Jacques Cossette-Trudel

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Jacques Cossette-Trudel (né le à Shawinigan) est un conseiller en communication, scénariste et réalisateur de documentaires se rapportant à l'histoire du Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Cossette-Trudel a milité de 1967 à 1969 dans le Waffle (NPD-Québec) et, en tant que professeur, au sein du Syndicat des étudiants du secondaire (SDE). Rallié à l'indépendance du Québec et à l'instauration d'un système politique socialiste, Jacques Cossette-Trudel a été un des leaders du mouvement contestataire étudiant de 1968-69 au Cégep de Maisonneuve qui luttait pour la démocratisation du système scolaire québécois. Il a adhéré au Front de libération du Québec (FLQ) à la fin de 1969 où il s'est impliqué tour à tour dans les cellules Pierre-Louis Bourret (février 70), Rose-Lanctôt (juin 70) et Libération (à partir d'août 70). Il a épousé Louise Lanctôt, sœur de Jacques Lanctôt, le 23 août 1969.

Exilé pendant quatre ans à Cuba et quatre ans en France suite à sa participation à l'enlèvement et à la séquestration du diplomate britannique James Richard Cross en octobre 70, il a finalement rejeté les thèses du FLQ à la fin de 1971 en même temps que les fondateurs du mouvement, Pierre Vallières et Charles Gagnon. De 1972 à 1976, il a collaboré activement à l'agence de presse cubaine Prensa latina et à l'Agence de Presse Libre du Québec (APLQ). En France, Jacques Cossette-Trudel a travaillé principalement comme réceptionniste dans un hôtel à Paris. Il a adhéré au Parti communiste marxiste-léniniste fondé par le dirigeant de la Résistance française Charles Tillon, s'est impliqué dans la mise sur pied de la Fédération de la métallurgie de Seine-Saint-Denis (CFDT) et a collaboré au Quotidien du Peuple (journal français d'extrême-gauche) [réf. souhaitée].

Il a été arrêté dès son retour au Québec en . Défendu par l'avocat Serge Ménard, il a plaidé coupable «avec circonstances historiques atténuantes» aux accusations de complot, d'enlèvement et de séquestration et a été condamné à deux ans moins un jour de prison et trois ans de privation de liberté civique et politique.

Libéré en mai 1980, Jacques Cossette-Trudel a travaillé jusqu'à la fin des années 2000 dans l'univers des communications du réseau de la Santé et des Services sociaux du Québec. En 1999, il a collaboré à la série télévisée « Épopée en Amérique » de Gilles Carle et a par la suite scénarisé et réalisé « Une Révolution tranquille, une histoire populaire du Québec » (1960-1980) , une série documentaire de quatre heures diffusée à Télé-Québec, sur le TVA et à TV5. Il s'est mérité une nomination à titre de « meilleure réalisation documentaire » aux Gémeaux de 2001.

Depuis 2004, Jacques Cossette-Trudel prépare un long-métrage de fiction inspiré de ses huit ans d'exil. Subventionné par Téléfilm Canada et la Sodec, le travail de scénarisation est encadré par la productrice Chantale Bujold et a bénéficié, à différentes étapes, des conseils en écriture d'André Melançon, Marcel Beaulieu, Martine D'Anjou et Guillaume Vigneault. «Latino del Norte» (titre provisoire) sera réalisé en 2012 par Benoît Pilon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Sur DVD, la série «Une Révolution tranquille»
  • Le point de vue de Jacques Cossette-Trudel sur la Crise d'octobre de 1970: «L'histoire séquestrée», Anthologie Liberté 1959-2009, L'écrivain dans la cité - 50 ans d'essais, éd. le Quartanier, Montréal, 2011, pp. 282-296

Références[modifier | modifier le code]