Gédéon Ouimet

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Gédéon Ouimet
Image illustrative de l'article Gédéon Ouimet
Fonctions
2e premier ministre du Québec
27 février 187322 septembre 1874
(1 an, 6 mois et 26 jours
Prédécesseur Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
Successeur Charles-Eugène Boucher de Boucherville
Biographie
Date de naissance 2 juin 1823
Lieu de naissance Sainte-Rose (Bas-Canada)
Date de décès 23 avril 1905 (à 81 ans)
Lieu de décès Saint-Hilaire (Québec)
Parti politique Conservateur
Conjoint Marie-Jeanne Pellant
Profession Avocat

Gédéon Ouimet (né le 2 juin 1823 à Sainte-Rose et mort le 23 avril 1905 à Saint-Hilaire) est un avocat, homme politique et fonctionnaire québécois. Il a été député de la circonscription de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative du Québec de 1867 à 1876. Il a été Procureur général du Québec de 1867 à 1873 puis Premier ministre du Québec en 1873 et 1874. Il a été surintendant de l'Instruction publique de 1876 à 1895.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gédéon Ouimet est le fils de Jean Ouimet, cultivateur, et de Marie Bautron. À partir de 1834, il étudie au séminaire de Saint-Hyacinthe puis de 1837 à 1839 au petit séminaire de Montréal[1]. En 1839, il commence son stage en droit dans l'étude de son frère André[2]. Le 26 août 1844, il est admis au Barreau de Montréal[2]. Il s'établit à Saint-Michel-de-Vaudreuil[2]. Le 13 août 1850, il épouse à Montréal Marie-Jeanne Pellant[2]. De 1852 à 1854 il est maire du village de Saint-Michel-de-Vaudreuil[2]. En 1853[1], il s'installe à Montréal, où il pratique sa profession dans l'étude Ouimet, Morin et Marchand[2].

Il milite au parti libéral-conservateur. Lors de l'élection générale canadienne de janvier 1858, il est élu député de la circonscription électorale de Beauharnois à l'Assemblé législative du Canada-Uni. Il est défait lors de l'élection générale suivante, en 1861[2].

À l'élection générale québécoise de 1867, il est candidat du parti bleu et élu sans opposition député de la circonscription de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative du Québec[1]. Il est bâtonnier du Barreau de Montréal en 1869 et bâtonnier du Barreau de la province de Québec en 1869 et en 1870[1]. Il est président de l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1869 et en 1870[1]. Il est réélu député de Deux-Montagnes à l' élection générale de 1871. Du 15 juillet 1867 au 27 février 1873, il est Procureur général dans le gouvernement de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.

En février 1873, Chauveau démissionne de son poste de Premier ministre. Gédéon Ouimet devient Premier ministre. Il fut le deuxième Premier ministre du Québec du 27 février 1873 au 22 septembre 1874. Il occupe aussi en même temps les postes de ministre de l'Instruction publique et de Secrétaire et Registraire de la province[3]. Il démissionne comme Premier ministre à la suite du scandale des Tanneries[4]. Charles-Eugène Boucher de Boucherville lui succède. Oumet conserve son poste de député et retourne à la pratique du droit[2]. À l'élection générale de 1875, il est réélu sans opposition député de Deux-Montagnes. Le 30 octobre 1875, le juge Francis Godschall Johnson, appelé à se prononcer sur l’affaire des Tanneries, déclare n'y avoir trouvé aucune preuve de conspiration ou de fraude[2].

En 1875, le gouvernement de Boucher fait adopter une loi qui remplace le ministre de l'Instruction publique (poste qui est occupé par le Premier ministre) par un surintendant[2]. Le 28 janvier 1876, Gédéon Ouimet est nommé surintendant de l'Instruction publique par Boucher et démissionne comme député. Il occupe le poste de surintendant de l'Instruction publique pendant vingt-neuf ans. En 1895, il prend sa retraite comme surintendant[2]. Le 5 avril 1895, il est nommé membre du Conseil législatif (pour la division de Rougemont)[2], poste qu'il occupe jusqu'à sa mort[1].

Gédéon Ouimet est enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal[1].

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • Le pont Gédéon-Ouimet, qui relie Laval à Boisbriand en enjambant la rivière des Mille-Îles, est nommé en son honneur.
  • Le Centre Gédéon-Ouimet de la Commmission scolaire de Montréal a été nommé en son honneur. Cette institution publique dessert annuellement environ 1200 élèves inscrits à l'un de ses trois programmes de formation: l'enseignement général relié aux études secondaires, un autre en alphabétisation-francisation et la formation Français de transition destinée surtout aux jeunes allophones âgés 16 et plus.

Construit par Joseph Venne en 1914, ce centre, qui fait partie du patrimoine architectural de la Ville de Montréal, célèbrera son centenaire en septembre prochain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Gédéon OUIMET (1823-1905) », notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Michèle Brassard et Jean Hamelin , « OUIMET, GÉDÉON », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 30 juin 2013
  3. Les titulaires de ministères depuis 1867. Cabinet Ouimet.
  4. Histoire Québec

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]