La Bastide-des-Jourdans

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La Bastide-des-Jourdans
La Bastide-des-Jourdans
La Bastide-des-Jourdans.
Blason de La Bastide-des-Jourdans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Pertuis
Intercommunalité Communauté territoriale du Sud Luberon
Maire
Mandat
Michel Ruffinatti
2014-2020
Code postal 84240
Code commune 84009
Démographie
Gentilé bastidans
Population
municipale
1 448 hab. (2015 en augmentation de 10,7 % par rapport à 2010 [1])
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 09″ nord, 5° 38′ 06″ est
Altitude Min. 348 m
Max. 725 m
Superficie 27,74 km2
Localisation

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La Bastide-des-Jourdans

La Bastide-des-Jourdans est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est à environ 16 kilomètres au nord-est de la ville principale du secteur, Pertuis. Le village est situé à 410 mètres d’altitude, et son territoire couvre une superficie totale d’environ 2 774 ha. Sur le plan des voies de communication La Bastide des Jourdans a été relativement avantagée. En effet, la portion d’itinéraire reliant Aix-en-Provence à Forcalquier et Manosque a déterminé son rôle d’étape, au confluent de l’Èze et du Ravin du Bois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

carte géographique
Carte de la commune.
Rose des vents Vitrolles-en-Luberon Montjustin
(Alpes-de-Haute-Provence)
Montfuron
(Alpes-de-Haute-Provence)
Rose des vents
Vitrolles-en-Luberon N Pierrevert
(Alpes-de-Haute-Provence)
O    La Bastide-des-Jourdans    E
S
Grambois Grambois Beaumont-de-Pertuis

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route départementale 955 traverse la commune depuis Grambois au sud-ouest vers le nord-est tout en passant par le bourg.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par 1 ligne départementale[2]:

Ligne Tracé
17.2 Peypin-d'Aigues ↔ La Bastide-des-Jourdans ↔ Pertuis

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Notre-Dame, dont le prieuré est cité dès le XIVe siècle, a la particularité d'avoir un puits d'eau salée.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

La Bastide-des-Jourdans n'ayant pas de station météo, le relevé le plus proche est celui de Pierrevert[4]

Relevé météorologique de Pierrevert
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,6 2,8 5,3 9 13,1 15 15,1 11,6 7,9 3,3 0,5 6,9
Température moyenne (°C) 4,5 5,8 8,7 11,2 15,4 19,5 22,3 22,2 18,2 13,5 8,2 5,1 12,5
Température maximale moyenne (°C) 9 11,1 14,8 17,1 21,8 26,1 29,7 29,5 24,8 19,2 13,3 9,7 18,1
dont pluie (mm) 27 24 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 425
dont neige (cm) 2 1 1 0 0 0 0 0 0 0 2 3 9
Source : Relevé météo de Pierrevert[5]


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[6] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 3,03 % 83,40
Zones agricoles 49,69 % 871,07
Zones naturelles 65,35 % 1 800 37
Total 100 % 2 755 06

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc.), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, domaine agricole dont la dénomination s'amplifie du patronyme Jourdan (des frères Pierre et Guillaume Jourdan, chevaliers, qui y construisirent la première maison forte Bastida). Le plus ancien texte indique Bastida Jordanorum[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Aucun vestige d’occupation préhistorique n’a été répertorié à ce jour sur la commune. Par contre la découverte de mosaïques et d’un fut de colonne épigraphique peut laisser supposer l’existence d'une villa gallo-romaine tandis que celle d’une borne milliaire indique la présence d’une voie romaine[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le plus ancien site connu est Saint-Pierre de Pomerol qui appartenait, en 1027, aux chanoines du chapitre de Notre-Dame des Doms à Avignon. Ce prieuré est, de nos jours, transformé en bâtiment agricole. Mais il a conservé son chœur et son abside où l’on voit sur deux impostes des ornementations en rosaces, rouelles et étoiles. À l’intérieur quelques traces de peintures laissent encore deviner la présence de fresques.

