Rivière-du-Loup

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Rivière-du-Loup
Vue des chutes sur la rivière du Loup avec, à droite, une centrale hydraulique
Vue des chutes sur la rivière du Loup avec, à droite, une centrale hydraulique
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Comté ou équivalent Rivière-du-Loup (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Gaétan Gamache
2013 - 2017
Code postal G5R
Fondateur
Date de fondation
Charles Aubert de La Chesnaye
Décembre 1673
Constitution 30 décembre 1998
Démographie
Gentilé Louperivois, e
Fraservillien (1906); Loupérivois; Loupien
Population 19 974 hab. (2014[1])
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 10″ N 69° 32′ 10″ O / 47.835975, -69.53624747° 50′ 10″ Nord 69° 32′ 10″ Ouest / 47.835975, -69.536247  
Superficie 8 476 ha = 84,76 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418 ou 581
Code géographique 12072
Localisation
Localisation de Rivière-du-Loup dans la MRC de Rivière-du-Loup
Localisation de Rivière-du-Loup dans la MRC de Rivière-du-Loup

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Rivière-du-Loup
Liens
Site web http://www.ville.riviere-du-loup.qc.ca/

Rivière-du-Loup est une ville du Québec au Canada située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent à 200 km au nord-est de la ville de Québec[2]. La ville est le chef-lieu de la municipalité régionale de comté (MRC) de Rivière-du-Loup dans le Bas-Saint-Laurent [2]. La nouvelle ville Rivière-du-Loup a été créée le 30 décembre 1998 à partir du regroupement de la ville de Rivière-du-Loup et de la municipalité de la paroisse de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup[2]. La ville est un centre régional important grâce au palais de justice de Rivière-du-Loup, au Centre hospitalier régional du Grand-Portage (CHRGP), au CLSC Rivières et marées et à son campus étudiant. Entre les années 1845 à 1919, elle était connue sous le nom de Fraserville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du parc des chutes à Rivière-du-Loup

Située au confluent de la rivière du Loup et du fleuve Saint-Laurent, la ville occupe une situation de carrefour entre Montréal, Gaspé, le Nouveau-Brunswick, l'État du Maine (États-Unis), et la rive nord du fleuve Saint-Laurent. Cette localisation lui vaut d'être desservie par le chemin de fer - qui est à l'origine de l'expansion de la ville au XIXe siècle - de même que par les autoroutes 20 (route transcanadienne) et 85. Elle est reliée à la région de Charlevoix, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent par un service de traversier saisonnier. Un petit aéroport situé dans la municipalité voisine de Notre-Dame-du-Portage dessert aussi la ville.

La ville est érigée sur une série de plateaux qui s'élèvent à partir du fleuve Saint-Laurent jusqu'à une altitude de près de 200 mètres. Cette topographie accidentée en escalier explique la présence de plusieurs chutes spectaculaires sur la rivière du Loup, au centre de la ville. Ces chutes ont été exploitées dès le XIXe siècle pour la production d'énergie, qui à son tour a permis l'installation de nombreuses petites industries. Aujourd'hui encore, la ville demeure un des principaux centres industriels de la région du Bas-Saint-Laurent.

Vue de Rivière-du-Loup à partir du secteur de la Pointe, au confluent de la rivière du Loup et du fleuve Saint-Laurent

Climat[modifier | modifier le code]

  • Température record la plus froide : –34,0 °C (3 décembre 1980)
  • Température record la plus chaude : 33,5 °C (19 juillet 1991)
  • Nombre moyen de jours avec précipitation de neige dans l'année : 68
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'année : 120
Relevé météorologique de Saint-Arsène (10 km de Rivière-du-Loup)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −16,7 −14,9 −9 −2 3,9 9,6 12,5 14,4 6,8 1,8 −4 −12,4 −1,1
Température moyenne (°C) −12,6 −10,9 −5,1 1,8 9,1 14,9 17,8 16,5 11,4 5,5 −1 −8,7 3,2
Température maximale moyenne (°C) −8,5 −6,8 −1,2 5,6 14,3 20,2 22,9 21,6 16 9,2 2 −5,1 7,5
Précipitations (mm) 78 62,1 66,6 68,9 89,6 87,1 92 97,5 89,5 80,7 70,3 80,8 962,9
Source : Normales climatiques au Canada 1971-2000[3]


