Oppède

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Oppède
Oppède
Oppède-le-Vieux, vue de l'aire de battage.
Blason de Oppède
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Intercommunalité Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
Jean Pierre Gerault
2020-2026
Code postal 84580
Code commune 84086
Démographie
Gentilé Oppédois, Oppédoises
Population
municipale
1 304 hab. (2018 en diminution de 1,88 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 43″ nord, 5° 10′ 10″ est
Altitude 300 m
Min. 103 m
Max. 733 m
Superficie 24,1 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Avignon
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Apt
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.oppede.fr

Oppède est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Oppédois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située entre le bassin de Cavaillon et celui d’Apt et fait partie du parc naturel régional du Luberon.

Avignon est à 58 km[1].

Communes limitrophes de Oppède
Gordes
Maubec Oppède Ménerbes
Cheval-Blanc

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Oppède est constitué de trois parties différentes : la montagne du Luberon, les collines bordant la montagne et la plaine alluviale du Coulon. L'altitude du village des Poulivets est de 140 mètres.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les sorties de l'autoroute A7 à Avignon Sud ou Cavaillon.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

Oppède dispose de la station d'épuration d'une capacité de 1 200 équivalent-habitants[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[4].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2,8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures, elle augmente de 0,5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[5].

La station météo la plus proche est celle de Cavaillon[6].

Relevé météorologique de Cavaillon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
10
2
36,5
 
 
 
12
3
23,3
 
 
 
16
6
24,9
 
 
 
18
8
47,7
 
 
 
23
12
45,6
 
 
 
27
15
25,4
 
 
 
30
18
20,9
 
 
 
30
18
29,1
 
 
 
24,7
14
65,8
 
 
 
20
11
59,6
 
 
 
13,1
6
52,8
 
 
 
10
3
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

Oppède se dit Oupedo en provençal selon la norme mistralienne et Opèda selon la norme classique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Oppède-le-Vieux (Calade montant à la collégiale Notre-Dame-d'Alydon).

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom d'Oppède apparaît pour la première fois au début du XIe siècle. Il vient peut-être du mot oppidum (ville fortifiée gauloise, sur un lieu généralement en hauteur), ce qui correspondrait bien au site d'Oppède-le-Vieux, qui est le vieux village perché d'Oppède.

On a trouvé quelques traces d'occupation romaine, un autel au dieu Mercure (au musée de Cavaillon), des monnaies. La voie Domitienne passe en bordure du Calavon.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après avoir appartenu au comte de Toulouse, Oppède passe sous l'autorité des papes en 1274, après la croisade des albigeois.

En 1380, Oppède est attribué au routier Bernardon de la Salle, qui le garde jusqu'à sa mort en 1391. Retournant sous l'autorité du pape, les Oppédois n'en n'apprécient pas la lourde fiscalité, surtout quand les troupes de Raimond de Turenne, qui faisait la guerre au pape, endommagent le village en 1394 : les Oppédois reprochant au pape d'être plus efficace pour percevoir des impôts que pour défendre les imposés. Quand les Taillades se soulèvent contre le pape en 1398, les Oppédois se joignent à eux.

Maison médiévale, dite Gabrielli.

Lors du Grand schisme de la papauté, Oppède accueille l'antipape Benoît XIII — Pedro de Luna — mais ce dernier doit fuir en sautant par une fenêtre du château, pour se réfugier en Espagne.

Son neveu Rodrigo de Luna fait d'Oppède une place forte pour la défense des intérêts familiaux et y installe en 1409 une garnison de mercenaires catalans. Les légitimistes (partisans du pape de Rome) assiègent alors Oppède pendant deux ans, jusqu'à ce que la garnison catalane quitte la place et s'enrôle dans les rangs des assiégeants.

Oppède revient alors au pape de Rome.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Maison Renaissance dans une rue caladée d'Oppède-le-Vieux.

