Cavaillon

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Cavaillon
Vue de la Place Léon-Gambetta anciennement dite "Place de l'Étoile".
Vue de la Place Léon-Gambetta anciennement dite "Place de l'Étoile".
Blason de Cavaillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Cavaillon
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Claude Bouchet
2014-2020
Code postal 84300
Code commune 84035
Démographie
Gentilé Cavaillonnais, Cavaillonnaises
Population
municipale
26 201 hab. (2014en augmentation de 5.98 % par rapport à 2009)
Densité 570 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 15″ nord, 5° 02′ 17″ est
Altitude Min. 49 m – Max. 200 m
Superficie 45,96 km2
Localisation

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Liens
Site web cavaillon.com

Cavaillon est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans la vallée de la Durance, au sein du Parc naturel régional du Luberon. Cavaillon faisait partie du Comtat Venaissin de 1274 à 1791 où se tenait une assemblée d'officiers municipaux[1].

Elle est un ancien siège épiscopal. Elle est considérée en France comme, entre autres, la capitale du melon.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située dans la vallée de la Durance, au pied de la colline Saint-Jacques qui domine la plaine environnante et fait face au Luberon à l'est et aux Alpilles au sud-ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situation de Cavaillon.
Communes limitrophes de Cavaillon
Caumont-sur-Durance L'Isle-sur-la-Sorgue
Le Thor
Robion
Cabannes Cavaillon Taillades
Plan-d'Orgon Orgon Cheval-Blanc

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Cavaillon se situe entre la Durance et le Calavon (ou Coulon). Elle est traversée par le canal Saint-Julien.

Géologie[modifier | modifier le code]

La plaine alluvionnaire sur laquelle est construite l'agglomération s'inscrit dans la vallée de la Durance.

La colline Saint-Jacques qui surplombe la ville et toute la vallée de la Durance est, comme une partie du Luberon et des Alpilles, un massif rocheux de calcaire urgonien. Elle mesure 180 mètres de hauteur pour environ 300 hectares de surface.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[2].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Relevé météorologique de Cavaillon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437
Source : (fr) Données de Cavaillon 1961 à 1990
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10
2
36,5
 
 
 
12
3
23,3
 
 
 
16
6
24,9
 
 
 
18
8
47,7
 
 
 
23
12
45,6
 
 
 
27
15
25,4
 
 
 
30
18
20,9
 
 
 
30
18
29,1
 
 
 
24,7
14
65,8
 
 
 
20
11
59,6
 
 
 
13,1
6
52,8
 
 
 
10
3
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

Pendant très longtemps, Cavaillon a été un point de franchissement par bac de la Durance, rivière dont le passage était dangereux, et possible par pont uniquement à Sisteron. Son bac connu dès l’Antiquité était indiqué sur la carte de Cassini et le service ne s’est interrompu qu’en 1885[3]. Un pont suspendu est construit en 1836[4].

Il y a deux ponts qui traversent la Durance et qui permettent la liaison entre le Vaucluse et le département des Bouches-du-Rhône. Le premier pont date de 1959 en remplacement d'un ancien pont suspendu détruit en 1944. Le deuxième a été inauguré en avril 2016[5].

Cavaillon est situé à 774 km de Paris et 24 km d'Avignon. La ville est desservie par une sortie de l'autoroute A7. Elle dispose d'une gare SNCF en centre-ville. La gare routière de la ville est proche de la gare SNCF.

De Cavaillon part une piste cyclable d'une centaine de kilomètres qui rejoint Forcalquier. Mais il faudra attendre 2020 pour que la route cyclable soit véritablement achevée et fluidifiée.

Cavaillon possède aussi un réseau de trois lignes de bus qui desservent les axes est-ouest (Ligne A, terminus des stations Parcs du Luberon et Les Vergers), nord-sud (Ligne B, terminus des stations Clinique Saint Roch et Rond-Point du Melon) et tour de ville (Ligne C, terminus de la station Grenouillet). Le réseau baptisé C'mon bus a été inauguré le [6].

Cavaillon porte du Luberon[modifier | modifier le code]

Le centre-ville est situé entre le massif du Petit Luberon et la colline Saint-Jacques, au pied de celle-ci.

Vue de Cavaillon depuis la colline Saint-Jacques avec le Petit Luberon en fond, orientation plein est.
Vue de Cavaillon depuis la colline Saint-Jacques avec les monts de Vaucluse en fond, orientation nord-est.