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un important échangeur autoroutier est situé au sud de la ville, soit l'échangeur partiel entre la 20 et la 85, au kilomètre 499 de la 20 et 100 de la 85. Seulement la 20 ouest vers Québec est accessible via cet échangeur, et la 85 est seulement accessible par la 20 est (le boulevard industriel, la rue Beaubien ainsi que la route de l'égilse à Cacouna-Station permettent de compléter l'échangeur). La Route Transcanadienne continue sur l'autoroute 85, vers le Nouveau-Brunswick.
2 sorties relient l'autoroute 20 à Rivière-du-Loup, soit les sorties 503 et 507. Les 2 sorties sont sur la route 132, menant vers le centre de la ville. Pour ce qui est de l'autoroute 85, la sortie 93 est sur le boulevard industriel et la 20 est vers Rimouski, puis la sortie 96 est sur la rue Fraserville.
Le centre-ville est situé exactement à 193 kilomètres au nord-est des ponts de Québec, depuis l'autoroute 20 (sortie 312), 127 kilomètres au nord-est de Montmagny (sortie 378 de la 20) et 66 kilomètres de La Pocatière (sortie 439 de la 20). Il est aussi situé à 105 kilomètres au sud-ouest de Rimouski (sortie 610 de la 20), et 43 kilomètres de Trois-Pistoles, sur la route 132. Le centre-ville est aussi situé, depuis l'autoroute 85 et la route 185, 98 kilomètres au nord-ouest de la frontière au Nouveau-Brunswick et 52 kilomètres de Témiscouata-sur-le-lac (secteur Cabano).
Rivière-du-Loup est la destination sur les panneaux routiers entre les sorties 312 et 610 (de Québec à Rimouski) de l'autoroute 20, et sur toute l'autoroute 85 et sur la route 185 [4].

Population[modifier | modifier le code]

Comparé de population

Avec ses 19 974 habitants (2014), elle est le chef-lieu d'une MRC (municipalité régionale de comté) comprenant 33 947 habitants (2008). Elle est aussi au centre d'un bassin économique de près de 90 000 habitants couvrant le territoire des MRC de Kamouraska, Témiscouata et des Basques. Rivière-du-Loup et Saint-Patrice-de-Rivière-du-Loup, aujourd'hui fusionnés, comptaient 17 210 habitants en 1991. La population a donc augmenté de 13 % en 20 ans sur le territoire actuel de la ville.

1991 2006 2010 2011
17 210 18 586 19 192 19 447[5]

Politique[modifier | modifier le code]

Toutes les informations se retrouvent sur ce site: http://www.mamrot.gouv.qc.ca/repertoire-des-municipalites/fiche/municipalite/12072/

Mandat 2013 - 2017

Maire: Gaétan Gamache

Districts Conseillers[6]
1 - District de la Pointe Gérald Plourde
2 - District de l'Estuaire Steeve Drapeau
3 - District de St-Patrice Jérôme La Violette-Côté
4 - District de Fraserville Jacques Minville
5 - District de la Rivière Mario Bastille
6 - District de la Plaine Sylvie Vignet

Autres maires:

Jean D'Amour (entre 1999 et 2007)

Denise M. Levesque (entre 1991 et 1999)


Autres conseillers:

Denis Tardif, (district de St-Patrice, entre 2005 et 2011) [7]

Économie[modifier | modifier le code]

La rue Lafontaine, au centre-ville de Rivière-du-Loup, concentre une importante fonction commerciale

Son économie est fondée sur l'exploitation et la transformation des ressources naturelles (forêts et tourbières) et sur plusieurs industries, commerces et services. Le tourisme et la culture sont aussi économiquement présents. Au total, c'est plus d'un millier d'entreprises qui sont localisées dans le territoire de la ville. Parmi ces entreprises, 7,5 % d'entre elles sont du secteur primaire, 22,6 % du secteur secondaire et 69,9 % du secteur tertiaire. Les PME prennent maintenant une place très importante dans cette économie au point que la ville se classe, à ce chapitre, parmi les meilleures au Québec et au Canada. Elle s'est d'ailleurs vue décerner en 2006 le titre de « ville entrepreneuriale au Québec ».

