dans les vestiges d'habitations ont été mis au jour des mosaïques, un autel dédié aux « Nymphes Éternelles » et des tombes à incinération[1].

Les vestiges les plus importants sont ceux d'un grand établissement thermal, de 35 mètres de longueur, précédé d'un péristyle de 12 mètres de largeur, qui comportait sept baignoires individuelles, des salles de culture physique et un système d'air chaud alimenté par un foyer[1].

Au Moyen Âge, Mérindol est située dans le comté de Provence, qui fait partie du Saint-Empire romain germanique (créé en 962). Ce n'est qu'en 1487 que le comté de Provence passe au royaume de France. En 1274, le Comtat Venaissin, dont Mérindol est tout proche, devient une possession du pape, entrant ainsi dans les États pontificaux, comme la ville d'Avignon à partir de 1309.

Le premier seigneur de Mérindol connu est Guy, vicomte de Cavaillon, grâce à une charte de 1225 par laquelle il accorde aux moines de l'abbaye de Silvacane le droit de pâture sur les terres de la seigneurie[1]. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240[21].

En 1248, Mérindol devient une possession directe du comte de Provence[1]. En 1257, celui-ci transige avec les évêques de Marseille et de Cavaillon. Le premier reçoit ce village et ses dépendances en fief, le second conserve la responsabilité spirituelle[22].

À la fin du XIIIe siècle, le seigneur de Mérindol est Guillaume de Podio[pas clair], qui vend la seigneurie en 1300 à Bertrand de Baux, prince d'Orange[23].

En 1393, Mérindol est prise par les troupes pontificales[pourquoi ?] et détruite[24]. Cette destruction est cependant parfois imputée à Gantonnet d'Abzac, vicaire général en Provence de Raymond de Turenne.[réf. nécessaire]

La paroisse va rester « déshabitée » pendant plus d'un siècle[22].

Renaissance et conflits religieux

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Le massacre de Mérindol en 1545.
Sur le chemin du souvenir, un banc permet de voir l'ensemble du village.

Repeuplement par des vaudois des vallées alpines (à partir de 1504)

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Cet abandon au cours du XVe siècle entraîne la disparition du bac de Mérindol au profit de celui de Sénas[25].

Le village est repeuplé grâce à un « acte d'habitation » conclu en 1504 par Ogier d'Anglure, évêque de Marseille, avec des vaudois, groupe de chrétiens dissidents de l’Église catholique[26].

Mérindol n'est pas le seul village concerné par le peuplement vaudois, c'est l'un des quarante villages du Luberon[27] dans lesquels viennent s'installer au moins 1 400 familles de vaudois des Alpes, environ 6 000 personnes au total, venues des diocèses de Turin et d' Embrun entre 1460 et 1560 (selon l'historien Gabriel Audisio). Les deux tiers des vaudois du Luberon arrivent entre 1490 et 1520.

Mais un problème grave se pose pour ces vaudois à partir du moment où se développe, d'abord dans le Saint-Empire (fin des années 1510), puis en France (années 1520), le mouvement de la Réforme protestante initié par Martin Luther en 1517. Les vaudois sont rapidement assimilés aux protestants (luthériens, puis calvinistes) et entrent dans la catégorie des hérétiques aux yeux des catholiques intransigeants.

Début de la lutte contre les hérétiques (à partir de 1530)

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En 1530, l'inquisiteur dominicain Jean de Roma dirige une campagne contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent, jusqu’à l’intervention du roi de France François Ier, alerté par la tournure des événements, l’inquisiteur profitant des pillages pour s'enrichir[28].

L'édit de Mérindol (1540) et les massacres de 1545

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En 1540, un juge d’Apt[Qui ?] fait arrêter et brûler le meunier Colin Pellenc pour protestantisme (et confisque à son profit[réf. nécessaire] son moulin, importante richesse à l’époque). Les vaudois de Mérindol se révoltent, et volent les troupeaux de moutons de la région[pas clair].

Cela entraîne des condamnations, et notamment l’édit de Mérindol du parlement d'Aix (), qui condamne 19 habitants de la paroisse à mort (par contumace) et le village à être rasé.

Après plusieurs ambassades du village, grâces et délais accordés par le roi pour qu’ils abjurent leur hérésie, la grâce est refusée le . Le village est entièrement brûlé le , et les habitants qui sont capturés, vaudois convertis au calvinisme, massacrés[29].

Mérindol au début des guerres de Religion (1560-1570)

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C’est à Mérindol que, le , avant la première guerre de religion (1562-1563), Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot[30].

