Bloc québécois

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Bloc québécois
Image illustrative de l'article Bloc québécois
Logo officiel
Présentation
Chef Mario Beaulieu
Fondation 15 juin 1991
Siège 3730 boul. Crémazie Est
Montréal QC H2A 1B4
Niveau Fédéral
Personnalités marquantes Lucien Bouchard
Gilles Duceppe
Président Annie Lessard (intérim)
Positionnement Centre-gauche
Chambre des communes
2 / 308
Sénat
0 / 105
Idéologie Nationalisme québécois
Indépendantisme
Social-démocratie
Couleurs Bleu
Site web www.blocquebecois.org

Le Bloc québécois est un parti politique fédéral du Canada fondé en 1991. C'est un parti politique de centre-gauche. Il s'agit du seul parti représentant les indépendantistes du Québec sur la scène politique fédérale. Parti indépendantiste et social-démocrate, il est implanté exclusivement au Québec et s'est donné pour mission de mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation de la souveraineté du Québec. Ainsi, il souhaite défendre les intérêts des Québécois au parlement canadien tout en faisant la promotion de l'indépendance.

Le Bloc québécois travaille en étroite collaboration avec le Parti québécois, également souverainiste. Les membres et sympathisants du Bloc québécois sont habituellement appelés « bloquistes ».

En raison de la nature du parti politique, les candidats du Bloc québécois se présentent uniquement dans les circonscriptions fédérales québécoises, car son objectif premier est de faire la promotion de l'indépendance du Québec. Le Bloc est le seul parti politique fédéral représenté à la Chambre des communes du Canada à être actif dans une seule province. Il est aussi le seul des partis politiques qui ne peut mathématiquement pas former un gouvernement, ni ne souhaite y parvenir.

Au cours des six élections fédérales de 1993 à 2011, le Bloc québécois a toujours remporté la majorité des 75 sièges impartis au Québec. Toutefois, aux élections de 2011, il obtient seulement quatre sièges, entraînant ainsi le départ de son chef, Gilles Duceppe. Suite à cette élection, le Bloc québécois perd son statut de parti officiel à la Chambre des communes, qui lui garantissait un budget de recherche et un droit de parole minimal[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Précurseurs[modifier | modifier le code]

L'idée d'un parti nationaliste québécois avec des candidats se présentant aux élections de la Chambre des communes a débuté bien avant la création du Bloc québécois. Le terme Bloc québécois est apparu dès 1926 dans le magazine L'Action française (qui devint l'Action Nationale en 1933), dans lequel un article demandait un parti de Québécois pour défendre les intérêts des Québécois à Ottawa.

De mars à mai 1941, le magazine L'Action nationale a renouvelé sa demande pour un parti de ce genre, spécialement pour s'opposer à la conscription de 1944. En octobre 1941, le Bloc populaire canadien a été créé avec ces objectifs très précis.

En septembre 1971, il y a une demande similaire dans L'Action nationale, cette fois pour s'opposer au fédéralisme du premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Un an après la Crise d'Octobre, il y a eu un désir d'exprimer la frustration à travers des voies démocratiques : « Le temps est venu de jouer dur ; et il faut que cela puisse avoir lieu sur le plan parlementaire pour éviter les autres formes de violence… »[citation nécessaire].

Le Ralliement des créditistes, dirigé par Réal Caouette, était l'aile québécoise du Parti Crédit social du Canada. Elle s'était toutefois séparé du reste du parti et avait remporté de grands succès dans les régions rurales durant les années 1960. Les créditistes québécois ont éclipsé le reste du Parti Crédit social du Canada ; même après la refusion du parti avec son aile québécoise en 1971, il ne parvient pas à faire élire de députés dans le reste du Canada. Même si le parti était considéré comme étant plutôt de droite et conservateur, contrairement à l'approche social-démocrate du Bloc québécois, et même si Réal Caouette était résolument fédéraliste contrairement au Bloc, le parti a été le principal véhicule d'expression du mécontentement et du nationalisme des Québécois pendant des décennies.

