Baie des Chaleurs
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Baie des Chaleurs | |||
Image satellite de la baie des Chaleurs. |
|||
| Géographie humaine | |||
|---|---|---|---|
| Pays côtiers | |||
| Subdivisions territoriales |
Nouveau-Brunswick, Québec | ||
| Géographie physique | |||
| Type | Baie | ||
| Localisation | Golfe du Saint-Laurent, océan Atlantique | ||
| Coordonnées | |||
|
Géolocalisation sur la carte : Canada |
|||
| modifier |
|||
La baie des Chaleurs (anglais: Bay of Chaleur ou Chaleur Bay, micmac: Maoi Pôgtapei) est un bras du golfe du Saint-Laurent séparant la péninsule gaspésienne du Nouveau-Brunswick. Ce nom a été donné par l’explorateur français Jacques Cartier en raison de la brume qui la recouvrait lorsqu'il l'a découverte, ce qui lui donna la fausse impression que l'eau était chaude. Les Micmacs appelaient la baie Mowebaktabaak, ce qui signifie grande baie[1].
Sommaire |
Toponymie [modifier]
C'est Jacques Cartier qui, le 9 juillet 1534, donne à la baie son nom moderne: « Nous nonmames ladite baye la baye de Chaleu »[2]. Il choisi ce nom parce qu'elle « est en challeur plus temperee que la terre d'Espaigne »[2]. Le pluriel baie des Chaleurs s'impose à partir du XVIIe siècle[2]. Les anglophones lui donnent les noms de Bay of Chaleur ou Chaleur Bay[2]. La traduction littérale Bay of Heat existe aussi[2]. Au XIXe siècle, les Micmacs nomment la baie Ecketaan Nemaachi, ce qui signifie « mer poissonneuse »[2]. Le nom micmac actuel est Maoi Pôgtapei, autrement dit « la baie par excellence »[2]. Historiquement, les noms de La Bastille, baya de Ralegno; golfo de Calore, baie de Sainte-Catherine ainsi que Heat or Sterling Bay furent aussi utilisés[2].
C'est l'un des 81 noms d'intérêt pancanadien, c'est-à-dire que les versions anglaises et française du toponyme sont reconnues officiellement[3].
Géographie [modifier]
La baie des Chaleurs a une longueur d'environ 100 kilomètres[2]. Elle est alimentée principalement par la rivière Ristigouche, à l'ouest[2]. La baie des Chaleurs se jette à l'est dans le golfe du Saint-Laurent, par un passage long de 40 kilomètres, délimité au nord par le cap d'Espoir et au sud par l'île Miscou[2]. La baie est subdivisée en deux bassins, celui de l'ouest, ou intérieur, et celui de l'est, ou extérieur[4]. La profondeur du bassin Ouest ne dépasse pas 50 mètres tandis que la profondeur moyenne du bassin Est se situe entre 70 et 90 mètres[4].
Club des plus belles baies du monde [modifier]
Elle est membre du club prestigieux des plus belles baies au monde et possède également la deuxième plus longue bande naturelle de sable au monde, celle de la rivière à l'Anguille, unique en ce qu'elle a un volume d'eau douce d'un côté et de l'eau salée de l'autre. Elle abrite également de nombreuses espèces d'oiseaux protégées, tels le faucon pèlerin, l'arlequin plongeur ou encore le pygargue à tête blanche.
Rivières se jetant dans la baie [modifier]
Les rivières suivantes se déversent dans la baie :
- Québec :
- Rivière Matapédia (via la Restigouche)
- Rivière Cascapédia
- Rivière Bonaventure
- Rivière du Grand Pabos
- Nouveau Brunswick :
- Rivière à l'Anguille
- Rivière Upsalquitch (via la Restigouche)
- Fleuve Népisiguit
- Rivière Tétagouche
- Rivière Charlo
- Québec/Nouveau Brunswick :
- Rivière Restigouche
- Rivière Patapédia (via la Restigouche)
Notes et références [modifier]
- (fr) Toponymie amérindienne, française et contemporaine (1604-2002)
- Baie des Chaleurs, sur Commission de toponymie du Québec. Consulté le 29 novembre 2012.
- Gouvernement du Canada, « Services cartographiques: Noms d'intérêt pancanadien », sur Ressources naturelles Canada
- P.C. Smith, « Baie des Chaleurs », sur L'encyclopédie canadienne. Consulté le 29 novembre 2012.