René Lévesque

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René Lévesque
Image illustrative de l'article René Lévesque
Fonctions
23e premier ministre du Québec
25 novembre 19763 octobre 1985
(8 ans, 10 mois et 8 jours)
Prédécesseur Robert Bourassa
Successeur Pierre Marc Johnson
Biographie
Date de naissance 24 août 1922
Lieu de naissance Campbellton (Nouveau-Brunswick)
Date de décès 1er novembre 1987 (à 65 ans)
Lieu de décès Île des Sœurs, Verdun
Drapeau : Québec Québec
Nationalité Drapeau du Canada Canadien
Parti politique Parti libéral
Parti québécois
Profession Journaliste, politicien

René Lévesque G.O.Q. (né le 24 août 1922 à Campbellton au Nouveau-Brunswick, mort le 1er novembre 1987 à l'Île des Sœurs, Verdun, Québec) est un journaliste, animateur de radio et de télévision, député, ministre et chef politique québécois. Indépendantiste, il fonde le Parti québécois en 1968 et exerce la fonction de premier ministre du Québec de 1976 à 1985.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

René Lévesque, étudiant au Séminaire de Gaspé

René Lévesque grandit à New Carlisle, un village à majorité anglophone et bourgeoise, comptant à l'époque près de 1000 habitants[1] situé dans le comté de Bonaventure en Gaspésie - s'il naît le 24 août 1922 à l'hôpital de Campbellton au Nouveau-Brunswick, l'hôpital le plus proche de son village de résidence à l'époque, c'est que son frère aîné, qui était né à la maison, est mort à la naissance. Sa mère est Diane Dionne-Pineault, descendante d'une lignée des seigneurs de Tilly[1], et son père est Dominique Lévesque, un avocat, trouvant ses racines dans la vaste région de Rivière-Ouelle, Kamouraska, Rivière-du-Loup et antérieurement à Hautot-Saint-Sulpice, Normandie, France[2],[3]. Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Il a deux frères - Fernand, avocat, et André - ainsi qu'une sœur prénommée Alice. Le biographe Pierre Godin écrit qu'il était très attaché à ses frères et à sa sœur.

Éducation[modifier | modifier le code]

René Lévesque en Éléments latins
2e rangée, 1er à gauche

Après ses études primaires à l'école de New Carlisle, il commence des études classiques au collège de Gaspé, un établissement jésuite. Bien que sa famille parle le français à la maison, le jeune René apprend très tôt l'anglais au contact de ses voisins, d'origine britannique ou américaine.

Lorsque son père meurt, en 1937, sa mère quitte la région pour s'installer à Québec avec ses enfants. Il reprend ses études au Collège Saint-Charles-Garnier de Québec sous l'enseignement des jésuites où il passe beaucoup de temps à lire et demeure premier de classe[1]. Par la suite, sa mère se remarie, ce qu'il aura beaucoup de mal à accepter[1]. Deux ans plus tard, il termine ses études avec difficulté[1].

Après ses études classiques, il entreprend des études de droit à l'Université Laval, mais quitte en 1943 avant d'avoir terminé. Blaguant à propos de son assiduité en classe durant cette période, il affirme, quelques années plus tard, qu'il passait plus de temps à jouer au poker qu'à assister à ses cours[4].

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Débuts à la radio[modifier | modifier le code]

En 1936, à l'âge de 13 ans, il décroche son premier emploi d'été, un poste de traducteur de dépêches, d'annonceur et de lecteur de nouvelles à la station de radio AM CHNC de New Carlisle[5]. Passionné par ce métier, il effectue ensuite du remplacement comme annonceur et rédacteur à CHRC (Québec) en 1941 et 1942, puis toujours à Québec à CBV.

Correspondant de guerre[modifier | modifier le code]

Lors de la Seconde Guerre mondiale, avec l'U.S. Office of War Information.

En 1944, l'American Psychological Warfare Department de l'armée américaine cherchait des journalistes parlant plusieurs langues pour les besoins d'une radio internationale en Europe, la Voice of America. Bien qu'il se soit alors opposé à la conscription, cela ne l'empêche nullement de se porter volontaire, (l'armée canadienne lui ayant refusé un poste d'officier, en tant que correspondant)[1]. Au début de l'année, René est engagé comme agent de liaison pour le compte de l'armée américaine et se rend à Londres, alors quotidiennement bombardée[1] par les V1 allemands.

Attaché aux forces américaines, il participe aux campagnes militaires de France, d'Allemagne et d'Autriche. En février 1945, il est correspondant de guerre pour les troupes du général américain Patton puis du général Patch. Il accompagne, ensuite, la première unité américaine qui atteint le camp de concentration de Dachau où il sera profondément bouleversé par ce qu'il y verra[1].

La guerre terminée, il s'installe à Montréal et devient journaliste pour Radio Canada International (RCI) et sera d'abord animateur de l'émission Journalistes au micro. En 1947, il épouse Louise L'Heureux avec qui il était déjà fiancé avant la guerre; elle était la fille d'Eugène L'Heureux, directeur du journal L'Action catholique de Québec. Le couple aura trois enfants : Pierre, Claude et Suzanne.

En 1952, il sera à nouveau correspondant de guerre à la guerre de Corée. Après cet épisode, il se voit offrir une carrière de journaliste aux États-Unis, mais décidera alors de rester au Québec.

Personnalité publique[modifier | modifier le code]

René Lévesque interviewant Lester Pearson à Moscou en 1955.

En 1952, il est promu chef de service des reportages radiotélévisés à Radio-Canada. Avec la fin de la guerre de Corée, il devient animateur de l'émission de radio Au lendemain de la veille et des émissions télévisées Carrefour et Premier plan.

De 1956 à 1959, Lévesque devient une personnalité publique très en vue en animant, à Radio-Canada toujours, une émission d'affaires publiques hebdomadaire appelée Point de mire.

En 1957, il reçoit le prix Olivar-Asselin pour sa carrière de journaliste. À cette époque, il collabore occasionnellement à la revue Cité Libre, fondée par Pierre Elliott Trudeau.

Durant son séjour à la télévision publique, il est très impliqué dans la grève des réalisateurs de Radio-Canada, qui dura du 29 décembre 1958 au 7 mars 1959 et qui visait une syndicalisation. Il est arrêté par la police lors de cette grève, avec 29 autres manifestants[1]. Son émission Point de mire est retirée de l'antenne à l'été 1959. Il quitte Radio-Canada le 24 avril 1960.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1960, il décide de se lancer en politique[1]. Lors de l'élection générale québécoise du 22 juin 1960, il est élu député de l'Assemblée nationale du Québec pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription de Montréal-Laurier. Le Parti libéral est élu avec une majorité des sièges (51 sur 95) et des voix (51,38 %).

Ministre des Ressources hydrauliques et des Travaux publics[modifier | modifier le code]

Jean Lesage, chef du parti, lui offre les postes de ministre des Ressources hydrauliques et de ministre des Travaux publics. Lévesque accepte et le 5 juillet, il est assermenté dans ses nouvelles fonctions publiques. Il occupe ces postes jusqu'au 28 mars 1961.

Ministre des Richesses naturelles[modifier | modifier le code]

Buste de René Lévesque devant le siège social d'Hydro-Québec, sur le boulevard René-Lévesque, à Montréal. Ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement Lesage, Lévesque s'est fait le champion de la nationalisation de 1962.