La renaissance de Cavaillon (2008-aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du Plan Local d'Urbanisme (PLU) et du Plan FISAC (Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce), de nombreux projets de requalification urbaine ont vu le jour à Cavaillon. Ainsi, depuis 2012 la Ville organise plusieurs vagues de travaux plus ou moins longues en centre-ville pour redonner vie au cœur de ville[7].

Le cours Léon-Gambetta a été entièrement relooké avec une mise à jour du canal St Julien (qui est en fait un fontaine de 1 mètre de large sur 300 mètres de long) baptisé le canal. Son inauguration s'est effectuée le 12 mai 2012[8].

La place Léon-Gambetta a quant à elle été rénovée en 2013 entrainant la destruction du monument central de l'Étoile (rond-point de l'Étoile) et le départ de celle-ci 200 mètres plus loin au carrefour Bellevue[9]. La Place Gambetta a été refaite de la même façon que ce qu'elle était avant la Seconde Guerre mondiale avec une remise en valeur du buste de Gambetta qui repose sur un socle, l'ensemble étant conçu au-dessus d'une élévation en pierre. Des plantations de micocouliers, des fontaines sèches et un large espace piéton couronnent l'ensemble.

L'année 2013 voit aussi se rénover les avenues Victor-Basch, Pierre-Semard, Abel Sarnette, Maréchal-Joffre, de même que la place de la Gare qui est piétonnisée. Tout cela dans le cadre du nouveau plan de circulation.

En 2015 et 2016, le cours Victor-Hugo est rénové ce qui entraine l'abattage des platanes malades, le boulevard Émile-Zola devient la place Fleury-Mitifiot qui devient piétonne (une fontaine est créée), la place des Tilleuls, l'avenue Gabriel-Péri, la rue de la République[10] et le carrefour Verdun sont à leur tour rénovés[11].

Hameau des vignères[modifier | modifier le code]

Vue du centre du hameau des Vignères.

Les Vignères est un petit hameau situé au nord de la commune avec un maire-adjoint spécial qui lui est réservé. Le hameau est très animé tout au long de l'année grâce au tissu associatif très actif. Le hameau était déjà habité au Moyen-âge et garde encore la présente d'une chapelle romane avec la Chapelle Notre-Dame des Vignères.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Cavallo est cité au XIIIe siècle.[réf. nécessaire]

Le nom de la commune est Cavalhon en occitan selon la graphie classique et Cavaioun en provençal selon la graphie mistralienne[12].

La dénomination occitane de Cavaillon est Cavalhon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune a livré des indices d'occupation datant de la Préhistoire. Cavaillon doit son nom aux Cavares, une fédération de peuples gaulois qui habite la colline Saint-Jacques dans l'Antiquité. Des carrières situées au nord de celle-ci ont révélé des puits, des silos et des fosses sépulcrales. Leur creusement et leur comblement s'est étalé sur une période allant du Ve siècle av. J.-C. au IIe siècle de notre ère.

Les fosses-silos ont permis d'exhumer des pépins de raisins et des rafles contenus dans des débris de vases ainsi que des « gâteaux » de marc contenant des pépins de raisin et de figue. L'ensemble avait été préservé par une lente minéralisation. Ces reliquats de vinification, datés de la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C., sont exposés au musée de la ville[13].

Durant la période romaine, la cité se nomme Cabellio ou Pagus Cavellicus. Elle constitue une ville étape sur la voie Domitienne et se développe fortement. D'ailleurs, en juillet 2010, en déracinant un acacia, un habitant de Cavaillon a trouvé dans son jardin 304 deniers d'argent datant du Ier et du IIe siècles[14] enterrés au pied d'une colonne du jardin d'un temple probablement dédié à Mithra au moment où Didius Julianus et Septime Sévère se disputent l'empire.

Cavaillon devient un siège épiscopal dès le IVe siècle. Elle fit partie du royaume d'Arles et du marquisat de Provence.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Cavaillon fut partagée entre l'évêque et les vicomtes de Cavaillon puis le Saint-Siège.

Au XIIe, Raymond VI de Toulouse étant marquis de Provence, Cavaillon se trouva impliqué dans la croisade des Albigeois et passa aux mains du Saint-Siège au XIIIe.

Le nom de Cavallo est cité au XIIIe.

Le 11 mai 1331, Guillaume de Cabannes, damoiseau de Cavaillon, vend à la Cour en son nom et en celui des autres propriétaires, les droits qu'ils possèdent sur le péage d'Orgon, sur la Durance[15]. Alfant Romei, noble, originaire de Cavaillon, viguier de Tarascon (1326) et d'Aix (1327), appartenait à une importante famille cavaillonnaise[16] ; fils d'Alphant Romei, il vendit à la cour tout comme Guillaume de Cabannes sa part du péage d'Orgon à raison de neuf florins par jour de possession[17].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Vue de la synagogue sise rue Hébraïque.