La chapelle Saint-Marc.

En 1176, les Templiers s’installèrent à Limaye – toponyme d’origine gauloise – et y bâtirent leur commanderie dont les ruines dominent encore la Ferme de Limaye. Les fouilles ont mis en évidence que leur chapelle dédiée à saint Marcel était «occidentée»[9]. Leur second grand domaine eut pour centre Notre-Dame-de-la-Cavalerie, à la fin du XIIe siècle. L’église Saint-Pierre-ès-Liens, en partie rupestre, date de cette période.

Le terroir de La Bastide relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209 à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont La Bastide, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[10].

La Bastide fut fondée en 1253 (l'acte de fondation porte : in Bastida Jordanorum) à l’instigation des Jourdan qui en restèrent les seigneurs jusqu’au XIVe siècle. La chapelle Saint-Lambert est contemporaine de cette fondation puisque datée de 1274. L’acte qui la cite la situe « en la Bastida del Jordans ».

Du XIIIe au XIVe siècle, les suzerains successifs furent le comte de Forcalquier, le marquis des Baux, le comte de Provence puis le comte de Sault. La seigneurie fut en définitive rattachée à la viguerie de Forcalquier.

Des remparts du XIVe, il ne reste que deux portes et l’on sait qu’au XVIe, un château succéda au vieux « castellum » du XIIIe siècle. Sa tour actuelle a été restaurée régulièrement du XVIIe au XIXe siècle.

En 1331, Guillaume Jordani, chevalier, était habitant et seigneur principal de La-Bastide-des-Jourdans[11][réf. incomplète]. Il était le descendant d'une famille de chevaliers présente dans l'entourage de Raymond-Bérenger V[12][réf. incomplète]. À cette époque, ce dernier donna à Pierre et Féraud Jordani la Bastide-des-Jourdans[13].

En 1378, la Bastide des Jourdans fit partie des seigneuries provençales confisquées par la reine Jeanne à son beau-frère François des Baux en révolte contre elle dans le royaume de Naples. La comtesse de Provence l’inféoda alors à Hugues de Riez puis la Bastide revint à Raymond II d’Agoult en 1385.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le seul événement marquant des guerres de religion fut l’occupation du village, en 1589, par les troupes du duc de Savoie pour le compte de la Ligue.

Au XVIIIe siècle, le domaine « templier » de la Cavalerie fut remis en culture par quinze « Frères Laboureurs ». Ces religieux le quittèrent lors de la Révolution. Il fut à nouveau mis en valeur entre 1840 et 1880 par des moines qui l’abandonnèrent pour aller s’installer dans l’abbaye de Sénanque.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de La Bastide-des-Jourdans.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1979 Mars 2001 Francis Arniaud    
Mars 2001 en cours Michel Ruffinati DG  

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

La Bastide-des-Jourdans est une des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009 elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse). La Bastide-des-Jourdans fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir été chef-lieu du canton de La Bastide-des-Jourdans de 1793 à 1801[14].

La Bastide-des-Jourdans fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[15].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de commune, fait partie du syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vice-président du conseil général de Vaucluse)[16]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[17].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à La Bastide-des-Jourdans en 2009[18]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,09 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 10,12 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,10 % 0,65 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[19]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2015, la commune comptait 1 448 habitants[Note 1], en augmentation de 10,7 % par rapport à 2010 (Vaucluse : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
811850839783805855804808891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
916921844813811709625596561
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
559546509410446460463451463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4715225405978149641 2111 2411 328
2015 - - - - - - - -
1 448--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Administrativement : école primaire Edouard-Arniaud à La Bastide-des-Jourdans [23], collège Albert-Camus à La Tour-d'Aigues[24], puis lycée Val-de-Durance[25] à Pertuis (enseignement général). Le Centre Forestier de la région Provence-Alpes Côte d'Azur (pôle de formation Arbres Forêts Bois) se trouve sur le territoire même de la Bastide-des-Jourdans www.centre-forestier.org .