L'Union populaire était un parti politique mineur qui a essayé de se bâtir autour du succès du Parti québécois au niveau provincial en présentant des candidats souverainistes aux élections fédérales de 1979 et de 1980. Le Parti québécois, toutefois, a rejeté toute participation aux élections fédérales et n'a offert aucune aide au parti qui n'a eu qu'un succès médiocre.

Le Parti nationaliste du Québec a été fondé dans les années 1980 comme une alternative aux partis fédéralistes (ceux opposés à l'indépendance du Québec) et peut être vu comme un modeste prédécesseur.

Finalement, le Parti Rhinocéros, fondé en 1963 par le docteur Jacques Ferron, un auteur renommé du Québec, a gagné beaucoup de votes de personnes désapprouvant les politiciens fédéralistes. Jacques Ferron, le poète Gaston Miron et le chanteur Michel Rivard se sont opposés au premier ministre Pierre Elliott Trudeau dans son propre comté du Mont-Royal, sans grand succès cependant eu égard au poids politique important et à la grande influence de Trudeau.

Guy Bertrand, ancien candidat péquiste, a eu l'idée de créer un parti politique fédéral en faveur de l'indépendance du Québec, un Bloc québécois, dans les années 1970. René Lévesque, fondateur et chef du Parti québécois, a écrit dans son autobiographie qu'il était opposé à ce projet, jugeant l'époque peu propice.

Après plusieurs décennies de réflexion et d'échecs pour lancer un parti souverainiste au niveau fédéral, des députés souverainistes ont été élus pour la première fois dans les années 1990.

Création[modifier | modifier le code]

Logo original du Bloc québécois.
Le logo original

Lors de sa création en 1991, le Bloc québécois était une coalition informelle des membres québécois du Parti progressiste-conservateur du Canada (PC) et du Parti libéral du Canada qui avaient quitté leur parti respectifs en raison du débat sur l'accord du lac Meech. L'existence du parti ne devait être que temporaire, et il s'était donné pour but de promouvoir la souveraineté au niveau fédéral. Le parti était destiné à être dissous après la victoire à un référendum sur la souveraineté. Le terme « temporary ad hoc rainbow coalition » est maintenant utilisé par le Parti libéral du Canada pour faire référence au groupe de députés qui ont fondé le Bloc québécois. Ceci fait principalement référence à Jean Lapierre, qui était jadis membre de ce groupe, mais qui a depuis renoncé au souverainisme et rejoint les libéraux sous la tutelle de Paul Martin.

La coalition initiale qui a mené à la création du Bloc était dirigée par Lucien Bouchard, ministre de l'Environnement jusqu'à ce qu'il présente sa démission au premier ministre de l'époque, Brian Mulroney. La coalition a été formée de deux élus libéraux, Gilles Rocheleau et Jean Lapierre, et des élus conservateurs, Nic Leblanc, Louis Plamondon, Benoît Tremblay, Gilbert Chartrand et François Gérin. Le premier candidat bloquiste à être élu fut Gilles Duceppe dans la circonscription de Laurier—Sainte-Marie, lors de l'élection partielle du 13 août 1990.

Opposition officielle[modifier | modifier le code]

Durant les élections fédérales de 1993, le Bloc remporte 54 sièges au Québec. Les partis politiques qui siégeaient à l'opposition dans le reste du Canada étaient divisés entre le Parti réformiste, le Parti progressiste-conservateur et le Nouveau Parti démocratique. Le Bloc réussit ainsi à avoir assez de sièges pour devenir le deuxième parti en nombre de sièges à la Chambre des communes, devenant ainsi l'opposition officielle. L'élection d'un si grand nombre de bloquistes constituait le premier des trois points d'un plan censé mener à l'indépendance du Québec. Ce plan avait été mis sur pied par celui qui devait devenir premier ministre du Québec lors de l'élection québécoise de 1994, Jacques Parizeau.

