Saint-Baussant

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Saint-Baussant
Saint-Baussant
L'église Saint-Baussant.
Blason de Saint-Baussant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Didier Merchat
2020-2026
Code postal 54470
Code commune 54470
Démographie
Population
municipale
73 hab. (2017 en diminution de 1,35 % par rapport à 2012)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 36″ nord, 5° 47′ 34″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 297 m
Superficie 8,92 km2
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Baussant

Saint-Baussant est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé sur le Rupt-de-Mad , près de la route de Toul à Verdun, aux confins du département de la Meuse, à 10 Km de Thiaucourt, 27 km de Toul, et à 44 km de Nancy.

Fig 1 - Saint-Baussant (ban communal)

D’après les données Corine Land Cover, le ban communal de 907  hectares comportait en 2011, 36 % de zones agricoles, 40 % de forêts, 18 % de prairies et  7 % de zones industrielles.

Le territoire est arrosé par Le Ruisseau le Rupt de Mad sur 2,359 km[1]

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ecclesia Sancti Balsami, 1106  - Saint-Bausoume, 1284 - Saint-Baulsomme, 1289 - Saint-Bausomme, 1290 - Saint-Balsoume, 1326  - Saint-Baulsame, 1377 - Saint-Baulsemme, 1387 - Saint- Baussomme, 1422 - Saint-Baulsonne, 1473 - Saint-Baussone, 1594  sont les différentes graphies rencontrées dans le Dictionnaire topographique de France[2] Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Roche-sur-Mad[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbé Grosse introduit l'article de son ouvrage dédié à cette commune par ces mots :

« On voit, sur le ban de ce village, un moulin a grains, un four à chaux et un ancien château qui a obtenu un certain renom dans l'histoire du pays... »[4]

De fait, les historiens s'accordent sur l'importance et l'ancienneté de cette collectivité et même apparemment avant, pendant et après l'occupation romaine :

Le répertoire archéologique du comte Beaupré, mentionne de nombreuses découvertes de ces époques (substructions, tuiles à rebords, monnaies romaines, statue en pierre) aux lieux-dits Défeuillé, Remaumeix, Grand-boucher, Sade et à la haute-borne (Fontenotte)[5]

Mais également, dans l'ouvrage de Lepage :

« …en exécutant des travaux devant l'église , on a mis à découvert plusieurs cercueils en pierre renfermant des ossements ; un habitant, en creusant sa cave, a trouvé également des tombes en pierre, contenant, outre des ossements, des vases en terre et des armes. Des ustensiles en fer et en cuivre et une pièce romaine ont été découverts dans les ruines de la chapelle Saint-Claude. On a également ramassé, sur d'autres points du village, des monnaies à l'effigie des empereurs Trajan et Hadrien, des meules à bras, etc. »[6]

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Lepage indique dans son ouvrage :

  « Ce village est ancien : dès le XIIe siècle il existait des seigneurs de son nom ; l'un d'eux , (Wirinus de Belsam) figure comme témoin dans la donation du prieuré d'Insming à l'abbaye de Saint-Mihiel »

En 1289, Thibaut, comte de Bar, et Geoffroy, sire d'Apremont, affranchirent conjointement et mirent à la loi de Beaumont le village et les habitants (c'est-à-dire  les libérèrent de leurs liens envers le seigneur du lieu et autorisèrent l'élection de magistrats, en échange de redevances)[7]

Plus tard, le village est mentionné en plusieurs occasions[6] ,

- En 1319 Gobert, sire d'Apremont, donne à l'église Saint-Nicolas de ce lieu, dont il était le fondateur, deux muids de froment et quatre d'avoine à prendre chaque année sur ces revenus de Saint-Baussant (Sainct-Balsum).

- Le , Jean d'Apremont, seigneur de Forbach, vend à Pierre de Bar, son cousin, pour mille petits florins de Florence d'or, ce qu'il avait à Seicheprey et Saint-Baussant

- Le , Amé de Sarrebruck, seigneur de Commercy, consent à ce que le duc de Bar puisse faire le rachat de ce qu'il a à Saint-Baussant, Lahéville, etc., à Jean d'Apremont, moyennant la somme de 500 francs d'or.

