Parti libéral du Canada

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Parti libéral du Canada
Liberal Party of Canada
Image illustrative de l'article Parti libéral du Canada
Logo officiel
Présentation
Chef Justin Trudeau
Fondation 1er juillet 1867
Siège Suite 600
81 Metcalfe Street
Ottawa, Ontario
Présidente Anna Gainey
Positionnement Centre
Sénateurs
41 / 105
Députés
36 / 308
Idéologie Centrisme
Troisième voie
Progressisme
Social-libéralisme
Social-démocratie
Libéralisme canadien
Red Toryism
Affiliation internationale Internationale libérale
Couleurs Rouge
Site web www.liberal.ca

Le Parti libéral du Canada est un parti politique canadien. Il formait, lors de sa dernière gouvernance (de 2003 à 2006), un gouvernement minoritaire, dirigé par le Premier ministre Paul Martin.

Le Parti libéral s'est parfois considéré comme « le parti gouvernant naturel du Canada » (Natural Governing Party) parce qu'il a été au pouvoir au Canada pour la majeure partie du dernier siècle. Il est l'un des deux partis qui ont dirigé le Canada, l'autre étant le Parti progressiste-conservateur (et ses diverses incarnations). Tous les chefs du Parti libéral depuis sa création sont devenus Premier ministre, à l'exception d'Edward Blake, de Stéphane Dion et de Michael Ignatieff. La plupart des chefs libéraux ont aussi été membres du Cabinet de leur prédécesseur: l'ancien chef Paul Martin a été dans le Cabinet de Jean Chrétien, qui a été dans le Cabinet de Pierre Trudeau, dont est issu aussi John Turner. Exception faite de Brian Mulroney, tous les premiers ministres francophones ont été d'allégeance libérale, soit, en ordre chronologique: Wilfrid Laurier, Louis St. Laurent, Pierre Trudeau, Jean Chrétien, et Paul Martin.

Le 19 mars 2006, le Parti libéral a enclenché un processus pour se choisir un chef après la démission de Paul Martin, qui a perdu le pouvoir au profit du Parti conservateur lors de l'élection du 23 janvier 2006. Après une longue campagne, Stéphane Dion est élu chef du parti lors du congrès d'investiture le 2 décembre 2006. Sa piètre performance lors de l'élection du 14 octobre 2008 lui vaut d'être remplacé, le 10 décembre de la même année, par Michael Ignatieff, sur décision du parti entérinée au congrès de mai 2009.

Lourdement défait lors l'élection du 2 mai 2011, Michael Ignatieff annonce sa démission le lendemain[1]. Bob Rae devient alors chef intérimaire du parti le 25 mai 2011[2]. Justin Trudeau, élu par une écrasante majorité de membres du parti, prend la relève le 14 avril 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les libéraux sont issus des réformistes du XIXe siècle qui exigeaient de l'Angleterre la mise en place d'un gouvernement responsable en Amérique du Nord britannique. On trouve parmi eux les Clear Grits que forment, dans le Haut-Canada, George Brown, Robert Baldwin et William Lyon Mackenzie, ainsi que Joseph Howe en Nouvelle-Écosse et le Parti rouge dans le Bas-Canada.

Fédération[modifier | modifier le code]

À l'époque de la fédération des anciennes colonies britanniques pour former le Canada — constitué par l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse —, les libéraux radicaux étaient marginalisés par la coalition conservatrice de John A. Macdonald, plus pragmatique. Dans les trente années qui ont suivi la création et l'indépendance du pays, le Parti libéral est le plus souvent relégué dans l'opposition. En 1873, Alexander Mackenzie est toutefois capable de défaire le gouvernement MacDonald grâce au scandale du Pacifique et il remporte ensuite l'élection de 1874. Le gouvernement qu'il dirige introduit de nombreuses réformes, notamment le vote à bulletin secret et la mise en place de la Cour suprême du Canada. Il est toutefois défait par Macdonald lors de l'élection suivante en 1878.

L'ère de Wilfrid Laurier[modifier | modifier le code]

À ses débuts, le parti libéral était favorable au libre-échange avec les États-Unis et s'opposait à l'impérialisme britannique. Il s'est également identifié aux aspirations du Québec, alors que grandissait l'hostilité des Canadiens français envers le parti conservateur au pouvoir. Ce dernier s'aliéna son appui francophone principalement à la suite de trois évènements : la pendaison de Louis Riel en 1885, la suppression des droits des francophones hors-Québec, notamment avec l'adoption par l'Ontario du Règlement 17 en 1912 et la crise de la conscription de 1917.

