Paul Rose

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Paul Rose (né à Montréal le 16 octobre 1943 et mort dans cette même ville le 14 mars 2013 (à 69 ans)[1] ) est un militant québécois reconnu coupable du meurtre du ministre Pierre Laporte. Chef de la cellule de financement Chénier du Front de Libération du Québec (FLQ), il a été condamné au même titre que les trois autres membres de la cellule Chénier pour le meurtre en responsabilité collective de Pierre Laporte en octobre 1970. Il est le frère d'un autre membre du FLQ, Jacques Rose.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès 1966, il enseigne les mathématiques et le français. Par la suite, il occupe un poste d'éducateur spécialisé auprès d'enfants handicapés. En 1968, il obtient son baccalauréat en sciences politiques.

Dans les années 1960, il participe à plusieurs manifestations (24 juin 1968, échauffourées de Saint-Léonard, etc.). Il publie en 1968 Le lundi de la matraque, un recueil qui contient les témoignages des victimes de brutalité policière lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste. Il rencontre Francis Simard, futur membre de la cellule Chénier, alors qu'il milite au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN). Il est de la campagne contre le projet de loi 63, milite pour la francisation de l'Université McGill et participe aux manifestations du Mouvement de libération du taxi.

En 1969, il fait partie d'un groupe de militants indépendantistes et révolutionnaires qui ouvre à Percé La Maison du pêcheur, une auberge populaire qui offre gîte et nourriture gratuite aux jeunes sans argent. Les affrontements avec des commerçants et les autorités municipales dureront tout l'été. Un film sur cette histoire a été tourné à Percé en 2012. Le film La Maison du pêcheur a été réalisé par Alain Chartrand et produit par le Groupe PVP, de Matane. Vincent-Guillaume Otis joue le rôle de Paul Rose.

Crise d'Octobre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise d'Octobre.

En 1970, Paul Rose forme, avec son frère Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie, la cellule Chénier du FLQ. Le 10 octobre, soit quelques jours après l'enlèvement de James Richard Cross, la cellule Chénier enlève le ministre Pierre Laporte, ministre de l'Immigration, du Travail et de la Main-d'œuvre du gouvernement du Québec dirigé par Robert Bourassa, pour forcer les gouvernements québécois et canadien à accepter les exigences de la cellule Libération. Laporte est retrouvé mort une semaine plus tard et les ravisseurs revendiquent la responsabilité de sa mort.

Paul Rose, son frère et Francis Simard, sont arrêtés le 28 décembre 1970. Le 31 mars 1971, il est condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité pour le meurtre de Pierre Laporte. En 1978, une commission d'enquête mise sur pied par le gouvernement de René Lévesque et présidée par le juge Jean-François Duchaîne établit que Paul Rose n'était pas présent à la maison de la rue Armstrong, à Saint-Hubert, où était détenu le ministre Laporte, lors de la mort de celui-ci. Paul Rose n'a jamais voulu ni confirmer, ni infirmer ce fait. Il se voit accorder la liberté conditionnelle le 20 décembre 1982.

À sa sortie de prison, il complète une maîtrise en développement régional à l'univeristé du Québec à Rimouski où il sera ensuite chargé de cours durant quelques années. Au cours des années 1990, Paul Rose collabore au mensuel de gauche l'aut'journal. En 1996, il prend la tête du Parti de la démocratie socialiste et en assume la direction jusqu'en 2002[2]. Il sera ensuite conseiller syndical et négociateur à l'emploi de la Centrale des syndicats nationaux (CSN) jusqu'à sa mort, survenue le 14 mars 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]