Sports[modifier | modifier le code]

Possibilité de faire des randonnées pédestres.

Tennis (terrains de tennis en mauvais état).

Santé[modifier | modifier le code]

Pour les urgences et l'hôpital, La Bastide-des-Jourdans dépend de celui de Pertuis ou de celui de Manosque.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique (église).

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune produit des vins Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée (AOC) peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays d'Aigues[26].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[27].

La commune dispose d'un office de tourisme, d'un hôtel restaurant, des gites et de locations saisonnières.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'une des fontaines.
Fontaine à colonne - Place de la mairie

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Du château-fort des seigneurs de Limaye du XIIIe siècle il reste une motte au lieu-dit Limaille sur la hauteur dominant le village. La tour cylindrique en ruine possède encore un rez-de-chaussée voûté en coupole. La chapelle est classée depuis le [28].
  • De la première enceinte fortifiée du village, édifiée entre 1375 et 1388 il ne reste qu'une partie de courtine près du château
  • Le colombier du château pourrait être une tour d'angle du temps de la première enceinte reconvertie.
  • De la seconde enceinte fortifiée construite avant 1574, il ne reste plus que la porte de Fiol et au nord des restes de remparts et deux anciennes portes. En 1838 subsistaient en plus trois tours rondes et trois portes.
  • Plusieurs fontaines : la fontaine de la Jeanne construite en 1792 ou 1793, la fontaine-lavoir dite la Font Vieille reconstruite en 1825, la fontaine édifiée en 1845 à qui une colonne et un buste ont été rajoutés en 1881.
  • Colonne (fontaine) avec statue sur la place de la Mairie.
  • Au lieu-dit Limaille mentionné en 1027 Limaye ou Limaille un château au plan en éventail et un bourg castral étaient établi près du col et du nœud routier. Il comptait quinze feux en 1315 et a été abandonné avant 1375.
  • Au lieu-dit Châteauneuf ou Notre-Donne l'actuelle bastide est sur le site d'un bourg castral du XIIIe siècle à plan en éventail comportant le château fort, le bourg castral et l'église paroissiale Notre-Dame.
  • Chapelle Notre-Dame classée depuis le [29].
  • La porte du Fiol, vestige de la seconde enceinte datée du XVIe siècle, mérite une halte[30].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de Notre-Dame de la Cavalerie de Limaye à La Bastide-des-Jourdans
  • Chapelle Notre-Dame de la Cavalerie de Limaye : la commanderie de Templiers au lieu-dit la Cavalerie de Limaye mentionnée à partir de 1176, abandonnée puis mis en fermage à partir de 1503. Devenue Notre-Dame-de-la-Retraite grâce aux ermites de Saint-Hilaire en 1706. Elle comporte une nef unique avec abside en cul-de-four.
  • L'église Paroissiale Notre-Dame fondée au XIIIe siècle avec une nef de trois travées voûtées en berceau brisé, puis ajout vers 1343 d'une chapelle latérale au nord et d'un clocher-mur à trois baies, et vers 1500 d'une chapelle latérale au sud puis entre 1672 et 1674 construction du collatéral nord par les maçons Jean Delestic et Michel Féraud.
  • Le prieuré de bénédictins Saint-Marcel de Limaye situé au lieu-dit les Canards est un prieuré rural, dont la construction a débuté au XIIe siècle dont il ne reste que l'église à nef unique et abside en cul-de-four.
  • Le prieuré de bénédictins Saint-Pierre-de-Pomerol situé au lieu-dit Plan de Saint-Pierre est un prieuré rural dont il ne reste que l'église, la chapelle Saint-Pierre de Pomerols et un pigeonnier circulaire accolé au chevet.
  • Chapelle Saint-Marc.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

[1] CLAPIER Marcel - Marius - Louis

Né le 14 mai 1888 à La Bastide-des-Jourdans (Vaucluse), décédé le 21 septembre 1981 à La Bastide-des-Jourdans.

