Sept-Îles

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Sept-Îles
Sept-Îles
Image illustrative de l'article Sept-Îles
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Comté ou équivalent Sept-Rivières
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Réjean Porlier
2013 - 2017
Constitution 12 février 2003
Démographie
Gentilé Septilien, Septilienne
Population 28 487 hab. (2011[1])
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 12′ 00″ N 66° 23′ 00″ O / 50.2, -66.383333 ()50° 12′ 00″ Nord 66° 23′ 00″ Ouest / 50.2, -66.383333 ()  
Superficie 196 942 ha = 1 969,42 km2
Divers
Fuseau horaire UTC-5
Indicatif 418/581
Code géographique 24 97007
Localisation

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Sept-Îles

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Sept-Îles
Liens
Site web http://www.ville.sept-iles.qc.ca

Sept-Îles est une ville du Québec, située dans la MRC des Sept-Rivières sur la Côte-Nord[2].

Le recensement de 2011 y dénombre 28 487 habitants[3] (avec les réserves amérindiennes voisines de Uashat et Maliotenam).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite de Sept-Îles

La ville de Sept-Îles est située sur la rive nord du Golfe du Saint-Laurent, approximativement à 230 km à l'est de Baie-Comeau. À la suite d'une fusion en 2003, la ville actuelle de Sept-Îles est composée des anciennes municipalités de Gallix, Moisie et Sept-Îles.

Le territoire de Sept-Îles est croisé par la rivière Sainte-Marguerite et la rivière Moisie. Il fait le tour entier de la Baie des Sept îles, une baie aux eaux profondes, face à l'archipel des Sept Îles.

Article détaillé : Archipel des Sept Îles.

On y retrouve plusieurs plages sablonneuses : plage de Gallix; plage de Val-Marguerite; plage Monaghan; plage Ferguson; plage Routhier; plage Lévesque, plage de Moisie.

La région du lac Kachiwiss a fait l'objet d'explorations minières par la société Terra Ventures en raison de la présence d'oxyde d'uranium dans son sol[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jacques Cartier fut le premier à mentionner Sept-Îles historiquement. En 1535, il décrit dans son livre de bord la baie et ses îles, qu'il nomma « les îles rondes ».

Sept-Îles fut pendant longtemps un village de pêche et c'est le développement minier, tout d'abord à Schefferville puis à Labrador City, qui contribuera à en faire une métropole régionale, prenant la place de Clarke City, aujourd'hui devenu un secteur de Sept-Îles.

Jean-Marc Dion est maire de la ville de 1973 à 1997.

Aujourd’hui, Sept-Îles est une ville moderne dotée de tous les équipements et services. Sept-Îles possède un Hôpital qui dessert la population de Port-Cartier jusqu'à la basse Côte-Nord.

Sept-Îles a également changé le logo représentatif de la ville[5].

Économie[modifier | modifier le code]

À proximité d’un imposant réseau hydroélectrique, la municipalité dispose d’un port en eau profonde et d’un bassin de ressources humaines et naturelles aux qualités remarquables. L'Aéroport de Sept-Îles dessert la municipalité à plusieurs villes du Québec.

Le port de Sept-Îles transborde le fer du Labrador et produit une importante quantité de lingots d'aluminium grâce à l'aluminerie Alouette[6]. Les pêcheries sont un autre secteur important de l'économie ; le crabe, la crevette, les mollusques y sont notamment exploités. L'industrie des petits fruits tels la chicouté, l'airelle, la framboise et le bleuet prend également de l'ampleur dans la région.

Sept-Îles a accueilli les Jeux du Québec durant l'été 1983 et durant l'été 2007.

Sept-Îles possède aussi l'Aréna Guy-Carbonneau pouvant accueillir 500 spectateurs, mais possède entre autres l'Aréna Conrad-Parent pouvant accueillir 1584 spectateurs.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Évolution de la population entre 1921 et 2006

Le taux de chômage y est de 6,7 % [3](2006) et les secteurs d'activités primaires sont :

Environnement[modifier | modifier le code]

En 1979, la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) a été la première corporation environnementale paramunicipale et sans but lucratif à voir le jour au Québec.

À son actif, la Corporation compte plusieurs réalisations :

  • Collecte annuelle de résidus domestiques dangereux
  • Récupération et recyclage
  • Collecte des arbres de Noël
  • Donation et plantation d’arbres
  • Concours Sept-Îles plus Vert
  • Étude sur les milieux humides
  • Étude sur l’habitat du poisson dans la baie de Sept-Îles
  • Étude des aires de reproduction de l’éperlan arc-en-ciel
  • Protection d’une tourbière témoin
  • Valorisation de la rivière du Poste
  • Collaboration à des mesures de compensation de perte d’habitat
  • Contribution à la création d’emplois par l’aménagement d’espaces verts et de pistes cyclables…
  • sensibilisation dans les écoles primaires

La Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles exerce son mandat de maintes façons : présence dans les écoles, tenue d’expositions et de salons, collaboration au bulletin La Côte-Nord Saine et Sauve, etc. Elle a également contribué à la fondation du Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord, à Stratégie Saint-Laurent, au comité ZIP de la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent et de la rive nord du golfe du Saint-Laurent.

Climat[modifier | modifier le code]

Sept-îles possède un climat maritime froid. Le maximum moyen de juin à septembre est de 15 à 20 °C alors que celui de décembre à février est -5 à -10 °C. Ceci est dû à deux faits : la ville se situe au 50e parallèle nord et elle est en bordure du golfe du Saint-Laurent dont les eaux ne dépassent que rarement 10 °C. Du printemps à l'automne, la terre se réchauffe avant les eaux et le phénomène de brise de mer oriente les vents du large vers la terre au cours de la journée, soit du secteur est, ce qui limite la hausse du mercure[7]. En hiver, les vents sont surtout du nord grâce à de fréquents anticyclones froids qui se stationnent sur le centre du Québec et des dépressions passant à l'est. Le golfe se couvre de glace également.

