Jacques Cossette-Trudel

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Résidant au Québec, Jacques Cossette-Trudel (né le à Shawinigan, Québec, Canada) est conseiller en communication, scénariste et réalisateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alphonse C. Trudel, ingénieur, haut-fonctionnaire à Québec et à Ottawa) et de Charlotte Lizotte, Jacques Cossette-Trudel a quitté sa ville natale à l'âge de 12 ans pour vivre à Ville Mont-Royal au début des années 60.

À la fois étudiant et enseignant de 1967 à 1969, il a milité dans la mouvance du NPD Québec d'abord au sein du Syndicat des étudiants du secondaire (SDE) puis dans le mouvement étudiant au Cégep de Maisonneuve. Devant le durcissement du système politique québécois et la radicalisation subséquente des luttes indépendantistes et populaires à la fin des années 60, il a adhéré au Front de libération du Québec (FLQ) en automne 69.

En exil pendant quatre ans à Cuba et quatre ans en France suite à sa participation à l'enlèvement et à la séquestration du diplomate britannique James Richard Cross en octobre 70, il a finalement rejeté les thèses du FLQ à la fin de 1971 en même temps que les fondateurs du mouvement, Pierre Vallières et Charles Gagnon.

De 1972 à 1974, il a milité dans la mouvance du groupe marxiste-léniniste québécois En Lutte fondé par Charles Gagnon. En parallèle, il a collaboré à l'agence de presse cubaine Prensa Latina et à l'Agence de Presse Libre du Québec (APLQ). Immigré en France en 1974, il a travaillé comme réceptionniste et assistant-gérant dans un hôtel parisien avant de devenir outilleur-fraiseur dans une PME. Pendant cette période, il a adhéré au Parti communiste marxiste-léniniste -fondé par le résistant Charles Tillon-, s'est impliqué activement dans la mise sur pied de la Fédération de la métallurgie de Seine-Saint-Denis (CFDT) et a collaboré à la rédaction du Quotidien du Peuple.

Mis sous arrêt à son retour au Québec en , il a été défendu devant la Cour supérieure du Québec par Maître Serge Ménard. Il a plaidé coupable «avec circonstances historiques atténuantes» aux accusations de complot, d'enlèvement et de séquestration et été condamné à deux ans moins un jour de prison et trois ans de privation de liberté civique et politique.

Libéré sous conditions au printemps de 1980, il a travaillé jusqu'en 2009 dans l'univers des communications du réseau de la Santé et des Services sociaux du Québec (directions générales du CSSMM, du CLSC Villeray, du CSSS Coeur de l'Île et de l'Agence de la santé et des services sociaux du Montréal métropolitain).

En parallèle, il a collaboré à la série télévisée « Épopée en Amérique » signée par Gilles Carle. Il a également écrit et réalisé « Une Révolution tranquille, une histoire populaire du Québec » (1960-1980), une série documentaire de quatre heures diffusée par Télé-Québec, le réseau TVA et TV5 en se méritant une nomination aux Gémeaux de 2001 pour la meilleure réalisation documentaire.

Depuis quelques années, il écrit un long-métrage de fiction inspiré de sa participation à la Crise d'Octobre et de ses huit ans d'exil à Cuba et en France. Subventionné en développement par Téléfilm Canada et la Sodec et conseillé, entre autres, par la scénariste Martine d'Anjou, le développement de ce projet est encadré par la productrice Chantale Bujold.

Jacques Cossette-Trudel est le père d'Alexis et de Marie-Ange Cossette-Trudel et le grand-père d'Étienne Tsering et de Simonne Cossette-Trudel. Il vit en alternance à Montréal et à Lacolle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Sur DVD, la série «Une Révolution tranquille»
  • Le point de vue de Jacques Cossette-Trudel sur la Crise d'octobre de 1970: «L'histoire séquestrée», Anthologie Liberté 1959-2009, L'écrivain dans la cité - 50 ans d'essais, éd. le Quartanier, Montréal, 2011, pp. 282-296

Références[modifier | modifier le code]