Le 28 mars 1961, il prend les commandes du nouveau ministère des Richesses naturelles créé par le regroupement du ministère des Mines avec celui des Ressources hydrauliques. Il exercera cette fonction jusqu'au 19 janvier 1966. Lévesque propose[1] la nationalisation des compagnies d'électricité, chose qui est devenue une réalité en Ontario en 1906.

Les 4 et 5 septembre 1962, le conseil des ministres tient une réunion gardée secrète au camp de pêche du Lac-à-l'épaule (dans l'actuel Parc national de la Jacques-Cartier). C'est au cours de cette fin de semaine qu'est prise la décision de déclencher des élections générales anticipées afin de soumettre le projet de nationalisation aux électeurs québécois.

Le Parti libéral est réélu lors de l'élection générale du 14 novembre 1962 avec une majorité augmentée (63 sièges sur 95 et 56,40 % des voix). René Lévesque est réélu dans la circonscription de Montréal-Laurier.

La société d'État Hydro-Québec, créée depuis 1944, acquiert tous les distributeurs privés d'électricité pour la somme de 604 millions.

L'acquisition par Hydro-Québec de Shawinigan Water and Power Company, Quebec Power, Southern Canada Power, Saint-Maurice Power, Gatineau Power, la Compagnie de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent, Saguenay Power, Northern Quebec Power, la compagnie électrique de Mont-Laurier, la compagnie électrique de Ferme-Neuve et de La Sarre Power est officialisée le 1er mai 1963.

Par la suite, en 1963, Lévesque lutte pour que l'éducation des Inuits, installés dans le nord du Québec, passe d'anglaise à française[1].

Ministre de la Famille et du Bien-être social[modifier | modifier le code]

Du 14 octobre 1965 au 16 juin 1966, il occupe le poste de ministre de la Famille et du Bien-être social. Sous son ministère, le Québec se dotera d'un régime d'adoption, d'une aide aux familles monoparentales et d'un service d'assistance médicale gratuite[6].

Élection de 1966[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection générale du 5 juin 1966, il est réélu député dans la circonscription de Laurier. Lors de la campagne électorale, René Lévesque, toujours fédéraliste, conteste fermement les chances du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) fondé six ans auparavant. Cependant, le Parti libéral n'obtient pas la majorité des sièges et c'est l'Union nationale de Daniel Johnson, père qui prend le pouvoir avec 56 sièges et 40,82 % des voix contre 50 sièges et 47,29 % des voix. L'élection de 1966 marque l'entrée en scène des deux premiers partis politiques indépendantistes : le RIN de Pierre Bourgault et le Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire.

N'occupant plus de fonctions ministérielles, René reste néanmoins député de l'opposition. À la suite du discours du général Charles de Gaulle à Montréal en 1967, René réagit de façon modérée sans toutefois lui donner raison[1]. Pendant ce temps, Lévesque travaille à l'élaboration d'une position constitutionnelle (qui devient par la suite sa publication : Option Québec), qu'il désire voir adoptée par le Parti libéral. À l'été de 1967, les membres du Congrès du Parti libéral du Québec refusent de débattre de la proposition de Lévesque[1]. Le 14 octobre, il quitte le parti. Quelques membres proches de lui le suivent[7].

Fondateur du MSA et président du Parti québécois[modifier | modifier le code]

Le 19 novembre 1967, René Lévesque fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA) afin de promouvoir sa vision d'un Québec indépendant et formellement associé au Canada dans le cadre d'une nouvelle union semblable, dans ses principes, à la Communauté économique européenne.

Lévesque, tout comme Pierre Bourgault, espère l'unification des partis politiques indépendantistes. Cependant, sa connaissance des dérives du nationalisme l'incite à se garder des "extrémistes", tel Bourgault. Le nationalisme québécois doit grandir de façon démocratique, pour le peuple, par le peuple et non contre des gens ou des institutions. La frange agressive de Bourgault doit donc servir à canaliser ceux qui nuiraient à la cause souverainiste par leurs actions répréhensibles, comme faire sauter des boîtes aux lettres. Le 28 décembre marque le début d'une période de négociations entre le MSA, le RN et le RIN en vue de la création d'un parti politique unifiant tous les partisans de l'accession à l'indépendance par des moyens pacifiques.

En janvier 1968, le MSA publie un manifeste intitulé Option Québec qui est l'œuvre de Lévesque. Le 19 avril, le MSA tient son premier congrès d'orientation.

Le 11 octobre, à Québec, premier congrès national du nouveau parti né de la fusion entre le MSA et le RN, mais sans le RIN. Le 14, les congressistes élisent René Lévesque à la présidence du nouveau Parti québécois (PQ).

Le 26 octobre, les membres du RIN votent en faveur de la dissolution de leur organisation. Quelque quinze jours plus tard, la majeure partie de ses 14 000 membres a rejoint le Parti québécois[8].

Malgré la création du Parti québécois en 1968, René Lévesque continue de siéger en tant que député indépendant dans la circonscription de Laurier jusqu'à l'élection du 29 avril 1970. Le Parti québécois récoltera alors 23,06 % des voix et 7 sièges. Toutefois, René Lévesque ne sera pas élu dans sa circonscription et récoltera 38,08 % des 36 000 votes. C'est le député libéral André Marchand qui sera élu dans Laurier.

Il devient chroniqueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec. Il le restera jusqu'à son élection en 1976.

Par la suite, à l'élection de 1973, le Parti québécois finit une fois de plus au deuxième rang derrière le Parti libéral dirigé par Robert Bourassa. Cette fois, il récoltera 30,22 % et six sièges. René Lévesque, alors porté candidat dans la circonscription de Dorion (devenue Laurier-Dorion en 1994), ne sera toujours pas élu. Il récoltera 46,66 % des 29 100 votes, derrière le député Alfred Bossé du Parti libéral qui récoltera 47,68 %.

À partir de 1974, il écrit dans Le Jour dirigé par Yves Michaud, le premier quotidien souverainiste.

Premier mandat (1976-1980)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gouvernement René Lévesque.
Plaque à Québec.
25 novembre 1976 au 3 octobre 1985

À l'élection du 15 novembre 1976, il mène le Parti québécois au pouvoir face aux Libéraux de Robert Bourassa en recueillant 41,37 % du vote et 71 des 110 circonscriptions. Cette fois, René Lévesque, sera élu dans la circonscription de Taillon avec une nette majorité de 62,65 % devant le candidat libéral Fernand Blanchard. René Lévesque devient Premier ministre du Québec dix jours plus tard. Il s'est engagé entre autres à tenir un référendum avant d'enclencher le processus d'accession à l'indépendance.

René Lévesque amorce son mandat dans un contexte difficile : le taux de chômage dépasse les 10 %, la balance commerciale avec l'extérieur est déficitaire, le déficit budgétaire a franchi le milliard de dollars, la situation sociale reste tendue. Le nouveau premier ministre reconnaît que la prudence est de mise[9]. L'objectif est toujours la souveraineté, mais le 40 % obtenu lors des élections confirme qu'il y a encore beaucoup de travail à faire avant une éventuelle victoire référendaire.