Fils de Marius Louis Gabriel Clapier (La Bastide-des-Jourdans 30/4/1850-27/4/1939 La Bastides-des-Jourdans), cultivateur, puis charron, maréchal-ferrant, et de Magdeleine Amélie Bienaimé (Ansouis, Vaucluse, 8/8/1856-21/2/1948 La Bastide-des-Jourdans), mariés le 8 janvier 1878 à La Bastide-des-Jourdans.

Petit-fils d’André Clapier (La Bastide-des-Jourdans 1/1/1823-1/11/1879 La Bastide-des-Jourdans), cultivateur, et de Sophie Baptistine Fouret (Grambois, Vaucluse, 23/6/1819-ap. 1892 ?), mariés le 21 novembre 1843 à La Bastide-des-Jourdans. Petit-fils de Charles Jules Bienaimé (Ansouis 17/3/1828-ap. 1878), cultivateur, (veuf de Marie Jousserand (? -10/1/1852 Ansouis), et d’Angéline Marie Fouret (Ansouis 25/12/1838-ap. 1878 ?), mariés le 25 avril 1855 à Ansouis.

Arrière-petit-fils de Jean François Clapier (La Bastide-des-Jourdans 5/11/1776-12/6/1864 La Bastide-des-Jourdans), « propriétaire ménager », et de Magdeleine Ricard (La Bastide-des-Jourdans 1790- 21/4/1822 La Bastide-des-Jourdans (page manquante), mariés le 12 octobre 1809 à La Bastide-des-Jourdans. Arrière-petit-fils paternel de Louis François Fouret (Grambois 2/2/1775-18/6/1856 Grambois), propriétaire, et d’Elisabeth Coupier (Revest-des-Dames, (Revest-des-Brousses) Alpes-de-Haute-Provence, 7/7/1785-19/6/1861 Grambois), mariés le 18 nivôse an XII, 1801, à Revest-des-Brousses. Arrière-petit-fils de Marc Guillaume Bienaimé (Ansouis 7 floréal an VII, 26/4/1799-15/8/1882 Ansouis), cultivateur, et de Magdeleine Sophie Eléonore Eymard (Villelaure, Vaucluse, 17 pluviôse an XIII, 6/2/1805-8/5/1869 Ansouis), mariés le 7 février 1825 à Ansouis. Arrière-petit-fils maternel d’Eugène Fouret (Ansouis 26/5/1810-17/8/1844 Ansouis), maréchal ferrant, et d’Henriette Sarlin (Sannes, Vaucluse 18/9/1817-31/5/1843 Ansouis), mariés le 26 janvier 1835 à Sannes.

Epouse le 16 juin 1914 en Avignon (Vaucluse) Jeanne Marie Emilie Anastay (Avignon 13/10/1888- ?), fille d’Ulysse Théophile Anastay (Courthézon, Vaucluse, 23/6/1858-ap. 1914), sous-chef de division à la préfecture de Vaucluse, et de Marie Joséphine Marguerite Rousset (L’Isle-sur-la-Sorgue, Vaucluse, 19/7/1864-21/11/1888 Avignon), mariés le 17 septembre 1887 à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse).