Les dominicains s'établissent à Cavaillon en 1526 à l'initiative du baron de Céreste, Gaucher de Brancas, qui leur donna une maison près la porte Saint-Michel, dans le contexte de la lutte contre les Vaudois (Cette présence du mouvement vaudois dans le Luberon constituant un berceau du protestantisme dans notre région et notre pays).

En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets et ses milices protestantes.

Aujourd'hui, seul reste de ce passé médiéval et de la Renaissance la Porte d'Avignon, vestige des anciens remparts, mais aussi une mémoire collective encore vivante au sein des églises protestantes et évangéliques cavaillonnaises actuelles[18].

Avant la Révolution française et l'annexion des États du pape (Avignon et Comtat Venaissin) par la France, Cavaillon était l'une des quatre villes, avec Avignon, Carpentras et L'Isle-sur-la-Sorgue, où existait une « carrière », un quartier réservé aux Juifs du pape, fermé durant la nuit.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

En 1801, l'évêché de Cavaillon (qui datait du IVe siècle après Jésus-Christ) est dissout. On assiste à l'implosion du Diocèse. Quelques années plus tard, le Palais épiscopal qui fut bien national est détruit au fur et à mesure jusqu'en 1820.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , un fort tremblement de terre est ressenti dans la ville.

Le , à peine 6 ans après la proclamation de la République Française, le politicien Léon Gambetta débarque à Cavaillon pour une campagne électorale. Il est logé à l'Hôtel de la Pomme d'Or. La mairie de tendance conservatrice n'accepte pas l'arrivée d'un républicain. Peu après le dîner, des cris s'élèvent de dessous les fenêtres de l'Hôtel de la part des partisans du maire dans le but de l'empêcher de faire son discours.

Le mouvement est si violent que Léon Gambetta s'enfuit vers la gare car il craint pour sa vie, sous des jets de pierres. C'est un outrage à la République !

Le maire suivant qui est un républicain essaye tant bien que mal de réparer cet affront. Il rebaptise la Place de la Couronne en Place Léon Gambetta, fait déposer la croix de mission qui s'y trouvait. Mais ce sont les municipalités successives notamment le maire Joseph Guis, républicain et anticlérical qui permettront de donner à Gambetta un brillant hommage.

Le , soit 37 ans jour pour jour après la proclamation de la IIIe République, un monument colossal dédié à Léon Gambetta est inauguré en présence de l'ancien président de la République Emile Loubet. Cette inauguration est précédé de l'inauguration du nouvel Hôpital de la ville.

Un grand banquet a lieu sur la Place du Clos pour clôturer cette grande journée républicaine.

Cavaillon est sous-préfecture de 1926 à 1933[19].

Monument de l'Étoile (Polyèdre)[modifier | modifier le code]

Le Monument de l'Étoile était un monument situé sur la Place Léon Gambetta à Cavaillon de 1959 à 2013. Le monument de l'Étoile est représenté sur la photo de présentation en haut de la page.

Description du monument[modifier | modifier le code]

L'Étoile et le cours Gambetta

Il s'agit d'un giratoire de type rond-point qui fut mis en place par la municipalité socialiste de l'époque sous la houlette du maire Fleury Mitifiot. Il remplace un monument dédié à Léon Gambetta érigé en 1907 et dont certains éléments en bronze ont été fondu en 1943 par les Allemands pour en faire des obus.

L'Étoile est une appellation commune de la plupart de Cavaillonnais qui désigne une sculpture d'art contemporain en bronze sur socle représentant un polyèdre étoilé de Pythagore d'une hauteur de 3 mètres et dont le poids varie entre 1,5 et 1,8 tonnes. Le polyèdre se trouvait sur un socle en béton armé circulaire qui lui-même se trouvait au centre d'un bassin lui aussi circulaire duquel jaillissaient des jets d'eau droits et inclinés. Autour de cette grande fontaine, un espace circulaire servait de jardinière. Autour de cette jardinière circulaire, une calade circulaire représentait des vagues avec deux formes de couleurs: des galets gris (pour représenter les vagues) et des galets blancs pour représenter le fond.

Le monument symbolisait la pureté, l'harmonie, l'équilibre, l'absolu de la juste mesure[20].

Dans le projet de Philippe Guidoni, le polyèdre devait être conçu en verre trempé, mais en raison du coût et de la difficulté de création, il fut réalisé par Eugène Roure, un fondeur Marseillais qui l'a réalisé en bronze et l'a installé sur les lieux en 1959[20].

