Lauris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Lauris
Lauris
Blason de Lauris
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Intercommunalité Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse
Maire
Mandat
André Rousset
2020-2026
Code postal 84360
Code commune 84065
Démographie
Gentilé Laurisiens, Laurisiennes
Population
municipale
3 879 hab. (2019 en augmentation de 2,48 % par rapport à 2013[1])
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 52″ nord, 5° 18′ 49″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 680 m
Superficie 21,81 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Cadenet
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cheval-Blanc
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Lauris
Géolocalisation sur la carte : Vaucluse
Voir sur la carte topographique de Vaucluse
City locator 14.svg
Lauris
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lauris
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lauris
Liens
Site web http://www.lauris.com

Lauris [loʁis] est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie du parc naturel régional du Luberon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Lauris est situé sur une colline au centre de la commune dont le territoire comprend 2 000 hectares.

Au sud du village, la vallée de la Durance, qui fut la zone la plus convoitée et la plus cultivée, est aujourd'hui partiellement plantée d'arbres fruitiers. Un centre équestre y a pris place. Elle est non constructible, car inondable.

Au nord, le petit Luberon avec sur les coteaux les vignobles. Ces contreforts des monts du Luberon formaient un site facile à évacuer vers la montagne, via le vallon de Vallauris et celui de Val Bigonce.

Le tracé d'un canal est encore visible, à Maupas, en descendant de Recaute.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Puget, Puyvert, Cadenet, 30 km de Cavaillon, 3 de Lourmarin, 10 de Cucuron, 25 d'Apt, 37 d'Aix-en-Provence et 15 min de Pertuis.

Accès[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans une zone sismique de type 4, qui se caractérise, lors d'un mouvement de terrain, par des tassements différentiels[2].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

Lauris n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Pertuis[3].

Relevé météorologique de la région de Pertuis
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 4,1 6,5 9,1 13 16,6 19,1 19 15,8 13,5 7,4 4,3 11
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 11,1 13,7 17,9 21,6 24,3 24,1 18 17 11,2 8,1 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,7 15,7 18,3 22,8 26,8 29,7 29,5 25 20,5 15 11,9 18,2
Précipitations (mm) 62 39 32 71,5 63,1 33,4 29 33,2 119,8 75,2 85 72 715
dont pluie (mm) 59,7 35,5 31,2 71,5 63,1 33,4 29 33,2 119,8 75,2 82,9 69,7 702
dont neige (cm) 2 3 0,5 0 0 0 0 0 0 0 1,5 2 9
Source : Relevé météo de Pertuis[4]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
11
3,2
62
 
 
 
12,7
4,1
39
 
 
 
15,7
6,5
32
 
 
 
18,3
9,1
71,5
 
 
 
22,8
13
63,1
 
 
 
26,8
16,6
33,4
 
 
 
29,7
19,1
29
 
 
 
29,5
19
33,2
 
 
 
25
15,8
119,8
 
 
 
20,5
13,5
75,2
 
 
 
15
7,4
85
 
 
 
11,9
4,3
72
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Lauris
Carte postale de la gare vers 1910.
L'ancienne gare en 2021 devenue une boulangerie.

De 1871 à 1971, Lauris a possédé une gare située sur la Ligne de Cheval-Blanc à Pertuis. La gare, désaffectée en 1971, est aujourd'hui transformée en boulangerie. La ligne de chemin de fer ne sert plus aujourd'hui qu'au transport de marchandises.
Les lignes de bus ZOU n.9 (Aix-en-Provence ⇔ Apt) et n.8 (Cavaillon ⇔ Pertuis) desservent Lauris (arrêt "Centre" et "les Fraisses") 7 jours sur 7.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lauris est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cadenet, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[8] et 10 708 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,3 %), zones agricoles hétérogènes (29,7 %), cultures permanentes (12,6 %), zones urbanisées (8,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,3 %), terres arables (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Répartition des sols[modifier | modifier le code]

La répartition des sols de la commune est la suivante[15] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 10,55 % 241,38
Zones agricoles 36,97 % 846,02
Zones naturelles 53,49 % 1 223,92
Total 100 % 2 288,23

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC côtes-du-luberon).

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Villa Laurias à l'origine à Villelaure appartenait à un certain Laurus (le laurier). Ce notable romain avait une seconde villa et la commune est devenue Lauris au Moyen Âge.

