François Gendron (homme politique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
François Gendron
Image illustrative de l'article François Gendron (homme politique)
Fonctions
Député d'Abitibi-Ouest
En fonction depuis le 15 novembre 1976
(37 ans, 9 mois et 15 jours)
Prédécesseur Jean-Hugues Boutin
Vice-premier ministre du Québec
19 septembre 201223 avril 2014
Prédécesseur Michelle Courchesne
Successeur Lise Thériault
Président de l'Assemblée nationale
21 octobre 200812 janvier 2009
Prédécesseur Michel Bissonnet
Successeur Yvon Vallières
Biographie
Date de naissance 3 novembre 1944 (69 ans)
Lieu de naissance Val-Paradis, Drapeau : Québec Québec
Parti politique Parti québécois
Profession Enseignant

François Gendron (né le 3 novembre 1944 à Val-Paradis) est un homme politique québécois. Il est député de la circonscription d'Abitibi-Ouest pour le Parti québécois depuis l'élection de 1976. Il a été plusieurs fois ministre dans les gouvernements du Parti québécois, de 1979 à 1985, de 1994 à 1996, de 2002 à 2003 et de 2012 à 2014. En 2007, il a été chef par intérim du Parti québécois. Il a été, du 21 octobre 2008 au 13 janvier 2009, président de l'Assemblée nationale. Depuis le 20 mai 2014 il est le troisième vice-président de l'Assemblée nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

François Gendron termine en 1966 une formation en pédagogie à l'Université Laval. Durant les premières années de sa carrière, il travaille dans le domaine de l'éducation. Il est enseignant (1966 à 1971), animateur de la vie étudiante (1971 à 1973) puis animateur pédagogique (1973-1976). Durant une bonne partie de sa carrière professionnelle, Gendron s'implique dans le milieu syndical.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il est élu en 1973 conseiller municipal du canton de La Sarre.

François Gendron est élu à l'Assemblée nationale lors de l'élection de 1976 en même temps qu'une majorité de candidats péquistes. Il est réélu lors de l'élection suivante. Durant les deux mandats du Parti québécois au gouvernement, Gendron occupe quelques fonctions ministérielles. Il fait son entrée au conseil des ministres en septembre 1979 à titre de ministre de la Fonction publique. Il est par la suite successivement ministre d'État à l'Aménagement, ministre responsable de l'Office de planification et de développement du Québec et ministre délégué à l'Aménagement et au Développement régional.

Le 19 décembre 1984, René Lévesque lui enlève ses précédentes responsabilités pour le promouvoir au poste de ministre de l'Éducation. Il n'occupe ce poste qu'un an, soit jusqu'à la défaite du Parti québécois à l'élection de 1985.

Premier séjour dans l'opposition[modifier | modifier le code]

De 1985 à 1994, malgré le séjour de son parti dans l'opposition, François Gendron est réélu par les électeurs de sa circonscription. Durant les deux mandats libéraux, il occupe divers postes de porte-parole de l'opposition et siège sur diverses commissions. De 1987 à 1989, il est leader parlementaire de l'Opposition officielle.

Retour au pouvoir[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection de 1994, le Parti québécois revient au pouvoir et François Gendron est nommé ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement de Jacques Parizeau. Il occupe ce poste (de même que celui de leader-adjoint) jusqu'en 1996. Évincé du conseil des ministres par Lucien Bouchard, il est nommé président du caucus des députés du parti québécois. Il revient au conseil des ministres lorsque Bernard Landry le nomme à nouveau au poste de ministre des Ressources naturelles en 2002.

Second séjour dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Le 9 mai 2007, il est choisi pour être chef par intérim du Parti québécois à la suite de la démission d'André Boisclair[1]. En contrepartie à son élection, François Gendron promet une absolue neutralité dans la course à la chefferie du parti. Sa victoire est une relative surprise, car on pressentait à ce poste Marie Malavoy, la députée de la circonscription de Taillon[réf. nécessaire].

Le 25 mai 2007, il laisse entendre que le Parti québécois votera contre le premier budget du deuxième gouvernement de Jean Charest. Le 31 mai, il annonce que le PQ n'appuiera pas le budget mais que son parti enverra seulement trois députés pour aller voter contre lors du vote sur son adoption et ainsi éviter la chute du gouvernement deux mois après son élection. Le budget a été adopté à 46 voix contre 44.

Il est réélu député lors de l'élection de 2008.

Il est actuellement (2012) le doyen des députés de l'Assemblée nationale, en années de service (36 ans), ainsi qu'en années de service ininterrompu (36 ans), mais pas en âge.

Élection à la présidence de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au mois d'octobre 2008, à la suite du départ de Michel Bissonnet, l'Assemblée nationale du Québec est appelée à se choisir un nouveau président.

Le Parti libéral, le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec présentent chacun un candidat: Yvon Vallières pour le PLQ, Maxime Arseneau pour le PQ et Marc Picard pour l'ADQ. Mais aucun candidat n'obtient l'appui de la majorité des députés.

Pour mettre fin à l'impasse, l'ADQ propose au Parti québécois d'appuyer d'un commun accord un candidat qui sache faire l'unanimité: François Gendron, doyen de l'Assemblée nationale, figure d'expérience respectée de tous les députés. Cette alliance des partis d'opposition déclenche la colère du Parti libéral et du premier ministre Charest qui, étant minoritaire en chambre, se voit forcé d'accepter le choix des partis d'opposition.

Le mardi 21 octobre, l'Assemblée nationale se prononce: une majorité de députés de l'ADQ et du PQ élisent François Gendron président de l'Assemblée nationale du Québec. Il est le deuxième président dans l'histoire de l'Assemblée nationale à ne pas provenir du parti gouvernemental.

Son passage au poste de président est cependant très bref : le 5 novembre suivant, Jean Charest dissout l'Assemblée nationale, et le scrutin du 8 décembre reporte les libéraux au pouvoir, mais avec une majorité de sièges cette fois. Les libéraux sont libres d'élire le président de leur choix; Yvon Vallières devient donc président à la reprise des travaux parlementaires le 13 janvier 2009.

De nouveau au gouvernement en 2012[modifier | modifier le code]

Avec les élections de 2012, le Parti québécois reprend le pouvoir sous la direction de Pauline Marois. François Gendron devient vice-premier ministre, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue dans le gouvernement Marois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Norman Delisle et Presse canadienne, « François Gendron élu chef par intérim du PQ », La Presse,‎ 9 mai 2007 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]