Petite-fille de Michel Anastay (Villeneuve-les-Avignon, Gard, 1827 ? -2/4/1876 Avignon), garde puis employé au chemin de fer du PLM, et de Madeleine Caroline Rodes (1830-ap. 1876 ?), mariés avant 1858. Petite-fille d’Esprit Augustin Rousset (L’Isle-sur-la-Sorgue 3/1/1825-24/3/1875 L’Isle-sur-la-Sorgue), marchand épicier, et de Marie Emilie Marrel (L’Isle-sur-la-Sorgue 9/9/1826-ap. 1875 ?), mariés le 25 septembre 1850 à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Arrière-petite-fille de Louis Anastay et de Marie Baumel, mariés avant 1827. Arrière-petite-fille de Joseph François Rousset (L’Isle-sur-la-Sorgue 8/5/1804-21/1/1872 L’Isle-sur-la-Sorgue), menuisier, et de Marie Geneviève Deiveu (L’Isle-sur-la-Sorgue 3/1/1807-ap. 1872 ?), mariés le 14 janvier 1824 à L’Isle-sur-la-Sorgue. Arrière-petite-fille de Jacques Bruno Marrel (L’Isle-sur-la-Sorgue 20/3/1774-5/2/1868 L’Isle-sur-la-Sorgue), ancien militaire, artiste musicien, propriétaire, et de Magdelaine Thérèse Marie Aglaé Marin (L’Isle-sur-la-Sorgue 25 germinal an II, 14/4/1794-31/5/1872 L’Isle-sur-la-Sorgue), mariés le 11 août 1811 à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Une sœur mariée à Léon Silvestre (1896-1965), professeur de collège, député socialiste du Gard de 1932 à 1942.

Services militaires en 1909 et 1910, sous-lieutenant de réserve. Rédacteur à la préfecture de Vaucluse le 1er mars 1912, mobilisé le 2 août 1914. Lieutenant d’infanterie, puis capitaine en 1916, Trois citations, dont la suivante : « Officier modèle de bravoure. Le 11 août 1918, s’est porté sous un feu de mitrailleuses d’une extrême violence à hauteur de la première vague d’assaut pour en assurer le débouché et maintenir l’alignement des unités. Le commandant d’une compagnie venant d’être blessé, est allé le relever sous le tir ennemi et l’a transporté en arrière sous une grêle de balles, faisant l’admiration de tous les hommes auxquels il donnait un exemple magnifique de courage et de dévouement ». Croix de guerre avec palmes. Démobilisé le 22 juillet 1919.

Rédacteur à la préfecture de Vaucluse le 1er mars 1922. Secrétaire général du conseil général de Vaucluse le 1er octobre 1922, chef du secrétariat particulier du ministre des Colonies Edouard Daladier le 15 juin 1924, chef du cabinet civil du ministre de la Guerre Paul Painlevé le 28 novembre 1925, chef du cabinet du ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-arts Edouard Daladier le 19 décembre 1925, chef du cabinet du même, ministre des Travaux Publics le 21 février 1930, directeur du cabinet le 5 juin 1932, directeur du cabinet civil du même, ministre de la Guerre le 19 décembre 1932, directeur du cabinet du Président du Conseil Edouard Daladier le 1er février 1933.

Conseiller référendaire de 2ème classe le 21 février 1933. Directeur du cabinet civil du ministre de la Guerre Edouard Daladier le 26 octobre 1933, de nouveau directeur du cabinet du même, Président du Conseil, le 31 janvier 1934. Directeur du cabinet civil du même, ministre de la Défense Nationale et de la Guerre le 13 juin 1936. Conseiller référendaire de 1ère classe le 6 août 1937, administrateur de la SNCF à sa création en octobre 1937, directeur du cabinet du Président du Conseil Edouard Daladier le 14 avril 1938. Conseiller maître le 26 avril 1939, directeur du cabinet civil du même, ministre de la Défense Nationale et de la Guerre le 3 avril 1940, directeur du cabinet du même, ministre des Affaires Etrangères le 23 mai 1940, membre du cabinet du ministre de la marine marchande et militaire l’amiral de la Flotte François Darlan le 10 juillet 1940, participe ensuite à la Résistance. Membre de la commission de révision des créations et transformations d’emploi et de la commission permanente des méthodes du ministère du Ravitaillement le 30 juin 1945. Président de la section des transports à la commission de vérification des comptes des entreprises publiques en 1950, doyen de la 3ème chambre, membre du comité de contrôle du Fonds forestier national. Président de la Cinquième chambre le 22 janvier 1953, commissaire aux comptes de la Société générale. Honoraire le 14 mai 1958.