C'est avec Wilfrid Laurier que le Parti libéral est réellement devenu une force politique. Laurier réussit à faire de son parti une alternative crédible au pouvoir conservateur et à surmonter une réputation d'anticléricalisme qui lui aliénait l'Église catholique, très puissante au Québec à cette époque. Au Canada anglais, sa position en faveur du libre-échange le rend populaire auprès des fermiers et lui vaut un appui important dans les Prairies alors en pleine expansion. Ayant remporté l'élection fédérale de 1896, il se donne comme priorité de coloniser l'Ouest canadien. Pour cela, il crée les provinces de la Saskatchewan et l'Alberta à partir des Territoires du Nord-Ouest. Il favorise aussi le développement de l'industrie canadienne. Le gouvernement de Laurier est toutefois défait lors de l'élection de 1911 à cause de l'opposition envers ses politiques de libre-échange et de sa décision de créer une marine canadienne.

La crise de la conscription divise le parti, car plusieurs libéraux du Canada anglais appuyaient le gouvernement unioniste de Robert Laird Borden. De nombreux candidats libéraux se sont ainsi présentés aux élections en tant qu'unionistes, ou libéraux-unionistes avec l'appui des partis libéraux provinciaux dans plusieurs provinces ; les Libéraux de Laurier sont alors réduits à une faction presque entièrement québécoise. À long terme, toutefois, cette situation sera positive pour le parti libéral, qui pourra compter sur le vote francophone pendant plusieurs décennies. Le parti conservateur fut ainsi virtuellement rayé de la carte électorale au Québec pendant presque un siècle.

La souveraineté canadienne[modifier | modifier le code]

Sous Laurier et son successeur, William Lyon Mackenzie King, les gouvernements libéraux font la promotion de la souveraineté canadienne et réclament une plus grande indépendance dans le cadre de l'Empire britannique. Lors des conférences impériales tenues pendant les années 1920, ils revendiquent auprès du Royaume-Uni un statut d'égalité. Ils se prononcent également contre un Parlement impérial, qui aurait pour effet de diminuer l'indépendance du Canada. Après l'affaire King-Byng en 1926, le gouvernement fait valoir que le Gouverneur général du Canada ne devrait plus être nommé sur recommandation de la Couronne britannique. Les conférences impériales accordent le Statut de Westminster, en 1931, un an après la défaite du parti aux élections fédérales. Ce Statut abolit les quelques pouvoirs qu'avait conserver le gouvernement britannique sur le pays, qui devient ainsi totalement souverain, soixante-quatre ans après son indépendance en 1867.

Le Parti libéral a aussi introduit l'idée que le Canada devait avoir sa propre politique étrangère et de défense nationale. Initialement, c'est le Royaume-Uni qui décidait des affaires étrangères pour le dominion. En 1905, Laurier crée le Département des affaires étrangères, et en 1909 il nomme le premier secrétaire d'État aux affaires étrangères dans le Cabinet. Laurier proposa aussi la création d'une marine canadienne, en 1910. Mackenzie King nomme Vincent Massey comme premier ambassadeur canadien à Washington, en 1926, établissant ainsi des relations directes du Canada avec les États-Unis, au lieu de laisser le Royaume-Uni agir pour lui.

La question de l'État-providence[modifier | modifier le code]

Durant la période qui suit la Grande Dépression jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement libéral se fait le champion des politiques progressistes au Canada, avec le Premier ministre libéral William Lyon Mackenzie King, qui introduit un régime d'allocations familiales. Lorsqu'il se trouve dans une coalition avec J. S. Woodsworth et le parti Co-operative Commonwealth Federation, King introduit également le Régime de pensions du Canada. Dans les années 1960, Lester B. Pearson introduit l'accès universel aux soins de santé, le plan d'assurance retraite canadien, les prêts aux étudiants et un plan d'assistance canadienne contribuant aux programmes sociaux des provinces.

L'ère Trudeau[modifier | modifier le code]

Sous Pierre Trudeau, le gouvernement libéral travaille à créer « une société juste ». Une des premières mesures est la Loi sur les langues officielles, donnant au français et à l'anglais un statut égal au Canada. Trudeau espérait que la promotion du bilinguisme satisferait le Québec quant à sa place dans la Confédération canadienne et aiderait la cause du fédéralisme canadien. Cette politique visait surtout à transformer le gouvernement du Canada pour qu'il puisse communiquer efficacement autant avec les anglophones que les Canadiens français, permettant à tout Canadien d'obtenir des services dans sa langue n'importe où au pays. Bien que cette politique n'ait pas parfaitement réussi, le bilinguisme officiel a aidé à ralentir le déclin de la langue française hors Québec, et a aussi fait en sorte que tous les services du gouvernement fédéral soient disponibles dans les deux langues officielles. Par exemple, la Société Radio-Canada et CBC (qui appartiennent au gouvernement) offrent des services de radio et de télévision en anglais et en français partout au pays.