Photographie en gros plan du visage de Gilles Duceppe.
Gilles Duceppe en 2011

À la suite du référendum de 1995 au Québec, le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, quitte le parti pour remplacer Jacques Parizeau comme chef du Parti québécois et premier ministre du Québec. La direction du Bloc québécois est alors assumée par Michel Gauthier. Son règne sera toutefois de courte durée. À la suite de la défaite du référendum de 1995, Gauthier est incapable de maintenir l'unité du caucus de députés bloquistes et démissionne de la chefferie du Bloc québécois une année plus tard.

Son remplaçant, Gilles Duceppe, prend la relève en 1997. Il demeurera à la tête du parti jusqu'en mai 2011.

Recul[modifier | modifier le code]

Durant l'élection de 1997, le Bloc québécois perd le statut d'opposition officielle à la Chambre des communes au profit du Parti réformiste. Le Bloc québécois ne fait élire que 44 sièges. Les années 1997-2000 ont été marquées par la lutte du Bloc contre la Loi sur la clarté référendaire, tentative du premier ministre Jean Chrétien et Stéphane Dion, un ministre québécois de son cabinet, de s'assurer qu'il soit impossible pour une province d'accéder unilatéralement à la souveraineté.

Durant l'élection de 2000, le Bloc descend à 38 sièges, bien qu'il ait obtenu plus de votes qu'au cours de l'élection précédente. Le Bloc a continué toutefois d'être le parti qui obtient le plus de sièges au Québec. Toutefois, le Parti libéral du Canada réussit à gagner plusieurs sièges dans des élections partielles, sièges qui lui ont permis d'obtenir la majorité des sièges du Québec pour la première fois depuis 1982, année du rapatriement unilatéral de la Constitution par les libéraux[2]. Par la suite, le Bloc a continué à dénoncer les interventions du gouvernement fédéral dans la juridiction exclusive des provinces.

Scandale des commandites[modifier | modifier le code]

Plusieurs sondages d'opinion au Québec ont continué à indiquer le déclin du Bloc en 2003 après la victoire de Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec à l'élection générale québécoise de 2003. Mais les choses commencent à changer durant l'hiver 2003, alors que le gouvernement Charest est nettement impopulaire au Québec[réf. nécessaire], ce qui fait remonter la « fièvre souverainiste » (49 % d'opinions favorables en mars[réf. nécessaire]). Cette situation favorise la popularité du Bloc québécois. C'est toutefois en février 2004 que le Bloc confirme sa remontée lorsque le scandale des commandites est découvert par la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, frappant de plein fouet le gouvernement libéral à Ottawa.

En mai 2005, le Bloc québécois s'allie avec les partis d'opposition (le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique) pour faire tomber le gouvernement minoritaire de Paul Martin. Toutefois, en raison de certains procédures parlementaires, la motion de défiance échoue. Le gouvernement survivra aux mois suivants en raison de l'appui du Nouveau Parti démocratique. Cette alliance prend fin à l'automne 2005 et le gouvernement est dissous au mois de décembre.

Face au gouvernement conservateur[modifier | modifier le code]

Face au gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper de 2006 à 2011, le Bloc québécois modifie sa mission; d'un parti visant à préparer la souveraineté du Québec, il se transforme de plus en plus en défenseur des intérêts du Québec au Parlement fédéral. Il appuie à plusieurs reprises le gouvernement en échange de concessions favorisant les intérêts québécois. Il a ainsi donné aux conservateurs les voix nécessaires pour l'adoption de deux budgets déposés entre 2006 et 2011.

Le 11 mai 2007, Gilles Duceppe annonce son intention de se porter candidat à la succession d'André Boisclair, à la tête du Parti québécois. Il se rétracte aussitôt, réalisant le peu d'appui qu'il avait au sein de ce parti.

