Bernard Landry

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Bernard Landry
Illustration.
Fonctions
28e premier ministre du Québec

(&&&&&&&&&&&&07822 ans, 1 mois et 21 jours)
Législature 36e législature
Prédécesseur Lucien Bouchard
Successeur Jean Charest
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Saint-Jacques-de-Montcalm
(Drapeau : Québec Québec,Drapeau du Canada Canada)
Parti politique Parti québécois
Conjoint Lorraine Laporte (décédée)
Chantal Renaud
Profession Avocat et économiste

Bernard Landry G.O.Q. (né le à Saint-Jacques-de-Montcalm, Québec, Canada, est un homme politique, un professeur et un avocat québécois (Canada). Il a été chef du Parti québécois de 2001 à 2005 et premier ministre du Québec de 2001 à 2003. Il a été la 28e personne à occuper ce poste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé en droit et en économie de l'Université de Montréal, Landry détient également un diplôme en économie et finance de l'Institut d'études politiques de Paris. En 1965, il est admis au Barreau du Québec et pratique le droit jusqu'en 1976, année de la première victoire électorale du Parti québécois. Il parle couramment trois langues : le français, l'espagnol et l'anglais. Il est un ancien membre de l'Ordre de Jacques-Cartier.

En 1963, Bernard Landry a été membre du premier conseil d'administration non-provisoire de la Ligue des droits et libertés (alors appelée Ligue des droits de l'Homme)[1].

En 1964, Bernard Landry a été l’un des cofondateurs de l’Union générale des étudiants du Québec (UGEQ), la première fédération étudiante du Québec[2],[3].

Son entrée dans les cercles politiques commence dans les années 1960. René Lévesque, alors ministre des Ressources naturelles sous Jean Lesage, l'attire vers la politique en 1964. Pendant quatre ans, il est tour à tour conseiller technique au cabinet de Lévesque, adjoint au directeur général de la planification du ministère des Richesses naturelles, coordonnateur pour le Québec du Conseil canadien des ministres des Richesses naturelles, et chargé de mission au cabinet du ministre de l'éducation.

Il se joint au Parti québécois en 1968, et se présente une première fois comme candidat dans la circonscription de Joliette deux ans plus tard, sans succès. Il se présente de nouveau cinq ans plus tard, toujours sans succès. En 1974, il devient membre de l'exécutif national du Parti québécois.

Pendant cette période, René Lévesque l'encourage à étudier l'économie à l'Institut d'études politiques de Paris. Cela lui ouvrira plus tard la voie vers le conseil des ministres, lorsqu'il est finalement élu député de la circonscription de Fabre. René Lévesque le nomme ministre d'État au Développement économique en 1977. Sa présence donne, en quelque sorte, une crédibilité économique au parti nouvellement élu.

Lorsque le Parti québécois est élu à nouveau en 1981, il retrouve le même portefeuille ministériel, puis occupe ceux de ministre délégué au Commerce extérieur, ministre des Relations internationales et ministre des Finances.

Dès 1981, sans réclamer le départ du chef, il ne cache pas qu'il souhaite un jour lui succéder. Il reste toutefois fidèle à Lévesque jusqu'en 1984, lors de la crise du « beau risque ». La stratégie de René Lévesque, qui consiste à appuyer le gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney à Ottawa, dans l'espoir de changements constitutionnels favorables au Québec, provoque une crise aiguë au sein du parti, qui aboutit au départ de René Lévesque.

En 1985, il tente de succéder à Lévesque, sans succès. Il reprend du galon en 1994 et devient Vice-premier ministre sous la gouverne de Jacques Parizeau, puis de Lucien Bouchard.

C'est en 2001 qu'il succède à Lucien Bouchard en tant que chef du Parti québécois et Premier ministre du Québec à la suite de la démission de celui-ci. Il se félicitera alors d'avoir signé ce qui sera désigné comme la paix des Braves; il crut bon de donner à ce traité autochtone la valeur d'un traité international, utile à la souveraineté du Québec.

De 2003 à 2005, il est chef de l'opposition, à la suite de la victoire du Parti libéral du Québec mené par Jean Charest. Un documentaire intitulé À hauteur d'homme, relatant la dernière campagne électorale de Bernard Landry, posant un regard éclairant sur le rapport entre politique et médias, est réalisé par Jean-Claude Labrecque en 2003. Au Conseil national du Parti québécois en août 2004, après une longue période de réflexion qui avait débuté le jour après l'élection, il annonce le qu'il demeure président du parti et qu'il mènera le Parti québécois aux prochaines élections afin de réaliser l'indépendance du Québec. Sa démission aurait été encouragée par Pauline Marois[4].

