Schefferville

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Schefferville
Image illustrative de l'article Schefferville
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Comté ou équivalent Caniapiscau
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Paul Joncas
s. o.
Constitution 1er août 1955
Démographie
Gentilé Scheffervillois, oise
Population 213 hab. (2011)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 54° 49′ 14″ N 66° 49′ 32″ O / 54.820634, -66.82544154° 49′ 14″ Nord 66° 49′ 32″ Ouest / 54.820634, -66.825441  
Superficie 2 511 ha = 25,11 km2
Divers
Code géographique 97040
Localisation

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Schefferville

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Schefferville

Schefferville est une ville du Québec, située dans la municipalité régionale de comté de Caniapiscau, dans la région administrative de la Côte-Nord[1]. En plein cœur de la péninsule du Labrador, à 500 km au nord du port de Sept-Îles, la ville est sise à 54° 49' de latitude nord et à 66° 50' de longitude ouest, entre les lacs Knob Lake et Pearce. En 1982, la compagnie IOC a cessé ses opérations minières et les habitants ont dû quitter la ville.

Le recensement de 2011 y dénombre 213 habitants, 5,4 % de plus qu'en 2006[2].

Avec les communautés amérindiennes Innu (réserves indiennes de Matimekosh et Lac-John) et Naskapi (communauté de Kawawachikamach), Schefferville compte environ 1300 habitants permanents.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville tire son nom de Mgr Lionel Scheffer (1904-1966), qui fut vicaire apostolique du Labrador de 1946 à 1966. La construction de la ville débuta tard en 1953 mais ce n'est qu'au printemps 1954, après que le chemin de fer du Quebec North Shore and Labrador Railway eut été terminé, que les travaux furent entrepris sur une grande échelle. La ville fut incorporée en 1955 en vertu de la loi sur l'organisation municipale des villages miniers.

Le gouvernement de Maurice Duplessis portait un grand intérêt au développement minier dans cette région du nord du Québec. Le premier ministre du Québec y passera d'ailleurs les derniers jours de sa vie en 1959. Terrassé par une attaque de paralysie cérébrale le vendredi 7 septembre[3], Maurice Duplessis meurt à Schefferville le jour de la fête du Travail, le 7 septembre 1959 à minuit cinq minutes[4].

En 1972, une nouvelle réserve (Matimekosh) de 106 habitations a été construite à Schefferville, pour remplacer celle sise un peu à l'extérieur de la ville (Lac-John), foyer de quelque 800 Amérindiens Montagnais et Naskapi.

En 1975, un programme a été lancé pour ajouter 236 garçonnières, à louer aux employés qui vivaient dans des logements pour ouvriers. Les rues, bordées de trottoirs de béton sont pavées, et on y trouve un peu partout des jardins, pelouses et arbustes. Au centre de la ville se dressent trois églises et trois écoles modernes. Les églises catholiques, anglicane et unie desservent le culte, tandis que deux écoles catholiques et une école protestante pourvoient à l'instruction de nombreux enfants.

Le quartier des affaires comportait deux institutions bancaires, un cinéma, deux hôtels, des restaurants, une ferronnerie, des stations service et des magasins épiceries. Plusieurs boutiques de marchands de journaux, de coiffeurs, de bijoutiers, de vêtements pour hommes et femmes, de buanderie et autres sont groupées dans deux édifices commerciaux. Un hôtel de ville, incluant un poste de police et le service des incendies, un bureau fédéral des postes et un hôpital moderne de 33 lits avec médecins.

Les installations pour la récréation et les sports ont été centralisées sous un même toit, soit l'aréna, le centre récréatif, le centre culturel et le gymnase. L'aréna, à glace artificielle offrait des divertissements huit mois par année : le hockey, le patinage et le ballon-balai. Le centre récréatif avait une piscine aux dimensions olympiques, quatre allées de quilles, trois pistes de curling, une bibliothèque et une salle de conférence.

En 1976, Schefferville fut l'hôte des jeux d'hiver de l'Arctique, une compétition sportive qui regroupa plus de 1000 athlètes du Yukon, de l'Alaska, des territoires du Nord-Ouest et du Nord du Québec.

Pendant l'année scolaire 2006-2007, l'école primaire et secondaire a été rénovée en totalité. Depuis le mois de juillet 2007, la communauté innue a un nouveau chef, M. Réal McKenzie.

Schefferville, le dernier train, de l'album Sauvage est une chanson connue de Michel Rivard sur l'exode vers le «sud» des travailleurs du fer et de ses conséquences sur cette ville mono-industrielle.

Ville minière[modifier | modifier le code]

Des mines de fer y furent exploitées de 1954 à 1982 par la Compagnie minière IOC (en anglais Iron Ore Company of Canada) alors que la population grimpait à 5 000 âmes. L'exploration minière se poursuit mais aucune mine n'y est en exploitation aujourd'hui.

