Chandelier

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Un chandelier ou candélabre à trois branches en bronze.

Un chandelier est un objet qui sert de support à des chandelles, des cierges ou des bougies.

Chandelier désigne également un métier : la personne qui fabrique et vend des chandelles de suif.

Nom[modifier | modifier le code]

Chandelier en bronze, Ve s. av. JC., antiquité étrusque, Musée du Louvre

« Chandelier » est un terme qui apparaît en 1294[1] mais il signifie alors autre chose qu'aujourd'hui[2]. A l'époque médiévale, l'ustensile destiné à recevoir des chandelles (lat. candela)[3],[4],[5] s'appelle chandelis, et le fabricant de chandelles,[6] s'appelle chandillon, chandelon, chandillier ou chandilleur.

Il est à remarquer que « chandelier » et « candélabre » ont la même étymologie[1].

Deux hommes parurent, l'un tenant une chandelle qu'il fourra dans un chandelier de fer fixé à la muraille... (Charles Dickens, Oliver Twist)

De nos jours, on utilise parfois « chandelier » pour « candélabre » et même pour « lustre » suspendu[1], l'usage en est possible, le mot « chandelier » étant générique ; « candélabre » et « lustre » ont, quant à eux, des sens spécifiques.

Le plafond, (...) du milieu duquel pendait un immense chandelier vénitien (E. Bourges, Le Crépuscule des dieux, 1884, p. 102).

Description[modifier | modifier le code]

On distingue le chandelier à verge (pique-cierge) et le chandelier à bobèche. Pour l'un, on fiche le cierge sur une pointe, pour l'autre, on place la base de la bougie ou de la chandelle dans un petit vase qui la maintient[7].

Un chandelier peut porter une ou plusieurs bougies. Quand un chandelier à pied comporte plusieurs branches portant des bougies, on peut le nommer « candélabre » - ce terme étant plus approprié. Par ailleurs, au XVIIIe siècle, on nommait souvent « flambeau »[8] le chandelier à pied de qualité portant une bougie de cire d'abeille. Ces flambeaux, quand ils sont l'ouvrage de grands orfèvres ou de grands bronziers, sont des objets d'art à part entière[9] et ils se trouvent exposés dans les plus grands musées[10] au même titre que les peintures et les sculptures[11].

Menorah sculptée sur l'arc de Titus, 81 ap. J.-C., Copie du détail, Musée de la Diaspora (Israël)

Dans le judaïsme, le chandelier à sept branches est appelé « menorah » (« de la flamme ») dont la description se trouve dans le livre de l'Exode (25:31-40)[12], et en est devenu un symbole. Le chandelier à neuf branches est appelé « hanoukkia » et sert au culte lors de Hanoucca, la « fête des lumières » célébrée en hiver par les Juifs[13].

Il est abusif de nommer « bougeoir » un chandelier à balustre, qui porte une bougie en hauteur. Un bougeoir est un chandelier bas comportant un petit vase porte-bougie directement fixé sur un petit plateau[14] ; il se transporte au moyen d'un manche ou d'un anneau avec poucier. C'est habituellement un chandelier de table de nuit[15].

Chandelle[modifier | modifier le code]

La chandelle (bougie grasse faite avec du suif)[16],[6] et, plus tard, au XIXe siècle, la bougie stéarique inventée par le chimiste Eugène Chevreul ont été des moyens d'éclairage communs et relativement peu onéreux. Tout au contraire, la bougie de cire d'abeille, beaucoup plus coûteuse, est longtemps restée l'apanage « de l'autel et du Louvre »[17], c'est à dire, de l'église, du roi, et des plus riches. La bougie en cire est fabriquée par un cirier[6].

Formes[modifier | modifier le code]

Chandelier en métal, église de Malchow (Allemagne)

A partir du Moyen Âge, les chandeliers élaborés, qu'ils soient laïcs ou religieux, prennent souvent des formes en relief de type anthropomorphe, zoomorphe, voire fantastique[11]. Ceux d’église portent parfois des dragons qui sont un symbole de la victoire de la lumière sur l’esprit des ténèbres.

Matériaux[modifier | modifier le code]

Le métal (alliages cuivreux, argent, étain, fer blanc), la céramique (faïence et porcelaine[11]), le bois (chandeliers de Bagard[18]) et même le verre et le cristal[19] sont employés dans la fabrication des chandeliers. Du XIIIe au XIVe siècle, l’émaillerie limousine a produit de remarquables chandeliers champlevés[20]. D'autres matériaux peuvent s'y allier comme le marbre pour le socle des chandeliers sur pied.