Une autre mesure importante est la loi sur le multiculturalisme canadien, de 1988, conçue comme un moyen d'intégrer les immigrants à la société canadienne sans qu'ils aient à renoncer à leur culture d'origine. Cette politique permet au Parti libéral de se concilier de nombreux appuis en provenance des communautés immigrantes à travers le pays.

Le gouvernement Trudeau vise aussi à renforcer les libertés individuelles, d'abord par l'adoption dès 1969 du « bill omnibus », loi amendant de nombreux articles du Code pénal et qui est résumée par la phrase « l'État n'a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation ». Cela sera suivi par la Charte canadienne des droits et libertés en 1982, adoptée dans la foulée du rapatriement de la Constitution canadienne.

Trudeau est en même temps partisan d'un gouvernement central fort, et il a longuement lutté contre le souverainisme québécois, en s'opposant notamment à la reconnaissance du Québec comme société distincte.

L'après-Trudeau et les années dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Après le départ de Trudeau en 1984, plusieurs membres de son parti, tels Jean Chrétien et Clyde Wells, continuent d'adhérer à sa vision du fédéralisme. D'autres, comme John Turner, appuient l'accord du lac Meech (1987) et l'accord de Charlottetown (1992), deux mesures qui n'ont pas abouti, mais qui auraient reconnu le Québec comme une société distincte et qui auraient accru le pouvoir des provinces au détriment du pouvoir fédéral.

Avec leur nouveau chef, John Turner, les libéraux perdent le pouvoir lors de l'élection de 1984, et voient leur participation réduite à 40 sièges à la Chambre des communes. Ils procèdent alors à un long travail de reconstruction.

L'élection de 1988 est particulière car John Turner était farouchement opposé à l'accord de libre-échange canado-américain, négocié par le Premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney. Même si les Canadiens ont voté majoritairement pour des partis opposés à un projet de libre-échange, les conservateurs ont gagné les élections et leur gouvernement majoritaire va de l'avant avec l'accord de libre-échange.

L'ère Chrétien[modifier | modifier le code]

Turner démissionne en 1990 sous la pression des dissidents de son parti mécontents de son leadership. Il est remplacé par son rival Jean Chrétien, qui avait été ministre sous tous les gouvernements libéraux de 1963 à 1984. Chrétien fait campagne lors de l'élection de 1993 sur la promesse de renégocier l'ALENA (Accord de libre-échange Nord-Américain), et de remplacer la Taxe sur les produits et services (TPS). Lorsqu'il arrive au pouvoir, toutefois, les changements à l'ALENA sont minimes, et la TPS reste inchangée. Chrétien a profité de l'impopularité de Brian Mulroney et des gaffes de sa successeure, Kim Campbell. Lors de cette élection, les progressistes-conservateurs sont réduits, de leur majorité parlementaire, à seulement deux sièges. Ce fut l'élection la plus déséquilibrée dans l'histoire du Canada, ainsi que l'une des plus déséquilibrées jamais enregistrée dans une élection libre, ouverte et démocratique.

Une fois au pouvoir, le gouvernement libéral se préoccupe surtout de redresser le déficit de 40 milliards $ laissé par le gouvernement conservateur. Cette politique est un succès, le gouvernement fédéral accumulant des surplus budgétaires à partir de 1997.

La vision du fédéralisme de Chrétien reste fidèle à l'approche de Trudeau, et s'oppose à des concessions majeures au Québec et aux autres provinces. Après que l'option fédéraliste eut gagné faiblement au référendum de 1995 au Québec, le gouvernement libéral passe en 2000 la loi sur la clarté référendaire, qui définit la position fédérale en cas d'une éventuelle victoire indépendantiste québécoise.

