Sepik

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3° 50′ 32″ S 144° 32′ 20″ E / -3.84233, 144.539 ()

Le Sepik
Vue satellite de l'embouchure du Sepik.
Vue satellite de l'embouchure du Sepik.
Localisation du Sepik
Localisation du Sepik
Caractéristiques
Longueur 1 126 km
Bassin 80 321 km2
Bassin collecteur Sepik
Débit moyen ?
Cours
Se jette dans Mer de Bismarck
Géographie
Pays traversés Nouvelle-Guinée

Le fleuve Sepik (prononcé "si-pik") est le plus long cours d'eau de Nouvelle-Guinée. La majorité du fleuve coule en Papouasie-Nouvelle-Guinée dans les provinces de Sandaun (ou Sepik occidental) et de East Sepik (Sepik oriental), et une petite partie du cours du fleuve se trouve en Indonésie dans la province de Papouasie.

Le Sepik offre une grande diversité de paysages et d'écosystèmes le long de son cours incluant des marais, des forêts tropicales, et des montagnes. Biologiquement le fleuve représente la plus grande zone humide non contaminée de la région Asie-Pacifique[1]

Description[modifier | modifier le code]

Le fleuve prend sa source près de Telefomin dans les haut-plateaux centraux de la Nouvelle-Guinée, il coule ensuite vers le nord-ouest et quitte les montagnes près de Yapsei. Puis le fleuve circule en Indonésie avant de tourner vers le nord-est pour revenir en Papouasie-Nouvelle-Guinée en suivant la Grande dépression de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il reçoit de nombreux affluents provenant des diverses chaines de montagnes de Nouvelle-Guinée.

Dans la majorité de son cours, le Sepik est sinueux et navigable et il se jette dans la mer de Bismarck au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Contrairement à beaucoup d'autres gros fleuves, le Sepik n'a pas de delta et se jette directement dans la mer à environ 100 km à l'est de la ville de Wewak.

La longueur du fleuve est de 1 126 km et le bassin du Sepik représente un peu plus de 80 000 km²[2]. Les méandres du fleuve forment une ceinture de 5 à 10 kilomètres autour du fleuve et ont créé une plaine fluviale pouvant atteindre 70 km de largeur avec des zones marécageuses[1]. Il y a environ 1500 bras morts ou lacs dans la plaine alluviale, le plus grand étant le Chambri[1]

Le bassin du Sepik présente un environnement naturel car il n'y a pas d'installations ou d'activités humaines à proximité (pas de mine, pas d'exploitation de la forêt).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'anthropologue, M. E W P Chinnery, au travail (Sepik médian)

L'occupation humaine est attestée depuis plusieurs millénaires ; le fleuve étant une source de nourriture et un moyen de transport.

Exploration[modifier | modifier le code]

Le premier contact des Européens avec le fleuve et ses habitants a eu lieu en 1885 quand les Allemands explorèrent la région qui était une partie de la Nouvelle-Guinée allemande, colonie allemande. Le fleuve fut alors nommé par le docteur Otto Finsch Kaiserin Augusta d'après la princesse Augusta de Saxe-Weimar[3]. En découvrant le fleuve, Finsch navigua sur le Sepik sur 50 kilomètres à partir de l'embouchure[3].

En 1886 et 1887, des expéditions plus poussées utilisant des bateaux à vapeur furent conduites par les Allemands et plus de 600 kilomètres furent explorés[3]. Entre 1912 et 1913, les Allemands envoyèrent d'autres expéditions pour explorer le bassin du Sepik. Ils collectèrent des spécimens de la flore et la faune locale, étudièrent les tribus indigènes et dessinèrent les premières cartes. La base de Angoram fut construite pour servir de camp de base pour le Sepik inférieur mais, avec le début de la Première Guerre mondiale, les explorations cessèrent[3].

Après la Première Guerre mondiale, le gouvernement australien prit le contrôle de la colonie germanique et créa le Territoire de Nouvelle-Guinée duquel la région du Sepik dépendait. Durant cette période, les Australiens continuèrent l'exploration et créèrent la station de Ambunti pour le Sepik médian[3].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les Japonais occupèrent la région pendant la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. À la fin du conflit, les Japonais étaient cernés suite à la perte de Hollandia (Nouvelle-Guinée hollandaise) en avril 1944 et de Aitape en août 1944. La bataille entre les dernières forces japonaises et l'armée australienne fut ensuite longue et difficile à cause du terrain.

Puis, les Australiens renvoyèrent les Japonais au village de Timbuke dans le Sepik médian en juillet 1945. Après l'atterrissage d'un avion de l'armée australienne à 10 km de Timbuke, les Japonais suspectèrent la population d'avoir collaboré et massacrèrent 100 villageois[4]. Finalement les Japonais furent battus et capitulèrent à Wewak en septembre 1945.

Art Sepik[modifier | modifier le code]

Masque Sawfish, Sepik médian, début du XXe siècle

Les magnifiques gravures des tribus vivant le long du fleuve sont remarquables. Le rite d'initiation des Iatmul (passage entre l'état d'enfant et celui d'adulte) utilise la scarification.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sepik River, Rainbow Habitat (lire en ligne)
  2. OC05 Sepik, Watersheds of the World (lire en ligne)
  3. a, b, c, d et e Adrian Lipscomb et al., Papua New Guinea, Lonely Planet,‎ février 1998
  4. « Chapter Seven: Voices from Asia and the Pacific », War Compensation Forum

Liens externes[modifier | modifier le code]