Parc national de la Jacques-Cartier

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Parc national de la Jacques-Cartier
Image illustrative de l'article Parc national de la Jacques-Cartier
Vallée de la Jacques-Cartier vue du mont Andante
Catégorie UICN II (parc national)
Emplacement La Jacques-Cartier et La Côte-de-Beaupré (Québec), Canada
Ville proche Québec
Coordonnées 47° 18′ 00″ N 71° 20′ 00″ O / 47.3, -71.333333 ()47° 18′ 00″ Nord 71° 20′ 00″ Ouest / 47.3, -71.333333 ()  [1]
Superficie 670,6 km2[1]
Création [2]
Visiteurs/an 145 600 en 2005[3]
Administration SEPAQ
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Parc national de la Jacques-Cartier

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Parc national de la Jacques-Cartier

Le parc national de la Jacques-Cartier, d'une superficie de 670 km2, est situé à 30 minutes de la ville de Québec dans la vallée de la rivière Jacques-Cartier, au Québec. Le parc possède plus de 100 km de sentiers pédestres. Il est représenté par une des plus belles vallées glaciaires au Québec où passe la rivière Jacques-Cartier, reconnue mondialement pour les descentes en kayak qu'on peut y faire. On retrouve également une forêt boréale dense sur les hauts plateaux du parc.

Le parc a pour mission de protéger un élément représentatif du massif des Laurentides au nord de Québec. Il protège aussi la vallée de la Jacques-Cartier, qui est jugé comme élément exceptionnel[4]. Le parc est géré par le gouvernement québécois à travers la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Localisation[modifier | modifier le code]

Le parc est située dans la vallée de la rivière Jacques-Cartier, à l'est de la route 175. On y accède par des chemins situés au km 75 de la route 175 pour le secteur de la Vallée, où sont situés la majorité des activités et services, au km 94 pour le secteur à l'Épaule, au km 101 pour le secteur de la Sautauriski.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le parc de la Jacques-Cartier est composé principalement de deux éléments géographiques. En premier lieu, le massif des Laurentides au nord de Québec qui culmine avec le mont François-De Laval à plus de 1 083 m. Ce plateau est découpé par les vallées profondes des rivières Jacques-Cartier, Sautauriski, à l'Épaule et à la Chute. Pour ce qui est de l'hydrographie, les cours d'eau du parc font tous partie du bassin de la rivière Jacques-Cartier et coulent en général du nord vers le sud. La partie du massif comprend aussi quelques lacs, dont les lacs à l'Épaule, à la Chute, lac Sautauriski et des Alliés sont les plus accessibles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Logo

Le territoire du parc fut à l'origine utilisé comme territoire de chasse et comme chemin d'accès entre Québec et le lac Saint-Jean par les Montagnais et les Hurons. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'activité forestière commença dans la vallée. Suite à des pressions de groupes visant la protection du territoire public, le gouvernement créa en 1895 le parc des Laurentides (qui n'était pas une aire protégée car elle permettait l'exploitation forestière et minière). En 1918, le gouvernement construit un camp de pèche dans les limites actuelle du parc.

En 1972, Hydro-Québec soumit un projet de construction d'une centrale hydroélectrique sur la rivière Jacques-Cartier, le Champigny, qui aurait eu comme conséquence de noyer la vallée en totalité. Face à la pression de la population, la compagnie d'État abandonna son projet en 1975. Finalement en 1981 avec le nouvelle loi sur les parcs, le parc national de la Jacques-Cartier fut créé[5].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le parc national de la Jacques-Cartier est située dans la province naturelle des Laurentides méridionales.

Flore[modifier | modifier le code]

Rivière Jacques-Cartier vue du Pont Banc

Le sommet du massif est dominé par l'épinette noire (Picea mariana). Quant à la vallée, elle est occupée par l'érable à sucre (Acer saccharum) et le bouleau jaune (Betula alleghaniensis) [4].

Faune[modifier | modifier le code]

La forte différence d'altitude entre la vallée et le massif permet aux trois cervidés du Québec, l'orignal (Alces alces), le caribou des bois (Rangifer tarandus) et le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) d'être présents dans le parc. On y retrouve le loup gris (Canis lupus), le renard roux (Vulpes vulpes), le lynx du Canada (Lynx canadensis), l'ours noir (Ursus americanus), la loutre de rivière (Lontra canadensis), le porc-épic (Erethizon dorsatum) et le castor du Canada (Castor canadensis). Le parc est aussi fréquenté par plus de 100 espèces d'oiseaux. On retrouve dans la rivière Jacques-Cartier le saumon atlantique (Salmo salar) et l'omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) ainsi que l'omble chevalier (Salvelinus alpinus) dans certains lacs[4].

Activités[modifier | modifier le code]

Secteur de la Vallée[modifier | modifier le code]

Les deux activités vedettes de la vallée de la Jacques-Cartier sont la randonnée pédestre et le canot-camping. Le circuit de canotage, d'une longueur de 26 km, descend la rivière Jacques-Cartier entre La Jetée et l'entrée sud du parc.

Le parc possède plus de 100 km de sentiers pédestres. Trois sentiers permettent la randonnée en montagne soit les montagnes de l'Épaule et de la Sautauriski et le mont Andante. Un sentier parcourt aussi la rivière du centre d'interprétation jusqu'à la limite nord du parc. Il est aussi possible de faire de la longue randonnée pédestre à partir de ses sentiers. Les sentiers de la vallées font aussi partie du sentier National. Il est aussi possible de faire du vélo de montagne entre le centre d'interprétation et le km 33 et dans la vallée de la rivière à l'Épaule ainsi que de pêcher dans la rivière Jacques-Cartier.

L'hiver, il est possible de faire de la randonnée pédestre, de la raquette et du ski nordique.

Le parc est pourvu de 140 sites de camping (aménagé à rustique) ainsi que de chalets et de camps rustiques.

Secteurs à l'Épaule et Sautauriski[modifier | modifier le code]

Plus sauvages, les secteurs À l'Épaule et Sautauriski ne sont dédiés qu'au vélo de montagne, à la pêche sportive et à l'activité de découverte Évasion en boréalie d'une durée de 4 ou 6heures, cette dernière permet de découvrir une forêt boréale avec un garde-parc naturaliste en courte randonnée hors piste et en canot rabaska. Il est possible aussi de faire du ski nordique l'hiver à partir du secteur à l'Épaule.

Il est possible d'héberger au secteur à l'Épaule en chalet Devlin ou au Pavillon à l'Épaule.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Registre des aires protégée au Québec, Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, consulté le 31 décembre 2007
  2. Parcs existants, Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, consulté le 31 décembre 2007
  3. (fr) « Communiqué de presse: Québec investit près de 5,8 M$ dans la région de la Capitale-Nationale », Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec,‎ (consulté le )
  4. a, b et c Raison d'être et milieu naturel, Parc national de la Jacques-Cartier, Sépaq, consulté le 30 décembre 2007
  5. Historique, Parc national de la Jacques-Cartier, Sépaq, consulté le 30 décembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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