Le monument de l'Étoile était un des lieux de rendez-vous des Cavaillonnais et le symbole de la Ville: il est d'ailleurs représenté sur les cartes postales beaucoup plus que le melon. Le monument marque même d'ailleurs par le nom de sa sculpture la place, qui devient communément la "place de l'Etoile".

L'Étoile : destruction, recréation, représentation[modifier | modifier le code]

Vue de L'Étoile qui est aujourd'hui érigée sur son nouveau socle place Bellevue. Elle peut rayonner pour 50 ans.

En 2010, il est incorporé dans le projet du plan FISAC et l'atelier Ville et Paysage dans le cadre de la requalification du cœur de ville. Le projet prévoit de supprimer la jardinière et la calade afin de permettre une meilleure appropriation de la fontaine et de créer des brumisateurs autour du monument afin de faire un effet mystère[7].

Pourtant, le le monument est démoli dans la nuit, en catimini par la Ville qui propose un nouveau plan de rénovation mais devant les nombreuses protestations des Cavaillonnais elle propose un vote pour replacer le polyèdre sur un autre rond-point[21]. On a parlé alors de la « place de l'Étoile sans l'Étoile » ou encore « L'Étoile a filé ! », expression qui parut à la Une des journaux locaux tel que La Provence.

Il sera replacé sur le carrefour Bellevue le 27 septembre 2013 après une sérieuse rénovation 200 mètres après la place Gambetta[22].

Le Polyèdre étoilé est placé sur un nouveau socle en pierre de taille et illuminé la nuit avec des variantes de couleurs[23]. Il aura orné la Place Gambetta durant plus d'un demi-siècle.

Quant à la place Gambetta, une illustration de l'Étoile est posée sur le nouveau rond-point afin que les Cavaillonnais continuent à l'appeler « Place de l'Étoile ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville est ancrée à droite. À l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy réalise un score de 34,18 % au premier tour, et de 63,72 % au second. Le Front national réalise également de bons résultats (20,44 %), ce qui le place en troisième position, juste derrière Ségolène Royal, qui, elle, obtient 20,72 % des suffrages.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 35 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[24]). Le scrutin de 2008 a donné 26 conseillers pour la liste de la majorité de Jean-Claude Bouchet (46,29 % des voix), 7 conseillers pour la liste divers droite de Christophe Lombard (39,41 % des voix) et 2 pour la liste extrême gauche de Martine Vernet (14,31 % des voix) (liste arrivée seulement quatrième, la liste divers gauche de Christian Morand, troisième du premier tour, s'est retirée)[25].

Conseil municipal de Cavaillon (mandature 2008-2014)[26].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Cavaillon gagnant » UMP Jean-Claude Bouchet 26 Majorité
« Cavaillon demain » DVD Christophe Lombard 7 Opposition
« Cavaillon c'est vous » Ext.G Martine Vernet 2 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871 Les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

La mairie de Cavaillon.
Liste des maires depuis la Libération[27]
Période Identité Étiquette Qualité
août 1944 novembre 1945 Émile Viens[Note 4]    
novembre 1945 mars 1977 Fleury Mitifiot SFIO/PS Imprimeur
mars 1977 mars 1989 Fernand Lombard PS Directeur de société
mars 1989 mars 1992 Maurice Bouchet[Note 5] RPR Directeur d'un entreprise de transports
mars 1992 mars 2008 Maurice Giro RPR/UMP Député de 2002 à 2007
mars 2008 en cours Jean-Claude Bouchet UMP Député depuis 2008

Environnement[modifier | modifier le code]

En 1973 a été créé le SIEUCEUTOM, le Syndicat intercommunal pour l'étude, la construction et l'exploitation d'une usine de traitement des ordures ménagères, qui regroupe aujourd'hui sept communes.

La déchèterie intercommunale est gérée avec les communes des Taillades et de Cheval Blanc.