Les sessions de 1977 et de 1978 démontrent les efforts du gouvernement Lévesque de prouver qu'il est capable d'agir de façon responsable en bon gouvernement, tel qu'il l'a promis lors de la campagne de 1976. Il n'y présente aucune mesure pour étendre le rôle de l'État, excepté dans le domaine de l'assurance-automobile où il fait adopter une loi rendue nécessaire par la situation des assurés. En effet, les assureurs privés tentent par des procédures dilatoires de retarder le versement des indemnités dues aux assurés; alors que les avocats profitent, quant à eux, indûment du système[10]. La nouvelle loi nationalise le régime d'assurance-automobile au niveau de la personne.

Le 12 juillet, le ministre Camille Laurin dépose le projet de loi 101, qui contient la première incarnation de la Charte de la langue française.

Désormais, seuls les parents ayant reçu une éducation anglaise au Québec peuvent faire instruire leurs enfants en anglais, c'est ce que l'on appelle la clause Québec. Cette disposition de la loi sera amendée par les lois constitutionnelles de 1982, les parents ayant reçu une éducation en anglais au Canada pourront faire instruire leurs enfants en anglais (et réciproquement les autres Canadiens ayant reçu une éducation en français au Canada peuvent faire instruire leurs enfants en français). Le régime de tests linguistiques, créé par la Loi sur la langue officielle (loi 22) de Robert Bourassa, est abrogé. Les entreprises ayant plus de 50 employés sont tenues d'entreprendre un programme de francisation. Le français devient la langue prédominante des tribunaux et la seule autorisée dans l'affichage commercial extérieur. Le projet de loi 101 est adopté par l'Assemblée nationale le 26 août 1977, et devient loi.

Les milieux libéral et conservateur de la majorité anglophone, minoritaire sur le territoire québécois, réagissent négativement à l'adoption de cette loi. Durant la période 1977 à 1982, des avocats montréalais tenteront de faire déclarer la loi anticonstitutionnelle.

Plusieurs entreprises, telles la compagnie d'assurances Sun Life ainsi que Cadbury, n'attendent pas leurs décisions pour transférer leur centre administratif ou leur usine en Ontario.

D'autres lois sociales importantes sont adoptées par le gouvernement Lévesque : la loi anti briseurs de grève (loi antiscabs) interdit le recours à des effectifs suppléants pendant une grève légale, sauf dans les services essentiels et les cas de protection de la propriété ; la loi sur le zonage agricole, adoptée à l'automne 1978, vise à protéger les terres agricoles à proximité du Saint-Laurent ; les taxes sur le vêtement, les chaussures et l'ameublement sont abolies ; le salaire minimum est indexé au coût de la vie ; la gratuité des soins dentaires est donnée aux jeunes de moins de 16 ans.

Dans le même temps, le gouvernement Lévesque s'efforce de trouver des alliés extérieurs pour son projet de souveraineté. Il tente d'abord une première amorce du côté des Américains. En janvier 1977 son discours à l'Economic Club de New York s'avère cependant un échec, l'idée de séparation du Québec déstabilisant quelque peu les hommes d'affaires américains qui pensent inévitablement à la guerre de Sécession[11]. Quelques semaines plus tard, Pierre Elliott Trudeau, en visite à Washington, déclare que la séparation du Québec serait un crime contre l'humanité[12], et le président américain, Jimmy Carter, dit préférer avoir affaire à un Canada uni qu'à deux pays indépendants à sa frontière nord[13].

Les efforts du gouvernement péquiste avec la France sont beaucoup plus satisfaisants. En novembre 1977, René Lévesque est reçu à Paris comme un chef d'État. Il rencontre le président Giscard d'Estaing à l'Élysée et celui-ci lui remet la rosette de la Légion d'honneur. De son côté, Jacques Chirac, maire de Paris, ne lui cache pas sa sympathie pour la souveraineté du Québec[14]. Au cours de cette visite, on décide que les premiers ministres du Québec et de la France se rencontreront désormais annuellement. Cet événement déstabilise quelque peu le gouvernement fédéral qui reproche à la France son ingérence dans les affaires canadiennes[15].

Les relations entre Québec et Ottawa demeurent d'ailleurs tendues pendant les années 1976-1980. Trudeau garde la même intransigeance que lors des années Bourassa. Les conférences fédérales-provinciales sont décevantes, qu'elles portent sur l'économie ou sur l'éventuel rapatriement de la Constitution canadienne. En 1978 éclate la querelle sur la taxe de vente. Au printemps, Ottawa demande aux provinces de réduire leur taxe de vente et promet en retour de leur rembourser le montant jusqu'à concurrence de 3 %. Le Québec est la seule province à refuser l'offre : pour Lévesque, il s'agit d'une tentative du fédéral d'entrer subtilement dans un champ fiscal réservé aux provinces.

Les relations avec Ottawa s'améliorent quelque peu avec l'arrivée au pouvoir des conservateurs de Joe Clark le 22 mai 1979.

En 1979, le gouvernement Lévesque entreprend ses premières négociations avec les employés du secteur public et parapublic, dans le but de négocier les nouvelles conventions collectives. Il offre d'abord des hausses salariales de 3,5 %, vite refusées par les syndicats qui, eux, demandent un salaire minimum de 265 $ par semaine. Un Front commun, le troisième depuis 1972, est formé le 7 mai. Après une série de débrayages et de grèves rotatives, le ministre des Finances, Jacques Parizeau, propose, à l'automne, des hausses salariales variant de 6,4 % à 9,5 % et un salaire hebdomadaire d'environ 200 $. Devant la menace d'une grève générale, le gouvernement fait adopter une loi spéciale le 12 novembre, la suspendant pour une durée de 15 jours. Après des négociations intensives, une entente de principe est conclue le 21 novembre. Les membres de la CEQ rejettent l'entente et déclenchent une grève générale le 28 janvier 1980. Finalement, une nouvelle entente de principe est signée avec la CEQ en février. René Lévesque sort amer de ces négociations, plusieurs syndiqués ayant menacé de voter Non au référendum s'il n'accédait pas à leurs demandes.

Plusieurs réformes ont lieu : la loi électorale, la nouvelle loi régissant le financement des partis politiques, la loi sur la consultation populaire, la loi sur la protection du consommateur, la loi sur l'assurance automobile, la charte de la langue française, le réaménagement des municipalités régionales de comté, la réforme de la fiscalité municipale, la loi antiscabs, la loi de la santé et de la sécurité au travail, l'abolition des clubs privés de chasse et de pêche, le régime d'épargne-action, l'aide aux PME, la création du ministère du Commerce extérieur.

Loi sur la protection du territoire agricole adoptée le 22 décembre 1978.

Référendum sur la Souveraineté-Association[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Référendum de 1980 au Québec.

À l'automne de 1979, les circonstances semblent favorables au gouvernement Lévesque pour enclencher le processus référendaire. Le conservateur Joe Clark est au pouvoir à Ottawa, où il dirige un gouvernement minoritaire. Trudeau lui-même annonce son retrait de la vie politique. Le 1er novembre, le livre blanc sur la souveraineté-association est déposé à l'Assemblée nationale et, le 20 décembre, René Lévesque rend publique la question référendaire.

Le même mois, cependant, le gouvernement conservateur de Clark est renversé. Le 18 février 1980, le Parti libéral de Pierre Trudeau remporte les élections fédérales, raflant entre autres 74 des 75 circonscriptions au Québec. Malgré cette mauvaise nouvelle pour lui, le gouvernement Lévesque entame le débat référendaire à l'Assemblée nationale en mars. Un sondage CROP, à la fin du mois, indique même que 55 % des Québécois se disent favorables au concept de souveraineté-association[16].

