Verdun (Montréal)

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Verdun
Vue d'une rue à Verdun.Localisation de Verdun dans Montréal.Logo de l'arrondissement.
Vue d'une rue à Verdun.

Carte localisation Montréal - Verdun.svg
Localisation de Verdun dans Montréal.

Logo Mtl Verdun.svg
Logo de l'arrondissement.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Arrondissement
Quartiers Île-des-Sœurs, Wellington-de-l'Église, Desmarchais-Crawford
Fondateur Zacharie Dupuis
Date de fondation 1671
Constitution 2002
Maire
Mandat
Jean-François Parenteau
3 novembre 2013 - 2017
Démographie
Gentilé Verdunois, Verdunoise
Population 66 158 hab.[1] (2011)
Densité 6 730 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 983 ha = 9,83 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Île-des-Sœurs, Rapides de Lachine
Liens
Site web [1]

Verdun est un arrondissement de la ville de Montréal. Il est formé de l'ancienne ville de Verdun.

L'arrondissement est au sud-ouest de l'île de Montréal, à 5 km du centre-ville. Deux de ses trois quartiers sont sur l'île de Montréal, l'autre est sur l'île-des-Sœurs. Verdun couvre une superficie de 9,8 km2. L’arrondissement est bordé au nord par l’autoroute 15, à l’ouest par le canal de l’Aqueduc, au sud par l’arrondissement de LaSalle et à l’est par le fleuve Saint-Laurent.

Sa population est de 66 158 habitants (en 2011).

Il est à noter que Verdun est connu comme étant l'endroit qui regroupe la plus forte concentration de Madelinots en dehors des Îles-de-la-Madeleine. Cette situation s'explique en grande partie par une migration en chaîne qui s'est effectuée entre l'archipel et le quartier montréalais au fil des décennies.

L'arrondissement est traversé par la ligne verte du métro de Montréal. Quatre stations desservent l'arrondissement, dont trois sont sur son territoire. Huit lignes d'autobus, correspondant avec le métro, complètent l'offre de transport en commun sur le territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

En 1671, un fief noble est concédé à Zacharie Dupuis, à proximité des rapides du Sault-Saint-Louis (Rapides de Lachine) qu'il dénomme Verdun en souvenir de son village natal de Saverdun dans le département de l'Ariège du sud de la France. Ce fief de 320 arpents, correspond aujourd'hui au quartier de Crawford aux limites ouest de Verdun. Le secteur occupait un emplacement stratégique, car il était un lieu d'un ancien portage amérindien, sur la route du commerce des fourrures.

La Côte des Argoulets[modifier | modifier le code]

Au début de la colonie, plusieurs petits forts sont construits aux extrémités de l'Île de Montréal pour protéger Ville-Marie contre les incursions iroquoises. En 1665, le gouverneur le Sieur de Maisonneuve veut s'assurer un poste avancé du côté des rapides du Sault-Saint-Louis pour surveiller cet endroit en amont de Ville-Marie. Pour ce faire, il offre des concessions le long de la Rivière Saint-Pierre pour récompenser les braves candidats des risques encourus. Sept habitants acceptent: Jean-Baptiste Gadois, son frère Pierre, Jean Leroy, Simon Cardinal, Pierre Raguideau, Jean Chicot et Étienne Campeau. Selon un acte sous seing privé du 4 février 1665, ces défenseurs s'engageront à se bâtir et à se loger, à s'entraider en tout ce qui sera possible et cela jusqu'à la fin. Ils se fortifient aussitôt. C'est à partir de ce moment que cet endroit sera nommé Côte-des-Argoulets qui signifie bon tireurs, arquebusiers. Jusqu'en 1876, plusieurs documents mentionnent les noms de Côte-Saint-Louis, Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre, Côte-Verdun pour désigner le territoire actuel de Verdun.