Les professionnels peuvent bénéficier des services (payants) d'un centre de traitement des déchets urbains.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes Provence-Luberon-Durance, basée à Cavaillon, ainsi que de l'aire urbaine de Cavaillon.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Cavaillon en 2009[28],[29]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 18,49 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 19,12 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,01 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,97 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[30]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Cavaillon est jumelée avec[31] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[32],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 26 201 habitants, en augmentation de 5,98 % par rapport à 2009 (Vaucluse : 2,58 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 193 5 192 5 750 6 360 6 911 7 041 7 195 7 428 7 405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 431 7 779 8 034 8 034 8 454 8 591 9 144 9 077 9 405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 850 9 952 9 416 8 991 10 451 11 743 12 522 13 804 14 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
17 058 18 544 21 259 20 615 23 102 24 563 25 819 25 486 26 201
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La ville de Cavaillon a une superficie de 45,96 km2 et une population de 24 723 habitants, ce qui la classe[35] :

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 1273e 347e 1 645e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur 166e 33e 78e
Blason département fr Vaucluse.svg Vaucluse 16e 4e 9e
Arrondissement d'Apt 7e 1er 1er
Canton de Cavaillon 1er 1er 1er

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cavaillon bénéficie de huit écoles maternelles (Marie-Signoret, Louis-Leprince-Ringuet, Camille-Claudel, Jean-Moulin, La Colline, Les Ratacans, Les Vignères, Saint-Charles), de huit écoles primaires (Castil-Blaze, Charles-de-Gaulle, Joliot-Curie, La Colline, Les Ratacans, Jean-Moulin, Les Vignères, Saint-Charles), de quatre collèges (Paul-Gauthier, Clovis-Hugues, Saint-Charles et Rosa-Parks) et de deux lycées (lycée Ismaël-Dauphin et lycée d'enseignement professionnel Alexandre-Dumas).

La ville compte également un centre d'information et d'orientation (CIO)[36].

Culture[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Cavaillon est un des 70 lieux en France labellisés scène nationale. En 2014, il a été rebaptisé La Garance. La ville héberge également la médiathèque d'agglomération la Durance, une école de musique agréée et une MJC.

Cavaillon compte aussi un groupe de danse folklorique : « L'Escandihado », créé en 1999[37].

La ville accueille aussi de nombreuses expositions temporaires d'artistes locaux ou en résidence.

La ville compte deux musées: le Musée Juif Contadin, le Musée Archéologique de l'Hôtel Dieu restauré partiellement. L'ouverture d'un troisième musée baptisé Musée du Vieux Cavaillon est à l'étude depuis...1938 !

Sports[modifier | modifier le code]

Vue du stade Élie Rey aux Vignères.

Cavaillon est une ville possédant de nombreux clubs et équipements sportifs[38] :

  • 2 piscines dont une couverte et une en plein air ;
  • 8 gymnases :
    • école primaire Jean-Moulin (type A) ;
    • centre de secours (Type A) ;
    • Paul-Gauthier (type B + plateau) ;
    • CES Clovis-Hugues(Type B + Plateau) ;
    • Condamines (type C + plateau) ;
    • Grenouillet (Sports martiaux) ;
    • Ismaël-Dauphin conseil régional ;
    • Alexandre-Dumas conseil régional/mairie ;
  • 15 terrains (football/rugby) :
    • stade Pagnetti : 1 terrain ;
    • stade hippodrome : 7 terrains ;
    • stade Jean-Alessandri : 3 terrains ;
    • stade des Vignères (stade Élie Rey): 2 terrains ;
    • stade Paul-Gauthier : 1 terrain ;
    • stade Jean-Roman : 1 terrain ;
    • College Rosa-Parks gymnase neuf + plateau
    • stade Lombard : 1 terrain ;
  • 12 courts de tennis (8 et 4 cours) répartis sur deux clubs (dont 4 éclairés et 6 cours en terre battue).

Il faut ajouter à cela une piste de bicross (niveau national), d'athlétisme, d'escalade (falaise à Saint-Jacques), un boulodrome (27 jeux), un vélodrome et un hippodrome.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreux généralistes et spécialistes, plusieurs centres de soins dont un centre de radiographie, le centre chirurgical Saint-Roch (clinique) et le centre hospitalier intercommunal (CHI).

Le CHI dans son unité de Cavaillon dispose de 252 lits répartis comme suit[39] :

  • chirurgie : 45 lits
  • soins intensifs : 4 lits
  • médecine : hospitalisation complète : 53 lits

Alternatives à l'hospitalisation :

  • hospitalisation de jour : 3 places
  • hospitalisation à domicile : 4 places
  • gynécologie obstétrique : 26 lits
  • maison de retraite : 57 lits (dont 30 lits de cure médicale)
  • soins de longue durée : 60 lits

Social[modifier | modifier le code]

Quatre sociétés gèrent 2500 logements sociaux[40].

Cavaillon a une maison de l'emploi et du développement économique, ainsi qu'un centre communal d'action sociale (C.C.A.S.)

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune compte des églises et chapelles catholiques, dont l'ancienne cathédrale[41], la synagogue de Cavaillon[42],[43], quatre églises protestantes et évangéliques[44],[45] et une salle de prière musulmane[46].