La ministre Lise Payette commet alors une bourde en comparant la femme du chef libéral Claude Ryan, Madeleine, à une Yvette, modèle de femme soumise que l'on trouve dans certains manuels scolaires de l'époque. Trois semaines plus tard, un groupe de femmes libérales veulent prouver qu'elles peuvent, à la fois, être féministes et fédéralistes et fondent le Mouvement des Yvettes. Ce mouvement prend de l'ampleur et culmine le 7 avril lorsque 15 000 femmes se rassemblent au Forum de Montréal pour y écouter, outre Madeleine Ryan, Thérèse Casgrain, Jeanne Sauvé, Solange Chaput-Rolland et Thérèse Lavoie-Roux. Le camp du Non a maintenant le vent en poupe, les sondages commençant à indiquer une baisse significative d'appuis au Oui dans la population.

Le gouvernement fédéral aide le Comité du Non de Claude Ryan en dirigeant une campagne de peur systématique : les personnes âgées perdront leurs pensions de vieillesse ; le prix de l'essence grimpera à 50 cents le litre ; la facture énergétique d'une famille augmentera de plus de 1 200 $ en un an. Le 15 mai, un discours de Pierre Trudeau au Centre Paul-Sauvé est interprété comme ayant contribué à la victoire de son camp. Il promet alors de renouveler la fédération canadienne dans le sens des aspirations du Québec. « Nous mettons nos sièges en jeu », déclare-t-il.

Le 20 mai, le référendum se traduit par une défaite pour le gouvernement Lévesque. 59,4 % des Québécois ont voté pour le Non, 40,6 % pour le Oui. Une mince majorité de Francophones s'est prononcée pour le Non. Le soir, au Centre Paul-Sauvé, René Lévesque tente d'apaiser ses militants déçus (« Si je vous ai bien compris... vous êtes en train de dire... à la prochaine fois[17]. ») tout en sommant le gouvernement d'Ottawa de remplir ses promesses ("La balle est maintenant dans le camp fédéral).

Plus tard, il sera prouvé que le gouvernement Trudeau a dépensé 7,5 millions $ durant la campagne de 1980, soit 8 fois plus que ne le permet la loi référendaire, à laquelle il ne se sentait pas lié[18].

Négociations constitutionnelles[modifier | modifier le code]

Quelques jours après le référendum, Trudeau entame de nouvelles négociations avec les provinces. Son objectif est de rapatrier la Constitution canadienne, toujours à Londres, et de l'assortir d'une Charte des droits protégeant les droits individuels, et d'une formule d'amendement devant régir les futurs changements constitutionnels. Le gouvernement Lévesque décide de mettre momentanément de côté son option et de négocier de bonne foi.

Les pourparlers commencent en juin et une première conférence fédérale-provinciale a lieu en septembre 1980. L'Ontario et le Nouveau-Brunswick prennent parti pour Ottawa, mais les autres provinces, qui ont peur de voir gruger leurs pouvoirs, décident de s'allier avec le Québec afin de contrer le projet Trudeau. Devant l'échec de la conférence, le Premier ministre canadien annonce qu'il rapatriera unilatéralement la Constitution. Plusieurs provinces, dont le Québec, décident alors de porter leur cause devant les Cours d'appel. Celles-ci ne s'entendent pas, mais celle de Terre-Neuve se prononce pour l'illégalité du projet, ce qui oblige Ottawa à faire appel à la Cour suprême du Canada.

Entre temps, Lévesque remporte les élections du 14 avril 1981 où il obtient près de 50 % du vote. Sa promesse remplie de bon gouvernement a contribué aux résultats, mais d'autres raisons entrent en ligne de compte : il s'est en effet engagé à ce que la souveraineté ne soit pas un enjeu pendant le prochain mandat et démontre efficacement que le PQ est le seul apte à défendre les intérêts du Québec face aux visées du gouvernement fédéral. De son côté, le PLQ s'est mal préparé à l'élection et l'arrogance de son chef, Claude Ryan, le fait mal paraître[19].

Deux jours plus tard, le 16 avril, Lévesque rencontre 8 premiers ministres provinciaux à Vancouver (ceux du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario se sont désistés) afin de négocier une formule d'amendement. Il consent à abandonner le droit de veto, et ses alliés acceptent que la Charte des droits ne soit pas enchâssée dans la Constitution. De plus, ceux-ci décident de le soutenir dans sa demande d'obtenir un droit de retrait avec compensation qu'il préfère au droit de veto, car ainsi une province peut refuser un programme fédéral sans empêcher les autres d'y adhérer.

Le 28 septembre 1981, la Cour suprême du Canada statue que le projet Trudeau est légal, mais non légitime, car il lui faut pour cela un consentement substantiel d'une majorité de provinces[20]. Trudeau invite alors ses homologues provinciaux à une conférence de la dernière chance au début novembre.

C'est durant cette conférence, dans la nuit du 4 au 5 novembre, que le gouvernement Trudeau parvient à s'entendre avec 9 provinces sur 10, à la suite de tractations nocturnes auxquelles le Québec n'a pas été convié. Les principaux négociateurs sont Jean Chrétien, Roy Romanow, Roy McMurtry et Allan Blakeney (la Nuit des Longs Couteaux). Le libellé de l'entente est signé le matin devant des représentants québécois éberlués. La Charte des droits et libertés est enchâssée dans la Constitution (avec l'ajout d'une clause nonobstant pour certains domaines clés) ; la formule de retrait avec compensation est abandonnée ; un droit de veto est accordé aux provinces de l'Ouest et de l'Atlantique, leur permettant une certaine autorité sur leurs ressources naturelles, mais le Québec ne l'obtient pas ; la mobilité de main d'œuvre interprovinciale est facilitée au risque de compromettre certains programmes provinciaux de création d'emplois ; enfin, l'article 23 rend illégale la clause Québec, invalidant ainsi certaines dispositions de la loi 101.

Lévesque revient à Québec, humilié et blessé. Ses proches s'accordent à dire que plus jamais il ne sera le même[21].

Le coup de force fédéral a une conséquence immédiate sur le PQ. Au huitième congrès, en décembre 1981, les militants péquistes adoptent une résolution mettant au rancart la notion d'association. Lévesque tente en vain de les faire revenir sur leur décision et menace même de démissionner. Quelques jours plus tard, il annonce la tenue d'un référendum interne dans le Parti visant à annuler la résolution controversée. C'est ce que l'on a appelé le renérendum, expression inventée par Ian MacDonald, chroniqueur au journal The Gazette. Le 9 février 1982, les résultats sont plus que satisfaisants pour Lévesque : 95 % des 143 000 membres du PQ lui donnent leur soutien.

Deuxième mandat (1981-1985)[modifier | modifier le code]

René Lévesque est réélu le 13 avril 1981 face à Claude Ryan, avec une majorité accrue de 80 sièges sur 122. Le PQ obtient la plus forte majorité de son histoire avec 49,26 % du vote des électeurs alors que le Parti libéral suit avec 46,07 %.

Article détaillé : Loi constitutionnelle de 1982.