Celui de Recaute vient de « Roque haute », l'un des sommets du petit Luberon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Stèle de Lauris.

Le peuplement de la commune remonte à la Préhistoire, en raison de sa localisation sur l’itinéraire qui suit la Durance vers les Alpes au nord.

Bien connue, la stèle de Lauris, qui est visible au château de Lourmarin atteste de la présence de l'homme à la fin du néolithique.

À l'époque romaine, Lauris constitue probablement, comme les communes voisines de Puget, Puyvert et Mérindol des villages romains. Lauris, à la chute de l'empire romain, devient la propriété d'évêques[Qui ?] puis des comtes de Provence.

L'origine du village actuel est la succession d'enceintes médiévales.

L'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède plusieurs établissements[16] :

Après l'hécatombe produite par la Peste noire au XIVe siècle, le sud Luberon se repeuple de populations issues de régions protestantes, mais Lauris reste « la catholique ». Aussi le chemin des huguenots passe-t-il sur la commune de Lauris loin du village.

Les bastides étaient au début du XXe siècle des demeures non habitées et où les ouvriers étaient logés. Plusieurs bastides du hameau de Recaute, étaient habitées par les protestants. À l'époque de Louis XIV une cinquantaine de huguenots y vivaient dont plusieurs descendent des Vaudois du Luberon. Les registres municipaux indiquent que parmi eux figurent François Garcin, Jean Joseph Garcin, Jacques Ménard, boulanger, Vaudois, Pierre Roman, négociant, Vaudois, Mathieu Salenc et Antoine Sambuc (Vaudois).

En 1731, 16 ans après la mort de Louis XIV, le hameau comptait des bastides à la Jambonne, Maupas, Recaute, Roquefraiche, Fontenille, Petit Piécaud, la Scipionne et la Carraire sur la route de Lourmarin[17].

Lauris fait aujourd'hui partie du parc naturel régional du Luberon.

Lauris entre Durance et Luberon, au-dessus du château on distingue l'hôpital Roquefraîche, au premier plan la Durance et au sommet du Luberon la forêt des Cèdres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité

Liste des maires de la Libération à nos jours

17 septembre 1944 20 mai 1954 Henri Autheman    
10 juin 1954 16 mars 1971 Émile Cuxac    
17 mars 1971 12 mars 1977 Georges Guérinon    
13 mars 1977 19 mars 1983 Yves Chabaud    
20 mars 1983 24 mars 1989 Marie-Antoinette Levêque    
25 mars 1989 11 février 1999
(décès)
Georges Chevalier    
2 avril 1999 4 juillet 1999
(décès)
André Wild    
3 septembre 1999 23 mars 2001 Guy Brunel    
24 mars 2001 20 mars 2008 Monique Roustan DVG  
21 mars 2008 3 avril 2014 Gérard Despierre DVD Retraité
4 avril 2014[18] En cours
(au 26 mai 2020)
André Rousset DVG Retraité
Vice-président de la CA Luberon Monts de Vaucluse
Réélu pour le mandat 2020-2026
Source : Tableau des maires affiché en maire, consulté en novembre 2020.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville.
Le monument aux morts édifié dans le cimetière.

Lauris est une des quatorze communes du canton de Cheval-Blanc qui totalisait 31 061 habitants en 2016. Lauris faisait auparavant partie du canton de Cadenet depuis 1793[19]. Cet ancien canton faisait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la deuxième circonscription de Vaucluse.

Lauris fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'homale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[20].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Deux déchèteries sur la communauté de communes des Portes du Luberon (à Lauris et Vaugines) ainsi que deux points spécialisés (pour les branchages, le site de Puget, fermé, et pour les gravats, celui de Puyvert, payant).

Points d’apport volontaire pour le verre, les journaux et les emballages.