Entre 2006 et 2011, le Bloc québécois, tout comme les autres partis d'opposition, dispose d'un pouvoir accru à la Chambre des communes face au gouvernement minoritaire. Cette situation se termine avec l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire lors de l'élection de 2011.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le Bloc québécois a été créé aux débuts des années 1990 pour préparer l'accession à la souveraineté du Québec à la suite du référendum de 1995 au Québec. Il est résolument un parti souverainiste, toutefois, depuis les années 2000, il s'est de plus en plus présenté comme étant le défenseur de l'ensemble des québécois au niveau fédéral sans idéologie particulière. Par contre, sous le règne de Gilles Duceppe, le Bloc québécois a tenu un discours fermement social-démocrate. Sans s'identifier clairement comme étant à gauche du spectre politique, il promeut les valeurs québécoises plus progressistes.

Ainsi, le Bloc appuie le Protocole de Kyoto, le mariage entre personnes de même sexe, la décriminalisation de la marijuana et est contre le financement du bouclier antimissile américain. Il a appuyé la participation canadienne à l'invasion de l'Afghanistan en 2001, mais n'a pas appuyé l'invasion de l'Irak en 2003, s'opposant au fait qu'elle n'avait pas été menée sous l'égide de l'ONU ou de l'OTAN. En 2006, il a voté au Parlement contre le prolongement de la mission des soldats canadiens en Afghanistan jusqu'en 2009, mais parce que le gouvernement conservateur Harper n'avait accordé que quelques heures pour débattre de cette question.

Dans un long discours qu'il a prononcé en janvier 2007 devant le CÉRIUM à Montréal, Duceppe levait toute ambiguïté sur le fait que le Bloc québécois appuie la guerre en Afghanistan[3]. Il a réitéré que « le Bloc québécois a appuyé cette intervention internationale depuis le début et continue de l’appuyer[4] », concluant son discours en déclarant « que l’intervention internationale en Afghanistan est une noble cause[5] ».

La présence de Duceppe à une marche organisée pour la paix au Liban a soulevé la controverse, en raison de la présence dans la foule de manifestants brandissant des drapeaux du Hezbollah et scandant des slogans en appui à ce groupe officiellement classé comme organisation terroriste. Une chroniqueuse du National Post, Barbara Kay, a signé un texte intitulé The Rise of Quebecistan (La montée du Québecistan) dans lequel elle accusait les Québécois souverainistes et leurs représentants politiques d'être antisémites. Pourtant, des politiciens fédéralistes avaient également participé à la marche, dont Denis Coderre du Parti libéral. L'ambassadeur israélien au Canada, Alan Baker, a accusé Gilles Duceppe d'avoir causé « un tort irréparable à Israël » en participant à la manifestation.

En 2013, le bilan de la session parlementaire du Bloc soulève des thèmes tels la fraude et la faillite éthique du gouvernement Harper, la loi sur la clarté et la garantie financière fédérale du projet hydro-électrique du Bas-Churchill (lequel inclut un câble sous-marin servant à contourner Hydro-Québec). Ces thèmes donnent une idée des orientations actuelles du parti [6].

Élections[modifier | modifier le code]

Élection de 2004[modifier | modifier le code]

Pour l'élection de 2004, le Bloc a utilisé le slogan : « Un parti propre au Québec ». Le bloc a remporté 54 sièges à la Chambre des communes, arrivant à égaler son record précédent de la campagne de 1993.

Élection de 2006[modifier | modifier le code]

Les bloquistes adoptèrent le slogan de campagne : « Heureusement, ici, c'est le Bloc. » Le début de campagne fut exceptionnel pour Gilles Duceppe. Il était de toutes les tribunes (ex. Tout le monde en parle) et de tous les rassemblements populaires. Les sondages le donnaient gagnant presque partout au Québec et lui permettaient même d'espérer obtenir la proportion de 50 % + 1 (au suffrage universel) des votes québécois.

Toutefois, Gilles Duceppe n'a pas fait bonne figure lors du premier débat des chefs (en français), à la mi-décembre. Les règles des débats de cette campagne interdisaient aux chefs de partis de se couper la parole. Par contre, le deuxième débat des chefs en anglais a permis à Gilles Duceppe de gagner des points, même dans le Canada anglais. Séduits par le chef du Bloc québécois, certains Canadiens anglophones hors-Québec ont affirmé qu'ils voteraient volontiers pour le Bloc si le parti abandonnait la souveraineté.