Éducation[modifier | modifier le code]

CFP Pavillon-de-l'Avenir

La ville de Rivière-du-Loup compte plusieurs écoles autant aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire que post-secondaire. C'est la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup qui gère les établissements d'enseignement de la ville. Au niveau primaire, cinq écoles se dispersent dans toute la ville: l'école Saint-François-Xavier (quartier Saint-François-Xavier), les écoles La Croisée I et La Croisée II (quartier Saint-Ludger) ainsi que les écoles Roy et Joly (quartier Saint-Patrice). Au niveau secondaire se trouvent l'École secondaire de Rivière-du-Loup (public) et le Collège Notre-Dame (privé). On retrouve aussi sur le territoire de la ville trois autres établissements: le Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l'Avenir, le Centre d'éducation des adultes de Kamouraska-Rivière-du-Loup (École Thibaudeau dans le quartier Saint-François-Xavier) et le Cégep de Rivière-du-Loup.

Le nouveau campus étudiant de Rivière-du-Loup a été créé en 2010[8]. Il regroupe cinq écoles: les deux écoles secondaires et les trois écoles post-secondaires, soit le Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l'Avenir, le Centre d'éducation des adultes de Kamouraska-Rivière-du-Loup et le Cégep de Rivière-du-Loup. Les sports sont mis en valeur dans ce campus qui comprend une piste d'athlétisme, un terrain de football, un terrain de balle-molle, un terrain de baseball, un terrain de soccer et six terrains de tennis. Le Parc du Campus-et-de-la-Cité inauguré le 11 septembre 2011 fait partie intégrante de ce campus[9]. Au niveau sportif, ce parc propose aux Louperivois des jeux d'exercices, des pistes asphaltées pour la marche ou les patins à roues alignées ainsi que deux terrains de soccer. Enfin, l'idée du campus est surtout de changer les habitudes de transport des professeurs, du personnel non-enseignant, des élèves et des étudiants. Des mesures ont été mises en place pour décourager le transport solo (une personne par voiture) au profit du transport en commun (autobus), du vélo, de la marche ou du covoiturage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dates importantes[modifier | modifier le code]

L'Église catholique Saint-Patrice, sur la rue Lafontaine. L'édifice a été construit en 1855-1856.
  • Le site de Rivière-de-Loup aurait été occupé par des marins français dès les années 1600.
  • En décembre 1673, la seigneurie de la Rivière-du-Loup est concédée, par la Compagnie des Indes Occidentales, à son agent Charles Aubert de La Chesnaye qui y adjoint les fiefs de Kamouraska en 1680 et de Témiscouata-Madawaska en 1683.
  • En juillet 1763, les seigneuries et fiefs de la Rivière-du-Loup, sont cédés à James Murray, premier gouverneur de la nouvelle colonie britannique.
  • En août 1802, la seigneurie de Rivière-du-Loup est vendue à Alexandre Fraser, fils du colonel Malcom Fraser. La seigneurie prend alors le nom de Fraser plutôt que Rivière-du-Loup
  • En 1845 La seigneurie s'urbanisant au fil des ans, elle change de nom pour Fraserville.
  • En 1859, Fraserville devient le terminus Est du chemin de fer le Grand-Tronc.
  • En 1889, inauguration de la ligne de chemin de fer vers le Nouveau-Brunswick.
  • En mars 1919, la cité de Fraserville devient la cité de Rivière-du-Loup.
  • En juin 1926, un incendie ravage 57 bâtiments, dont près d'une trentaine d'édifices commerciaux.
  • En juin 1939, visite du roi Georges VI et de la reine Élisabeth (future reine mère).
  • En avril 1947, ouverture de la station de radio CJFP à la fréquence 1400 KC
  • En août 1959, inauguration de l'aéroport.
  • En mars 1968, inauguration du CHR (Centre hospitalier régional).