Pendant ses dernières années au pouvoir, Chrétien appuie la législation sur le mariage entre personnes de même sexe et sur la décriminalisation de la détention de petites quantités de marijuana. Il choque les États-Unis quand il déclare que le gouvernement canadien ne va pas les appuyer dans leur invasion de l'Irak en 2003. Jusqu'à ses derniers jours, Chrétien est resté très populaire auprès des Canadiens.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Paul Martin succède à Jean Chrétien en 2003. Malgré leur ancienne rivalité, Martin a été l'architecte principal des politiques économiques libérales en tant que ministre des Finances de 1993 à 2002. Lorsqu'il devient Premier ministre, Paul Martin poursuit la même politique économique, tout en se montrant plus flexible envers les provinces que son prédécesseur. Son gouvernement concentre aussi ses politiques envers les villes et municipalités, alors que celui de Chrétien était plutôt porté vers le développement régional.

Lors de l'élection du 28 juin 2004, les libéraux de Paul Martin sont reconduis au pouvoir, malgré une compétition beaucoup plus forte de la part du nouveau Parti conservateur du Canada et de son chef Stephen Harper. Ils sont réduits d'un gouvernement majoritaire à un gouvernement minoritaire, en partie à cause du scandale des commandites. Le parti libéral est défait aux élections de 2006, et de nouveau en 2008. Lors de l'élection fédérale de 2011, qui voit une nouvelle victoire conservatrice, le Parti libéral obtient le pire score de toute son histoire, avec seulement 18,9 % du vote populaire et 34 élus. Il est alors nettement devancé par le NPD qui est devenu l'opposition officielle.

Les batailles internes[modifier | modifier le code]

Les libéraux ont longtemps été considérés comme un parti extrêmement uni. Par exemple, depuis Louis St-Laurent, chaque chef/premier ministre libéral a servi dans le Conseil des ministres du précédent chef/premier ministre libéral. Il y a depuis longtemps deux ailes distinctes dans le parti : une aile fédéraliste et socialement populiste, qui a été représentée par Trudeau et Chrétien, et une aile constitutionnellement plus flexible, et plus conservatrice sur le plan fiscal, représentée par Turner et Martin. Toutefois, les disputes entre les deux ailes ont généralement été oubliées très rapidement. En revanche, la période comprise entre l'arrivée au pouvoir de Martin en 2003 et la défaite électorale de 2006 révèle un niveau sans précédent de guerre intestine dans le parti.

Lorsque les libéraux avaient été portés au pouvoir en 1993, l'unité du parti fut assurée en plaçant Martin, défait par Chrétien lors de la course à la direction du parti en 1990, au poste crucial de ministre des finances. Les partisans de Martin dominaient l'organisation du parti, ce qui lui assurait de devenir le prochain chef du parti. Chrétien et Martin donnèrent l'apparence de travailler très bien ensemble pendant une décennie. La division se fait jour toutefois à l'été de 2002 lorsque Chrétien annonce qu'il resterait en poste comme premier ministre jusqu'en 2004, alors que Paul Martin commençait à s'impatienter. Les comptes-rendus divergent sur ce qui se passa exactement au cours de cette période. Chrétien prétend que Martin a démissionné du Cabinet ; Martin affirme au contraire qu'il a été renvoyé par Chrétien. Martin fut remplacé au poste de ministre des finances par le vice-premier ministre John Manley, que plusieurs voyaient comme l'héritier ayant la préférence de Jean Chrétien.

L'influence de Martin dans le parti, et le fait que les sondages indiquaient à l'époque que Martin était plus populaire auprès du public que Chrétien, oblige ce dernier à annoncer sa démission plus tard dans l'année, plus tôt qu'il ne l'avait espéré. Au congrès à la direction du parti, en novembre 2003, Martin défait facilement la ministre du patrimoine canadien Sheila Copps. En décembre de cette même année, Martin forme son gouvernement en tant que premier ministre. Chrétien et Martin se seraient à peine parlés depuis l'été de 2002.

Bien que la question de la direction du parti apparaisse résolue, une véritable guerre intestine fait rage dans les niveaux inférieurs du parti. La plupart des ministres du cabinet de l'ère Chrétien se trouvaient relégués à l'arrière-banc, et des ministres tels que Copps, John Manley, Allan Rock, Don Boudria, David Anderson, Herb Dhaliwal et Stéphane Dion sont confinés dans des rôles mineurs dans le nouveau Cabinet Martin. Bon nombre d'entre eux décident alors de quitter la politique pour le secteur privé. Les partisans de Chrétien ont suggéré que Martin a utilisé le scandale des commandites comme prétexte pour éjecter des libéraux de Jean Chrétien tels André Ouellet, Alfonso Gagliano et Jean Pelletier, de leurs positions au gouvernement, à la tête de sociétés de la Couronne, et du parti. Le camp Chrétien prétend que la commission Gomery fut mise sur pied pour les discréditer, et que ce n'était pas une enquête juste. Après le dépôt du premier rapport, Chrétien décide de porter plainte en cour fédérale contre le juge Gomery, prétendant que ce dernier était biaisé contre lui et que certaines de ses conclusions n'étaient pas fondés sur la preuve.