Début janvier, deux scandales libéraux ont éclaté. Le 28 décembre 2005, le ministre des finances, Ralph Goodale, a été mis sous enquête par la GRC suite à des allégations de délit d'initié. Goodale a par la suite été blanchi. Le deuxième scandale a concerné Option Canada, un groupe de pression ayant opéré en violation des lois québécoises pendant le référendum sur la souveraineté de 1995. Gilles Duceppe ne manqua pas de s'appuyer sur ces deux événements lors du deuxième débat des chefs.

Durant la fin de campagne, les sondages suggèrent la possibilité pour les Conservateurs de former un gouvernement majoritaire, et même de remporter quelques sièges au Québec.

Les partis fédéralistes, quant à eux, ont constamment remis en question la légitimité du Bloc au niveau fédéral.

Le résultat de la campagne de 2006 a été moins bon que prévu pour le Bloc. Malgré quelques percées historiques sur l'île de Montréal, où il s'est notamment approprié les comtés de Pierre Pettigrew (Papineau) et de Liza Frulla (Jeanne-Le Ber), deux comtés libéraux, huit circonscriptions sont allées au Parti conservateur de Stephen Harper dans la région de Québec et au Saguenay. L'appui populaire du Bloc est descendu de 48,8 % à 42,1 % au Québec.

Élection de 2008[modifier | modifier le code]

Le Bloc a fait de légers gains après les élections fédérales 2008 comme ils ont remporté 49 sièges, soit un de plus que le montant qu'ils avaient avant la précédente législature a été dissoute. Lors de cette élection, ils ont utilisé le slogan « Présent verser le Québec» ( Présent pour le Québec ). Bien qu'ils ont fait des gains modestes par rapport à la quantité de sièges à la dissolution, ils ont chuté de 2 places à 49 par rapport à la 51 ont reçu en 2006 . En outre, la proportion de votes populaires dans la province a diminué de 4 points à 38.1 %, score le plus bas du Bloc depuis 1997.

Dans un discours devant ses partisans après l'élection, le chef du BQ Gilles Duceppe a affirmé avoir atteint ses objectifs, en ajoutant : "sans le Bloc québécois ce soir, M. Harper aurait formé un gouvernement majoritaire"[7].

À la fin de novembre 2008, le Bloc a indiqué qu'il soutiendrait une éventuelle motion de méfiance contre les conservateurs au pouvoir par les deux autres partis d'opposition, et soutiendrait le gouvernement de coalition libéral -néo-démocrate issu au moins jusqu'en juin 2010, sans pour autant être part du gouvernement[8].

Élection de 2011[modifier | modifier le code]

En 2011, le Bloc québécois vote en faveur d'une motion d'outrage au Parlement contre le gouvernement conservateur de Stephen Harper, ce qui a pour effet de déclencher les élections du 2 mai 2011, qui donnent au Bloc québécois le pire résultat de son histoire. Seulement quatre députés sont élus et la plupart des députés sortant sont défaits aux mains du Nouveau Parti démocratique (NPD). Le chef, Gilles Duceppe perd dans sa propre circonscription, Laurier—Sainte-Marie, et annonce sa démission le soir même de l'élection.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Bloc québécois
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Octobre 1993 75 / 295 54 1 846 024 13,52 %
Juin 1997 75 / 301 44 1 093 748 10,67 %
Novembre 2000 75 / 301 38 1 377 727 10,72 %
Juin 2004 75 / 308 54 1 672 874 12,40 %
Janvier 2006 75 / 308 51 1 553 201 10,50 %
Octobre 2008 75 / 308 49 1 379 565 9,98 %
Mai 2011 75 / 308 4 889 788 6,0 %
Source : Élections Canada
Graphique démontrant l'évolution des voix obtenues par le Bloc québécois aux élections générales depuis 1993.
Évolution des voix obtenues par le Bloc québécois aux élections générales depuis 1993.