La commune fait partie du syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vice-président du conseil général de Vaucluse)[21]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune (à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[22].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Lauris en 2009[23]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,05 % 0,40 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,80 % 0,51 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 32,70 % 1,58 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 18,54 % 0,83 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[24]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2019, la commune comptait 3 879 habitants[Note 2], en augmentation de 2,48 % par rapport à 2013 (Vaucluse : +2,09 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2881 3121 3671 4951 6141 6511 7061 7031 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6031 6441 5841 6381 5811 5221 5191 4361 404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5941 5321 5281 1611 1731 1291 2621 3141 537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 4641 5581 6201 8102 5713 1023 2573 2833 655
2015 2019 - - - - - - -
3 7893 879-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle et une école primaire publiques les Aires[28], les élèves sont ensuite affectés au collège Le Luberon à Cadenet[29], puis le lycée Val-de-Durance[30] à Pertuis (enseignement général) ou lycée Alexandre-Dumas[31] à Cavaillon soit lycée Alphonse-Benoit[32] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).

Secours[modifier | modifier le code]

Le centre d'incendie et de secours accueille 35 sapeurs-pompiers volontaires femmes et hommes dont un capitaine chef de centre et un adjoint au grade de lieutenant. Il comporte les véhicules suivants :

  • une ambulance (VSAV) ;
  • un camion citerne grande capacité (CCGC 10000L) ;
  • deux camions citerne feux de forêts moyens (CCFM 4000 L) ;
  • une camionnette toute utilité (CTU) ;
  • un véhicule de liaison hors route 4x4 (VLHR) ;
  • un poste de commandement de colonne (PCC).

Sports[modifier | modifier le code]

Tennis club de Lauris, E.S. du Sud Luberon (club de football), centre équestre de Lauris, Cap rando, canoë-kayak (en saison), tir à l'arc (ACL- Arc Club Luberonnais), SLAC (Société laurisienne des arts de combats).

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'hôpital Roquefraîche, spécialisé dans les maladies pulmonaires est de loin le plus gros employeur de la commune. Les élus locaux (dont le maire de Lauris) se battent actuellement auprès du ministère de la Santé pour en éviter la fermeture.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les habitants cultivaient la vigne et possédaient des vergers, qui ont servi à fabriquer les fruits confits d'Apt. Les apothicaires d'Apt qui avaient la maîtrise de cette activité préparaient toute une gamme de gourmandises fort appréciées : fruits confits, fruits au sirop, pâtes de fruits, confitures. Jusqu'à une vingtaine de fabriques ont fonctionné à Apt.

Asperges vertes de Lauris au marché de Lausanne.

L'asperge verte de Lauris est une asperge, dite hâtive, dont la production est concentrée au sud du massif du Luberon, entre Lauris et Cavaillon. Cette variété fut initialement cultivée sous châssis jusque dans les années 1950. Cette pratique très onéreuse a laissé place à la plasticulture où les plants sont couverts de bâches plastiques noires[33].

En effet, la différence entre l'asperge verte et l'asperge blanche vient du forçage et de la privation de la lumière. Cette technique fut maîtrisée en France à partir de 1830 et popularisée en Provence dans les années 1880. En pleine Belle Époque, ce type de production qui arrivait rapidement par chemin de fer aux Halles de Paris, conquit les chefs des plus grands restaurants[33].

Aujourd'hui, en dépit de la concurrence du Gard et de l'Hérault, ce sont 6 000 tonnes qui sont toujours produites sur la rive droite de la Durance. Cette production place la région PACA au troisième rang en France avec 12 % du tonnage. Sur place, ce premier légume de printemps se déguste avec une anchoïade, une vinaigrette ou une sauce au beurre blanc dans les restaurants. Il entre aussi dans les tourtes et les pâtés de légumes. Les pointes d'asperges sont servies en omelette[33].

La viticulture reste une des principales activités agricoles pratiquées sur le territoire de la commune (vin rouge et blanc A.O.C. côtes-du-luberon). Un vignoble, celui de Fontenille, a été remarqué par Robert Parker. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label vin de pays d'Aigues[34]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Comme dans l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[35].