Le second mandat est beaucoup plus dur pour René Lévesque et son gouvernement, et la crise constitutionnelle n'est pas seule en cause. Dès 1981, la récession économique prend une ampleur inattendue. Le taux de chômage, au Québec, grimpe à 10 % en juillet 1981, à 14 % en mars 1982, frise les 15 % en juillet 1982 et atteint 16 % le mois suivant. Le gouvernement tente, sans beaucoup de succès, d'en juguler les effets. Sur la suggestion de Louis Laberge, chef de la FTQ, il instaure le programme de Corvée-Habitation, visant à relancer la construction résidentielle. Le Plan Biron, quant à lui, a pour objectif de venir en aide aux PME en difficulté. En novembre 1983, Lévesque annonce la création de 18 000 emplois saisonniers dans un programme de reforestation.

C'est dans cette tourmente que s'amorcent de nouvelles négociations dans le secteur public. Lors du sommet économique d'avril 1982, Lévesque annonce un trou de 700 millions $ dans les prévisions budgétaires. Dans ces conditions, dit-il, l'État est incapable de payer les hausses salariales consenties en 1979. Certes, le budget de mai 1982 annonce la hausse de la taxe de vente de 9 % à 10 % et le gel des salaires des médecins et des cadres du gouvernement, mais Lévesque énonce que les employés du secteur public devront consentir à des sacrifices. Au mois de mai, la loi 70, autorisant le gouvernement à réduire leurs salaires de 20 % pendant une durée de trois mois, soit du 1er janvier au 31 mars 1983, est déposée à l'Assemblée nationale.

Les syndicats refusent cette mise en demeure et forment un nouveau Front commun à l'automne. Les négociations sont ardues et ne mènent nulle part. Le gouvernement y met fin en décembre en faisant adopter la loi 105, imposant 109 conventions collectives aux 300 000 syndiqués du secteur public. Les syndicats organisent des grèves en cascades à la fin janvier 1983. Le 29 janvier, près de 30 000 syndiqués défilent devant l'Assemblée nationale et brûlent des mannequins à l'effigie du premier ministre. Pour eux, Lévesque est devenu le « boucher de New Carlisle ».

Le gouvernement parvient tout de même à une entente avec les infirmières ainsi qu'avec la Fédération des Affaires sociales au début de février. Les enseignants, eux, continuent leurs débrayages. Lévesque fait alors adopter la loi 111 (appelée loi-matraque par les syndiqués) qui prévoit le congédiement sans appel, la perte de salaires, la perte d'ancienneté et la suspension de la Charte des Droits[22].

Le 5 mars, plusieurs ministres sont bousculés par des centaines de manifestants devant l'Hôtel Concorde où doit se réunir le conseil national du PQ. Par la suite, cependant, les tensions s'apaisent et, le 18 avril, une entente de principe est signée avec la CEQ. Le gouvernement Lévesque sort affaibli de cette crise. L'alliance naturelle entre les syndicats et le PQ n'existe plus et celui-ci s'en ressent dans les années suivantes. Le taux d'insatisfaction envers le gouvernement prend alors d'énormes proportions.

Malgré la tourmente, le gouvernement continue tout de même son travail de législation. Le 23 juin 1982, la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels est adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Par contre, celle concernant la réforme du mode de scrutin et celle réformant l'éducation sont remises à plus tard.

En mai 1984, le soldat Denis Lortie entre dans l'Assemblée nationale et tue trois personnes avant d'être finalement arrêté. Son but, dira-t-il plus tard, était de « détruire le gouvernement Lévesque[23] ».

En juin 1984, au neuvième congrès du PQ, les militants adoptent une résolution indiquant qu'aux prochaines élections un vote pour le Parti québécois sera un vote pour l'indépendance. Lévesque vote contre, mais se rallie à contrecœur. Deux mois plus tard, le 4 septembre, les conservateurs de Brian Mulroney remportent la victoire aux élections fédérales et adoptent une politique d'ouverture à l'égard du Québec. Le 16 octobre, dans son discours d'ouverture de la session parlementaire, René Lévesque déclare qu'il entend collaborer pleinement avec le nouveau gouvernement pour créer des emplois et rouvrir le dossier constitutionnel. Le 5 novembre, lors du Discours du Trône, à Ottawa, Mulroney s'engage à rouvrir le débat constitutionnel afin d'obtenir l'adhésion du Québec à l'entente de 1981. Lévesque lui tend la main, parle d'un Beau Risque et annonce son intention de mettre en veilleuse l'option indépendantiste, un choix crucial dans l'histoire du PQ car il scindera le parti séparatiste entre les deux clivages, l'un plus radical et l'autre qui suit l'adoucissement nationaliste recherché par René Lévesque.

Cette décision amorce l'une des crises les plus graves que le Parti québécois ait connues. Le 20 novembre, Pierre de Bellefeuille démissionne du caucus. Il est suivi, deux jours plus tard, de plusieurs têtes d'affiche du gouvernement : Jacques Parizeau, Camille Laurin, Denise Leblanc-Bantey, Gilbert Paquette et Jacques Léonard. Jérôme Proulx annonce qu'il siègera désormais comme député indépendant. Le 27 novembre, Louise Harel démissionne à son tour suivie, le 4 décembre, de Denis Lazure.

Lévesque, désormais à la tête d'un gouvernement sérieusement affaibli, convoque, en janvier 1985, un congrès spécial où il met officiellement en veilleuse l'option indépendantiste. Six mois plus tard, le 20 juin, fatigué, amer et probablement poussé par plusieurs membres de son caucus, Lévesque annonce qu'il démissionnera après le Congrès à la chefferie de son Parti.

Retour au journalisme[modifier | modifier le code]

Ayant décidé de se retirer de la politique active (le 20 juin), Lévesque revient à sa première passion : le journalisme.

René Lévesque repose au cimetière Saint-Michel de Sillery avec son épouse Corinne Côté-Lévesque.

Il meurt d'une crise cardiaque le 1er novembre 1987 à son domicile de l'Île des Sœurs, à Verdun. Des dizaines de milliers de gens lui témoignent leur reconnaissance lors de ses funérailles à Québec. Son corps est inhumé au cimetière Saint-Michel de Sillery, en banlieue de Québec, le 5 novembre[24].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1947, il épouse Louise L'Heureux (fille d'Eugène L'Heureux, directeur du journal L'Action catholique de Québec), qui était déjà sa fiancée avant la guerre. Le couple aura eu trois enfants : Pierre, Claude et Suzanne.

Suzanne Lévesque a pris le relai de son père au sein de l'appareil gouvernemental, occupant des positions stratégiques dès 1986 au sein des ministères de la justice, des relations internationales, plus récemment membre du Comité de déontologie policière. Elle est également membre du conseil d'administration de la Fondation René Lévesque.

Son fils Claude est quant à lui journaliste et chroniqueur au quotidien canadien Le Devoir[réf. souhaitée].

René Lévesque, présenté comme un séducteur de femmes par son entourage, a une relation amoureuse extra-conjugale avec sa coanimatrice Judith Jasmin.

