Dominique Anglade

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Dominique Anglade (née à Montréal le 31 janvier 1974) est une femme politique et d'affaires québécoise[1] qui a été présidente de la Coalition Avenir Québec (CAQ)[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Anglade, née le 31 janvier 1974 à Montréal (Québec, Canada), est ingénieure, femme d’affaires et une femme politique québécoise. Elle a été présidente de la Coalition Avenir Québec de janvier 2012 à septembre 2013[3],[2].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Dominique Anglade est la fille aînée du professeur, géographe et écrivain, Georges Anglade, l'un des fondateurs de l’Université du Québec à Montréal. Sa mère Mireille Neptune est une féministe engagée. Ses parents périssent tragiquement dans le séisme qui a secoué Haïti en 2010[4].

Dominique Anglade est élevée au Québec mais passe trois années durant son adolescence en Haïti, alors que ses parents décident d’y retourner après le départ du dictateur Jean-Claude Duvalier[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1996, elle obtient un Baccalauréat en Génie Industriel de l'École polytechnique de Montréal (EPM). Dès lors, elle débute sa carrière chez Procter & Gamble en Ontario. En 1998, elle est promue chef d’un département d’opérations et dirige plus d’une centaine d’employés. De 2000 à 2003, elle joint les rangs de Nortel Networks et se spécialise dans la gestion stratégique de la chaîne d’approvisionnement[6].

En 2003, tout en complétant une Maîtrise en administration des affaires (MBA) à HEC Montréal (Hautes Etudes Commerciales), elle se voit confier la direction des affaires externes et gouvernementales pour Nortel Networks au Québec. La firme internationale de consultants McKinsey & Company la recrute en 2005, pour qu’elle apporte un conseil stratégique à de nombreux dirigeants de grandes entreprises. Elle y développe une expertise dans le domaine des transformations majeures d’organisations. En janvier 2012, elle quitte le domaine privé et à l’invitation de François Legault elle fait le saut en politique en acceptant la présidence de la Coalition Avenir Québec[7].

Aux élections québécoises de 2012, elle brigue la circonscription de Fabre remportée par le candidat du Parti libéral du Québec, Gilles Ouimet[8]. Elle quitte cette présidence pour accepter le poste de PDG Montréal International, en septembre 2013[2].

Engagement[modifier | modifier le code]

Dès son adolescence, Dominique Anglade s’engage dans sa collectivité. Lors de ses études universitaires, elle s’implique en tant que présidente de l’Association des étudiants de Polytechnique. En 2002, elle préside la Jeune Chambre de commerce de Montréal et est membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). De 2006 à 2009, elle siège au comité exécutif de la Conférence canadienne du Gouverneur Général sur le Leadership [9]. En 2010, elle copréside avec Martha Piper et Mauril Bélanger la Conférence Canada 150 du Parti libéral du Canada. La même année, elle met sur pied la Fondation KANPE avec notamment Régine Chassagne du groupe Arcade Fire dont la mission est de combattre le cycle de la pauvreté en Haïti en rendant les familles haïtiennes financièrement autonomes[10].

