Mont Royal

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Mont Royal
Le versant est du mont Royal, vu depuis Montréal
Le versant est du mont Royal, vu depuis Montréal
Géographie
Altitude 234 m
Massif Collines montérégiennes
Coordonnées 45° 30′ 23″ N 73° 35′ 20″ O / 45.50639, -73.588945° 30′ 23″ Nord 73° 35′ 20″ Ouest / 45.50639, -73.5889  
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Québec
Région Montréal

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Mont Royal

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Mont Royal

Le mont Royal est une colline qui domine la ville de Montréal, au Québec. Il s'agit de l'une des neuf collines montérégiennes situées dans le sud-ouest de la province.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Carte du mont Royal

La montagne possède trois sommets ou collines : la Grosse Montagne ou colline Mont-Royal (234 mètres), l’Outremont, jadis sous le régime français appelée Pain de Sucre (211 mètres) et la Petite Montagne ou mont Westmount (201 mètres)[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le mont Royal s'est formé il y a environ 125 millions d’années lors d’une intrusion souterraine de magma. Ce magma n’a pas atteint la surface terrestre et a été figé en profondeur. La colline est apparue lors de l’érosion par les glaciers des roches sédimentaires avoisinantes, plus fragiles que la roche métamorphique formée par le contact du magma et de la roche sédimentaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de son deuxième voyage en 1535, après s'être arrêté le 7 septembre à Québec, Jacques Cartier remonte le Saint-Laurent jusqu’à Hochelaga, maintenant la ville de Montréal. Le 3 octobre 1535, il est accueilli à Hochelaga qu'il visite, puis il monte sur la montagne située à proximité, qu'il nomme mont Royal en l'honneur du roi de France François Ier :

« Et au parmy d'icelles champaignes, est scituée et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne... Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal. »

La Terra De Hochelaga Nella Nova Francia, plan en italien de Gastaldi avec à gauche, le Monte Real.

Vingt et un ans plus tard, en 1556, le livre du Vénitien Giovanni Battista Ramusio Delle Navigationi et Viaggi comprend, outre un récit du voyage de Cartier, une carte de Giacomo Gastaldi intitulée La Terra De Hochelaga Nella Nova Francia, où les trois sommets du mont Royal sont fidèlement reproduits[2]. Cartier revient ensuite à Stadaconé le 2 octobre et y passe l’hiver. Lors de son troisième voyage, en 1541, Jacques Cartier, devenu subalterne de Roberval, fonde la colonie de Charlesbourg-Royal. L'année suivante Roberval arrive à Charlesbourg-Royal qu'il renomme France-Roy. Tous deux, séparément, reviennent à la bourgade de Hochelaga, alors détruite. Ils essaient de passer outre les saults[3] qui avaient jusqu'alors bloqué l'avance dans l'intérieur des Indes occidentales.

Suite à la venue de Jacques Cartier sur le mont Royal, l'île sur laquelle cette montagne était sise prit le nom de l'île du Mont Royal. Avec le temps, le toponyme Mont Royal fit place au toponyme Montréal. Souvent on affirmera que le nom de Montréal vient de mont real, variation orthographique de mont royal qui avait le même sens en français au XVIe siècle[4].

La croix du Mont-Royal est une croix en métal érigée en 1924, haute de 31,4 m et qui couronne la montagne. Depuis 1992 elle est éclairée à la fibre optique.

En 2008, l'Office de consultation publique de Montréal organise une importante consultation sur l'avenir du mont Royal. Les thèmes abordés sont la protection des espaces verts, des espèces végétales et animales, la circulation automobile et le stationnement, le vélo hors piste, les nouvelles constructions et aménagements, les paysages, etc.[5]

Parc du Mont-Royal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc du Mont-Royal.
Le lac aux Castors, dans le parc du Mont-Royal.

Quelque 350 ans après la visite de l'explorateur Jacques Cartier sur le mont Royal, c'est-à-dire vers 1875, la ville de Montréal y crée un espace vert, le parc du Mont-Royal, inauguré le 24 mai 1876, jour de la fête de la reine Victoria. Le parc du Mont-Royal constitue l'un des espaces verts les plus importants de Montréal. Boisé en grande partie, ce parc fut aménagé en 1876 par Frederick Law Olmsted, paysagiste du Central Park à New York.

Quartiers résidentiels et institutions[modifier | modifier le code]

Hors du parc, la montagne accueille sur ses pentes des institutions importantes telles les cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal ; l'oratoire Saint-Joseph, la plus grande église du Canada ; l'université McGill et l'université de Montréal ; l'hôpital Royal Victoria ; et des districts résidentiels bien nantis tels Westmount, Outremont et Ville Mont Royal.

Les noms de Montréal, Montérégie et collines montérégiennes[modifier | modifier le code]

Cette colline appelée mont Royal par Jacques Cartier donna naissance à la ville qui en emprunta le nom : Montréal. Sous l'initiative du géologue Frank Dawson Adams, les collines de la plaine du Saint-Laurent entourant le mont Royal prirent le nom « montagnes royales », soit mont Regii, version latine de mont Royal.

Aujourd'hui, le terme Montérégiennes désigne tout le groupe de collines marquant la plaine du Saint-Laurent.

Le toponyme Montérégie désigne également une région sise au sud-ouest de la province de Québec et marquée de la présence des Montérégiennes.

Site patrimonial du Mont-Royal[modifier | modifier le code]

Depuis le 9 mars 2005[6], le mont Royal est protégé par un décret du gouvernement du Québec[7].

« Ce décret permet de protéger un territoire urbain et naturel qui s'étend, dans sa partie la plus large, sur environ 4 km d’est en ouest et sur 2,2 km du nord au sud[8]. »

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une montagne sur l’île de Montréal
  2. Livre III, p. 446 et 447
  3. Sault : rapide ou chute d'eau, mot qu’on retrouve sur les cartes du XVIIe siècle.
  4. Jean Poirier, Origine du nom de la ville de Montréal, 1992
  5. Plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal, 11 janvier 2008
  6. Décret 190-2005
  7. Arrondissement historique et naturel du Mont-Royal
  8. Étude de caractérisation de l'arrondissement historique et naturel du Mont-Royal

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]