Députés du Bloc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 41e législature du Canada.

Suite à l'élection fédérale de 2011, le Bloc québécois fait élire quatre députés à la Chambre des communes du Canada :

Le 28 février 2013 Claude Patry, député de Jonquière—Alma élu en 2011 sous la bannière du Nouveau Parti démocratique, décide de quitter son Parti en raison de divergences sur la question de la reconnaissance éventuelle d'un référendum sur la souveraineté du Québec. Il rejoint alors Bloc québécois[9], faisant passer le caucus à cinq membres.

Le 12 septembre 2013, en réaction à ses propos concernant la Charte des valeurs québécoises, Maria Mourani est expulsée du parti [10], le caucus retrouve alors son nombre initial.

Le 12 août 2014, Jean-François Fortin annonce qu'il quitte son parti pour siéger comme indépendant, dénonçant l'« intransigeance » de Mario Beaulieu, nouveau chef du Bloc[11]. La caucus tombe alors à trois membres, son plus faible niveau historique.

Le 25 août 2014, André Bellavance annonce aussi qu'il quitte le parti pour siéger comme indépendant, ayant sensiblement les mêmes griefs que Jean-François Fortin[12]. La caucus tombe alors à deux membres, battant son plus faible niveau historique en moins de deux semaines.

Le caucus actuel du Bloc est donc le suivant :

Chefs et présidents[modifier | modifier le code]

Liste des chefs du Bloc québécois
Nom Chef et Président Chef de l'opposition officielle
Lucien Bouchard 25 juillet 1990 - 15 janvier 1996 1993-1996
Michel Gauthier 17 février 1996 - 14 mars 1997 1996-1997
Gilles Duceppe 15 mars 1997 - 2 mai 2011 1997
Daniel Paillé 11 décembre 2011 - 16 décembre 2013 -
Mario Beaulieu 14 juin 2014 - en cours -

Quatre intérims :

Forum jeunesse du Bloc québécois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forum jeunesse du Bloc Québécois.

Le Bloc québécois possède une aile jeunesse, le Forum jeunesse du Bloc Québécois, chargée de représenter les membres âgés de 16 à 30 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Radio-Canada
  2. Lors de la dissolution du Parlement en mai 2004, le Bloc québécois n'avait plus que 33 sièges sur les 75 au Québec
  3. Voir Conférence de Duceppe devant le CÉRIUM : L’Afghanistan ne doit pas devenir un autre Irak
  4. Ibid, p. 2
  5. Ibid. p. 15.
  6. https://www.youtube.com/watch?v=5IqAiIPJLNI&feature=c4-overview&list=UU9kQxq8qwveazNyuTN3r9hA
  7. « Harper 'very pleased' with stronger minority », Canadian Broadcasting Corporation,‎ 15 octobre 2008 (lire en ligne)
  8. « Liberals, NDP, Bloc sign deal on proposed coalition », Canadian Broadcasting Corporation,‎ 1 décembre 2008 (lire en ligne)
  9. La Presse canadienne, « Claude Patry du NPD passe au Bloc québécois », Métro, 28 février 2013 [texte intégral [archive] (page consultée le 28 février 2013)]
  10. Radio-Canada, « Mourani expulsée du Bloc pour ses propos contre la charte », sur www.radio-canada.ca,‎ 12 septembre 2013 (consulté le 12 septembre 2013)
  11. « Jean-François Fortin quitte le Bloc québécois », La Presse, publié et consulté le 12 août 2014
  12. « André Bellavance quitte le Bloc québécois », Radio-Canada, publié et consulté le 25 août 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-France Charbonneau et Guy Lachapelle, Le Bloc Québécois : 20 ans au nom du Québec, Montréal, Richard Vézina, éditeur,‎ 2010 (ISBN 978-2-923788-03-6, lire en ligne).
  • Pierre Serré, « Le Bloc québécois et les élections fédérales de 2008 », L'Action nationale,‎ janvier 2009, p. 64-106.

Liens externes[modifier | modifier le code]