Dans sa Relation de 1634, le père Le Jeune signale le nom amérindien de la rivière, Capititetchouez. L'une des premières attestations de la dénomination Rivière du Loup figure, en 1673, dans l'acte de concession de la seigneurie de la Rivière-du-Loup à Charles Aubert de La Chesnaye (1632-1702), ancêtre de Philippe Aubert de Gaspé. Il revient au père Chrestien Le Clercq de signaler sans équivoque le nom de la rivière dans son livre Premier établissement... (1691), tome II : « & autres Nations Sauvages qui venaient en traite à l'habitation de la Rivière du Loup ». Cette dénomination a suscité plusieurs tentatives d'explication non parfaitement satisfaisantes. On l'a attribuée à la présence de nombreux loups marins anciennement. Certains croient que Jacques Cartier lui-même, ayant trouvé beaucoup de loups marins sur la grève de la rivière, lui avait donné ce nom. Or, on faisait la chasse au loup-marin dans cette région du pays, ce qui justifie, en partie, la concession d'une seigneurie à Aubert de La Chesnaye. Ces animaux pouvaient sûrement remonter l'estuaire de la rivière. D'autres pensent que le cours d'eau porterait cette appellation parce que Samuel de Champlain y aurait rencontré sur ses bords la nation des Loups ou Mahigans. Enfin, l'hypothèse la plus plausible veut qu'il s'agisse du nom d'un vaisseau, Le Loup, venu de France et dont l'équipage aurait été contraint d'hiverner dans l'estuaire de la rivière autour de 1660.

La paroisse mère de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup est érigée canoniquement en 1833 et civilement en 1842. En 1850, la municipalité du village de Fraserville se sépare de la municipalité de paroisse et deviendra la ville de Rivière-du-Loup en 1919. En 1852, les paroisses de Saint-Antonin et de Notre-Dame-du-Portage seront constituées à même le territoire de Saint-Patrice-de-la-Rivière-du-Loup. Le territoire résiduel gardera son identité municipale propre jusqu'en 1998, alors qu'il sera réuni à la ville de Rivière-du-Loup, après une séparation de 149 ans.

Un centre ferroviaire important[modifier | modifier le code]

Un wagon de queue, représentant le passé ferroviaire de Rivière-du-Loup, est exposé au centre d'information touristique de la ville.

C'est en 1854 que la compagnie ferroviaire du Grand Tronc confirme le projet de construire une ligne reliant Montréal et Halifax complémentaire à la ligne Montréal-Portland complétée en 1852. Les autorités de l'époque désirant avant tout relier les provinces maritimes aux centres industriels du centre du pays, le tracé original de la compagnie n'est pas prioritairement vouée à la desserte et au développement de l'est du Québec. Ainsi, les plans prévoient que le tracé se fera par l'intérieur des terres pour des raisons économiques, laissant sans desserte la plupart des villages du Kamouraska de même que Fraserville. Sous les pressions des autorités locales, le tracé retenu dessert finalement Fraserville, qui devient même le terminus de la ligne. Les travaux débutent en 1858 et le chemin de fer est inauguré en 1860. Pendant les 15 années suivantes, cette ligne en cul-de-sac (Lévis-Fraserville) demeure sous-utilisée et a un effet modeste sur le développement de la ville, puisqu'elle ne permet pas encore de relier Montréal aux Provinces maritimes. C'est la construction de l'intercolonial, inauguré en 1876, qui insuffle une véritable vitalité économique à Fraserville.

Exigé par le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse comme prix de leur rattachement à la fédération canadienne, le chemin de fer intercolonial doit adopter un parcours entièrement en terre canadienne, ce qui oblige pratiquement son passage par Fraserville. Ce réseau fera de Rivière-du-Loup pour près de 100 ans un point névralgique pour le routage des marchandises entre les Maritimes et le centre du pays, le ravitaillement en charbon et en eau des locomotives ainsi qu’une escale importante pour les voyageurs. L’effet est si important qu’en 1900 la ville compte 5 000 habitants contre 1 800 pour Rimouski, confirmant aussi le rôle de pôle économique régional pour l’est du Québec.

L’ajout du chemin de fer du Temiscouata en 1889 facilite l’exploitation des ressources forestières de la région jusqu’au Maine, les différentes scieries de Rivière-du-Loup transforment ensuite la matière avant de l’expédier par la voie maritime.