Maison Étienne-Nivard-de Saint-Dizier[modifier | modifier le code]

Maison Étienne-Nivard-de Saint-Dizier
7244, boulevard LaSalle

Les débuts de Ville-Marie furent pénibles. Les Iroquois s'opposèrent vivement à l'arrivée des nouveaux occupants. Devant le danger grandissant, M. de Maisonneuve entreprit plusieurs mesures visant la sécurité des habitants. Les propriétaires hors des murs durent abandonner leur habitation. Dans le fort, un puits fut creusé. On bâtit une grange en pierre à l'épreuve du feu. La chapelle et l’hôpital furent transformés en poudrière et en retranchement armé. Tous les habitants sortant du fort durent se pourvoir d'armes. En 1660 eut lieu l'événement du Long Sault qui ne fit que ralentir les agressions iroquoises. Le 9 mars 1663, M. de Bretonvilliers sulpicien, acquérait de la Compagnie Notre-Dame de Montréal l'île de Montréal. M. de Maisonneuve resta gouverneur de Ville-Marie. Les menaces iroquoises persistant, on constitua un corps militaire régulier. Au jour du premier ralliement de 1663, cent quarante miliciens étaient présents. Le chef: le major Zacharie Dupuis. En 1671, une concession de 8 arpents sur le fleuve par 40 arpents de profondeur était octroyé au major Dupuy. En souvenir de sa ville natale, Saverdun en France, l'officier Dupuis donna le nom de Verdun à son fief. Bientôt la rive longeant le fleuve était appelée Côte de Verdun. En 1673, la Congrégation Notre-Dame dirigée par Marguerite Bourgeoys, entrait en possession de la concession de Verdun. En 1710, une maison est construite qui passait entre les mains d'Étienne Nivard de Saint-Dizier, marchand-grossiste spécialisé dans la traite des fourrures[2]. Aujourd'hui, cette maison est l’orgueil de Verdun.

Île-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

En 1664. l'Île-Saint-Paul, désignée plus tard Île-des-Sœurs, figure parmi les premières seigneuries de la région de Montréal. L'un des seigneurs, Jacques Le Ber, en profite pour y faire construire un manoir fortifié avec poste de traite. Vers le milieu du XVIIIe siècle, les religieuses de la Congrégation Notre-Dame deviennent les principales propriétaires de l'île entière pendant les deux siècles qui suivront.

Verdun, de 1876 à nos jours[modifier | modifier le code]

John Molson Crawford, propriétaire de l'ancien fief noble de Zacharie Dupuis, avait réuni une première fois en 1874, les principaux propriétaires terriens afin de convertir le territoire en une municipalité indépendante. Les Crawford, Lanouette, Hall, Rielle, Francis et Hadley, entre autres, obtiennent du gouvernement du Québec une charte pour incorporer le village de la Rivière-Saint-Pierre, nom donné d'après la petite rivière qui traverse leurs terres. En 1876, le village de la Rivière-Saint-Pierre prend le nom de village de Verdun.

Plus tard en 1907, Verdun devient ville et en 1912, Cité. De 200 habitants qu'elle comptait en 1874, la ville de Verdun voit sa population passer de 1 900 habitants en 1901, 11 600 en 1911 et de 25 000 en 1921. Pendant cette période, la construction d'une digue pour empêcher les inondations fréquentes, ainsi que le développement du transport public (tramway en 1899), ne sont pas étrangers à ce développement rapide. À partir de 1920, le développement domiciliaire à l'ouest qui suivit le parachèvement de la digue a contribué à doubler la population de Verdun à 60 000 habitants en 1931. Ainsi, durant les décennies qui suivront, Verdun devient la troisième ville en importance au Québec. Pendant cette période, la rue Wellington était une des plus importantes artères commerciales de l'île de Montréal.

La municipalité de Verdun était à l'époque une banlieue de la classe moyenne composée majoritairement (59 % en 1931) d'anglophones, la plupart fraîchement immigrés des îles britanniques. En conséquence, donnée significative à souligner, la Première Guerre mondiale génère un taux de recrutement exceptionnellement élevé qui mérite à Verdun la première place à l'échelle canadienne. Le même exploit se répète encore une fois lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 1956, l'Île-des-Sœurs est annexée à Verdun. Sur la terre ferme, la population commence à décliner, tandis qu'à l'Île-des-Sœurs, l'aménagement d'une cité-modèle attire une clientèle à revenu élevé.

En 2000, la population de Verdun était de 60 000 habitants, dont 48 000 sur la terre ferme. Le début des années 1980 fut une période difficile pour la municipalité. L'attrait de la banlieue, le vieillissement du milieu bâti, la récession, l'attrait des centres commerciaux en périphérie sont des éléments qui ont à l'époque donné à Verdun les aspects d'une ville en déclin.

