Lomer Gouin

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Lomer Gouin
Image illustrative de l'article Lomer Gouin
Fonctions
13e premier ministre du Québec
23 mars 19058 juillet 1920
(&&&&&&&&&&&0558615 ans, 3 mois et 16 jours)
Prédécesseur Simon-Napoléon Parent
Successeur Louis-Alexandre Taschereau
15e lieutenant-gouverneur du Québec
31 décembre 192828 mars 1929
Monarque George V
Prédécesseur Narcisse Pérodeau
Successeur Henry George Carroll
Biographie
Date de naissance 19 mars 1861
Lieu de naissance à Grondines (Canada-Est)
Date de décès 28 mars 1929 (à 68 ans)
Lieu de décès à Québec (Québec)
Conjoint Éliza Mercier
Alice Amos
Profession Avocat

Lomer Gouin
Lieutenants-gouverneurs du Québec

Lomer Gouin[1] (né le 19 mars 1861 à Grondines et mort le 28 mars 1929 à Québec) est un homme politique québécois. Il fut premier ministre du Québec de 1905 à 1920.

Le fonds d'archives de la famille Mercier-Gouin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Joseph-Nérée Gouin, médecin, et de Séraphine Fugère[3]. Il étudie au Collège de Sorel, au Collège de Lévis et à la succursale de Montréal de l'Université Laval[3]. Il est admis au Barreau de la province de Québec le 2 avril 1884[3]. Le 24 mai 1888, il épouse Éliza Mercier, fille d'Honoré Mercier[4]. Il épousera en secondes noces Alice Amos le 19 septembre 1911.

Élu pour la première fois député du parti libéral à l'Assemblée législative du Québec lors de l'élection générale québécoise de 1897 dans le district électoral de Montréal no 2, Lomer Gouin est nommé le 3 octobre 1900 commissaire (ministre) des Travaux publics dans le gouvernement de Simon-Napoléon Parent[3]. Il est réélu député à l'élection générale du 7 décembre 1900. Le 2 juillet 1901, il est nommé ministre de la Colonisation et des Travaux publics[3]. Il est réélu député à l'élection générale du 25 novembre 1904.

En 1905, il participe au coup de force qui évince Parent du pouvoir et il est choisi pour lui succéder comme chef du Parti libéral du Québec et premier ministre du Québec, poste qu'il occupe de 1905 à 1920, remportant successivement quatre élections générales québécoises, en 1908, 1912, 1916 et 1919. Bien que défait par Henri Bourassa dans la circonscription de Montréal no 2 en 1908, il put conserver son siège en raison du mécanisme électorale qui permettait à l'époque de se présenter dans plus d'une circonscription. Bourassa, en effet, avait aussi été élu dans Saint-Hyacinthe lors de la même élection.

Lomer Gouin, portant l'habit de cérémonie de lieutenant-gouverneur, 1929

Premier ministre du Québec pendant plus de 15 ans, il est l'un de ceux à avoir occupé ce poste le plus longtemps. Il démissionne le 8 juillet 1920 et cède la place à son successeur, Louis-Alexandre Taschereau.

Le 22 juillet 1920, il est nommé au Conseil législatif du Québec (division de Salaberry), mais il en démissionne en 1921 sans jamais y avoir occupé son siège et se lance en politique fédérale.

Lors de l'élection fédérale du 6 décembre 1921, il est élu député du parti libéral à la Chambre des communes du Canada dans la circonscription électorale de Laurier—Outremont et, le 29 décembre 1921, il est nommé au poste de ministre de la Justice et procureur général dans le gouvernement du premier ministre William Lyon Mackenzie King, poste qu'il occupe jusqu'à sa démission pour des raisons de santé, le 3 janvier 1924[5]. Il ne se représente pas comme député à l'élection fédérale générale de 1925.

Le 10 janvier 1929, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec, mais il n'occupe ce poste que deux mois avant de mourir en fonction à Québec le 28 mars 1929, au moment où il s'apprête à présider la cérémonie de prorogation de la session de l'Assemblée législative.

Entré en 1897 au parlement sans fortune personnelle, il était millionnaire en 1912[6].

Lomer Gouin est enterré au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Corruption : l'affaire Mousseau-Bérard-Bergevin[modifier | modifier le code]

Son gouvernement fut éclaboussé par le scandale de l'affaire Mousseau-Bérard-Bergevin en 1914. Un député libéral, Joseph-Octave Mousseau, ainsi que deux libéraux membres du conseil législatif acceptent un pot-de-vin en échange de l'adoption d'une loi privée.

Le mandat du comité d'enquête demeura étroitement limité à cette affaire, même si certains témoignages permettaient de croire en l'existence d'un système de corruption beaucoup plus important. Dès la démission du député Mousseau et des deux conseillers législatifs, le comité mit fin à ses travaux. Plusieurs journalistes, dont Henri Bourrassa du Devoir, se plaignirent que le comité ne s'était pas attaqué au système[6].

Titres et honneurs[modifier | modifier le code]

Ont été nommés en l'honneur de Lomer Gouin, notamment :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prénoms et nom de naissance : Jean Lomer Gouin.
  2. Fonds Famille Mercier-Gouin (P764) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  3. a, b, c, d et e « Lomer GOUIN (1861-1929) », notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale
  4. Dans les années 1930, leur fils Paul Gouin sera le chef du parti Action libérale nationale.
  5. Lomer Gouin — Fiche de parlementaire, Parlement du Canada
  6. a et b « L'ère Charest a des relents de l'époque Gouin », Le Devoir, 31 décembre 2010, page 1 et 8

Article connexe[modifier | modifier le code]