En 1501, le pape Alexandre VI concède la seigneurie d'Oppède à l'Avignonnais Accurse Maynier (ou Meynier), juge-mage de Provence, pour une redevance annuelle de 230 florins. Les Oppédois s'y opposent et n'acceptent leur nouveau seigneur qu'en 1511, après la garantie que leurs droits seraient maintenus.

En 1530, le dominicain Jean de Roma dirige une campagne de lutte contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent (avec Cabrières et Mérindol), jusqu’à l’intervention du roi, alerté par la tournure des événements (l’inquisiteur s’enrichissant des pillages)[7].

C'est son fils, Jean Maynier, qui s'illustre dans le massacre des Vaudois du Luberon en 1545, causant la mort de 3 000 personnes, ce qui l'amène à comparaître en 1551 devant une cour royale à Paris, qui condamnera à la décapitation le procureur ayant requis l'acte de répression. Jean Maynier meurt sans descendance masculine, sa fille aînée s'étant mariée avec le comte de Forbin, une fusion des deux noms s'effectue à Aix. La baronnie d'Oppède change de nom à partir de la mort de Jean Maynier en 1558 et devient Forbin-Maynier. La baronnie resta en vigueur jusqu'au rattachement du Comtat à la France en 1791.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Ruines du château.

En 1630, une épidémie de peste décime la population.

Le château est abandonné vers la fin du XVIIe siècle. Il sera complètement dévasté en 1731 à cause d'un puissant séisme. Aujourd'hui, sa silhouette est restée la même depuis 1731. Le château a par la suite servi de carrière de pierres jusqu'au début du XIXe siècle.

Comme l'ensemble du Comtat Venaissin, Oppède reste aux papes jusqu'au  : un décret, rendu sur la proposition du député Camus, réunit à la France Avignon et le comtat Venaissin.

Au début du XIXe siècle, découragée par la difficulté des cultures due à une mauvaise exposition au soleil, la population descend vers la plaine ; l'église et la mairie (en 1912) suivent et le centre de la commune est maintenant à Oppède-les-Poulivets, le vieil Oppède n'étant plus guère habité et tombant en ruines[8].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Groupe artistique d'Oppède[modifier | modifier le code]

Après l'armistice de 1940, des artistes juifs, antifascistes ou réfractaires subversifs viennent se réfugier au vieil Oppède[9]. Il s'agit d'un petit groupe d'étudiants en architecture et en peinture des Beaux-Arts, installé dans le moulin à huile et le prieuré semi-ruinés, dans la partie haute et presque inhabitée du vieux village d’Oppède, appartenant au photographe Alexey Brodovitch, et animé par le futur grand architecte alsacien Bernard Zehrfuss (premier grand prix de Rome), qui organise un réseau de résistance tout en continuant à faire des projets concrets d'architecture[10]. Le groupe d'artistes publie en août le « Manifeste du Groupe d’Oppède » et s’engage dans la réhabilitation de plusieurs bâtiments en ruine du vieil Oppède dont le prieuré et alentour comme à Bonnieux ou plus loin encore avec leurs confrères installés à Marseille et menés par l’architecte-urbaniste Eugène Beaudouin[10],[11]. Les architectes Zehrfuss, Jean Auproux[12], Georges Brodovitch[13] et Florent Margaritis[14] seront surnommés « les quatre barons d’Oppède »[10].

À partir de 1941, la communauté artistique d’Oppède s’agrandit jusqu’à réunir plus d’une quarantaine de membres en 1942, toujours sous la tutelle de Zehrfuss. Tous les corps de métiers sont représentés : architectes, peintres, musiciens, horticulteur, sculpteurs, facteur d’orgue, graveur, fresquiste... à travers notamment Jean Le Couteur, Paul Herbé, Henri Martin, Henri-Martin Granel, Jean-Claude Janet, Robert Humblot, Jacques Serres, Jean Auproux, François Stahly, Étienne-Martin, Zelman Otchakovsky ou Pierre Maillard-Verger[15].

