Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt

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Un zeppelin portant le logo du DLR
Un zeppelin portant le logo du DLR
Nom officiel Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt
Nom en français Centre allemand pour l'aéronautique et l'aérospatiale
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Siège social Cologne
Création 1907
Effectif environ 6500[1]
Budget annuel 570 millions d'euros (2008)[1]
Directeur général Johann-Dietrich Wörner
Site Internet www.dlr.de
Les locaux à Berlin

Le Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, plus connu sous son abréviation DLR (« Centre allemand pour l'aéronautique et l'aérospatiale »), est le centre de recherche de l'Allemagne pour l'aéronautique et l'aérospatiale. Il est l'équivalent allemand du CNES et du ONERA ou de la NASA mais s'occupe aussi de transport et d'énergie.

Son siège se situe à Cologne mais ses activités sont réparties sur 14 sites à travers l'Allemagne.

En Allemagne, le DLR est l'organisme responsable pour le compte du gouvernement fédéral de la planification et de la mise en œuvre des activités spatiales allemandes. De plus, le DLR est responsable et coordonne la mise en œuvre technique et organisationnelle de projets pour différents ministères allemands dont le ministère de l'éducation et de la recherche ou le ministère de l'économie et de la technologie.

Le DLR participe à travers ses activités de recherche et de développement à de nombreux programmes nationaux et internationaux.

Historique[modifier | modifier le code]

L'ancêtre du DLR est fondé en 1907 à Göttingen par Ludwig Prandtl. Cet établissement d'essais aérodynamiques de maquettes (Modellversuchsanstalt für Aerodynamik) est équipé presque dès le début d'une soufflerie. En 1924, il est renommé Aerodynamische Versuchsanstalt (établissement de recherche aérodynamique) et rattaché à l’Institut Kaiser-Wilhelm.

Dans les années 1930, les installations de recherche dans le domaine aéronautique sont améliorées, et en 1936, le DFL (Deutsche Forschungsanstalt für Luftfahrt, établissement de recherche allemand pour l'aéronautique) est créé à Brunswick. En 1937 le Flugfunk-Forschungsinstitut (Institut de recherche pour la radiocommunication aérienne) est créé à Oberpfaffenhofen. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les recherches se sont concentrées sur les applications militaires.

La défaite de l'Allemagne en 1945 se traduit par l'arrêt l'activité de recherche. Celle-ci ne reprend qu'au début des années 1950 pour des applications dans l'aviation civile. À la même époque deux nouveaux domaines de recherche sont inaugurés : les hélicoptères et les moteurs à réaction. La recherche spatiale débute dès la fin des années 1950 en RDA et à partir de 1961 en RFA. En 1963, les instituts de recherche aéronautique et aérospatiale de la RFA sont regroupés et donnent naissance en 1969 au DFVLR Deutsche Forschungs- und Versuchsanstalt für Luft- und Raumfahrt (Établissement de recherche et d'essai allemand pour l'aéronautique et l'aérospatiale). En 1989, cet organisme est rebaptisé Deutsche Forschungsanstalt für Luft- und Raumfahrt (Établissement de recherche allemand pour l'aéronautique et l'aérospatiale) et adopte le sigle DLR. Avec la réunification de l'Allemagne les établissements de l'Allemagne de l'Est sont fusionnés avec ceux du DLR. Le Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, tel qu'il existe aujourd'hui, nait de la fusion en 1997 entre le DLR et la DARA (Deutsche Agentur für Raumfahrtangelegenheiten ; cette dernière a coordonné entre 1989 et 1997 les activités de recherche spatiale menée à l'aide de fonds publics[2].

Aperçu[modifier | modifier le code]

Le DLR en chiffres[modifier | modifier le code]

Environ 6 500 personnes travaillent dans l'un 33 instituts et établissements rassemblés dans les 13 centres du DLR[3]. Le siège du DLR se situe à Cologne, où travaillent environ 1500 personnes. En plus des 13 centres situés en Allemagne, le DLR a des bureaux à Paris, Bruxelles et Washington.

En 2008[1], le budget du DLR pour les recherches internes s'est élevé à 570 millions d'euros, dont environ la moitié provenant des revenus du DLR. Le DLR gère également le budget spatial du gouvernement fédéral allemand qui s'élevait en 2008 à 920 millions d'euros.

Le DLR est membre du Comité Consultatif pour les Systèmes de Données Spatiales (CCSDS) et de l'Helmholtz-Gemeinschaft.

Comité directeur[modifier | modifier le code]

Les membres du comité directeur du DLR sont[4]:

  • Prof. Dr.-Ing. Johann-Dietrich Wörner (président du comité directeur) depuis mars 2007
  • Klaus Hamacher (vice-président du comité directeur) depuis avril 2006
  • Dipl.-Ing. Thomas Reiter (Responsable de la recherche et développement aérospatial) depuis octobre 2007
  • Prof. Dr.-Ing. Joachim Szodruch (Responsable de l'aéronautique) depuis 2002
  • Prof. Dr.-Ing. Ulrich Wagner (Responsable des domaines énergie et transport) depuis mars 2010

Actions vers les jeunes[modifier | modifier le code]

Afin d'encourager les jeunes à s'intéresser aux sciences naturelles et aux sciences de l'ingénieur, le DLR organise depuis plusieurs années les DLR School Labs. Les écoliers peuvent ainsi à travers des expériences et travaux pratiques découvrir différents aspects pratiques des sciences[5]. Le DLR encourage également la réalisation de thèses à travers différents programmes et offre la possibilité aux étudiants de réaliser des expériences dans la haute atmosphère et en micro-gravité grâce au programme REXUS/BEXUS organisé en collaboration avec le SNSB, le comité national suédois de l'aérospatial[6].

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

Hélicoptère du DLR

Missions du DLR[modifier | modifier le code]

Les missions du DLR sont réparties en cinq grands domaines de recherche[7] :

Les activités du DLR englobent tout le domaine entre la recherche fondamentale et l'exploitation. Le DLR exploite ainsi des grands centres de recherche pour ses projets propres et offre ses services à des clients et partenaires provenant de domaines aussi différents que l'économie, l'industrie et les sciences.

Thèmes de recherche et projets du DLR[modifier | modifier le code]

TET-1

Le DLR est très actif dans le domaine de l'énergie, où il a notamment proposé 3 scenarios de sortie du système nucléaire-charbon-pétrole[8], mis à jour en 2010[9] avec l'European Renewable Energy Council (EREC)[9].
Le SRU (Conseil consultatif sur l'environnement ou Sachverständigenrat für Umweltfragen[10]), dans un rapport[11] s'appuyant sur les travaux du DLR a estimé qu'il serait possible de produire 100 % d'électricité renouvelable, d'ici 2050 en Allemagne, si les allemands acceptaient de payer l’électricité un peu plus cher (ou si le surcoût était compensé par une écotaxe sur les énergies polluantes, des économies d’énergie, un coût du kWh produit par les énergies renouvelables qui poursuivrait sa diminution, ou si l’Allemagne acceptait de partager ses moyens de production d'énergie renouvelable avec certains de ses voisins dont la Norvège (on pose déjà des câbles HVDC entre la Norvège et le Danemark). Le calcul du potentiel des énergies renouvelables est fait selon le coût de l’électricité. Le potentiel des énergies renouvelables en Allemagne serait ainsi de 400 TWh pour un coût du kWh inférieur à 5 centimes, mais de 800 TWh pour un coût du kWh inférieur à 35 centimes.

Localisation des centres du DLR[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]