C’est en 1952 que le déclin de l’activité ferroviaire débute, en grande partie avec la fermeture des ateliers de réparation du matériel roulant du CNR. L’amélioration des technologies amène un accroissement de la fiabilité et une diminution du temps passé en atelier pour chaque kilomètre parcouru. Les activités de réparation sont alors transférées vers Charny et Moncton avec les employés de Rivière-du-Loup. La situation se détériore encore plus avec l’adoption massive des locomotives diesel dans les années 1950 à 1960, enlevant du même coup le besoin de ravitaillements en eau et charbon. L'abandon du chemin de fer du Témiscouata et la création du tronçon entre Saint-André et Pelletier Station en 1977 fait en sorte de déplacer une bonne partie du trafic continental entre Montréal et les provinces maritimes à l'ouest de Rivière-du-Loup. Aujourd'hui, Rivière-du Loup n'est plus qu'une étape parmi d'autres sur une ligne principalement utilisée pour relier Charny aux Provinces maritimes.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le domaine seigneurial Fraser[modifier | modifier le code]

Le domaine seigneurial Fraser, classé site historique provincial, comprend un manoir, ses dépendances et son terrain. Le manoir, construit en 1829, est un bâtiment de deux étages en brique rouge, coiffé d'un toit mansardé. L'ensemble situé sur une artère principale, au cœur de l'ancien noyau villageois de la municipalité, et inclut une composante archéologique.

Sixième seigneur de Rivière-du-Loup, Alexandre Fraser (mort en 1837) acquiert le manoir en 1834, et le bâtiment sera habité par ses descendants durant 155 ans. Le manoir est donc étroitement lié au développement socioéconomique de Rivière-du-Loup. La valeur patrimoniale du domaine seigneurial Fraser repose également sur son intérêt architectural. Le manoir, érigé en 1829, a été rénové en 1888. Les travaux sont effectués dans le style néo-Queen Anne, selon les plans commandés à l'architecte Georges-Émile Tanguay (1858-1923). Ayant subi peu de modifications depuis 1888, le manoir constitue le plus important exemple d'architecture résidentielle néo-Queen Anne à Rivière-du-Loup.

Vue du manoir seigneurial Fraser

Parmi les bâtiments secondaires, se trouvent une remise et une glacière ainsi que les vestiges d'une étable, qui témoignent de la vie domestique des occupants des manoirs seigneuriaux au XIXe siècle. La glacière, particulièrement grande, illustre l'importance de la glace pour la conservation des denrées à cette époque et son mode d'entreposage en sous-sol.

La valeur patrimoniale du domaine seigneurial Fraser repose enfin sur son intégration harmonieuse à l'environnement. Il témoigne du courant pittoresque répandu au XIXe siècle, selon lequel la maison constitue un élément du paysage au même titre que les jardins. La galerie qui entoure le manoir sur trois côtés et les portes-fenêtres, qui mènent directement du salon au jardin planté de fleurs et d'arbres fruitiers et comprenant un potager, reflètent cette volonté d'intégrer l'architecture à l'environnement. Établi dans la partie supérieure du terrain, le manoir offre, de la galerie, un point de vue admirable sur le fleuve Saint-Laurent et plus particulièrement sur l'Île-au-Lièvre.

Édifice de la Banque-de-Montréal[modifier | modifier le code]

L'édifice de la Banque-de-Montréal, reconnu monument historique provincial, est un bâtiment en pierre de plan rectangulaire, de deux étages. Il est coiffé d'un toit à quatre versants aux combles habitables. L'immeuble, construit vers 1908, est situé sur la rue Lafontaine, l'artère commerciale principale de la ville.

La valeur patrimoniale de l'édifice de la Banque-de-Montréal repose sur sa rareté. Il demeure le seul édifice bancaire antérieur à 1930 à avoir conservé son usage original sur le territoire compris entre Montmagny et Matane. Les autres ont été démolis ou ont changé de vocation.