Ruelle d'Oppède le Vieux

Parmi eux dès 1941, figure Consuelo de Saint-Exupéry, l'épouse de l'aviateur Antoine de Saint-Exupéry ; lorsque Consuelo part en 1942 pour rejoindre son mari aux États-Unis, elle fait serment à ses amis de raconter l'histoire du groupe d'Oppède, promesse tenue dans un livre intitulé Oppède édité en 1947.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Le vieil Oppède reste abandonné, mais l'on tente de lui donner une nouvelle vie. L'ancienne collégiale Notre Dame d'Alidon est en restauration depuis la fin du XXe siècle, et un festival a lieu chaque année pour pouvoir financer les travaux, présidé par Michel Leeb, mécène du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919   Eugène Roumagoux Radical Socialiste Médecin, conseiller général
avant 1988 1995 Michel Mathieu    
juin 1995 [16] Albert Calvo    
[17] 2020 Alain Deille    
2020 En cours Jean-Pierre Gérault DVD Chef d'entreprise retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Oppède en 2009[18]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,95 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,65 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 46,30 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 22,52 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[19] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 058 000 , soit 942  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 960 000 , soit 897  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 553 000 , soit 253  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 686 000 , soit 314  par habitant ;
  • endettement : 153 000 , soit 701  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,57 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,94 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 72,30 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 611 [20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2018, la commune comptait 1 304 habitants[Note 1], en diminution de 1,88 % par rapport à 2013 (Vaucluse : +1,79 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4691 3991 3901 4381 4421 4701 4831 4861 497
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5071 4891 4291 3661 3091 1801 1571 0701 019
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0271 0761 036895873875857782840
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8679029071 0151 1271 2261 3111 3241 336
2013 2018 - - - - - - -
1 3291 304-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Oppède est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[25],[26],[27]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Avignon, une agglomération inter-régionale regroupant 59 communes[28] et 455 711 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[29],[30]. La commune est en outre hors attraction des villes[31],[32].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[33].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (36,4 %), forêts (30,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,3 %), zones agricoles hétérogènes (13,6 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %), zones urbanisées (0,2 %)[34].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[35].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[36] :

  • école élémentaire Félix Autard aux Poulivets ;
  • collège à Cabrières-d’Avignon[37] ;
  • lycées à Cavaillon, L'Isle-sur-la-Sorgue, Apt[38].

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[39] :

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Petit artisanat.

Exploitation des richesses du sol[modifier | modifier le code]

Carrières de pierre de taille des Estaillades.

La pierre de ces carrières, du calcaire coquillier de très bonne qualité, est utilisée en particulier par les cheministes, fabricants de cheminées. C'est de là que vient la pierre du palais de papes, à Avignon. De plus, le dôme de la Maison-Blanche a été confectionné exclusivement avec de la pierre oppédoise.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Plaine du Calavon, depuis Oppède-le-Vieux.

La commune produit des vins AOC côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label vin de pays d'Aigues[41].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[42].

Table d'orientation d'Oppède le Vieux

Commerce[modifier | modifier le code]

Le village est animé toute l'année par plusieurs commerces : la boulangerie, la sandwicherie, l'épicerie, le café, le salon de coiffure et l'Institut de beauté et de bien-être.

Le Café des Poulivets, qui porte le label Bistrot de pays[43], adhère à une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[44].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Oppède est une commune qui comporte plusieurs monuments à découvrir :