NB: La chapelle du Grand Couvent n'est plus ouvert au culte, elle est actuellement une salle d'exposition.

Économie[modifier | modifier le code]

Immeubles récents en centre-ville.

Cavaillon est une petite ville comptant de nombreux commerces, plusieurs grandes surfaces spécialisées et supermarchés.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 745 €[47]. En 2012, la part des ménages fiscaux imposables de la commune était de 50,4 %[48]

Pauvreté[modifier | modifier le code]

En 2012, le taux de pauvreté de la commune s'élevait à 27,2 %[48], chiffre de beaucoup supérieur à la moyenne nationale (13,9 %)

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le sol autour de Cavaillon est assez riche et l'eau fournie par l'irrigation est abondante[49], ce qui a favorisé un développement de l'agriculture maraîchère, dont la culture du melon, des pommes, des poires, des cerises. Une grande part de la production de melons provient de la Crau et est expédiée depuis Cavaillon.

Les vignes de la commune produisent des vins qui, après agrément, peuvent revendiquer le label Vin de pays d'Aigues[Note 7] mais qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée.

La ville compte un marché d'intérêt national (MIN) avec une halle, un espace modulable de 1 000 à 5 000 m2. Elle possède également une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés, sur des festivals, et d'une manière plus inattendue sur le rayonnement international de l'histoire des Vaudois du Luberon (dans les églises protestantes en général, mais aussi chez les descendants des vaudois persécutés au XVIe siècle qui ont fait souche depuis cette époque dans plusieurs pays européens, mais également aux États-Unis et en Afrique du Sud). Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[50].

Elle a obtenu 2 fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'arc Romain et la colline Saint-Jacques.

Patrimoine antique[modifier | modifier le code]

Riche en vestiges archéologiques, la ville a livré l'entrée des anciens thermes romains dont on peut admirer les arcs d'intersection (du Ier siècle, déplacés au XIXe et remontés sur la place principale de la ville).

Article détaillé : Arc antique de Cavaillon.

Patrimoine médiéval et baroque[modifier | modifier le code]

Parmi les édifices remarquables, il faut mentionner l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran du XIe siècle, et ses orgues[51] ensemble des 2 tribunes d'orgue, 2 buffets d'orgue et partie instrumentale de l'orgue. Le bâtiment semble très sobre à l'extérieur du fait des remaniements successifs mais très riche à l'intérieur. Un très riche mobilier baroque classé orne les murs de l'édifice: tableaux de Nicolas Mignard et Pierre Mignard, retables recouverts de feuille d'or, sculptures de Jean-Ange Maucord, fresques reproduisant les décors médiévaux. C'est un site exceptionnel en cours de restauration pour la stabilisation de l'édifice et la redécouverte des décors se trouvant derrière les retables.

La chapelle d'ermitage (Chapelle Saint-Jacques du XIIe siècle), érigée au sommet d'une colline du même nom fut une étape de la route de Saint Jacques de Compostelle. Le lieu fut aussi un refuge pour ermite dont le plus connu est le Bienheureux César de Bus, fondateur dans la cité-Etat d'Avignon de la Congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne.

D'autres chapelles sont visibles comme la Chapelle Saint-Benoît de Cavaillon ou chapelle du Grand Couvent qui fut depuis la Révolution jusqu'à 1997 la Bibliothèque municipale et actuellement une salle d'exposition.

Le musée de l'hôtel-Dieu datant de 1755, il s'agit en fait de la chapelle de l'Hôpital et son corps d'entrée qui ont subi une canonnade lors de l'invasion de Cavaillon par les révolutionnaires français en janvier 1791, en témoigne un éclat de canon sur sa façade. Menacés de destruction au début du XXe siècle, la chapelle a été racheté par la famille Jouve, une famille très fortunée Cavaillonnaise qui avaient un instinct pour le patrimoine et la conservation des monuments, l'édifice a été transformé en musée archéologique.

La synagogue de Cavaillon, et son Mikvé[52], fut construite au XVe, puis reconstruite XVIIIe siècle. C'est la deuxième synagogue la plus ancienne de France après la synagogue de Carpentras qui elle date du XIVe siècle. La synagogue de Cavaillon ne peut se dissocier de sa carrière c'est à dire une zone dans laquelle se massait des juifs qui ne pouvait aller ailleurs en raison des autorités comtadines qui toléraient les juifs dans le Comtat Venaissin mais qui ne souhaitaient pas un mélange avec la population. La carrière de Cavaillon est le seul quartier juif à subsister, les autres quartier juif du Comtat (L'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras, Pernes-les-Fontaines) et d'Avignon, ont tous été détruits entre le XIXe et le XXe siècle.