À la fin de la troisième guerre de Religion (1568-1570), Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par la paix de Saint-Germain-en-Laye (8 août 1570) aux protestants de Provence[31].

Période de la Révolution et de l'Empire (1789-1815)

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En 1790, au début de la Révolution française, l'Assemblée nationale constituante crée les communes et les départements, notamment ceux des Bouches-du-Rhône et des Basses-Alpes, alors divisés en districts.

En 1791, le Comtat Venaissin et Avignon, qui font partie des États pontificaux depuis le Moyen Âge, sont annexés au royaume de France.

Le , alors que la France est devenue une république, est créé le département de Vaucluse, constitué des nouveaux districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi des districts d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Période contemporaine

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Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

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En 1940, à la suite de l'armistice du 22 juin, Mérindol fait partie de la zone non occupée. L'occupation ne commence qu'en novembre 1942, à la suite du débarquement des alliés en Afrique du Nord.

Le , quelques jours après le débarquement des alliés en Normandie (6 juin), quatre gendarmes sur les six qui ont rejoint le maquis sont fusillés par les Allemands. Une stèle de trois mètres de haut a été dressée sur le lieu de leur exécution dans le bois de pins qui limite le chemin du Bac[22].

Cette colonne SS légère[pas clair] qui remontait en camion vers Pertuis a aussi fait deux morts au hasard du trajet à La Roquette et à l'entrée de Lauris[32].

Lors de la libération[Quand ?], les Allemands laissent du matériel sur place faute d'essence, mais font main basse sur des vivres et des vélos.

Des représailles et des règlements de compte ont lieu ensuite, conduisant, par exemple, aux meurtres de la maison forestière de la Font de l'Orme où une mère et sa fille de 16 ans sont tuées et le père est grièvement blessé pour des soupçons non étayés[32].

Le chemin du souvenir des massacres des vaudois du XVIe siècle (1977)

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Sur le chemin du souvenir (été 2005).
En mémoire des Vaudois de Provence morts pour leur foi (l'inscription est un peu effacée).

En 1977, trois associations vaudoises (celles d'Allemagne, de France et d'Italie) décident de créer un chemin du souvenir qui voit le jour la même année. Une pancarte signale que l'inauguration du chemin s'est faite avec des représentants catholiques.

Ce chemin est devenu aride à partir de l'incendie du mois d'août 1980. En haut du chemin demeurent quelques vestiges du temple protestant.

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Mérindol appartient à l'arrondissement d'Apt et au canton de Cheval-Blanc depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, la commune était rattachée au canton de Cadenet.

En ce qui concerne l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de Vaucluse, représentée depuis par Bénédicte Auzanot (RN).

Sur le plan de l'intercommunalité, Mérindol appartient à la communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse (communauté de communes jusqu'en 2017) depuis le , date de sa création. Elle a succédé à la communauté de communes Provence Luberon Durance qui a existé de 2001 à 2013.

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[33].

Tendances politiques et résultats

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Élections municipales

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Élection municipale de 2020 (2d tour)
Philippe Batoux, 479 voix, 47,19 % (15 sièges) ; Joël Fritz, 270 voix, 26,60 % (2 sièges) ; Jacqueline Combe *, 266 voix, 26,21 % (2 sièges) ; 58,94 % de participation[34].
Élection municipale de 2014 (1er et unique tour)
Jacqueline Combe, 560 voix, 50,96 % (15 sièges) ; Philippe Batoux *, 539 voix, 49,04 % (4 sièges) ; 72,67 % de participation.

Liste des maires

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La mairie de Mérindol.
Liste des maires successifs[35]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 octobre 1947 Michel Sambuc    
octobre 1947 1948 Albert Teissier    
octobre 1948 1963 Gustave Beynet    
1963 mars 1965 Marcel Richier    
mars 1965 mars 1977 Maurice Blampignon    
mars 1977 mars 1983 Marcel Paviot    
mars 1983 1984 Claude Meynard    
1984 juin 1995 François Bonnet-Dupeyron    
juin 1995 mars 2001 René Dumas RPR puis DVD  
mars 2001 mars 2008 Mireille Sueur PCF Retraitée de la fonction publique
mars 2008 mars 2014 Philippe Batoux PS Retraité de l'enseignement
Vice-président de la CC Provence Luberon Durance (? → 2014)
mars 2014 3 juillet 2020 Jacqueline Combe UMP-LR Infirmière libérale
Vice-présidente de la CA Luberon Monts de Vaucluse (2017 → 2020)
3 juillet 2020[36] en cours Philippe Batoux PS Retraité de l'enseignement
4e vice-président de la CA Luberon Monts de Vaucluse (2020 → )

Écologie et recyclage

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Depuis maintenant (deux ans)[Quand ?] Mérindol dispose d'un système de recyclage des déchets de type (couleur jaune) comme le carton, l'aluminium, le papier, le plastique... En distribuant des sacs spéciaux pour récolter ces déchets. Il y a aussi de nombreux conteneurs spécialisés dans le recyclage du verre.

