Jean Garon

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Jean Garon en 2013

Jean Garon (né le 6 mai 1938 à Saint-Michel) est un homme politique, un avocat, un professeur et un économiste québécois. Il a été député de la circonscription de Lévis à l'Assemblée nationale du Québec de 1976 à 1998. Il a été ministre de l'Agriculture de 1976 à 1985 et ministre de l'Éducation de 1994 à 1996.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Emmanuel Garon, homme d'affaires, et de Jeanne Sweeny[1]. Il étudie à l'Université Laval dans la faculté des sciences sociales de Georges-Henri Lévesque et obtient son baccalauréat en 1960. Il complète sa maîtrise en sciences sociales avec spécialisation en économique en 1962 et une licence en droit en 1969 à l'Université Laval. En juin 1970, il fut admis au Barreau de la province de Québec et se spécialise en économie.

Il enseigne en sciences économiques au Cégep Limoilou en 1968 et 1969. De 1970 à 1976, il est professeur de droit fiscal, économique et coopératif à l'Université Laval[1].

Il devient le vice-président du Rassemblement pour l'indépendance nationale en 1962 dans la région de Québec. Il passe au Regroupement national en 1964 puis il est cofondateur et organisateur du Ralliement national en 1966. Il est un des membres fondateurs du Parti québécois en 1968. Il est candidat du Parti québécois dans Charlevoix lors de l'Élection générale québécoise de 1973, mais est défait[1].

Il est élu député de Lévis lors de l'élection générale québécoise de 1976. Dans son autobiographie, René Lévesque raconte que Paul Couture, président de l'UCC a téléphoné au premier ministre élu afin de lui demander de nommer une personne qui n'est ni agronome, ni agriculteur au portefeuille de l'Agriculture, une responsabilité qui des dires de Lévesque est « vitale, partout présente, hypersensible et depuis toujours véritable abattoir ministériel »[2]. Au cours de la conversation, le président de la fédération agricole lui suggère plutôt de nommer un « avocat intelligent qui sait compter ». Lévesque choisit de confier le dossier à Garon qui, aux dires du premier ministre, « a par-dessus le marché le physique idéal de l'emploi »[3].

Nommé ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Garon fait une priorité de la protection du domaine agricole, qui subissent alors une forte pression provoquée par l'intense urbanisation des développeurs et spéculateurs immobiliers, particulièrement dans la région métropolitaine de Montréal. Il pilote l'adoption de la Loi sur la protection des terres agricoles, adoptée en novembre 1978. La loi encadre pour la première fois l'utilisation des terres arables en régissant leur utilisation à des fins autres que l'agriculture.

Il y est réélu aux élections générales de 1981, 1985, 1989 et 1994. Il est le ministre de l'agriculture dans le gouvernement de René Lévesque. Après la démission de Lévesque en 1985, il est candidat pour lui succéder lors de l'élection à direction du Parti québécois, mais il termine en troisième position derrière le vainqueur Pierre-Marc Johnson et Pauline Marois.

Au cours de la période où le Parti québécois est dans l'opposition (1985-1994), il préside la commission de l'économie et la commission de l'aménagement de l'Assemblé nationale. Lorsque Jacques Parizeau est élu en 1994, Jean Garon devient le ministre de l'Éducation. Lucien Bouchard le nomme à la tête de la Commission de la culture. Il ne se représente pas lors de l'élection générale de 1998.

Il est élu maire de Lévis, le 1er novembre 1998 et il est réélu en 2001. En 2005, il fut battu par Danielle Roy-Marinelli.

En 2007, il a reconnu avoir une certaine allégeance pour le parti de l'Action démocratique du Québec, mais il ne s'est pas présenté comme candidat[réf. nécessaire]. Il a expliqué à l'émission Tout le monde en parle en 2012 qu'il avait cru pouvoir convaincre Mario Dumont de s'allier à la cause indépendantiste, celui-ci ayant milité pour le camp du Oui lors du référendum de 1995, mais il semble que cela n'ait mené nulle part.

En 2013, il publie son autobiographie intitulée Pour tout vous dire.


Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean Garon - Notice biographique. Site de l'Assemblée nationale du Québec
  2. Lévesque 1986, p. 375
  3. Lévesque 1986, p. 376
  4. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, « Bibliothèque et Archives nationales du Québec - Fonds Jean Garon(P763) » (consulté le 10 février 2014)


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Parti québécois