La colline Saint-Jacques[53] offre une vue surplombant la ville. De son sommet, la vue porte jusqu'aux Monts de Vaucluse, au Luberon, à la chaîne des Alpilles, à la vallée de la Durance, au mont Ventoux et aux dentelles de Montmirail.

Un pont suspendu est construit en 1837[54] c'est le premier ouvrage d'art construit sur la Durance: de l'antiquité jusqu'à cette date c'était un bac qui permettait le franchissement de la Durance.

L'Hôtel d'Agar de Cavaillon est un hôtel particulier du XVe et XVIIIe siècle classé aux Monuments Historiques Privés. Il rassemble une collection historique muséale privée. L'Hôtel d'Agar est ouvert régulièrement au public.

"Au cœur de Cavaillon, l’hôtel d’Agar est bâti, comme la cathédrale Saint-Véran toute proche, sur les ruines de la ville romaine qui s’était développée au bas de la colline Saint Jacques. Les premiers éléments de ce qui sera l’hôtel d’Agar datent du XIIe siècle. Tel qu’il apparaît aujourd’hui, l’hôtel d’Agar comprend nombre d’éléments remarquables : tour gothique octogonale avec son escalier à vis et ses gargouilles, salles seizième et dix-septième ornées de plafonds peints – peut-être à l’occasion de la visite de François Ier dans la ville en 1537 – et de cheminées à décors de gypses, petite façade Louis XIV donnant sur la place Cabassole. En outre, l’hôtel dispose d’un merveilleux jardin, riche de multiples trésors, l’un des rares intra muros de Cavaillon. Et l’un des plus anciens puisqu’on relève des traces de jardin depuis au moins deux millénaires. Les archéologues sont donc à la fête : restes d’un temple hellénistique avec ses enduits peints, d’un temple de Mithra et, surtout, le fameux « trésor de Cavaillon », plus de 300 deniers d’argent en parfait état. Ce trésor a été découvert en 2010 et constitue le plus important découvert dans le Vaucluse."[55]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Les équipements éducatifs comptent crèches, écoles (une privée et 5 publique), collèges (1 privé et 3 publics), un lycée régional général et technologique et un lycée professionnel.

Le marché a lieu le lundi matin toute l'année sur la place du Clos. De mars à octobre, un marché des producteurs a lieu le jeudi soir sur la même place. Chaque dimanche de mai à octobre un marché épicurien a lieu sur les place des Tilleuls et Mitifiot.

Cavaillon et le cinéma[modifier | modifier le code]

La ville a servi de décor pour différents films :

Le sucre avec jean carmet et gerard depardieu (1978)

La ville possède deux grands cinémas: le cinéma Femina ouvert en 1913 par une femme Mathilde Toppin sur la Cours Gambetta et le Cinéma La Cigale ouvert dans les années 1920 sur l'Avenue du Maréchal Joffre. Les deux cinémas ont été rénovés et modernisés dans les années 2000 et 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Cavaillon

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'azur, à une tour de clocher d'argent à sénestre, et une tour crénelée de même, maçonnée de sable à dextre, moins haute que la première, dont elle est séparée, le tout sur une terrasse de sinople[57]

Au moins deux blasonnements sont rapportés. Le premier d'entre eux est celui actuellement utilisé dans les documents officiels de la municipalité. Entre 1752 et le début du XIXe siècle, les tours y figurant furent abandonnées et remplacées par une pyramide[58].

Les deux blasonnements rapportés sont :

« D'azur, à une tour de clocher d'argent à sénestre, et une tour crénelée de même, maçonnée de sable à dextre, moins haute que la première, dont elle est séparée, le tout sur une terrasse de sinople. »

— (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)

« D'or, au lion de sable azuré et langué de gueules, la queue en forme de lame est tournée en dehors, de trois pièces. »