L’apport de Dominique Anglade a été largement reconnu par le biais de plus de 25 distinctions telles que la Bourse Émérite Desjardins remise au lauréat des MBA du Québec, les distinctions «les 50 leaders de demain dans le monde des affaires» et «les 15 femmes qui feront bouger le Québec» décernées par le journal Les Affaires, ainsi qu’un hommage pour son engagement remarquable et la portée significative de ses actions, rendu par le Ministère des relations avec les citoyens du Québec. Elle a en outre été reconnue femme exceptionnelle pour son engagement et son attachement au progrès de la société par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et l’Association des diplômés de l’École polytechnique de Montréal. En 2011, l’Ordre des ingénieurs du Québec rendait un hommage à Dominique Anglade pour sa contribution exceptionnelle envers la profession par le biais de son engagement social[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • World Economic Forum "Young Global Leader[12]" 2014
  • Prix Toussaint-Louverture 2013 remis par la Jeune Chambre de commerce haïtienne de Montréal[13]
  • Prix Hommage de l'Ordre des ingénieurs du Québec pour contribution exceptionnelle envers la profession (2011)[14]
  • Prix de l’Association des diplômés de Polytechnique pour réalisations exemplaires et contribution exceptionnelle à la promotion du génie (2010)[15]
  • Identifiée parmi les «15 femmes qui feront bouger le Québec » par le journal Les Affaires (2009)[16]
  • Lauréate - Mois de l'histoire des noirs du Québec (2005)
  • Invitée par le Département d’État américain au programme International Visitor Leadership Program (2005)
  • Identifiée parmi les 50 leaders d’affaires de demain par le journal Les Affaires (2004)
  • Hommage reçu du Ministère des relations avec les citoyens pour engagement remarquable et portée significative des actions à la société (2004)
  • Bourse Émérite Desjardins de l’Association des MBA du Québec remis au meilleur finissant MBA de la province (2004)
  • Prix d’excellence de l’Association des MBA du Québec soulignant les performances académiques et le sens du leadership HEC - Montréal (2004)
  • Honorée comme femme exceptionnelle pour l'engagement et le cheminement dans la société par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain (2003)
  • Identifiée parmi les 75 leaders d’affaires de demain par le journal Les Affaires (2003)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://coalitionavenirquebec.org/medias/2012-01-23-Communique_anglade_VF-1.pdf
  2. a, b et c Tommy Chouinard, « Dominique Anglade quitte la CAQ et passe à Montréal International », La Presse, Montréal,‎ 13 septembre 2013 (lire en ligne)
  3. Paul Journet, « Dominique Anglade présidera la CAQ », La Presse, Montréal,‎ 17 janvier 2012 (lire en ligne)
  4. Caroline Montpetit, « Décès de Georges Anglade », Le Devoir, Montréal,‎ 14 janvier 2010 (lire en ligne)
  5. Françoise Naudillon, « Georges Anglade », sur Île en Île,‎ 2012 (consulté le 4 janvier 2014)
  6. École Polytechnique de Montréal, « Portraits d'étudiants et de diplômés », sur Département de mathématiques et de génie industriel,‎ s.d. (consulté le 4 janvier 2014)
  7. Diane Bérard, « Dominique Anglade explique son passage en politique », sur Les Affaires,‎ 16 avril 2012 (consulté le 4 janvier 2014)
  8. Nathalie Petrowski, « Dominique Anglade et la CAQ: acte de foi », La Presse, Montréal,‎ 21 avril 2012 (lire en ligne)
  9. http://www.leadershipcanada.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=76&Itemid=59&lang=fr
  10. (en) Sonia Verma, « Moved by parents' death in quake, Montrealer reached out to help », The Globe and Mail, Toronto,‎ 12 janvier 2011
  11. (en) Ricardo McRea, « Dominique Anglade », sur Who's Who in Black Canada,‎ 13 août 2010 (consulté le 4 janvier 2014)
  12. http://affaires.lapresse.ca/economie/grande-entrevue/201403/14/01-4747912-dominique-anglade-dans-le-club-select-des-jeunes-leaders-mondiaux.php
  13. Adrien Lachance, « La Jeune Chambre de commerce haïtienne fête ses 10 ans », Radio-Canada International,‎ 21 octobre 2013 (lire en ligne)
  14. Ordre des ingénieurs du Québec, Rapport annuel 2011-2012, Ordre des ingénieurs du Québec,‎ 2012 (lire en ligne), p. 52
  15. http://www.fondation.polymtl.ca/doc/Rapportannuel2010-211delaFondation.pdf
  16. Nathalie Vallerand, « 15 femmes qui feront bouger le Québec », Les Affaires,‎ 15 octobre 2009 (lire en ligne)