Le , à la surprise générale, il annonce la fin de sa carrière politique, après avoir reçu l'appui de 76,2 % des délégués (ce qu'il jugeait insuffisant) lors d'un vote de confiance au congrès du parti à Québec. Cependant, plusieurs discutent de l'éventuel retour de Bernard Landry en tant que candidat à sa propre succession, au sein du Parti québécois. Deux sites prônent même son retour en proposant des pétitions aux internautes. Toutefois, Bernard Landry annonce ses couleurs en ne se présentant pas en tant que candidat pour son ancienne circonscription, Verchères, et officialise le tout par voie de communiqué, le .

En septembre 2005, il reprend son poste de professeur à l'École de gestion de l'Université du Québec à Montréal, et devient chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques.

En novembre 2005, il devient animateur de télévision de l'émission Notre Argent au Canal Argent[5].

En octobre 2006, il est nommé patriote de l'année 2006-2007 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal[6].

En 2006 et 2007, il intervient régulièrement pour défendre, pour critiquer ou pour assister le chef péquiste André Boisclair. Certains l'ont soupçonné, lui et Jacques Parizeau, de prendre part à une rébellion de la vieille garde souverainiste[7].

Le 5 février 2009, Landry est arrêté pour grand excès de vitesse, ayant conduit son véhicule a 120 km/h dans une zone de 50 km/h et reçoit une contravention de 1 000 $. Il dit au journal Le Devoir qu'il est encore en train d'améliorer sa conduite automobile après plusieurs années où il est conduit par un chauffeur, ayant été premier ministre et chef de l'opposition à l'assemblée nationale[8].

Il est père de trois enfants et grand-père de cinq petites-filles et de deux petits-garçons. Il est l'époux de la chanteuse Chantal Renaud.

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

  • Grand officier de l'Ordre national du Québec (19 juin 2008)
  • Ordre du Mérite Bavarois
  • Commandeur de la Légion d'honneur
  • Grand-Croix de l'Ordre de la Pléiade

Publications[modifier | modifier le code]

  • Quebec's foreign trade, 1982
  • Préface du recueil d'articles Les 58 moyens d'exporter de Price Waterhouse, 1985
  • Commerce sans frontières : le sens du libre-échange, 1987
  • Préface de La Francophonie et le dialogue des cultures, 2001
  • La cause du Québec, 2002
  • Le commerce international : une approche nord-américaine, 2008 (en collaboration avec Antoine Panet-Raymond et Denis Robichaud)
  • « La mondialisation rend la souveraineté plus nécessaire et urgente que jamais », dans L'Action nationale, mars 1999 (en ligne)
  • «  Pour l'indépendance politique et pétrolière », dans Le Devoir, 13 juin 2008 (en ligne)
  • Préface de Introduction critique aux relations internationales du Québec - Le mythe d'une politique étrangère, de Jean-François Payette 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le fonds d'archives de Bernard Landry est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Bernard Landry, interviewé le 8 mai 1961 (clip vidéo, min 6 s), document tiré des archives de la SRC [consulté le 23 juin 2010].
  • Bernard Landry — Assemblée nationale du Québec

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://classiques.uqac.ca/contemporains/comeau_robert/therese_casgrain/therese_casgrain.pdf
  2. http://lesnews.ca/politique/20395-leo-bureau-blouin-de-la-lignee-des-claude-charron-et-bernard-landry/
  3. http://www.archiv.umontreal.ca/Galeries/RCIA/pages/P0168RCIA0052.htm
  4. Raymond Bréard, Les jeux de coulisse de Madame [Pauline Marois], La Presse, 31 mai 2007, p. A22.
  5. Paul Cauchon, Télévision - Bernard Landry coanimera une émission hebdomadaire à la chaîne Argent, Le Devoir, le 23 novembre 2005 [consulté le 27 juin 2010].
  6. Société Saint-Jean-Baptiste, Bernard Landry nommé Patriote de l'année, Radio-Canada, le 3 octobre 2006 [consulté le 27 juin 2010].
  7. Michel David, Le rebelle, Le Devoir, le 24 février 2007 [consulté le 27 juin 2010].
  8. La Presse Canadienne, Bernard Landry arrêté pour grand excès de vitesse, Cyberpresse, le 17 février 2009 [consulté le 27 juin 2010].
  9. Fonds Bernard Landry (P732) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
Précédé par Bernard Landry Suivi par
Monique Gagnon-Tremblay
Vice-premier ministre du Québec
Gouvernement du Québec
1994-2001
Pauline Marois
Gille Houde
Libéral
Député de Fabre
Parti québécois
Assemblée nationale du Québec
1976-1981
Michel Leduc
Parti québécois
(il s'agit d'une nouvelle circonscription)
Député de Laval-des-Rapides
Parti québécois
Assemblée nationale du Québec
1981-1985
Guy Bélanger
Libéral
Luce Dupuis
Parti québécois
Député de Verchères
Parti québécois
Assemblée nationale du Québec
1994-2005
Stéphane Bergeron
Parti québécois