Mode d'éclairage[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, chandeliers et bougies sont d'abord concurrencés par les lampes à huile, techniques à cheminée de verre (lampes d'Argand, lampes CarcelEuh ?), puis, par les lampes à pétrole, enfin, par l'éclairage au gaz de ville. Au XXe siècle, avec l'arrivée progressive de l'électricité dans les habitations, ces divers moyens d'éclairage vont définitivement céder la place aux lampes électriques à filament incandescent, plus propres, plus lumineuses et moins dangereuses.

De nos jours, les chandeliers, le plus souvent en métal, sont encore utilisés dans les régions où l'électricité n'est pas ou peu présente ainsi que dans la plupart des lieux de culte, où leur fonction spirituelle de « porteurs de lumière » demeure.

Certains chandeliers anciens ont été convertis en lampes électriques. Ces transformations sont réalisées pour des raisons de décoration afin de rester en accord avec un mobilier d'époque.

Girandole[modifier | modifier le code]

Girandole américaine en bois doré, 1817, Metropolitain Muséum of Art, New-York

La girandole appartient au genre des chandeliers et à l'espèce des candélabres.

À la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, c'est un chandelier à pied comportant plusieurs branches disposées en pyramide, ordinairement garnies de cristaux ou de fleurs de porcelaine. Ce type de girandole accompagne le plus souvent des lustres dont elles sont la répétition lumineuse et décorative.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les girandoles peuvent aussi se présenter avec des branches simplement dorées disposées en bouquet. Elles sont alors montées sur un trumeau, dans un vase, ou, elles sont encore portées par une statuette[21].

Selon leur importance, les girandoles peuvent être placées en applique contre les glaces, sur les cheminées, ou encore sur une table, un buffet, un guéridon, ou sur une torchère[22].[réf. nécessaire]

Enfin, on nomme aussi parfois girandole, un accessoire amovible du chandelier comportant deux ou plusieurs branches[23]. Il s'agit alors d'un « bouquet » de lumières placé dans la bobèche du chandelier. Il est à noter que cet accessoire transforme un simple chandelier à pied en candélabre.

Chandeliers à « faire binet »[modifier | modifier le code]

Chandeliers à faire binet

Type de chandelier où le binet est considéré comme un fond de chandelier réglable. Ce sont des chandeliers à systèmes qui permettent de brûler la chandelle jusqu’au bout en la repoussant sur le haut du chandelier[24]. Au XIXe siècle, la locution « faire binet » tombe en désuétude, elle survit néanmoins aujourd'hui dans l'expression : « Faire des économies de bout de chandelles ».

On distingue :

  • Les chandeliers à binet tournant sur une rampe hélicoïdale. Ce sont les plus rustiques et les plus anciens. Ils sont formés d'un fer forgé enroulé en spirale. Le fond du chandelier monte par rotation d'une prise dans une gorge en hélice laissée libre. Ces chandeliers sont parfois dits "queue de cochon" par les antiquaires.
  • Les chandeliers à binet coulissant. Ces derniers sont en tôle étamée ou en laiton. Le fond du chandelier monte en coulissant une prise dans une fente verticale ouverte dans le fût[25].
  • Les chandeliers à binet repoussé par un ressort. Il s'agissait là d'un luminaire technique de scène de théâtre en fer laqué comportant un petit réflecteur étamé en demi-lune. (La flamme doit toujours rester à la hauteur du réflecteur pour éclairer convenablement la scène.) Ce type de chandelier deviendra ensuite très commun en tant que luminaire de lanterne de fiacre.

Chandeliers muraux[modifier | modifier le code]

Chandelier mural (aujourd'hui électrifié), théâtre Bamberg (Allemagne)

Le terme "applique", utilisé en tant que substantif pour désigner un chandelier mural, est d'un usage relativement récent ; il n'apparaît qu'au XIXe siècle[26]. Aux XVIIe et au XVIIIe siècles, on distinguait deux sortes de chandeliers muraux que l'on nommait respectivement "bras"[27] et "plaques"[28]. Les uns se rapportent à l'usage ancien des bras anthropomorphes sortant de la muraille et portant un luminaire[29], tandis que les autres sont des chandeliers muraux comportant une surface réfléchissante.

