Raymond Garneau

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Raymond Garneau (né le 3 janvier 1935 à Plessisville) est un homme politique et un homme d'affaires québécois.

Natif de Plessisville, il étudia au collège Mont-Saint-Louis et à l'Université Laval, où il enseigna l'économie. Il fut l'un des secrétaires de la Fédération libérale du Québec et devint le conseiller de Jean Lesage lorsque celui-ci était dans l'opposition face à Daniel Johnson.

Député libéral de 1970 à 1978, Garneau a occupé différentes fonctions ministérielles dans le premier gouvernement Bourassa. Il fut brièvement ministre de la fonction publique, avant d'être nommé ministre des Finances, le 1er octobre 1970. Il sera également ministre de l'Éducation, lors du remaniement ministériel de 1975, et président du Conseil du Trésor.

Candidat à la succession de Robert Bourassa à la direction du Parti libéral du Québec, il est défait par Claude Ryan, le 15 avril 1978. Il quitte la vie politique et est remplacé dans Jean-Talon par Jean-Claude Rivest lors d'une élection partielle.

Il tente un retour sur la scène politique quelques années plus tard. Il est élu député du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Laval-des-Rapides lors de l'élection fédérale canadienne de 1984. Le chef libéral John Turner le nomme lieutenant du Québec de sa formation politique, le 22 juillet 1987, un poste qu'il occupera jusqu'à sa défaite dans Ahuntsic, lors de l'élection fédérale canadienne de 1988[1].

L'après-vie politique[modifier | modifier le code]

Lors de son départ de la vie politique, Garneau a orienté sa carrière dans le domaine bancaire. En avril 1979, il devient vice-président du Groupe La Laurentienne et Président du conseil et chef de la direction de la Banque d'Épargne de la Cité et du District de Montréal et président du conseil de Crédit foncier de 1980 à 1984[1]. Dans un livre publié en 2002, le journaliste d'enquête L. Ian Macdonald indique que Garneau a été mêlé à une affaire de blanchiment de narcodollars, alors qu'il était à la tête de la Banque d'Épargne[2].

Depuis le 16 décembre 1988, il est président de l'Industrielle Alliance, une compagnie d'assurance qui a son siège social à Québec[1].

En 2004, il fut nommé président de la société du 400e anniversaire de Québec.

Depuis 2002, il occupe de poste de président de l'Institut du cancer de Montréal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Assemblée nationale du Québec, « Raymond Garneau »,‎ mars 2009 (consulté le 18 avril 2009)
  2. (en) L. Ian Macdonald, From Bourassa to Bourassa, Montreal, McGill-Queen’s University Press,‎ 2002 (ISBN 0773523928, résumé), p. 225

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