Un incident malheureux fait la manchette en février 1977. Dans la nuit du 6 février, René Lévesque happe mortellement, avec sa voiture, Edgar Trottier, un sans-abri de 62 ans qui se trouvait étendu sur la route. Les policiers qui se sont présentés sur les lieux n'ont pas cru bon faire passer les tests règlementaires à l'homme, puisque qu'on ne détecte aucun signe d'ivresse et aucune odeur d'alcool. Pierre Godin écrit, dans l'un de ses 4 tomes de la biographie de Lévesque : « Comme l’expliquera à la presse un policier du poste 10, résumant la pensée de ses collègues : « J’ai croisé le premier ministre tôt hier matin et il était parfaitement à jeun. » Opinion confirmée par le lieutenant Laurent Lévis, responsable de l’enquête, par George Wilson et par deux autres témoins de l’accident, le chauffeur de taxi Marijan Hocursak et Marvin Carsley. (…) Aucun signe d’ivresse, aucune odeur suspecte d’alcool[25]. »

Aucune accusation ne sera portée contre lui, mais René Lévesque restera marqué par l'accident. Il sera par la suite révélé que sa passagère n'était pas sa femme, mais une secrétaire du nom de Corinne Côté. Le mariage de René Lévesque se soldera alors par un divorce puis il épousera, le 12 avril 1978, cette Corinne Côté, fille de Roméo Côté et d'Irma Tremblay, au palais de justice de Montréal. Celle-ci a eu une influence notable sur les décisions de René Lévesque. Par exemple, à la suite de la nuit des Longs Couteaux, elle l'incite à demeurer en poste, malgré le dépit de Lévesque à l'égard des manœuvres politiques dont il vient de faire les frais.

Héritage politique[modifier | modifier le code]

À sa mort en 1987, René Lévesque laisse derrière lui un important héritage politique. Lors de son passage dans la vie politique du Québec, il joue un rôle déterminant dans la réorganisation des responsabilités attribuées à l'État par les citoyens, de même que dans les rapports entre les citoyens et les partis politiques, les citoyens et l'administration publique, la majorité francophone et les minorités anglophone et allophone, en plus de semer dans le cœur et l'esprit d'un nombre important de ses concitoyens le désir et la détermination de mener le Québec à son indépendance par des moyens pacifiques et démocratiques.

Il aura instauré des règles fondamentales en ce qui concerne le financement des partis.

Hydro-Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hydro-Québec.

René Lévesque est souvent identifié comme le père de la nationalisation de l'électricité, ayant généralisé le mouvement initié par le premier ministre Adélard Godbout en 1943. Aujourd'hui, Hydro-Québec distribue de la quasi-totalité de l'électricité au Québec et 96 % de la production électrique québécoise provient de l'énergie hydraulique.

En 2003 Hydro-Québec se lance dans la production éolienne.

En 2006, les bénéfices provenant des activités des quatre filiales de la société sont de l'ordre de 3,74 milliards $ pour l'année 2005; 2,25 milliards $ et 2,13 milliards $ pour l'année 2004.

Parti québécois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti québécois.

Le Parti québécois, fondé par Lévesque, est actuellement l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, ayant obtenu 30 sièges sur 125 à l'élection générale québécoise de 2014. Son chef, Pauline Marois, a démissionné suite au résultat de cette l'élection. Elle avait succédé à André Boisclair le 27 juin 2007. Après le départ de René Lévesque, les Premiers ministre péquistes ont été Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry et Pauline Marois.

Système électoral[modifier | modifier le code]

Réforme de la loi électorale, financement des partis politiques et des référendums, réforme du mode de scrutin avorté, mais poursuivi par de nombreux militants.

Politique linguistique[modifier | modifier le code]

Bien qu'elle ait été modifiée à plusieurs reprises à la suite de jugements rendus par la Cour Suprême du Canada, la Charte de la langue française, le principal instrument légal sur lequel s'appuie la politique linguistique du Québec, est toujours en vigueur aujourd'hui.

Projet de pays[modifier | modifier le code]

Bien qu'ils aient refroidi les ardeurs de certains de ses plus anciens partisans, les échecs référendaires de 1980 et de 1995 n'ont pas fait disparaître le projet de pays, toujours au cœur du programme politique du Parti québécois, au cœur de certains autres groupes et partis, notamment Option nationale, le Parti marxiste-léniniste, le Parti indépendantiste, le Bloc québécois, le Conseil de la souveraineté du Québec, le Mouvement national des Québécoises et Québécois et supporté par d'autres groupes ou partis, tel Québec solidaire.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Statue de René Lévesque (1922-1987) devant l'Hôtel du Parlement à Québec.
La statue est accompagnée d'une plaque, qui se lit comme suit:
« Il est un temps où le courage et l'audace tranquilles deviennent pour un peuple, aux moments clés de son existence, la seule forme de prudence convenable. S'il n'accepte pas alors le risque calculé des grandes étapes, il peut manquer sa carrière à tout jamais, exactement comme l'homme qui a peur de la vie. »
  • 1922 - Le 24 août, naissance de René Lévesque à hôpital de Campbellton, au Nouveau-Brunswick. (Il grandit à New Carlisle en Gaspésie).
  • 1937 - Le 18 juin, décès de son père.
  • 1947 - Le 3 mai, il épouse Louise L'Heureux à Québec.
  • 1957 - Prix Olivar-Asselin.
  • 1960 - Le 22 juin, il est élu député dans la circonscription électorale de Laurier.
  • 1960 - Le 5 juillet, il devient ministre des Ressources hydrauliques et ministre des Travaux publics.
  • 1961 - Le 28 mars, il devient Ministre des Ressources naturelles.
  • 1962 - Le 14 novembre, il est réélu député dans la circonscription électorale de Laurier.
  • 1965 - Le 14 octobre, il devient ministre de la Famille et du Bien-être social.
  • 1966 - Le 5 juin, il est encore une fois réélu dans la circonscription de Laurier.
  • 1967 - Le 4 septembre, il quitte le Parti libéral du Québec.
  • 1967 - Le 19 novembre, il fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA).
  • 1967 - Le 28 décembre, début des négociations entre le MSA, le RN et le RIN en vue d'une fusion.
  • 1968 - Le 6 janvier, publication de son manifeste Option Québec.
  • 1968 - Le 19 avril, tenu du premier congrès d'orientation du MSA.
  • 1968 - Le 11 octobre, à Québec, premier congrès national du nouveau parti né de la fusion entre le MSA et le RN.
  • 1968 - Le 14 octobre, il est élu président du nouveau Parti québécois (PQ).
  • 1968 - Le 26 octobre, les membres du RIN votent en faveur de la dissolution de leur organisation. (Quinze jours plus tard, la majeure partie de ses 16 000 membres rejoignent le Parti québécois.)
  • 1970 - Le 29 avril, il est défait dans Laurier par le libéral André Marchand.
  • 1970 - Il devient chroniqueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec.
  • 1973 - Lors du 4e congrès national les 23, 24 et 25 février, il est réélu président du PQ.
  • 1973 - Le 29 octobre, il est défait dans la circonscription de Dorion.
  • 1976 - Le 15 novembre, il est élu député dans la circonscription électorale de Taillon.
  • 1976 - Le 25 novembre, il est assermenté Premier ministre du Québec.
  • 1977 - Le 6 février, il est impliqué dans un accident de la route[26] . L'automobile qu'il conduit heurte Edgar Trottier, un sans-abri de 62 ans qui mourut sur le coup. M. Lévesque a été soupçonné d'avoir conduit en état d'ébriété, les policiers qui se sont présentés sur les lieux ne lui ont jamais fait passer le test d'ivressomètre.
  • 1977 - Le 3 novembre, il est fait grand officier de la Légion d'honneur
  • 1977 - En novembre, il reçoit la médaille de la ville de Paris.
  • 1979 - Le 12 avril, il épouse Corinne Côté.
  • 1979 - En juillet, sa mère meurt.
  • 1980 - Les Québécois votent Oui à 40 % au premier référendum sur le souveraineté du Québec. René Lévesque : « Si j'ai bien compris, vous êtes en train de dire, à la prochaine fois. »
  • 1981 - Le 13 avril, il est réélu député dans la circonscription électorale de Taillon.
  • 1981 - Le 30 avril, il est assermenté premier ministre du Québec une deuxième fois.
  • 1987 - Le 1er novembre, décès de René Lévesque, âgé de 65 ans, à Verdun (Île des Sœurs), aujourd'hui fusionné à Montréal.

