Gaspé (ville)

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Gaspé
Rive nord de Gaspé centre-ville
Rive nord de Gaspé centre-ville
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Comté ou équivalent La Côte-de-Gaspé
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Daniel Côté
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 1971
Démographie
Gentilé Gaspésien, Gaspésienne
Population 15 265 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 48″ N 64° 28′ 54″ O / 48.830066, -64.481755 ()48° 49′ 48″ Nord 64° 28′ 54″ Ouest / 48.830066, -64.481755 ()  
Superficie 112 107 ha = 1 121,07 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC-5
Code géographique 24 03005
Localisation

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Gaspé
Liens
Site web http://www.ville.gaspe.qc.ca
La croix de granite monolitique à Gaspé

Gaspé est une ville à l'extrémité de la péninsule de Gaspé à l'est du Québec dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et la MRC de La Côte-de-Gaspé, en la province de Québec, au Canada[1].

Le recensement de 2011 y dénombre 15 163 habitants[2]. Gaspé est la plus grande ville de la Gaspésie et est aussi reconnue comme étant le berceau du Canada.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Selon la Commission de toponymie du Québec, il existe plusieurs hypothèses sur l'origine du mot « Gaspé »[3]. À sa découverte par Jacques Cartier, ce dernier entend parler d'un territoire situé au sud de l'île d'Anticosti et se dénommant "Honguedo" signifiant « lieu de rassemblement », toponyme que des études récentes relient à un mot micmac et qui a donné son nom au détroit d'Honguedo. Quant à « Gaspé », plusieurs interprétations sont avancées.

Toponymies des territoires micmacs.
  • La première y voit une origine locale amérindienne. Gaspé viendrait du mot d'origine micmaque "Gespeg", signifiant « bout de la terre ». Cette origine micmaque se retrouve dans le terme "Gespegeoag" qui a été francisé en "Gaspésie".
  • Une autre interprétation serait une déformation du mot basque "geizpe", "kerizpe" qui signifie « ombre » ou « lieu de refuge »[4]. Cette hypothèse est avancée pour la raison selon laquelle Jacques Cartier, lors de son escale dans la baie de Gaspé durant l'été 1534, après avoir perdu une ancre en remontant la péninsule gaspésienne, était accompagné de plusieurs marins basques qui fréquentaient déjà le golfe du Saint-Laurent à la recherche de baleines.

Mais la version la plus répandue sans être confirmée, demeure celle du Père Pacifique de Valigny[5] avec la transposition française du micmac "Gespeg", qui se traduit par « bout », « fin » ou « extrémité », une allusion à la fin des terres[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville comprend, avec les fusions municipales, outre le centre-ville de Gaspé, plusieurs villages (ou quartiers), notamment Rivière-au-Renard, Douglastown, L'Anse-au-Griffon, Cap-des-Rosiers, Cap-aux-Os, Saint-Majorique, Petit-Cap et Haldimand.

C'est la principale ville de la région et le port d'attache de la troisième communauté micmaque.

Le parc national Forillon est entièrement compris dans les limites de la ville. Ce parc, créé en 1970, est situé sur la pointe de la Gaspésie. Sur 244 km², on peut y admirer la mer, les falaises, les montagnes, la flore et la faune de la péninsule. Situé à l'intérieur de ce parc, le site de Grande-Grave nous donne un ébauche sur le mode de vie des familles de pêcheurs d'antan.

Trois rivières à saumon arrosent la ville de Gaspé et sont un attrait particulièrement prisé des pêcheurs sportifs durant l'été.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est le 24 juillet 1534, lors de son premier voyage en Amérique, que le navigateur Jacques Cartier se réfugie dans la baie de Gaspé et y érige une croix pour indiquer la prise de possession du territoire au nom du roi de France, François Ier[6]. C'est pour cette raison qu'on attribue à Gaspé le titre de « Berceau de l'Amérique française ». C'est à cet endroit que Cartier rencontra Donnacona, avec 150 et 200 Iroquoiens, en voyage de pêche, comme à chaque été. Ceux-ci se trouvent loin de chez eux, un pays nommé Canada, en amont du fleuve.

Gaspé a accueilli les Jeux du Québec durant l'été 1993.