De nombreux gîtes font vivre de nombreux Laurisiens.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • La Durance, particulièrement prisée l'été pour les balades en canoë. Mais elle propose également une bio diversité intéressante, car on peut en particulier admirer des oiseaux de rivage comme les mouettes rieuses, des cormorans, des hérons cendrés, des aigrettes garzette ou de grandes aigrettes
  • La forêt des Cèdres, qui peut faire l'office d'une demi-journée de randonnée.
  • Les gorges du Régalon, situées à proximité de la commune.
  • Le jardin des plantes tinctoriales.
  • Les jardins de Magali site d'expositions[36].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Les petits commerces du centre du village de Lauris restent nombreux malgré l'ouverture d'une grande surface à 3,5 km, dans la commune de Puyvert.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joseph François Garnier (1796-1865).
  • Joseph-François Garnier (né à Lauris le - mort le à Paris), compositeur et hautboïste à l'Opéra de Paris, à la fin du XVIIIe siècle.
  • Joseph-François Garnier fils (1796-1865, maire de Neuilly de 1843 à 1848), Médecin, fils du compositeur sus-cité, considéré comme bienfaiteur de la commune, à laquelle il a légué la moitié de sa fortune, soit 100 000 francs de l'époque, destinés aux travaux d'endiguement de la Durance[37]; ladite commune a placé son buste place de la mairie en 1890.
  • Alexandre-Étienne Grangier, cultivateur de la fameuse asperge verte de Lauris
  • Joseph Chabert (né à Lauris le - mort le ) : peintre et homme d'église québécois.
  • Roger Pillaudin (1927-1996), homme de lettres, producteur-radio, créateur en 1966 des « Nocturnes de Lauris » avec la collaboration de l'O.R.T.F.
  • Jacques Rouchouse, producteur radio et écrivain, membre de l’Académie de Vaucluse[38].
  • Louis Trabuc (1928-2008), peintre.
  • Trude Herr (1927-1991), actrice, chanteuse et réalisatrice allemande brièvement résidente[39].
  • André Girod (1935-), ex membre de la commission franco-américaine du Programme Fulbright ou Fulbright Foreign Language Teaching Assistant (FLTA) d'enseignement du français dans les établissements supérieurs américains dans les écoles d’Appleton, Wisconsin, puis université de Cedar Rapids, Iowa, artisan des «  La classe franco-américaine » ou «  French American class » de 1976 jusqu'à son départ à la retraite, le 1er septembre 2001[40], écrivain, auteur de French American class. It's a long way to France, Ilkya, Tourisme de destruction massive, Quand le « Made in France » devient le « Mad in France », mosaïste, peintre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lauris

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or aux deux branches de laurier de sinople passées en sautoir, accompagnées de deux étoiles de gueules, l'une en chef et l'autre en pointe.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé, , 400 p. (lire en ligne)
  • Sylvain Gagnière et Jacky Granier, La stèle anthropomorphe de Lauris (Vaucluse), Ogam : tradition celtique, 80-81, 1962, p. 323-328.
  • Bernadette Genès, Natifs de ce lieu, Edisud, 1996 (ISBN 2-85744-807-4).
  • Jacques Rouchouse, Le mystère des Garnier, Éditions du Luberon, 2003 (ISBN 2-912097-37-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recensement 2010 », INSEE.
  2. « Prim.net : ma commune face au risque majeur », sur macommune.prim.net (consulté le ).
  3. « Station météo la plus proche : Pertuis », MSN Météo.
  4. « Relevé météo de Pertuis », MSN Météo.
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de Cadenet », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. « Lauris », Parc du Luberon.
  16. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p., (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 220
  17. Michel Colon, Lauris autrefois
  18. Mélodie Testi, « André Rousset élu assez largement maire », La Provence,‎ (lire en ligne)
  19. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés.
  21. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon.
  22. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon.
  23. « Impôts locaux à Lauris », taxes.com.
  24. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  29. Carte scolaire du Vaucluse
  30. « Site du lycée Val de Durance », Académique Aix-Marseille, .
  31. « Site du lycée Alexandre Dumas », Académique Aix-Marseille, .
  32. « Site du lycée Alphonse Benoit », Académique Aix-Marseille, .
  33. a b et c Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 72.
  34. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  35. Voir Massif du Luberon
  36. a et b « Les jardins de Magali -- reconstitution historique à Lauris 2009 » (consulté le ).
  37. cf https://anosgrandshommes.musee-orsay.fr/index.php/Detail/entities/14105
  38. Jean Fabre, Bulletin de l'Académie de Vaucluse, no 369, juin 2007 (ISSN 1148-6554).
  39. Trude Herr
  40. cf interview https://laureatscommissionfrancoamericaine.wordpress.com/2018/04/16/ce-rapprochement-entre-la-france-et-lamerique-ma-apporte-beaucoup-dans-mon-univers/