Loisir[modifier | modifier le code]

La saison estivale accueille de nombreux touristes pour les activités de plein-air, la pêche et la chasse au caribou.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Richard Geren, (19??-2002), géologue, vice-président de la OIC, officier de l'ordre du Canada.

Accès[modifier | modifier le code]

Les seuls moyens pour se rendre à Schefferville sont le train et l'avion à partir de Sept-Îles à 500 km au sud. Schefferville est le terminus nord du chemin de fer Transport Ferroviaire Tshiuetin, acquis de la Quebec North Shore & Labrador Railway, construit de 1950 à 1952 pour transporter le minerai de fer jusqu'au port de Sept-Îles.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Schefferville
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −28,6 −27,7 −22 −12,9 −3,6 3 7,6 6,5 1,6 −4,5 −12,7 −24,1 −9,8
Température moyenne (°C) −23,4 −21,9 −15,7 −7,2 1,1 8,3 12,4 11 5,4 −1,4 −9,1 −19,5 −5
Température maximale moyenne (°C) −18,4 −16,3 −9,5 −1,6 5,7 13,6 17,2 15,4 9 1,5 −5,6 −15 −0,3
Record de froid (°C)
date du record
−48,3
1957/15
−50,6
1950/07
−45
1964/10
−36,1
1950/08
−23,3
1972/01
−7,8
1971/02
0
1964/16
−3,3
1948/30
−9,4
1948/29
−19,4
1974/22
−35,6
1949/23
−47,2
1989/27
Record de chaleur (°C)
date du record
5,1
1986/28
5,1
1981/24
9,4
1953/25
13,1
1984/28
28,3
1950/31
34,3
1989/24
31,7
1970/25
28,7
1990/05
26,7
1959/10
20,6
1970/10
9,8
1977/11
5
1964/25
Précipitations (mm) 48,8 38,9 47,8 52,6 51 70 103,3 89,4 94,3 75,7 68,2 53,4 793,6
dont pluie (mm) 0,2 0,2 1,8 7 24,9 63,7 103 86,9 79,2 25,7 8,4 1,2 402,2
dont neige (cm) 52,5 42,6 50,2 47,4 25 6,1 0,4 2,3 14,8 51,6 65,1 57,1 415
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
24,6
1958/18
2,8
1960/15
10,6
1987/31
23,4
1979/29
29,5
1958/29
51,3
1958/14
54,4
1989/19
48,5
1970/01
45,2
1990/16
34,3
1959/24
34,8
1966/03
5,8
1982/03
Record de neige en 24 h (cm)
date du record
30,6
1982/18
29
1976/02
36,4
1982/27
30,2
1975/07
22,6
1974/13
23,7
1978/13
9
1979/04
23,9
1965/29
28,4
1960/13
35,6
1951/27
29
1990/11
25,4
1973/22
Nombre de jours avec précipitations erreur pluie-jour-jan n'est pas un nombre (<1) erreur pluie-jour-fev n'est pas un nombre (<1) 1 3 9 14 18 19 16 7 2 erreur pluie-jour-dec n'est pas un nombre (<1) 90
Humidité relative (%) 69 66 64 64 62 56 59 61 67 73 77 72
Nombre de jours avec neige 17 15 16 13 11 3 erreur neige-jour-jul n'est pas un nombre (<1) erreur neige-jour-aou n'est pas un nombre (<1) 6 17 20 18 136
Nombre de jours d'orage 0 0 0 0 erreur orage-jour-mai n'est pas un nombre (<1) 1 2 1 erreur orage-jour-sep n'est pas un nombre (<1) erreur orage-jour-oct n'est pas un nombre (<1) 0 0 5
Source : Environnement Canada[5].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
−18,4
−28,6
48,8
 
 
 
−16,3
−27,7
38,9
 
 
 
−9,5
−22
47,8
 
 
 
−1,6
−12,9
52,6
 
 
 
5,7
−3,6
51
 
 
 
13,6
3
70
 
 
 
17,2
7,6
103,3
 
 
 
15,4
6,5
89,4
 
 
 
9
1,6
94,3
 
 
 
1,5
−4,5
75,7
 
 
 
−5,6
−12,7
68,2
 
 
 
−15
−24,1
53,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Schefferville
  2. Recensement 2011 : Schefferville
  3. Robert Rumilly, Maurice Duplessis et son temps, vol. 2 : 1944-1959, Montréal, Fides, coll. « Vies canadiennes »,‎ 1973, p. 706-712
  4. Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 4 : 1896 à 1960, Sillery, Québec, Septentrion,‎ 1997 (ISBN 978-2-89448-084-7), p. 398-399
  5. Environnement Canada, « Normales climatiques au Canada 1961-1990 : Schefferville A, Québec », sur Archives nationales d'information et de données climatologiques (consulté le 21 juin 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lac-Vacher Rose des vents
Lac-Vacher N Lac-Vacher
O    Schefferville    E
S
Lac-Vacher
Enclave : Matimekosh, Lac-John