Pierre-Karl Péladeau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Pierre Karl Péladeau)
Aller à : navigation, rechercher
Pierre-Karl Péladeau
Image illustrative de l'article Pierre-Karl Péladeau
Fonctions
Député de Saint-Jérôme
En fonction depuis le
Prédécesseur Jacques Duchesneau
Chef du Parti québécois
En fonction depuis le
Prédécesseur Pauline Marois
Chef de l'opposition officielle du Québec
En fonction depuis le
Prédécesseur Stéphane Bédard
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Montréal
Parti politique Parti québécois
Père Pierre Péladeau
Conjoint Julie Snyder
Diplômé de UQAM,
Université de Montréal
Profession Homme politique, homme d'affaires

Pierre-Karl Péladeau (parfois désigné par ses initiales PKP), né le à Montréal, est un homme d'affaires et homme politique québécois.

Fils du fondateur de Québecor, Pierre Péladeau, il prend la direction de l'entreprise en 1999, deux ans après la mort de son père. Pierre-Karl Péladeau est parmi les 100 Canadiens les plus riches, avec des avoirs de 670 millions.

Après avoir exercé sans salaire pendant un an les fonctions de président du conseil d'administration d'Hydro-Québec, au printemps 2014, il fait le saut en politique. Le 7 avril, il est élu député du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme. Le , il devient le huitième chef du Parti Québécois, succédant ainsi à Stéphane Bédard à titre de chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Pierre-Carl Péladeau est le troisième enfant de Pierre Péladeau, homme d'affaires et fondateur de Québecor, et de Raymonde Chopin. Il a un frère et une soeur aînés, Érik (1955) et Isabelle (1958), ainsi qu'une soeur cadette, Anne-Marie (1965)[1]. Sa mère se suicide alors qu'il a 14 ans. Il n'abordera l'événement publiquement que 40 ans plus tard[2].

PKP étudie à Montréal et à Paris, notamment à l'université Paris VIII. Il obtient un diplôme en sciences humaines du Collège Jean-De-Brébeuf, en philosophie de l'Université du Québec à Montréal et en droit de l'Université de Montréal. Il change son prénom pour « Pierre-Karl » (avec un K) par coquetterie en l'honneur de Karl Marx[3]. Il perdra sa mère, Raymonde Chopin, alors qu'il n'a que 14 ans. Sa mère s'est suicidée[2]. Il gardera cette information jusqu'en 2015, alors qu'il est candidat à la course à la chefferie du Parti Québécois, dans le cadre de la semaine de prévention du suicide[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Dès 1985, il se joint à l'équipe de direction de Québecor, au sein de laquelle il s'occupe notamment du développement des Imprimeries Quebecor inc. Il participe activement au développement de la papetière Donohue, filiale de Québecor de 1987 à 2000.

En 1991, il est nommé président de Groupe Quebecor inc., qui regroupe alors les secteurs de l'édition, de la distribution et de la vente au détail. En 1994, Pierre-Karl Péladeau déménage à Paris afin de favoriser la croissance de l'entreprise en Europe. En 1998, son père venant de décéder, il pilote l'acquisition de Sun Media, hissant Québecor au rang de deuxième groupe de presse en importance au Canada. En 1999, le conseil d'administration de Québecor le nomme président et chef de la direction de l'entreprise.

En 2000, avec l'aide de la Caisse de dépôt et placement du Québec, il se lance dans l'acquisition du groupe Vidéotron, le premier câblodistributeur au Québec et le troisième au Canada, ainsi que le premier radiodiffuseur de langue française au pays (TVA). Cette acquisition donne naissance à la filiale Québecor Média, qui réunit les activités de télécommunications et de divertissement de l'entreprise ; elle permet également le déploiement d'une stratégie de convergence, dont la première édition de Star Académie en 2003 sera la première manifestation concrète à grande échelle.

En 2007, il pilote l'acquisition du groupe Osprey Media, l'un des plus importants éditeurs au pays, faisant ainsi de Québecor le plus grand éditeur de journaux au Canada.

Pierre-Karl Péladeau siège aux conseils d'administration de nombreuses filiales de Québecor.

Le , il quitte la direction de Québecor. Robert Dépatie, jusqu'alors chef de Vidéotron, est nommé, le , président et chef de la direction de Québecor et de Québecor Média[4]. Le , la première ministre du Québec, Pauline Marois, le nomme président du conseil d'administration d'Hydro-Québec[5].

Politique[modifier | modifier le code]

Son père était connu pour ses convictions nationalistes ; l'idéologie politique de Pierre-Karl Péladeau a fait l'objet de nombreuses spéculations au cours des ans[6]. Dans une série d'entrevues réalisées par le magazine L'Actualité en 2010, l'ancien premier ministre Bernard Landry croit qu'il est souverainiste. L'ancien premier ministre canadien et ex-président du conseil d'administration de Québecor, Brian Mulroney, le considère plutôt comme un conservateur avec un petit « c » et un « Québécois très fier, qui voit un rôle pour le Québec au Canada et en Amérique du Nord », alors que Françoise Bertrand pense qu'il est un nationaliste de fond, sans teinte politique[7].