Extrait de son éloge par le Premier président Léonard : « (…) Dès son arrivée à la Cour, Marcel Clapier manifesta sa volonté de devenir un magistrat capable d’assumer les vérifications les plus délicates. (…) Parmi les conseillers maîtres, il fut certainement l’un des plus écoutés, s’attachant à développer les travaux de la juridiction vers le contrôle, encore à ses débuts, mais de plus en plus exigeant, des comptabilités administratives (…) Président de la Cinquième chambre, vouée à la vérification des comptes des hôpitaux publics et au contrôle des organismes de sécurité sociale, il devait donner sa pleine mesure, conférant à ses travaux le style original qui est le sien, l’entraînant dans des études systématiques et neuves, aussi constructives que critiques, qui ont largement enrichi nos deux derniers rapports publics. Toujours il eut le goût du travail en équipe dont il pensait avec raison qu’il doit couronner et orienter les recherches les plus individuelles (…). ».

Domicile : 78, avenue de la Grande-Armée (17ème).

Chevalier de la Légion d’honneur en 1918 pour faits de guerre, Grand Officier de la Légion d'honneur le 15 juillet 1958.

Son nom a été donné au stade municipal d’Orange.

Publications : La Bastide des Jourdans, Paris, Peyronnet et Cie 1966 (son village natal).

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de La Bastide-des-Jourdans Blason Coupé : au 1er, de gueules au loup passant d'or ; au 2d, d'argent à la barre de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Archéologie :

  • Nathalie Bourdely, Recherches sur l'occupation humaine dans le canton de Pertuis depuis l'Age du Fer jusqu'au haut Moyen Âge - contribution au pré-inventaire de la Carte Archéologique du département du Vaucluse, mémoire de maitrise non publié, sous la direction de Michel Provost et Eric Morvillez, Université d'Avignon et des pays de Vaucluse, 2 vol.,
  • L. Tallah, Carte Archéologique de la Gaule - Vaucluse, vol. 2 - Le Luberon et pays d'Apt, éd. des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-085-5)
  • Jean-Pierre Muret, La Bastide des Jourdans, Editions Pour Le Luberon, (ISBN 2-912097-31-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations légales 2010 de la commune », INSEE
  2. « TransVaucluse Fiche horaire ligne 17.2 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. « Station la plus proche », MSN Météo
  5. « Relevé météo de Pierrevert 2000/2007 », MSN Météo
  6. (fr) « La Bastide-des-Jourdans », Parc du Luberon
  7. Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis, (ISBN 2-908810-01-8)
  8. Joseph Sautel, Carte archéologique de la Gaule romaine : le Vaucluse, Éd. Leroux, Paris, 1939.
  9. Cette chapelle occidentée avait son abside à l’ouest.
  10. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  11. Faurié, la communauté villageoise, p. 51
  12. Coulet, Aix, p. 731
  13. Ibid., p. 5O
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  16. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  17. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM »
  18. « Impôts locaux à La Bastide-des-Jourdans », taxes.com
  19. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  24. Carte scolaire du Vaucluse
  25. « Site du lycée Val de Durance », Académie Aix-Marseille,
  26. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  27. Voir Massif du Luberon
  28. « Fiche PA00081960 : chapelle Notre-Dame de la Cavalerie de Limaye sur la [[Base Mérimée]] », Ministère de la Culture,
  29. « Fiche PA00081959 : chapelle Notre-Dame sur la [[Base Mérimée]] », Ministère de la Culture,
  30. « La Bastide des Jourdans dans le Luberon, tourisme et vie locale », sur Luberon.fr, (consulté le 15 novembre 2014)
  31. « Clapier Marcel Marius Louis », sur https://www.ccomptes.fr,