Notre-Dame-d'Alidon.
  • l'église Notre-Dame-d'Alidon (ou Notre-Dame-de-Dolidon)[45], située tout en haut du vieil Oppède, un des rares bâtiments de ce secteur qui ne soit pas en ruine. D'allure romane, elle a été remaniée à partir de 1500, puis en 1592 avec des adjonctions gothiques, puis encore en 1815 et 1869. C'est une belle collégiale du XVIe siècle, dont la restauration est en cours (collecte de dons parrainée par Michel Leeb), dominant un grand panorama ;
la chapelle du Rosaire de la collégiale Notre-Dame Dalidon[46] ;
  • la croix romane située devant l'église[47] ;
  • les ruines (tour et murs) d'un château médiéval[48] et vestiges d'anciennes échoppes. Jolies maisons datant des XVe et XVIe siècles et quatre lavoirs récemment restaurés. On peut également y voir un carré magique dit carré Sator, gravé sur une des pierres de la fortification ;
  • la maison Gabrielli[49]. Assemblage et remembrement de diverses maisons médiévales, elle fut acquise et remaniée à la fin du XVIe siècle par Barthélemy de Gabrielli de Gubbio, comte de Baccaresca (1566-1633), qui servit comme capitaine-général du Comtat Venaissin ;
  • la chapelle des Pénitents blancs dans le vieux village, en montant vers l'église ;
  • la chapelle Saint-Antonin dans la plaine, vers l'ancienne voie ferrée ;
  • les fortifications : on peut voir les restes des fortifications en se promenant dans le vieux village. On y voit en particulier une tour au bord d'un précipice, dans l'angle sud-ouest. L'escalier intérieur a disparu, on peut encore avec un peu d'escalade aller dans un couloir menant aux toilettes. Le sommet de la tour est relié au reste du château par une arcade vertigineuse. Selon la légende, c'est par là que l'antipape Benoît XIII se serait envolé, soutenu par le diable.
    Il ne reste presque plus rien du château lui-même, quelques salles voûtées ont été dégagées ces dernières années ;
  • le puits du XVIIIe siècle[50] ;
  • le moulin Saint-Augustin ;
  • les anciennes terrasses Sainte-Cécile, jardin paysager : ensemble de 15 terrasses où poussent plus de 80 espèces rustiques, plantes herbacées, arbustes et arbres du Luberon ;
  • le lavoir oublié du Valadas[51] ;
  • le monument aux morts[52],[53],[54].

Recherches historiques et archéologiques[modifier | modifier le code]

La colonne romaine exposée dans l'une des chapelles nord.

À l'occasion de la restauration de l'ancienne collégiale Notre-Dame d'Alidon, de nombreuses fouilles archéologiques ont eu lieu pour connaître un peu plus le passé des lieux-dits.

Une campagne de fouilles a eu lieu en 2003 du côté sud de l'édifice pour aboutir à la découverte d'un silo creusé dans le rocher dans lequel se trouvaient des récipients du haut Moyen Âge et aussi de la période antique.

Par ailleurs, en 2014 des fouilles ont été entreprises dans une des chapelles nord de l'édifice, soit au niveau des fondations pour aboutir à la découverte d'une colonne romaine coupé en deux blocs et lequel on peut lire des inscriptions lapidaires datant du XIe siècle environ.

Ces inscriptions sont les suivantes : « LAPIDE IN / ERECXIO IACOB / T[IT]ULUM INFUNDEN O[LEU]M / DESUPER / DURANDUS MISER[ABILIS] PECCATOR. S. IOH[ANN]ES BAPTISTA. » Proposition de traduction de cette inscription en latin : « Cette pierre a (été) érigée selon le rituel de Jacob et ointe avec (l')huile sainte. Durandus misérable pécheur ». La dédicace de cette inscription : Sanctus Johannes Baptista = saint Jean Baptiste.

Depuis 2014, le château d'Oppède qui appartenait encore à la famille des Forbin a été vendu à Jean-Jacques Lohier qui entreprend une restauration sur fond de mécénat participatif. Le but étant d'ouvrir le château aux visiteurs dans de bonnes conditions de sécurité. La restauration a commencé en 2016 sur la barbacane et sur les murs (entrée du château). Un hélicoptère a d'ailleurs fait des rotations pour transporter le matériel de la plaine vers le sommet afin de tout avoir sur place.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Oppède Festival, en juillet au profit de la restauration de la collégiale Notre-Dame Dalidon ;
  • fête patronale : week-end de la Saint-Laurent en août (cinq jours) ;
  • fête des vendanges : troisième week-end octobre ;
  • musicales d'Oppède : juillet et août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux deux chevrons d'argent, rompus, le premier à dextre et le second à senestre, accompagnés en chef des lettres O et P capitales d'or[56].