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Écrits[modifier | modifier le code]

René Lévesque est l'auteur de quelques livres et textes d'opinion :

  • Un pays qu'il faut faire (1967) ;
  • Option Québec (1968) ;
  • La Passion du Québec (1978) ;
  • Oui (1980) ;
  • Attendez que je me rappelle... (1986).

Il signe aussi un bon nombre d'articles et de chroniques dans :

  • L'Envol ;
  • Le Carabin ;
  • Le Clairon de Saint-Hyacinthe ;
  • Cité libre ;
  • Le Journal de Montréal ;
  • Le Journal de Québec ;
  • Le Jour.

Le fonds d'archives de René Lévesque est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[29].

Faits divers[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

Sites Web[modifier | modifier le code]

Ses écrits[modifier | modifier le code]

Extraits de ses reportages[modifier | modifier le code]

Portraits et biographies[modifier | modifier le code]

  • Denise Bombardier, «Lévesque, René», dans Dictionnaire amoureux du Québec, Paris, Plon, 2014, p.248-252.
  • Louise Beaudoin et François Dorlot. René Lévesque, Montréal : La Presse, 2007
  • Martine Tremblay, Derrière les portes closes - René Lévesque et l'exercice du pouvoir 1976-1985, Montréal, Québec Amérique,‎ 2006, 710 p. (ISBN 2-7644-0453-0).
  • Pierre Godin. René Lévesque, l'homme brisé, tome 4, Montréal : Boréal, 2005
  • Martin Bisaillon. Le perdant, Montréal : Les Intouchables, 2004
  • Marguerite Paulin. René Lévesque - Une vie, une nation, XYZ Éditeur : Montréal, 2003, 168 p. (ISBN 2-89261-377-9)
  • Pierre Godin. René Lévesque, L'espoir et le chagrin (1976-1980), tome 3, Montréal : Boréal, 2001
  • Pierre Godin. René Lévesque, Héros malgré lui (1960-1976), tome 2, Montréal : Boréal, 1997
  • Pierre Godin. René Lévesque, Un enfant du siècle (1922-1960), tome 1, Montréal : Boréal, 1994
  • Claude Fournier. René Lévesque : portrait d'un homme seul, Montréal : Éditions de l'Homme, 1993, 341 pages (ISBN 2-7619-1153-9)
  • Michel Lévesque. René Lévesque, Montréal : Lidec, 1991
  • Pierre Godin. Les Frères divorcés, Montréal : Éditions de l'Homme, 1986
  • Pierre Vallières. Les Scorpions associés, Montréal : Éditions Québec-Amérique, 1978, 156 p. N.B.: Les "scorpions" du titre sont Pierre-Elliott Trudeau (et le fédéralisme pan-canadien) et René Lévesque (et les espérances souvreignistes du Québec). ISBN 0-88552-046-7
  • Alain Pontaut. René Lévesque ou l'idéalisme pratique, Montréal : Leméac, 1983
  • Peter Desbarats. René Lévesque ou le projet inachevé, Montréal : Fides, 1977 (traduction de Robert Guy Scully)
  • Jean Provencher. René Lévesque : portrait d'un Québécois, Montréal : La Presse, 1973, 270 pages (ISBN 0-7777-0056-5)
  • François Aubin. René Lévesque tel quel, Montréal : Boréal Express, 1973

Universitaire[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Stefanescu et Éric Bédard (direction), René Lévesque, homme de la parole et de l'écrit, VLB éditeur, Montréal, 2012, 175 p.
  • Alexandre Stefanescu (direction), René Lévesque, mythes et réalités, VLB éditeur, Montréal, 2008, 252 p.
  • Yves Bélanger et Michel Lévesque, éd. René Lévesque, l'homme, la nation, la démocratie, Presses de l'Université du Québec, 1992
  • André Carrier. Les idées sociales, économiques et politiques de René Lévesque, thèse de maîtrise à l'université d'Ottawa, 1970

Recensions[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Émile Racan-Bastien. Généalogie ascendante de René Lévesque, premier ministre du Québec, tome I, Éditions historiques et généalogiques Pepin, 2001 480 p. (ISBN 2-554-02398-0)
  • Paul-Émile Racan-Bastien. Généalogie ascendante de René Lévesque, premier ministre du Québec, tome II, Éditions historiques et généalogiques Pepin, 2001 480 p. (ISBN 2-554-02399-9)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Mononc' Serge & Anonymus. « René Lévesque », Musique Barbare, 2008
  • Les Cowboys Fringants. « Lettre à Lévesque », dans l'album La grande Messe, 2004
  • Victor Teboul. René Lévesque et la communauté juive : Entretiens, Éditions des Intouchables, 2001, 64 pages (ISBN 2-89549-034-1)
  • Michel Lemieux. Voyage au Levant : de Lawrence d'Arabie à René Lévesque, Sillery : Septentrion, 1992, 384 pages (ISBN 2-921114-69-0)
  • Claude Morin. Mes premiers ministres : Lesage, Johnson, Bertrand, Bourassa et Lévesque, Montréal : Boréal, 1991, 632 pages (ISBN 2-89052-440-X)
  • Michel Arsenault. « René Lévesque, une vie », dans L'Actualité, 1987
  • Collectif. Le Québec 1967-1987 : du Général de Gaulle au lac Meech, Montréal : Guérin littérature, 1987
  • Marcel Léger. Le Parti québécois : ce n'était qu'un début, Montréal : Québec/Amérique, 1986.
  • Jules-Pascal Venne, dir. Au-delà de l'image... suivi de René Lévesque, Libérer l'avenir, Montréal : Québec/Amérique, 1985
  • Gérard Bergeron. Notre miroir à deux faces : Trudeau-Lévesque, Montréal : Québec/Amérique, 1985
  • Graham Fraser. Le Parti québécois, Montréal : Libre Expression, 1984 (traduit de l'anglais par Dominique Clift)
  • Gérard Pelletier. Les années d'impatience, 1950-1960, Montréal : Stanké, 1983
  • Claude Charron. Désobéir, Trois-Rivières : VLB Éditeur, 1983
  • Louis La Rochelle. En flagrant délit de pouvoir : chronique des événements politiques de Maurice Duplessis à René Lévesque Montréal : Boréal Express, 1982
  • Lise Payette. Le pouvoir ? Connais pas !, Montréal : Québec Amérique, 1982
  • Don Murray. De Bourassa à Lévesque, Quinze, 1978
  • Vera Murray. Le Parti québécois : de la fondation à la prise du pouvoir, Montréal : Hurtubise HMH, 1976
  • Camille Laurin. Ma traversée du Québec (préface de René Lévesque), Éditions du Jour, 1970