— (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sa vie familiale malheureuse entraîne son désengagement politique. Il démissionne
  2. Une opposition radicale active parvient à le faire suspendre, il est ensuite battu aux élections
  3. Hilarion Brun est un socialiste qui s’inscrit dans le mouvement du Front Populaire mais il se heurte à une opposition radicale qui parvient à le faire démissionner
  4. Il est désigné par le Comité de Libération avant d’être élu pour quelques mois
  5. Décédé en cours de mandat en mars 1992 à l'âge de 67 ans
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Jau, CAVAILLON pages d'histoire, Cavaillon, Edisud, , 335 p. (ISBN 2-85744-505-9), p. 265 - 272
  2. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  3. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p. 87
  4. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p. 92
  5. « Le pont du Lubéron a été officiellement inauguré », LaProvence.com,‎ (lire en ligne)
  6. « Mairie de Cavaillon - Transport », sur www.cavaillon.fr (consulté le 25 octobre 2016)
  7. a et b « Mairie de Cavaillon - FISAC : un Grand Projet pour le cœur de ville », sur www.ville-cavaillon.fr (consulté le 25 octobre 2016)
  8. « La rénovation de Cavaillon se poursuit: voici les nouvelles fontaines de Cavaillon! – Cavaillonline.com », sur www.cavaillonline.com (consulté le 25 octobre 2016)
  9. « Au revoir le Polyèdre de Cavaillon – Cavaillonline.com », sur www.cavaillonline.com (consulté le 25 octobre 2016)
  10. « Mairie de Cavaillon - Travaux rue de la République », sur cavaillon.com (consulté le 25 octobre 2016)
  11. « Mairie de Cavaillon - Projet de réaménagement des cours Victor Hugo, Gabriel Péri et route des Courses », sur cavaillon.com (consulté le 25 octobre 2016)
  12. Lou Tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 1, p. 507.
  13. Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 29. (ISBN 978-2-917411-23-0) (notice BnF no FRBNF42049612)
  14. Catherine Inacio, « Cavaillon : un trésor romain découvert en plein centre-ville », La Provence,
  15. B485,parch.
  16. Chiffoleau, Les justices, p. 286
  17. AD du 13 série B485 parch.
  18. Histoire du Protestantisme
  19. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), carte 171
  20. a et b Kabellion, « Métamorphoses de la place Gambetta », Kabellion - Histoire et patrimoine de Cavaillon,‎ (lire en ligne)
  21. « L'étoile a filé », Rond Point Etoile à Cavaillon (consulté le 25 octobre 2016)
  22. « Mairie de Cavaillon - Repose du polyèdre carrefour Bellevue », sur www.cavaillon.com (consulté le 25 octobre 2016)
  23. « Mairie de Cavaillon - Aménagement du polyèdre », sur cavaillon.com (consulté le 25 octobre 2016)
  24. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  25. « Résultats élections municipales 2008 à Cavaillon », sur lefigaro.fr
  26. « Liste des élus au conseil municipal en 2008 », sur linternaute.com
  27. a et b (fr) Liste des maires de Cavaillon
  28. « Impôts locaux à Cavaillon », taxes.com
  29. Les comptes de la commune de 2000 à 2015
  30. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  31. « Cavaillon », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures
  32. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  35. « Classement des villes:Cavaillon », Annuaire des Mairies
  36. Le centre d'information et d'orientation sur le site officiel de Cavaillon
  37. blog
  38. Les équipements sportifs sur le site officiel de Cavaillon
  39. Le centre hospitalier intercommunal Cavaillon-Lauris sur le site officiel de Cavaillon
  40. logements sociaux Sur le site officiel de Cavaillon
  41. Le mobilier du XVIIe siècledans la cathédrale de Cavaillon, In Situ n°1 – 2001
  42. « synagogue, MH classé », notice no PA00082026, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « synagogue », notice no IA84000517, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. Eglise protestante unie de France, « Histoire du Protestantisme » (consulté le 2 août 2015)
  45. « Vaucluse (84) », sur www.eglises.org (consulté le 2 août 2015)
  46. annuaire-musulman.com, consultée le 27 août 2008
  47. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2011 », sur site de l'Insee, (consulté le 15 septembre 2015)
  48. a et b « Insee - Chiffres clés : Commune de Cavaillon (84035) », sur www.insee.fr (consulté le 17 septembre 2016)
  49. L'irrigation du Comtat Venaissin commença dès le XIe siècle. Le terroir de Cavaillon était irrigué avec l'eau du canal Saint-Julien.
  50. Voir Massif du Luberon
  51. Notice no IM84001176, base Palissy, ministère français de la Culture
  52. « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA84000517 », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 5 avril 2017)
  53. La colline Saint-Jacques
  54. Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière no 153, Forcalquier, 2006. (ISBN 2-906162-81-7), p. 46
  55. « L'Hôtel d'Agar », sur www.hotel-dagar.com (consulté le 24 novembre 2015)
  56. La Provence du 11 janvier 2009 et lefigaro.fr du même jour
  57. Armorial des communes du Vaucluse
  58. Vexillologie Provençale - Provence-Luberon-Durance