Au XVe siècle, les bras de lumière sont très souvent de simples chandeliers de fer forgé accrochés, et souvent articulés, au mur, ou sur la plate-bande de la hotte de la cheminée[30]. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ces bras de lumière se font en bronze doré et ils sont fixés sur un support réduit surmonté d'attributs, très souvent un pot à feu.

Les plaques, d'abord en métal poli (XVe,XVIe,XVIIe siècles), les plus belles d'argent, deviennent au XVIIIe siècle des miroirs de dimension modeste encadrés de bois doré chantourné. Au bas de ces miroirs, sur un fleuron ou un mascaron, se trouve fixé un chandelier, à une ou plusieurs branches, en fer ou en bois doré, destiné à porter les bougies qui se refléteront dans la glace[31].

Chandeliers suspendus[modifier | modifier le code]

Chandelier suspendu, XIXe s., Musée de Capodimonte, Naples (Italie)

Les chandeliers suspendus[32] ne sont devenus des « lustres » qu'au XVIIe siècle, quand est venue la mode de les garnir de cristaux pour qu'ils réfléchissent la lumière par réflexion et par réfraction[33]. Ce sont en effet ces pendeloques de cristal, taillées en facettes, qui donnent le « lustre »[34], c'est à dire, le brillant et l'éclat, au chandelier suspendu.

Le mot, par glissement, désignera bientôt le luminaire lui-même[35]. Dans un premier temps, ces chandeliers, particulièrement luxueux, étaient garnis de cristaux de quartz transparent (cristal de roche) ; on les monta ensuite avec des verres au plomb plus économiques (cristal de verrier).

Avant qu'apparaissent ces « lustres », les chandeliers accrochés au plafond et donnant un éclairage zénithal, restaient de simples chandeliers à plusieurs lumières. D'abord peu courants, en dehors des lieux de culte[36], ils deviennent plus fréquents chez les particuliers à la fin du Moyen-Âge.

Lustre en couronnes à chandeliles, mosquée Süleymaniye, Istanbul (Turquie)

Aux XIVe et XVe siècles, pour éclairer les grandes salles des maisons et des châteaux, il existait des chandeliers suspendus prenant la forme d'une croix de bois - on les nommait alors croisée[37] ou croisel[38] - , ce sont les plus simples et ils portent quatre lumières[39].

D'autres sont en fer forgé, quelquefois doré, et ils ont très souvent la forme d'une couronne[40], quelquefois d'une couronne à cercles multiples et concentriques. Ce type de chandelier suspendu peut alors porter un nombre considérable de lumières.

Aux XVe et XVIe siècles, le chandelier suspendu dit « flamand » est à la mode. De laiton ou de bronze fourbi pour refléter la lumière, il devient d'usage relativement courant dans les maisons bourgeoises. Ces chandeliers sont le plus souvent décorés de branches découpées en fleurs et d'une figurine ou d'un zoomorphe au point d'attache[41].

Chandelier hollandais
Lustre à massacre contemporain

A la même époque, les pays germaniques font grand usage d'un chandelier vernaculaire « à massacre »[42]. Il s'agit là d'un chandelier suspendu à sculpture (figure humaine ou animal fantastique) d'où sortent des bois de cerf ou d'élan. Le plus souvent ce sont les bois qui portent les lumières[43].

Au début du XVIIe siècle, les Pays-Bas diffusent dans une grande partie de l'Europe un modèle de chandelier suspendu à larges branches raccordées sur des éléments tournés en sphère et en toupie. La lumière se reflète sur les surfaces courbes en laiton poli[44].

Dans la deuxième part de ce siècle, l'apparition du mot « lustre » permettra de désigner dès lors, et souvent rétrospectivement, tous les « chandeliers suspendus ».

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Girandole en usage à partir du XVIIe siècle. 
Branches avec leurs bobèches
Chandelier « Dauphin » par la cristallerie de Portieux. 
Chandeliers pisciformes en verre (1845-1865). 
Chandelier en forme de chien (1800). 
Chandelier en céramique (XIXe siècle). 