La commune possède une déchèterie située à côté de la caserne des pompiers sur la route départementale 973.

Finances locales

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L'imposition des ménages et des entreprises à Mérindol en 2009[37]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,82 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,20 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 41,64 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,97 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Drapeau de l'Allemagne Ötisheim (Allemagne), commune de 4 915 habitants dans l'arrondissement d'Enz dans le Bade-Wurtemberg.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2023, la commune comptait 2 283 habitants[Note 4], en évolution de +8,87 % par rapport à 2017 (Vaucluse : +2,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650621712776825762788814823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8708608901 128878868795778789
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759788812693707702671687672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7258691 0211 2211 5211 7981 9031 9231 966
2015 2020 2023 - - - - - -
2 0232 2322 283------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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La commune possède un centre de loisirs, une crèche, une école maternelle et primaire publique[42], les élèves sont ensuite affectés au collège Clovis-Hugues à Cavaillon[43], puis vers le lycée Ismaël-Dauphin à Cavaillon.

On trouve sur la commune un terrain de football, plusieurs terrains de tennis et un boulodrome en plein air.

La commune dispose de deux médecins, d'une pharmacie, d'un kiné, d'un dentiste et d'une infirmière

Les deux hôpitaux les plus proches sont le centre hospitalier de Cavaillon (19 km) et celui de Salon-de-Provence (20 km)

  • Église paroissiale Sainte-Anne, Monument historique classé[44]
  • Le temple de l'église réformée, à la suite du rétablissement de la liberté de culte, est l’un des premiers, avec celui de Lourmarin, à avoir été reconstruit en 1808.

Agriculture

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La commune produit des vins AOC côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label vin de pays d'Aigues[45]

Comme pour l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel, qui s'appuie sur le riche patrimoine des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert, qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[46].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Allée de platanes, accès principal au vieux village.
Pont suspendu sur la Durance.

Monuments classés :

  • Église paroissiale Sainte-Anne (milieu XVIIIe siècle) (cadastre AH 146) : inscription par arrêté du .
  • Pont suspendu franchissant la Durance (ancien) et maison du gardien (également sur commune de Mallemort, dans les Bouches-du-Rhône) (cadastre A 60) : inscription par arrêté du [47].
  • Vieux château, site archéologique (XIIIe et XIVe siècle), vestiges découverts et à découvrir composant le castrum du Vieux Mérindol (cadastre A 47, AE 45, 46) : inscription par arrêté du .

Autres monuments :

  • Beffroi avec horloge publique (seconde moitié du XVIIe siècle).
  • Église de Mérindol.

Festivités / Manifestations

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Chaque année depuis 1999, le village de Mérindol accueille le Salon des éco-énergies[48]. Ce salon, qui est la plus grande manifestation de Mérindol, s'installe sur le village fin septembre pour la durée d'un weekend.

Personnalités liées à la commune

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Mérindol au cinéma

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1941 : Après l'orage de Pierre-Jean Ducis avec René Dary, Jules Berry[49].

1956 : L'Eau vive de François Villiers avec Charles Blavette, Pascale Audret, Andrée Debar, Henri Arius, Milly Mathis. Film tourné également à Cavaillon.

Héraldique

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Blason de Mérindol

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une hirondelle volante en bande d'argent ; et une mer du même, à la pointe de l'écu[50]

Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  3. Cartes IGN
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  41. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  42. Enseignement publique primaire en Vaucluse
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  45. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  46. Voir Massif du Luberon
  47. Notice no PA00082078, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  49. Cinéluberon-Apt
  50. Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884

Bibliographie

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  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986, , 475 p. (ISBN 2-903044-27-9)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé, , 400 p. (lire en ligne)
  • Gabriel Audisio et Jacques Aubery (320 p.), Histoire de l'exécution de Cabrières et de Mérindol, Paris, Paris Eds De, , 295 p. (ISBN 2-905291-35-4)
  • Brice PEYRE, Histoire de Mérindol en Provence, réimpression de l'édition d'Avignon de 1939, Laffite reprints, Marseille, 1971 et 1984

Articles connexes

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Liens externes

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