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ont été tournés à Oppède-le-Vieux, notamment :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Itinéraires et plans
  2. L'eau dans la commune
  3. Description de la station
  4. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  5. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, no 191, février 2009, p. 13.
  6. « Station météo la plus proche », MSN Météo.
  7. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, lire en ligne)., p 120
  8. « Bernard Zehrfuss, M. Margaritis, architectes, Consuelo de Saint Exupéry : le groupe d'Oppède le Vieux en 1941 - Vaucluse - Provence. », sur www.abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com (consulté le ).
  9. Tribune Juive, « "Au nom de l'art 1933-1945" par Limore Yagil », sur Tribune Juive, (consulté le ).
  10. a b et c CHMC1 - Jean-Lucien Bonillo, « Les ateliers de la guerre : Marseille et Oppède, 1940-1945 », sur Politiques de la culture (consulté le ).
  11. « C’est le cas par exemple en 1941 pour la restauration et la décoration d’une maison ancienne à Bonnieux. Le propriétaire, un dentiste de Hyères, laisse aux artistes toute latitude quant au choix du thème. Bernard Zehrfuss précise qu’ils doivent travailler plus spécifiquement sur le «décor, [l’] intérieur, [les] plans, [la] cheminée, [les] fresques»», cité in « L’EDEN BAR DE MARSEILLE OU LA VIE DIFFICILE D’ARTISTES ÉXILÉS EN PROVENCE SOUS L’OCCUPATION » par Sabrina Dubbeld - Provence historique, Fascicule 242 – 2010.
  12. « AGORHA : Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) "AUPROUX JEAN" », sur agorha.inha.fr (consulté le ).
  13. « AGORHA : Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) "BRODOVITCH, GEORGES" », sur agorha.inha.fr (consulté le ).
  14. « AGORHA : Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) "MARGARITIS FLORENT" », sur agorha.inha.fr (consulté le ).
  15. Sabrina Dubbeld, « L’EDEN BAR DE MARSEILLE OU LA VIE DIFFICILE D’ARTISTES ÉXILÉS EN PROVENCE SOUS L’OCCUPATION », Provence historique, Fascicule 242, Université d'Aix-Marseille – 2010.
  16. Albert Calvo est décédé le 3 décembre 2014. Source : « Oppède pleure son maire, Albert Calvo », La Provence, 7 décembre 2014.
  17. « Alain Deille élu nouveau maire », Le Dauphiné, 13 décembre 2014.
  18. « Impôts locaux à Oppède », taxes.com.
  19. Les comptes de la commune
  20. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  33. Plan local d'urbanisme
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  35. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  36. Établissements d'enseignements
  37. Collège à Cabrières-d’Avignon
  38. Lycées
  39. Professionnels et établissements de santé
  40. Oppède-Maubec Luberon Football Club
  41. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  42. Voir Massif du Luberon
  43. La charte Bistrot de Pays
  44. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  45. « Eglise médiévale Notre-Dame-d'Alydon », notice no PA00082094, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. La chapelle du Rosaire de la collégiale Notre-Dame Dalidon
  47. « Croix romane située devant l'église », notice no PA00082093, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. « Château (restes du) », notice no PA00082092, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. « Maison, à Oppède-le-Vieux, dite maison Gabrielli », notice no PA84000006, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « Puits du 18s », notice no PA00082095, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. Le lavoir oublié du Valadas
  52. Monuments aux morts - Vaucluse : obélisque et statue
  53. Monument aux morts : Conflits commémorés : 1870-1871- 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954)
  54. Vingt tonnes de monument aux morts déplacées à Oppède
  55. "La Provence dit adieu à Jean-Paul Clébert", Jean-Pierre Thiollet,France Soir, 23 septembre 2011
  56. Coustellet : Oppède, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  57. Chemin du Courroussouve, route des carrières
  58. « Le Groupe d'Oppède pendant la seconde guerre mondiale : utopie, mythe ou réalité ? / Valérie-Anne Sircoulomb Sircoulomb Valérie-Anne », sur bibliotheques.avignon.fr (consulté le ).