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « CHANDELIER : Définition de CHANDELIER », sur www.cnrtl.fr (consulté le 16 février 2019)
  2. Frédéric Godefroy. Lexique de l'Ancien Français. Paris 1971. Chandelier: fête de la chandeleur/officier préposé au soin des luminaires/serf qui paye sa redevance en cire/personne qui travaille à la chandelle.
  3. "Ustensile, instrument qui sert à mettre des chandelles, des cierges, ou des bougies pour éclairer." Dictionnaire de Trévoux. 1771.
  4. Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de Liturgie, Ed. CLD, Paris, 2001, ISBN 2-85443-135-9
  5. « CHANDELLE : Etymologie de CHANDELLE », sur www.cnrtl.fr (consulté le 16 février 2019)
  6. a b et c « Le cirier et le chandelier - Cercle Généalogique du Pays de Caux - Seine-Maritime », sur www.geneacaux.net (consulté le 16 février 2019)
  7. Encyclopédie Diderot-d'Alembert. 1751-1772. Article Chandelier.
  8. Université Paris IV-Sorbonne. Mémoire de maîtrise, Histoire de l'Art. Bérengère Disdier Defaÿ, sous la direction de Messieurs Bill G.B. Pallot et Alain Mérot. L'évolution du flambeau au XVIIIème siècle d'après les ornemanistes. 2003. Lire en ligne sur : https://www.pinterest.fr/disdierdefay/chandeliers Tableau 36. Flambeau : Mémoire, p.16. Terminologie, p.68. et Annexes/Nomenclature, p.13.
  9. 60 Planches d'Orfèvrerie de la Collection de Paul Eudel. 1884. Flambeau. Voir en ligne sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6331098s/f83.image.r= (pages 83 à 101 et page 57).
  10. Exemple : Chandelier de Meissonnier au Musée des Arts Décoratifs à Paris https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/parcours/xviie-xviiie-siècles/la-rocaille/candelabre
  11. a b et c « Chandelier », sur Petit Palais, (consulté le 16 février 2019)
  12. « Sefarim.fr : la Bible en hébreu, en français et en anglais dans la traduction du Rabbinat avec le commentaire de Rachi », sur www.sefarim.fr (consulté le 16 février 2019)
  13. « Guide pratique de Hanouka », sur www.massorti.com (consulté le 16 février 2019)
  14. Opus cité. Collection Paul Eudel. Bougeoir. Voir en ligne sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6331098s/f53.image.r=
  15. Opus cité : Mémoire universitaire. Bougeoir. Terminologie.p.65 et Annexes/Nomenclature.p.5.
  16. Opus cité. Mémoire universitaire. Chandelle. Terminologie.p.66. et Annexes/Nomenclature.p.12. /Duhamel du Monceau. Art du chandelier et art du cirier. 1762.
  17. La Bruyère. Les Caractères. "De la Ville". 22.
  18. Université Jean Moulin (Lyon III). Ministère de la culture et de la communication. Bernard Deloche et Philippe Boucaud. Le Luminaire d'argent en France (1672-1791). 1988. Flambeaux de Bagard à Nancy (bois de Sainte Lucie).p.113-114.
  19. Encyclopédie Diderot-d'Alembert. 1751-1772. Article Chandelier : "Il y en a de bois, de terre, de fayence, de verre, de porcelaine, d'étain, de cuivre, d'argent, et d'or".
  20. Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France. 1976. Séance du 13 octobre. Marie-Madeleine Gauthier. Les Inscriptions des émaux champlevés limousins du XIIème au XIVème siècles : essai de classement chronologique.
  21. « Déjà depuis longtemps, on ne garnit plus les cheminées que de girandoles. (...) Elles ne sont plus, comme autrefois, de cristal, attachées contre les glaces, et scintillantes aux yeux ; elles sont de cuivre doré d'or moulu, elles sont mises sur pieds, dans des vases de marbre noir, ou bleu, ou vert antique, (...) ou sur des colonnes, etc. » in Henry d'Allemagne, Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle, A. Picard , 1891, p. 366 [lire en ligne]