Radio et télévision[modifier | modifier le code]

  • Gilles Walker. René, télésérie dramatique, 2005 (œuvre de fiction)
  • Roger Cardinal. René Lévesque, télésérie dramatique, 1994 (œuvre de fiction)
  • Claude Godbout, Roger Racine, Marc Renaud. René Lévesque, Héros malgré lui, série documentaire en 3 épisodes (Le rebelle (1922-1967), Le patriote (1967-1977), Le démocrate (1977-1987)), Production René Lévesque (en collaboration avec Télé-Québec), Québec, 2003
  • Point de mire sur René Lévesque, série documentaire en 10 épisodes d'une heure, GSI Musique en collaboration avec Radio-Canada, 2002
  • Pierre Perrault. Un pays sans bon sens !, 1970
  • Félix Leclerc. Hommage à René Lévesque

En anglais[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Livres[modifier | modifier le code]

  • David Fennario. The Death of Rene Levesque, Talonbooks, March 10, 2003, 72 pages (ISBN 0-88922-480-3)
  • Graham Fraser. PQ: René Lévesque and the Parti Québécois in Power, Montréal, McGill-Queen's University Press; 2nd édition, août 2002, 434 pages (ISBN 0-7735-2310-3)
  • Claude Fournier. Rene Levesque: Portrait of a Man Alone, McClelland & Stewart, 15 avril, 1995, 272 pages (ISBN 0-7710-3216-1)
  • René Lévesque. Rene Levesque Memoirs, McClelland & Stewart, 1986 (traduit par Philip Stratford)
  • Graham Fraser. PQ: René Lévesque and the Parti Québécois in Power, Montréal, Libre Expression, 1984
  • René Lévesque. My Québec, Methuen, 1979, 191 pages, (ISBN 0-458-93980-3)
  • Peter Desbarats. René, Montréal, Fides, 1976
  • Peter Desbarats. Rene: a Canadian in search of a country, McClelland and Stewart 1976, 223 pages (ISBN 0-7710-2691-9)
  • Marguerite Paulin. René Lévesque: Charismatic Leader, XYZ Publishing, January 10, 2004, 176 pages (ISBN 1-894852-13-3) (traduit par Jonathan Kaplansky)
  • Jean Provencher, David Ellis. Rene Levesque: Portrait of a Quebecois, Paperjacks, June 1977 (ISBN 0-7701-0020-1)
  • René Lévesque. Quotations from René Lévesque, Éditions Héritage, 1977, 105 pages (ISBN 0-7773-3942-0)
  • Pierre Dupont. How Levesque Won, Lorimer, January 1, 1977, 136 pages (ISBN 0-88862-130-2) (traduit par Sheila Fischman)
  • René Lévesque. An option for Quebec, McClelland and Stewart, 1968, 128 pages
  • Victor Teboul, René Lévesque et la communauté juive, Éditions les Intouchables, 2002, 66 pages (ISBN 2-89549-034-1)

Sites Web[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Claude Godbout, Roger Racine, Marc Renaud, René Lévesque, Héros malgré lui, Le rebelle (1922-1967), Production René Lévesque (en collaboration avec Télé-Québec), Québec, 2003
  2. Généalogie de René Lévesque (site francogene.com) [page consultée le 11 juillet 2010].
  3. http://www.mesaieux.com/fr/personnalite.asp?Nom=Rene_Levesque
  4. Graham Fraser, Le Parti québécois, Éditions Libre Expression, Outremont (Québec), 1984 (ISBN 2-89111-207-5)
  5. Lévesque 1986, p. 109
  6. Site Web du Secrétariat à l'adoption internationale
  7. http://archives.cbc.ca/IDC-0-18-1123-6136/personnalites/parti_quebecois_levesque/clip2 Extrait du téléjournal du 14 octobre 1967 annonçant le départ de René Lévesque du Parti libéral
  8. Lionel Bellavance, Les partis indépendantistes québécois (1960-1970), 1972. Parti québécois d'Arthabaska. Arthabaska (Québec). p. 14.
  9. Lévesque aborda la question de la souveraineté avec prudence et grande sobriété, comme en fait foi sa décision concernant le Centre d'archives et de documentation (John F. Conway, Des comptes à rendre VLB éditeur, 1995)
  10. Les membres du Barreau retiraient jusqu'à une bonne moitié de leurs revenus des accidents de la route et, plus souvent qu'à leur tour, n'hésitaient pas à s'acoquiner avec l'assureur pour éterniser les procédures jusqu'à ce que le client découragé finît par laisser tomber son recours ou se contentât d'une bouchée de pain (René Lévesque, Attendez que je me rappelle, Québec-Amérique, 1986, pp. 386-387)
  11. James Reston, chroniqueur au New York Times, écrit dans un article du 25 janvier 1977: Les États-Unis sont renversés à l'idée que le Canada pourrait se fractionner en une série d'États qui pourraient se quereller les uns avec les autres. Cet article fait évidemment référence au discours de Lévesque à l'Economic Club, tenu le même jour.
  12. Pierre Godin, René Lévesque, L'espoir et le chagrin, p. 141.
  13. Le Soleil, 10 février 1977.
  14. Le Devoir, 5 novembre 1977
  15. Le Devoir, 7 novembre 1977
  16. Attendez que je me rappelle, p. 407
  17. René Lévesque, 20 mai 1980, Centre Paul-Sauvé, Montréal, Québec, Canada, dans La Réponse (média télévision de Radio-Canada), paru 20 mai 1980, René Lévesque.
  18. Dans La Presse du 14 décembre 1987, un article indique que Gérald Godin a rendu public à l'Assemblée nationale un rapport du gouvernement fédéral le démontrant.
  19. Pierre Godin. René Lévesque, l'homme brisé pp. 126-129.
  20. Pierre Godin, René Lévesque, l'homme brisé, pp. 150-151.
  21. Interview de Claude Charron à TVA le 2 novembre 1987 à la suite de la mort de René Lévesque.
  22. Graham Fraser. Le Parti québécois. Libre-Expression. 1984. p. 354
  23. Pierre Godin. René Lévesque, l'homme brisé, pp. 336-337.
  24. http://archives.cbc.ca/IDC-0-18-351-1902-10/personnalites/rene_levesque/ Extrait du Téléjournal du 5 novembre 1987, animé par Bernard Derome à propos des funérailles de René Lévesque.
  25. Pierre Godin, René Lévesque, l'espoir et le chagrin, Montréal, Boréal,‎ 1994, p. 145.
  26. Bilan du Siècle - 6 février 1977 - Déroulement d'un accident routier impliquant le premier ministre du Québec, René Lévesque
  27. Presse canadienne, « Deux centrales porteront les noms de Jean Lesage et René Lévesque », La Presse, Montréal,‎ 2010-06-22 (lire en ligne).
  28. Communiqué de la Commission de toponymie du Québec annonçant l'officialisation de l'autoroute René-Lévesque.
  29. Fonds René Lévesque (P18) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)
  30. Meyer, Philippe, Québec, Seuil, 1980, p.104.
  31. René Lévesque a été le meilleur premier ministre, LCN, 4 octobre 2006, consulté en ligne le 5 septembre 2011.
  32. Critique - La Grand-Messe, MusiquePlus, 23 novembre 2004, consulté en ligne le 5 juillet 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]