Le mercure peut quand même varier fortement quand les vents proviennent de l'intérieur des terres et coupent l'influence maritime. Ainsi, le plus haut maximum est de 32,2 °C et le plus bas minimum est de -43,3 °C. Les plus hauts taux d’ensoleillement surviennent de décembre à février alors que la température moyenne est de -7 °C à -15 °C, ainsi qu'en avril où elle monte à 0 °C. Cela permet les activités extérieures à condition de bien se vêtir et que le refroidissement éolien ne soit pas trop grand.

Sur son site Internet, la ville de Sept-Îles affirme qu'elle se classe au troisième rang parmi les villes les plus ensoleillées du Québec (après Rigaud et Brébeuf), avec 45,8 % de temps sans nuage[8]. Les statistiques ci-dessous montrent qu'il pleut ou neige un jour sur deux et que Sept-Îles compte 173 jours avec précipitations annuellement, contre 163 à Montréal[7],[9]. De plus, les eaux froides sont très propices à la formation de brouillard alors que des masses d'air plus chaudes et humides passent à leur surface. La brise de mer va donc souvent amener ces brumes sur la ville.

Relevé météorologique de l'aéroport de Sept-Îles
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −20,9 −19 −12,1 −3,8 1,5 7 10,9 9,6 4,8 −0,6 −7 −16,1 −3,8
Température moyenne (°C) −15,3 −13,4 −7,1 0 5,9 11,7 15,3 14,2 9,3 3,4 −3,1 −11,3 0,8
Température maximale moyenne (°C) −9,8 −7,8 −2,1 3,8 10,3 16,4 19,6 18,8 13,6 7,4 0,7 −6,5 5,4
Record de froid (°C)
date du record
−43,3
1950/21
−38,3
1948/10
−31,7
1945/12
−26,4
1994/02
−11,7
1947/01
−2,8
1950/12
1,7
1950/18
−0,6
1950/30
−6,5
1978/30
−12,8
1944/31
−28,9
1946/29
−36,5
1982/13
Record de chaleur (°C)
date du record
12,2
1992/19
10,6
1954/28
11,8
1999/28
19,2
1987/19
28,3
1959/26
32,2
1947/24
32,2
1955/10
31,1
1965/15
29,4
1946/19
22,2
1948/06
16,9
1977/04
9,4
1950/04
Record de vent (km/h)
date du record
161
1960/12
161
1958/08
121
1959/23
124
1986/10
121
1960/14
129
1963/10
103
1962/10
113
1978/16
154
1960/13
122
1962/29
130
1963/27
159
1960/17
Précipitations (mm) 87,4 67,2 88,8 102,8 94 99,3 99,8 91,1 113,2 106,5 97,7 108,1 1 156
dont pluie (mm) 9,3 10,9 26 61 83,1 99,3 99,8 91,1 113,2 97,5 48,3 18 757,4
dont neige (cm) 87,3 59,7 64,7 37,5 9,1 0 0 0 0 7,9 49 96,9 412
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
39,8
1992/06
88,6
1968/03
39,6
1976/28
74,9
1973/29
69,6
1963/01
68,1
1958/14
84,8
1945/10
76,5
1952/16
98,6
1972/04
67
1995/28
114,6
1966/03
59,8
1987/01
Record de neige en 24 h (cm)
date du record
52
1996/27
49,4
1995/05
50,8
1955/27
44,6
1986/09
29,2
1974/01
0,5
1964/16
0
1945/01
0
1945/01
0,6
1997/25
28,2
1976/21
45,4
1980/29
55,8
1996/08
Nombre de jours avec précipitations 1,6 1,3 3,6 7,9 13,3 15,9 14 14 14,4 13,8 7,1 2,3 109
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 0,59 0,59 1,4 3,1 5,1 6 6,2 5,6 6,9 5,7 3 0,79 44,9
Humidité relative (%) 63,4 60,3 64 68 66,5 67,3 70,8 70,1 71,3 69 68,9 68,1 67,3
Nombre de jours avec neige 15,9 11,8 12,2 7,7 1,7 0 0 0 0,07 2,9 9,8 15,7 77,7
Source : Service météorologique du Canada[7]


Tourisme[modifier | modifier le code]

Le MS Maasdam en visite à Sept-Îles

L’association des croisières du Saint-Laurent a remporté un prix à Marseille le 27 novembre pour ses performances en 2012. Elle a aussi reçu une distinction accordée par un panel de 16 juges dans le cadre d’un concours organisé par le magazine spécialisé Seatrade. Le Saint-Laurent s’est classé troisième derrière l’Écosse et la Mer Noire. Sept-Îles accueillera 3 croisières en 2013 et 7 en 2014[10]. La ville connaît l'escale majeure de deux importants navires de croisière: le MS Maasdam et le Norwegian Spirit. Ces escales sont dirigées par la corporation Destination Sept-Îles Nakauinanu.

D’ici octobre 2014, c’est plus de 15 000 personnes qui accosteront à Sept-Îles sur ces bateaux de croisière. Selon la firme Business Research & Economic Advisors, cela représente des retombées économiques de 600 000$ pour l’industrie touristique de la région. Pour les ports régionaux comme Sept-Îles, les passagers et les membres d’équipage dépensent en moyenne 40$ par escale[11].

Septiliens illustres et célèbres[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rivière-Nipissis Rose des vents
N Lac-Jérôme,
Rivière-au-Tonnerre
O    Sept-Îles    E
S
Port-Cartier Golfe du Saint-Laurent

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]