Croix de Gaspé[modifier | modifier le code]

En 1934, le Gouvernement fédéral a commandité l'installation d'une croix de granite monolitique à Gaspé, dans le cadre du 400e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier à Gaspé le 24 juillet 1534. La croix monolithique de 32 pieds de hauteur, intallée à Gaspé avait été taillée en 1934, à partir d'un bloc de granite gris, extrait de la carrière d’Auguste Dumas de Rivière-à-Pierre, dans le comté de Portneuf. Cette croix de Gaspé qui pèse plus de 42 tonnes, a été transportée par deux wagons par la voie ferrée du Canadien National à partir de Rivière-à-Pierre. Puis la croix a été transportée sur un caboteur jusqu'au quai de Gaspé. Cette croix fut dressée sur son socle en utilisant un système de rails, de poulies et de câbles, tirée par la force de nombreux chevaux. Les initiales des artisans seraient inscrites au sommet de la croix[7]. Ce monument constitue la plus importante croix monolitique en granite au Canada.

Une stèle installée au pied de la croix de Gaspé a été inaugurée le 23 août 2009, à la mémoire des artisans de Rivière-à-Pierre qui ont extrait et taillé ce bloc de granite, devenue une croix monolithique.

Une réplique de la croix de Gaspé a été taillée par des artisans de Rivière-à-Pierre et érigée au cœur du même village. Cette réplique taillée dans le granite fait la moitié de la hauteur de la croix de Gaspé originale.

Population[modifier | modifier le code]

La langue parlée dans la ville de Gaspé est majoritairement le français. Selon Statistique Canada, sur les quelque 14 800 personnes résidentes à Gaspé, c'est un peu plus de 9 000 personnes qui sont recensées comme unilingues francophones. En revanche, la communauté bénéficie d'un taux de personnes bilingues significatif d'environ 31 %[2]. L'arrivée d'immigrants de culture anglophone, notamment irlandais, a su donner un certain cachet à cette ville et a fait en sorte que des noms comme «Douglastown», «Wakeham», «Sandy Beach» ou autres sont présents sur la carte. Le patrimoine amérindien n'est pas sans reste, des noms comme «Domagaya», «Gespeg» et même celui de la ville ont une consonance propre aux Premières nations...

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Gaspé possède une des meilleures installations sportives dans la région de la Gaspésie, le pavillon des sports où se trouve une piscine et un gymnase est situé tout près du cégep de la Gaspésie et des Îles, un centre athlétique et un terrain de balle-molle se trouvent aux abords de la polyvalente C.E. Pouliot. En plus, Gaspé a deux arénas ; le premier, le Centre civic Luc Germain, situé devant le cégep. Et l'autre, situé à Rivière-au-Renard, ils ont chacune un capacité maximale de 1 500 places. Les équipes de hockey (actuellement disparues) qui ont évolué sont le Phénix du Grand Gaspé de la ligue de senior de l'Est du Québec, ainsi que les deux anciennes équipes de la défunte Ligue semi-pro C les côtiers de la Gaspésie, le Salmo de Gaspé et les Élites 98 de Rivière-au-Renard.

Centres d'achats[modifier | modifier le code]

La ville possède deux centres commerciaux dans le centre-ville

  • Carrefour Gaspé
  • Place Jacques Cartier

Musées[modifier | modifier le code]

Évêché[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Golfe du Saint-Laurent Rose des vents
Rivière-Saint-Jean N Golfe du Saint-Laurent
O    Gaspé    E
S
Mont-Alexandre Percé

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Gaspé, page consultée le 10 janvier 2011
  2. a et b Statistique Canada : Recensement 2011 : Gaspé
  3. a et b Gaspé: fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec
  4. Dictionnaire Elhuyar Hiztegia (Euskara-frantsesa Français-basque)
  5. Le Père Pacifique de Valigny et l'émergence de la culture micmaque
  6. Toponymie : Gaspé
  7. Journal Le Soleil, 22 août 2009, journaliste Johanne Martin, article "Croix de Gaspé: des origines reconnues", décrivant le dévoilement le 23 août 2009 d'une stèle installée au pied de la croix de Gaspé, en la mémoire des artisans ayant fabriqué la croix en 1934.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]