Depuis, la situation a beaucoup évolué. Les programmes de rénovation, de démolition de hangars, la revitalisation de la rue Wellington, l'aménagement des berges du fleuve et un attrait nouveau pour l'architecture riche de l'arrondissement lui ont insufflé une nouvelle dynamique. Les programmes de subvention à la rénovation des façades commerciales, l'autorisation d'aménager des terrasses, ainsi que l'enfouissement des fils électriques ont aidé à révéler un visage plus attrayant de la rue Wellington, l'artère commerciale de Verdun. Plusieurs cafés, restaurants, traiteurs et boulangeries — une vingtaine de nouveaux commerces en tout —, se sont installés en 2006 sur la rue Wellington et dans le reste du quartier, et le rythme va en s’accélérant. Une nouvelle population, constituée en bonne partie de jeunes couples, de gais et d'étudiants, s'installe progressivement dans le secteur, attirée par les coûts raisonnables de l'immobilier et des loyers, par l'accessibilité du transport en commun et par la proximité du centre-ville de Montréal, du canal Lachine et du marché Atwater.

Ces facteurs ont contribué à faire de Verdun l'un des trois arrondissements de Montréal qui enregistrent la plus forte progression de leur assiette fiscale. Celle-ci s’accroît, en moyenne, de 100 millions de dollars annuellement, en raison notamment de la réalisation de projets de construction dans le quartier de l’Île-des-Sœurs.

Depuis le 1er janvier 2002, la Ville de Verdun est devenue l'arrondissement Verdun de la ville de Montréal, à la suite de la fusion des villes de l'Île de Montréal.

La Collection ville de Verdun est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Source[modifier | modifier le code]

  • Société d'histoire et de généalogie de Verdun

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Élus municipaux[modifier | modifier le code]

Maire

Conseillers de la ville

  • Manon Gauthier, Champlain—L'Île-des-Sœurs, Équipe Denis Coderre
  • Sterling Downey, Desmarchais-Crawford, Projet Montréal

Conseillers d'arrondissement

  • Pierre L'Heureux, Champlain—L'Île-des-Sœurs (poste 1), Équipe Denis Coderre
  • Marie-Eve Brunet, Champlain—L'Île-des-Sœurs (poste 2), Équipe Denis Coderre
  • Luc Gagnon, Desmarchais-Crawford (poste 1), Projet Montréal
  • Marie-Andrée Mauger, Desmarchais-Crawford (poste 2), Projet Montréal

Députés[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Primary and secondary schools[modifier | modifier le code]

Académie Beurling

Le Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) gére les écoles publiques francophones[4].

Centre d'éducation des adultes:

  • Centre d'éducation des adultes Champlain

Centre de formation professionnelle:

  • Centre de formation professionnelle de Verdun
  • Collège d’informatique et d’administration Verdun-LaSalle

École secondaire:

École primaire:

  • Chanoine-Joseph-Théorêt
  • Île-des-Soeurs
  • Lévis-Sauvé
  • Notre-Dame-de-la-Garde
  • Notre-Dame-de-la-Paix
  • Notre-Dame-de-Lourdes
  • Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

La Commission scolaire Lester-B.-Pearson gére les écoles publiques anglophones.

Bibliothèque publique[modifier | modifier le code]

Les Bibliothèques de Montréal gére les bibliothèques Île des Sœurs et Verdun[5].

Personnalités liées au quartier[modifier | modifier le code]

Denis Cyr (né le 4 février 1961 à Verdun, dans la province de Québec au Canada) est un joueur professionnel de hockey sur glace canadien. (Wikipedia)

  • Jocelyne Caron, ancienne députée de Terrebonne née à Verdun le 23 avril 1951.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Gravel et Hélène Lafortune, Verdun 125 ans d'histoire, Montréal, Archiv-Histo, 2000

Jumelages[modifier | modifier le code]

Verdun (Montréal), Québec et Saverdun sont jumelées depuis 1981.
Fondé par Zacharie Dupuis, un militaire français ariégeois, la ville de Verdun (Montréal) est ainsi nommée en souvenir de sa ville natale Saverdun, France.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Sud-Ouest Rose des vents
LaSalle N Le Sud-Ouest
O    Verdun    E
S
fleuve Saint-Laurent