  22. Opus cité. Mémoire universitaire. Girandole. Terminologie.p.77 et Annexes/Nomenclature. p.15./ Furetière.1690. Article girandole : "Chandelier composé de plusieurs branches et bassinets, qui aboutit en pointe, et qui a un pied servant à le poser sur des buffets ou de hauts gueridons. Il est ordinairement garni de plusieurs morceaux de cristal."/ Opus cité : Henry R. d'Allemagne. Histoire du luminaire... p. 366./ Musée du Château de Versailles. PDF Dossier pédagogique enseignant. Les Grands Appartements. Salon de Mercure.p.15 et Salon d'Apollon.p.17. Article Guéridon.p.18.
  23. Il s'agit d'« un flambeau d'argent à girandoles, à deux branches, dans le goût le plus nouveau; (...) extrêmement riche en ciselure et en gravure. » in Henry d'Allemagne, Histoire du luminaire..., p. 366 [lire en ligne]
  24. Faire binet signifiait : lever un bout de chandelle sur le haut du chandelier, afin qu'il se consume tout à fait. « C'est un avare qui a donné le bal, où les bougies étaient si courtes, qu'il a fallu faire binet. » (Furetière. 1690.)
  25. Le principe du binet à coulisse est longuement expliqué dans l'Encyclopédie Diderot-d'Alembert (1751-1772). Article Chandelier. Rubrique Chandeliers d'ateliers
  26. Littré. 1872. Applique : "Plaque de métal qu'on accroche au mur et qui porte des flambeaux ; on dit aussi : bras"
  27. rFuretière. 1701. Bras : "On appelle bras, les chandeliers qu'on applique contre les murailles, qui ont la figure d'un bras".
  28. Furetière. 1690. Plaque : "Se dit d'une pièce d'argenterie ouvragée, au bas de laquelle il y a un chandelier qu'on met dans les chambres pour les parer et les éclairer. On avait autrefois des plaques d'argent magnifiques, mais l'usage en est presque perdu. On faisait aussi des plaques avec des glaces de miroirs."
  29. Alberti. Dictionnaire Français-Italien. 1796. "Bras, certains chandeliers qu'on attache à une muraille, cause que d'abord ils avaient la figure d'un bras. Ventola."
  30. Rogier van der Weyden. Vers 1440. Annonciation. Panneau central d'un tryptique. Musée du Louvre. (et) atelier de Robert Campin. Vers 1425. Annonciation. Retable de Mérode. Metropolitan Museum of Art.
  31. Opus cité. Mémoire universitaire. Terminologie. p.66. Tableaux 36 et 28.
  32. Opus cité. Henry-René d'Allemagne. Les chandeliers suspendus.p.293. "Le mot lustre n'a été employé que très tard (...). Dans les anciens inventaires, le lustre est désigné simplement par le mot chandelier et il a porté ce nom jusqu'au XVIIIème siècle (...).
  33. Christian Huyghens. 1690. Traité de la lumière, où sont expliquées les causes de ce qui luy arrive dans la reflexion et dans la refraction (...)
  34. Opus cité. Alberti. 1796. Lustre : "L'éclat que l'on donne à une chose, soit en la polissant, soit en employant quelque eau, quelque composition (...)
  35. Furetière. 1690. Lustre : "Chandelier de cristal qu'on suspend au plancher (...)
  36. Opus cité. Henry René d'Allemagne. p.63. Deuxième partie du VIe au XIe siècles. "Couronne de lumières (D'après une fresque de l'église Saint Laurent, à Rome)".
  37. Grand Larousse Encyclopédique. 1962. Article (Encycl.) lustre : "Le lustre fut, au Moyen-Âge, désigné sous les noms de "croisée" ou de "couronne de lumière".
  38. Frédéric Godefroy. Lexique de l'Ancien Français. 1971. croisel p.113.
  39. King René's tournament Book. 1460. (en.m.wikipedia.org)
  40. Couronne de lumière. Cf. La Fleur des histoires, de Jean Mansel. Tome premier. 1454. (Gallica BnF : Ms-5087 réserve Folio 221v.)
  41. Jan van Eyck. 1434. Portrait des Arnolfini. National Gallery. Londres.
  42. Ce type de chandelier existait dès la fin du Moyen-Âge. Opus cité. Henry-René d'Allemagne.pages 149 & 199.
  43. Lucas Cranach l'Ancien. Le Cardinal Albrecht de Brandenburg en tant que Saint Jérôme. 1526. (wikipaintings.org) (et) Veit Stoss d'après un dessin d'Albrecht Dürer. Chandelier avec dragon et bois de renne. Nuremberg. (commons.wikimedia.org)
  44. Jan Vermeer. L'Art de la Peinture. 1666-1667. Gemäldegalerie. Kunsthistorisches Museum. Vienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]