Chefs du parti[modifier | modifier le code]

Les partis libéraux provinciaux[modifier | modifier le code]

Chaque province canadienne a son propre parti libéral.

Dans la plupart des provinces, l'organisation est directement affilié au cousin fédéral, un peu comme les sections provinciales du Nouveau Parti démocratique.

Ces partis politiques, et leurs chefs, sont :

Le Parti libéral de l'Ontario (Kathleen Wynne, chef et premier ministre) et le Parti libéral de l'Alberta (Kevin Taft, chef) sont officiellement autonomes mais sont largement vus comme très proches de leur cousin fédéral.

Le Parti libéral du Québec (Philippe Couillard, chef depuis le 17 mars 2013), ainsi que le Parti libéral de la Colombie-Britannique (Christy Clark, chef et première ministre) sont complètement indépendants du Parti libéral du Canada et servent dans leurs fonctions des politiciens de différentes allégeances. Par exemple, le Parti libéral du Québec avait comme chef Jean Charest, un ancien chef du Parti progressiste-conservateur du Canada. Les libéraux de la Colombie-Britannique sont plutôt une alliance organisée entre libéraux et conservateurs de la province afin d'affronter leur rivaux du puissant NPD provincial. Dans les deux cas, ces partis ont quand même une bonne proportion de leur caucus qui appuie le Parti libéral au fédéral.

Course à la chefferie 2012-2013[modifier | modifier le code]

Neuf candidats ont été officiellement autorisés. Cependant, à la suite de trois abandons, ce ne sont que : Deborah Coyne, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon, Joyce Murray, Martin Cauchon et Justin Trudeau qui ont été jusqu'au bout de leur campagne. Le 14 avril 2013, Justin Trudeau est élu chef du Parti libéral du Canada, avec 80% des voix au 1er tour du scrutin.

Abandons[modifier | modifier le code]

Le torontois George Takach était aussi dans la course, mais il s'est désisté le 25 février pour supporter le candidat considéré comme favori dans la course à la chefferie, Justin Trudeau[8]. L'ex-astronaute Marc Garneau était également dans la course, mais s'est retiré le 13 mars 2013, pour supporter Justin Trudeau[9]. Le dernier abandon est celui du candidat David Bertschi, le 21 mars 2013, évoquant le fait que sa campagne n'a pas pu rallier autant d'appuis qu'espéré[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Ignatieff démissionne, Cyberpresse, Publié le 03 mai 2011 à 09h46
  2. a et b Bob Rae nommé chef intérimaire du PLC - Hugo de Grandpré - Politique canadienne
  3. Brown était vu comme le chef du Parti libéral dans les élections de 1867 malgré le fait qu'il ne détenait pas le titre officiellement. S'il avait gagné un siège, il aurait sûrement été perçu comme le chef d'opposition et si les libéraux avaient obtenu suffisamment de sièges pour former un gouvernement, Brown serait probablement devenu Premier ministre. Cependant, il a perdu dans sa tentative de gagner un siège et les libéraux ont été sans chef jusqu'en 1873.
  4. Herb Gray a servi comme chef de l'opposition de février 1990 jusqu'à la réélection de Jean Chrétien au Parlement en décembre 1990, mais il n'a jamais détenu le titre de chef par intérim.
  5. Après la défaite des libéraux aux mains des Conservateurs de Stephen Harper, Paul Martin a annoncé qu'il ne serait plus le chef du Parti aux prochaines élections. Bill Graham a été nommé pour devenir chef de l'opposition, mais Martin est resté chef du parti pendant un certain temps. Il donna sa démission finalement le 18 mars 2006.
  6. Stéphane Dion rend son tablier http://www.cyberpresse.ca/dossiers/elections-2008/200810/20/01-31050-stephane-dion-rend-son-tablier.php
  7. CBCNews: Ignatieff quits as Liberal leader.
  8. George Takach se retire de la course à la direction du PLC, Radio-Canada, Publié le 25 février 2013
  9. Marc Garneau se retire de la course à la direction du PLC, Radio-Canada, Publié le 13 mars 2013
  10. David Bertschi se retire de la course à la direction du PLC, Radio-Canada, Publié le 21 mars 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]