La valeur patrimoniale de l'édifice de la Banque-de-Montréal repose également sur sa représentativité. Il illustre le caractère monumental conféré aux édifices bancaires au début du XXe siècle. Ils sont conçus de manière à évoquer la force, la sécurité, la solidité et le prestige de l'institution et à inspirer confiance par l'utilisation d'un langage architectural classique et par la noblesse de leurs matériaux.

Le château de Noël[modifier | modifier le code]

Un haut lieu touristique de Rivière-du-loup. Se château historique du XXIe siècle représente la volonté des habitants de la ville de se rapprocher de l'esprit de Noël. Ainsi les habitants ont ériger une statue emblématique à l'entrée du château, représentant un homme en surplus de poids au couleur de la compagnie international d'eau sucré Coca-cola.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

Construit sur les anciennes fondations du Marché public incendié en 1910, l'hôtel de ville est conçu par l'ingénieur civil Georges Ouimet dans une volonté de modernité. Le beffroi et son horloge sont inédits pour l'époque et furent ajoutés au projet initial[10]. La commission des lieux et monuments historiques du Canada l'a désigné lieu historique national en 1984[11].

Médias[modifier | modifier le code]

La ville de Rivière-du-Loup est l'une des villes au Québec où l'on retrouve le plus de médias par rapport au nombre d'habitants. La compagnie Télé Inter-Rives de Rivière-du-Loup possède trois stations locales, toutes liées à une chaîne provinciale ou nationale.

Le Groupe Radio Simard possède quant à lui deux stations de radio.

Deux journaux hebdomadaires sont distribués dans la ville et ailleurs dans la région.

  • Info Dimanche
  • Le Saint-Laurent Portage (Quebecor Media) (Abolie le 3 Septembre 2014, après plus de 119 ans d’existence.)

Société[modifier | modifier le code]

Rivière-du-Loup compte, parmi les événements annuels qui s'y déroulent, le Festival de l'humour[12].

Sports[modifier | modifier le code]

Rivière-du-Loup a accueilli les Jeux du Québec durant l'été 1971 et les Jeux Canadiens de la francophonie en 2002. Les Albatros du Collège Notre-Dame de la ligue Midget AAA du Québec, le CIEL FM/L'Hôte Bar de Rivière-du-Loup de la Ligue Junior AA du Bas-St-Laurent et les 3L de Rivière-du-Loup de la LNAH sont des clubs de hockey locaux à Rivière-du-Loup. Rivière-du-Loup a aussi une équipe de la Ligue de Baseball Sénior Puribec du Bas St-Laurent, soit le CIEL FM de Rivière-du-Loup qui ont une très grande rivalité avec le FM 107 de Trois-Pistoles. Le Club de patinage de vitesse de Rivière-du-Loup (Les Loupiots) a été fondé en 1971. Tout au long de ces années, plusieurs athlètes se sont illustrés, que ce soit lors de compétitions régionales, provinciales, canadiennes, nord-américaines ou internationales. Un large éventail d'événements, allant notamment de la compétition régionale au championnat canadien, a été présenté par ce club. Guillaume Bastille, membre du club, a participé aux Jeux Olympiques d'hiver qui ont été présentés à Vancouver en 2010. Il y a remporté une médaille d'or, lui qui était membre de l'équipe masculine qui a gagné la médaille d'or au relais. La nageuse synchronisée Marie-Pier Boudreau Gagnon, ancienne membre du Club de nage synchronisé Les Flamants Roses a remporté deux médailles d'or aux Jeux du Commonwealth en Inde en octobre 2010. Elle a remporté l'or en solo, puis également en duo avec sa coéquipière Chloé Isaac. La nageuse de Rivière-du-Loup est devenue la première athlète québécoise de la délégation canadienne à mériter deux médailles d’or depuis le début des Jeux.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • MapArt, Canada back road atlas / atlas des rangs et chemins, Oshawa, Ontario, MapArt Publishing,‎ 2008, 702 p. (ISBN 978-1-55368-614-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Baie-Sainte-Catherine,
Saint-Siméon,
Fleuve Saint-Laurent
Cacouna Saint-Arsène Rose des vents
N Saint-Modeste
O    Rivière-du-Loup    E
S
Notre-Dame-du-Portage Saint-Antonin