- Le , Esselin, écuyer, seigneur en partie de Saint-Baussant, fait ses foi et hommage au duc de Lorraine pour ce qu'il y possède audit lien : la tour, forte maison, bassecour, colombier, etc., puis en 1574, Claude de Saint-Baussant, écuyer, seigneur en partie dudit lieu, reconnaît tenir en fief, foi et hommage du duc de Lorraine les mêmes biens qu'il décrit avec force détails :

« ..la tour et forte maison de Sainct-Balsonne, environnée de quatre pans de muraille, en chacun coin d'icelle une petite tour ronde; la basse-cour où sont les étables et bouveries et les granges avec le colombier à neuf piliers au milieu une basse-cour.... Idem, le colombier près de la rivière, qui est tout de murailles de terre et de fossés à l'entour, au-dessous du grand chemin allant à Essey. »[6]

Le , François de Saint-Baussant, seigneur du lieu donne aux habitants des terres contre une poule par an livrée en sa demeure, enfin en 1664, Marie-Anne de Saint-Baussant, veuve de Gilles de Jandelincourt, dit qu'elle possède, outre différentes redevances seigneuriales en nature et en argent, les rentes de la chapelle Sainte-Catherine, érigée en l'église paroissiale d'Essey.

D'après la tradition, les Suédois brûlèrent le village de Saint-Baussant en 1633 ; trois ans après, le château fut démantelé et on abattit ses murailles et les quatre tours dont elles étaient flanquées. La chapelle castrale, sous l'invocation de sainte Catherine, fut également détruite, et il ne resta debout que le donjon qui subsista ,mais transformé en maison d'habitation ; Le colombier, entouré de fossés, qui était situé près de la rivière, n'existait plus au moment de la rédaction de la notice d'Henri Lepage.

  • Village endommagé en 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Jean-Pierre David    
mars 2001 mars 2008 Léon Ladoucette    
mars 2008 mai 2020 Christian David    
mai 2020 En cours Didier Merchat [8]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2017, la commune comptait 73 habitants[Note 1], en diminution de 1,35 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204229245245248250242251254
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
269243225223221226212198183
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
174164102918996108114142
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
826858575967687473
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et très modestement viticole, au XIXe siècle :

«Surf. territ. : 891 hect.; 583 en terres labourées., 72 en prés, 1 en vignes, 494 en bois. Moulin à grains, four à. chaux .»

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs. D'après le recensement agricole 2010 du ministère de l'Agriculture (Agreste[12]), la commune de Saint-Baussant était majoritairement orientée [Note 2] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 535 hectares (supérieure à la surface cultivable communale) en légère diminution depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est renforcé de 312 à 416 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 3 (9 en 1988) exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 6 unité(s) de travail[Note 4]. (13 auparavant)

Secteur secondaire et tertiaire Industrie, commerces et services[modifier | modifier le code]

Le territoire communal accueille la Société française Donges-Metz ( SFDM). L’activité du site de la société est la réception, le stockage et la distribution de carburants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges du donjon.
  • Vestiges du donjon préservé lors de la destruction en 1636, du château fort antérieur au 15e. Un nouveau bâtiment fut construit en 1724 par Thiéry de Saint-Baussant, détruit vers 1825.
  • Vestiges de tranchées 1914-1918.
  • Église Saint-Baussant reconstruite après 1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste THIERRY de SAINT-BAUSSANT, seigneur de Saint-Baussant 1672-1741, conseiller au parlement de Metz[13]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Baussant Blason
Tiercé en pal : au 1er de sable à trois annelets d'or rangés en pal, au 2e d'argent à trois bandes de gueules, au 3e d'azur à trois mouchetures d'hermine d'argent rangées en pal.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Orientation technico-économique de la commune : production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 4 novembre 2019)
  2. Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Dictionnaire topographique de la France. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe / réd. sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine par M.Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 131
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. E. Grosse, Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe : contenant une introduction historique sur le pays avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages ..., Creusat, (OCLC 65309428, lire en ligne)
  5. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 125
  6. a b et c Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 2 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 445
  7. Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne)
  8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  13. Le Marquis de Magny, Illustrations européennes... Livre d'or de la Noblesse, secrétariat général du collège Héraldique, (lire en ligne)