Philippe Couillard

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Philippe Couillard
Image illustrative de l'article Philippe Couillard
Fonctions
31e Premier ministre du Québec
En fonction depuis le 23 avril 2014
Monarque Élisabeth II
Lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne
Gouvernement Couillard
Législature 41e
Prédécesseur Pauline Marois
Chef du Parti libéral du Québec
En fonction depuis le 17 mars 2013
Prédécesseur Jean Charest
Ministre de la Santé et des Services sociaux
29 avril 200325 juin 2008
Prédécesseur François Legault
Successeur Yves Bolduc
Député de Mont-Royal
14 avril 200326 mars 2007
Prédécesseur André Tranchemontagne
Successeur Pierre Arcand
Député de Jean-Talon
26 mars 200725 juin 2008
Prédécesseur Margaret F. Delisle
Successeur Yves Bolduc
Député d'Outremont
9 décembre 20137 avril 2014
Prédécesseur Raymond Bachand
Successeur Hélène David
Député de Roberval
En fonction depuis le 7 avril 2014
Prédécesseur Denis Trottier
Biographie
Nom de naissance Philippe Couillard de Lespinay
Date de naissance 26 juin 1957 (57 ans)
Lieu de naissance Montréal (Québec, Canada)
Nationalité Drapeau du Canada Canadien
Drapeau de France Français
Parti politique Parti libéral du Québec
Conjoint Diane Castonguay (div.)
Suzanne Pilote (rem.)
Diplômé de Université de Montréal
Profession Neurochirurgien

Philippe Couillard
Premiers ministres du Québec

Philippe Couillard (né Philippe Couillard de Lespinay[1],[2] le 26 juin 1957 à Montréal au Québec) est un homme politique canadien et le Premier ministre du Québec depuis avril 2014. Par sa mère, il est également de nationalité française[3]. Médecin de formation, il est spécialisé en neurochirurgie. Il a été ministre québécois de la Santé et des Services sociaux de 2003 à 2008 dans le gouvernement Charest et député du Parti libéral du Québec.

Philippe Couillard est élu député de la circonscription électorale de Mont-Royal à l'élection de 2003, puis élu député de la circonscription de Jean-Talon lors des élections de 2007. Il demeure en poste jusqu'à sa démission le 25 juin 2008.

Le 17 mars 2013, Philippe Couillard est élu chef du Parti libéral du Québec au premier tour avec 58,5 % des votes (seuls les délégués du parti au congrès avaient la qualité d'électeurs).

Le 10 novembre 2013, il débute sa campagne pour devenir député de la circonscription d'Outremont lors d'une élection partielle, après la démission de Raymond Bachand. Il est élu avec 55 % des voix le 9 décembre suivant.

Après la victoire de son parti lors de l'élection générale du 7 avril 2014, il est devenu Premier ministre du Québec et dirige un gouvernement majoritaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Philippe Couillard est né d'un père québecois, Joseph Alfred Jean Pierre Couillard de Lespinay[1] (1928-2001), professeur émérite de biologie à l'Université de Montréal[4],[5], et d'une mère française, Hélène Yvonne Pardé, mariés le 26 décembre 1955 à Grenoble (Isère) en France[6]. Son père était libéral alors que sa mère aurait eu des sympathies souverainistes au temps du Rassemblement pour l'indépendance nationale[7]. Philippe Couillard est l'aîné de trois enfants (une sœur et un frère) : il affirme avoir hérité, pendant une enfance heureuse, de beaucoup de passions, de recherches intellectuelles, de curiosité et de connaissances de la part de ses parents[8].

La lignée paternelle des Couillard de Lespinay[1] remonte au pionnier français Guillaume Couillard (1591-1663), arrivé en Nouvelle-France en 1613, qui est le premier membre de la colonie à être anobli par le roi de France Louis XIV, recevant le titre héréditaire de sieur de Lespinay (orthographié aussi de l'Espinay)[9],[3].

Du côté de sa mère, Hélène Yvonne Pardé, née le 23 janvier 1932 à Grenoble, Philippe Couillard est d'ascendance française : son grand-père Maurice Pardé, professeur d'université, géographe, scientifique renommé en hydrologie et officier de la Légion d'honneur[10], est né le 4 décembre 1893 à Senlis (Oise), et sa grand-mère, Jeanne Thérèse Alamelle, est née le 9 décembre 1893 à Grenoble[11]. Ayant donc également la nationalité française, Philippe Couillard est inscrit sur la liste électorale du Consulat général de France à Québec[3].

Après des études secondaires au Collège Stanislas de Montréal, établissement scolaire faisant partie du réseau des lycées français à l'étranger, Philippe Couillard entre à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal à l'âge de 16 ans. En 1979 à l'âge de 22 ans, il obtient un doctorat en médecine[12], puis en 1985 un certificat de spécialiste en neurochirurgie.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Neurochirurgien consultant à l'Hôpital Saint-Luc de Montréal, il y est chef du service de neurochirurgie (de 1989 à 1992) et chargé d’enseignement à la faculté de médecine de l'Université de Montréal. De 1992 à 1996, il participe à la fondation d'un service de neurochirurgie à Dhahran, en Arabie saoudite. Puis (de 1996 à 2003), il enseigne à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. Il est aussi chef du Département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (de 2000 à 2003).

Remarié à Suzanne Pilote, Philippe Couillard est le père de trois enfants et le beau-père de deux autres.

Fonction de député[modifier | modifier le code]

En 2003, Philippe Couillard est élu député pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription électorale de Mont-Royal. Une circonscription qu'il connaît bien puisqu'il a grandi et étudié non loin de là. Château fort libéral depuis la création du comté dans les années 1970, il remporte cette circonscription avec plus de 80 % du suffrage, lui donnant l'une des majorité les plus importante au Québec soit 17 556 voix[13].

Le 11 février 2007, Philippe Couillard confirme qu'il sera candidat dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec, lors des élections du 26 mars de la même année[14]. La circonscription était laissée vacante à la suite de la décision de Margaret F. Delisle de ne pas se représenter pour raisons de santé. Le jour du scrutin, Philippe Couillard est élu avec une majorité de 3 873 voix.

Ministre de la Santé et des Services sociaux[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Le 29 avril 2003, il est nommé ministre de la Santé et des Services sociaux dans le Gouvernement Charest. La campagne électorale de 2003 portait notamment sur des enjeux en lien avec les soins de santé au Québec[15].

Dès le début de son mandat, Couillard annonce que les Universités de Montréal et McGill pourront compter — de part et d'autre — sur la construction de nouveaux hôpitaux universitaires[16]. Couillard veut mettre d'avantage d'accent sur la recherche, l'enseignement et l'évaluation des technologies que sur la taille desdits hôpitaux.

Suivant les engagements pris par les libéraux en campagne électorale, Philippe Couillard engage la direction hospitalière de même que les médecins à assumer un rôle prenant dans la gestion des listes d'attente des hôpitaux montréalais en leur envoyant une lettre leur faisant part des intentions prises à cet effet [17]. Il décide aussi, dans ce même dossier, de publier les listes d'attente sur internet.

Couillard engage également le MSSS dans une réorganisation du réseau de la santé afin de mieux coordonner les CLSC ainsi que les CHSLD. C'est la naissance de 95 Centre de santé et de services sociaux (CSSS) au Québec, dans une optique d'optimiser les structures présentes et de réduire le personnel administratif de ces structures. Cette réforme fut d'ailleurs contestée par plusieurs dans le réseau, qualifiée de « structurite » ou encore « d'illusion »[18]. Ces fusions ou regroupements auraient permis de diminuer à hauteur de 43 % le nombre d’établissements publics et de réduire de 39 % le nombre de postes de directeur général d’établissement de santé [19],[20].

Alors que des doutes subsistaient sur les intentions de la fondation Shriners Hospitals for Children de construire l'hôpital pédiatrique à Montréal plutôt qu'à London en Ontario, le ministre Couillard a tenu à rassurer Gene Bracewell — l'un des dirigeants des Shriners — au regard de rumeurs de nouveaux délais pour la construction de l'hôpital. Finalement, le successeur de Couillard, Yves Bolduc annoncera un investissement de plus de 100M $ de la part des Shriners pour une construction de 173 000 pieds carrés à proximité du CUSM.

C'est durant son mandat aussi que le gouvernement du Québec révisera sévèrement la Loi sur le tabac. En effet, c'est à la suite de cette modification qu'il devint impossible au Québec de fumer dans un endroit public et à moins de neuf mètres des portes. Le projet de loi 112 reçut l'aval de la majorité des groupes de pression anti-tabac, bien que certains dirent que le projet n'allait pas assez loin. La vision du ministre était évidemment teintée de sa formation médicale, il déclara à ce sujet  : « [la fumée] rend malade, tue précocement [et] affecte presque chacun des organes humains[21]. » Il réussit à rallier la majorité des groupes tout en faisant voter à l'unanimité la réforme de la loi.

Dans les autres réalisations de ce premier mandat, nommons  : la mise en place d'un directeur national de lutte contre le cancer, la réglementation sur la publicité des médicaments, la mise en place des pompiers comme premiers répondants, une lutte intense aux bactéries nosocomiales[22], la création de 20 maisons de naissance[23] et la fusion des hôpitaux de Lachine et de LaSalle[24].

Il négocia aussi les révisions salariales et des conditions de travail des ambulanciers, des médecins spécialistes [22].

Second mandat[modifier | modifier le code]

Lors de la formation du premier conseil des ministre de la 38e législature en 2007, Jean Charest reconfirme Philippe Couillard au ministre de la Santé et des Services sociaux. Le premier ministre l'a également nommé président du Comité des priorités et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, succédant à Michel Després. Il gère au cours de l'automne 2007 le dossier des fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec avec la ministre des relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, et avec le président par intérim du conseil exécutif de la ville de Québec, Ralph Mercier.

Concernant le ministère de la Santé, Philippe Couillard affirme que l'ère des grandes réformes structurelles est terminée. Celui-ci se concentre sur la gestion plus fine du ministère. Dès son assermentation, il fait état du ménage à réaliser dans les hôpitaux (au sens propre du terme) de manière à régler pour de bon le problème de bactéries nosocomiales qui utilise moult ressources dans les hôpitaux. Il se fixe aussi comme priorité l'embauche d'infirmières et la résolution du dossiers des listes d'attente.

Le ministre donne aussi un statut particulier à l'Outaouais. Problème récurrent, issu de l'arrangement fédératif canadien, les patients allaient se faire soigner directement en Ontario plutôt que dans les hôpitaux de la province. Le ministre débloque donc une aide de 20M $ afin de mettre en œuvre des mesures incitatives pour l'accessibilité aux soins de santé[25].

C'est lors de ce second mandat, sous l'impulsion de la ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget qu'est officiellement lancé l'appel d'offres en mode PPP pour la construction du nouveau CHUM.

À la suite du rapport déposé par Claude Castonguay, une autre réforme s'amorce. Celle-ci sous le couvert médiatique. Désirant mettre en place une recommandation majeure du rapport, le ministre de la Santé décide donc de revoir le mode de financement des hôpitaux. Ainsi, ce ne sont plus les interventions des hôpitaux qui seraient tributaires des fonds, mais bien l'inverse de manière à ce que l'argent suive le patient. Cette façon de fonctionner est d'ailleurs propre à la pratique privée, appliquée au NHS sous la forme de Fundholding britannique[26],[27].

En bref, sous son impulsion ministérielle, 40M $ sont ajoutés pour l'aide aux familles des personnes handicapées[28], la Loi sur la protection de la jeunesse sera révisée, une campagne d'information et de sensibilisation du MSSS sera mise en place pour combattre les préjugés sur la dépression[29].

À la suite de son départ, le milieu de la santé se mobilise afin de faire savoir qu'il attend de son successeur qu'il reste dans la même veine que ce qu'avait annoncé le Dr Couillard[30].

Démission[modifier | modifier le code]

Le 25 juin 2008, il démissionne de ses fonctions de député et de ministre de la Santé et des Services Sociaux. Il dit vouloir aller vers de nouveaux défis. Il est le ministre qui a occupé le plus longtemps le poste de ministre de la Santé[31]. Le médecin Yves Bolduc lui succède au poste de ministre de la Santé et des Services sociaux et se présente comme candidat aux élections partielles dans le comté de Jean-Talon. Pour le dossier de la Capitale-Nationale, c'est le premier ministre Jean Charest qui occupe les fonctions de Philippe Couillard concernant les fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec.

Sa démission a créé un tollé lorsque certains quotidiens révélèrent que M. Couillard avait négocié avec son futur employeur alors qu'il était toujours ministre de la Santé. Il révèle par la suite avoir consulté à deux reprises le Conseil exécutif — le plus haut ministère québécois — à ce sujet, de manière à s'assurer de la plus grande transparence face à ce processus[32]. Philippe Couillard se défendra d'avoir agi ainsi, tout en soulignant lors de son retour en politique en octobre 2012 qu'il aurait agi autrement au regard des règles aujourd'hui en place à l'Assemblée nationale[33].

En outre, l'ancien ministre fut blanchi de tout conflit d'intérêt et de tout soupçon éthique par le Commissaire au lobbyisme André C. Côté[34].

Pratique privée[modifier | modifier le code]

Le 18 août 2008, Philippe Couillard se joint à Persistence Capital Partners, à titre de partenaire du Fonds d'investissements PCP en santé[35]. Un fond visant à financer des initiatives de santé autant publiques que privées. Il fut également, de 2011 à 2012, conseiller auprès du Groupe Secor, une firme-conseil indépendante de stratégie au Canada[36].

Le 24 juin 2010. il est nommé au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) qui exerce de l’extérieur, au nom du Parlement et du public canadien, une surveillance sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)[12].

Il enseigne la gouvernance des systèmes de santé aux étudiants de l’Université McGill, poste partagé entre les facultés de médecine et de droit[12].

Il est membre des conseils d’administration de deux sociétés canadiennes de biotechnologie : Amorfix Life Sciences et Thallion Pharmaceuticals, inscrites à la Bourse de Toronto (TSX)[12]. Philippe Couillard fut également membre du conseil consultatif international mis sur pied par le ministre de la santé d’Arabie saoudite[12]. Le 5 avril 2011, il est nommé président du Conseil d'administration de la Fondation de recherche en santé (FRS) des Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D)[37].

Retour en politique[modifier | modifier le code]

Campagne à la direction du Parti libéral[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de Jean Charest du poste de chef du Parti libéral, Couillard décide de faire un retour en politique. Il affirme ne pas y avoir songé à cette éventualité jusqu'au moment où — au retour d'un voyage de pêche — il a constaté qu'il avait de nombreux messages sur son BlackBerry. Néanmoins, son nom est soulevé par plusieurs journalistes les jours qui suivent la démission de Jean Charest[38]. Des sources confient qu'il teste ses appuis durant quelques semaines pour ensuite se lancer le 3 octobre 2012[39]. