Richard von Weizsäcker

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Richard von Weizsäcker
Illustration.
Fonctions
6e président fédéral d'Allemagne
1er juillet 198430 juin 1994
Élection 23 mai 1984
(8e Assemblée fédérale)
Réélection 23 mai 1989
(9e Assemblée fédérale)
Chancelier Helmut Kohl
Prédécesseur Karl Carstens
Successeur Roman Herzog
Vice-président CDU/CSU du Bundestag
21 juin 197921 mars 1981
Président Richard Stücklen
Prédécesseur Richard Stücklen
Successeur Heinrich Windelen
9e maire-gouverneur de Berlin (Ouest)
11 juin 19819 février 1984
Prédécesseur Hans-Jochen Vogel
Successeur Eberhard Diepgen
Biographie
Date de naissance 15 avril 1920
Lieu de naissance Stuttgart, Allemagne
Nationalité allemande
Parti politique Union chrétienne-démocrate
Conjoint Marianne von Kretschmann
Diplômé de Balliol College (Oxford)
Université de Göttingen
Religion Protestantisme

Signature

Richard von Weizsäcker
Présidents de la
République fédérale d'Allemagne

Richard Karl Freiherr von Weizsäcker, né le 15 avril 1920 à Stuttgart, est un important homme d'État allemand, membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU).

Il occupa les fonctions de maire-gouverneur de Berlin de 1981 à 1984, avant de se faire élire, par la huitième Assemblée fédérale, à la fonction honorifique président de la République fédérale d'Allemagne (Bundespräsident) en 1984 pour un mandat de cinq ans. Il bouleversa les habitudes de la présidence, en prononçant, par exemple, d'importants discours et en prenant positions à diverses reprises sur des débats de société. Très populaire, il parvient à se faire réélire, en 1989, pour un nouveau quinquennat. Il quitte ses fonctions en 1994, après avoir achevé son mandat présidentiel.

Membre honoraire du Club de Rome[1], Richard von Weizsäcker est également membre d'honneur du Club de Budapest[2].

Sommaire

Biographie[modifier]

Une famille prestigieuse[modifier]

Né à Stuttgart, Richard est le fils du diplomate Ernst von Weizsäcker (qui sera notamment ambassadeur du Reich auprès du Saint-Siège), le petit-fils de Karl von Weizsäcker, Premier ministre du royaume du Wurtemberg de 1906 à 1908, et le frère du physicien et philosophe Carl Friedrich von Weizsäcker.

Une jeunesse à l'étranger[modifier]

Son enfance se déroule en grande partie à l'étranger, du fait des responsabilités de son père : il passera notamment quelques années en Suisse et au Danemark. À 17 ans, il part en Grande-Bretagne pour étudier la philosophie et l'histoire à Oxford, puis il poursuivra ses études en France, à Grenoble.

La guerre[modifier]

Après la déclaration de guerre, il est mobilisé dans la Wehrmacht, et terminera le conflit avec le grade de capitaine de réserve. Blessé dans les combats de Prusse orientale en 1945, il sera rapatrié dans sa région d'origine, où il reprend ses études d'histoire et de droit à Göttingen.

Richard von Weizsäcker et son frère Heinrich Freiherr von Weizsäcker servirent dans la 23e division d'infanterie.

Le mariage[modifier]

Après avoir épousé, en 1953, la fille adoptive d'un industriel, Marianne von Kretschmann, il devient docteur en droit, deux ans plus tard, en 1955.

De la gouvernance de Berlin au château de Bellevue[modifier]

Richard von Weizsäcker en 2006.

Richard von Weizsäcker a commencé à militer pour la CDU en 1954. Il est élu membre du Bundestag en 1969, mandat qu'il conservera jusqu'en 1981. Vice-président du Bundestag entre 1979 et 1981, il le quitte lors de son élection en tant que maire-gouverneur de Berlin (1981-1984).

En 1984, Weizsäcker succède à Karl Carstens à la fonction honorifique de président fédéral, devenant à cette occasion le sixième locataire présidentiel du château de Bellevue.

Réputé pour son éloquence et particulièrement respecté par l'ensemble de la classe politique allemande, il est le seul candidat à avoir été élu à l'unanimité et sans adversaire à la fonction de président fédéral, en 1989.

Durant son mandat, il élargit le champ d'intervention du président fédéral, dont les fonctions étaient jusqu'alors circonscrites à des tâches de représentation, en prenant position dans le débat moral et politique, essentiellement sur des questions de société. Il s'est fait l'avocat d'un respect absolu des principes démocratiques, de la tolérance, de la responsabilité commune de la société. Il a également prêté une attention toute particulière aux questions humanitaires et à la lutte contre la faim dans le monde.

À l'issue de ses deux mandats, il laisse la place de président fédéral à Roman Herzog. Continuant à faire profiter de son expérience les instances nationales et internationales, il préside le groupe de travail indépendant chargé de préparer le futur de l'ONU, puis sera nommé par le gouvernement rouge-vert président de la commission chargée de la réforme de la Bundeswehr et participera enfin aux travaux préparatoires de la Convention sur l'avenir de l'Europe.

Distinctions[modifier]

Liens externes[modifier]

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Notes[modifier]