Au début de 2014, plusieurs rumeurs circulent à l'effet qu'il pourrait se lancer en politique sous la bannière du Parti québécois[8]. Ces rumeurs sont démenties par le principal intéressé. Toutefois, peu après le déclenchement des élections, il annonce qu'il sera le candidat péquiste de la circonscription de Saint-Jérôme en vue de l'élection générale du 7 avril 2014[9], abandonnant simultanément ses fonctions au sein de divers conseils d'administration. Juste avant de s'engager activement en politique, il remet sa démission à titre de présidents du C.A. de TVA et de Québecor Média et de vice-président du C.A. de Québecor ainsi, et finalement, à titre de président du conseil d'administration de la société d'État Hydro-Québec[10].

L'annonce de la candidature de M. Péladeau, qui est partisan de l'indépendance du Québec[11], a eu l'effet d'un « tremblement de terre » au début de la campagne électorale. Le Globe and Mail de Toronto compare cette nouvelle à la décision de Lucien Bouchard de quitter le gouvernement Mulroney en 1990 ou à l'arrivée des trois colombes au Parti libéral du Canada en 1965[12].

Le , il est élu député du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme. Il a officiellement fait son entrée à l'Assemblée nationale le , encore sous l'effet de huit fractures subies lors d'un accident de vélo le précédent[13]. Depuis la démission de Pauline Marois le soir de l'élection à la tête du parti, le nouveau député est pressenti comme un candidat à la course à la chefferie[14]. Le , lors d'une conférence à l'Université de Montréal, il confirme qu'il sera de la course à la chefferie du Parti québécois. Le 15 mai 2015, il devient chef du Parti québécois avec 57,6% des voix.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est père de trois enfants (Marie, née en 2000, Thomas, né en 2005 et Romy, née en 2009). Depuis 2001, il forme un couple avec l'animatrice et la femme d'affaires, Julie Snyder. Proche du showbiz international, Céline Dion et René Angélil sont les parrains de sa fille Romy.

Le , Julie Snyder et Pierre-Karl Péladeau annoncent leur séparation[15]. Ils se réconcilient finalement au printemps 2014[16]. Ils annoncent leurs fiançailles à l'automne 2014[17].

Décoration et distinctions[modifier | modifier le code]

Fortune[modifier | modifier le code]

  • 86e rang des Canadiens les plus riches en 2014, selon le palmarès établi par Canadian Business[18],[19]
  • 97e rang en 2013 selon le palmarès établi par Canadian Business

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Bujold, « L'empire QUEBECOR et son fondateur Pierre Péladeau (1925-1997) - Chapitre 7 - L'amour d'une femme - Les aventures sexuelles - La beauté » (consulté le 20 mai 2015)
  2. a, b et c « Pierre-Karl Péladeau parle publiquement du suicide de sa mère pour la première fois », sur http://www.journaldemontreal.com,‎ (consulté le 5 février 2015)
  3. [1]
  4. « Changements à la direction de l'entreprise », Communiqué de presse de Québecor, 14 mars 2013.
  5. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375896/pierre-karl-peladeau-presidera-le-conseil-hydro-quebec
  6. Martin Patriquin, « The King of Quebec », Macleans,‎ (lire en ligne).
  7. Jonathan Trudel, « Le coup de poker Vidéotron », L'Actualité,‎ (lire en ligne).
  8. http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/08/pierre-karl-peladeau-parti-quebecois_n_4064609.html
  9. Agence QMI, « Pierre Karl Péladeau se présente pour le PQ », TVA Nouvelles,‎ (lire en ligne).
  10. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402116/pkp-serait-le-candidat-du-pq-dans-saint-jerome
  11. « PKP ramène le vrai débat », sur lejournaldemontreal.com (consulté le 15 mars 2014).
  12. (en) Konrad Yakabuski, « How Péladeau’s PQ bombshell will lead to aftershocks in Ottawa », The Globe and Mail, Toronto,‎ (lire en ligne).
  13. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201405/26/01-4769908-pierre-karl-peladeau-au-travail-en-fauteuil-roulant.php
  14. (fr) « Pierre Karl Péladeau, l’homme qui voulait être chef de parti et conserver son empire médiatique », Antoine Boyet, Ijsberg Magazine, 10 octobre 2014
  15. Pierre-Karl Péladeau et Julie Snyder se séparent
  16. http://fr.canoe.ca/divertissement/celebrites/nouvelles/2014/05/27/21698216-qmi.html
  17. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/11/04/003-snyder-peladeau-mariage.shtml
  18. « Course à la chefferie : Combien vaut Pierre-Karl Péladeau? »
  19. (en) « Rich 100 Canadian Business Lists and Ranking »,‎ 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :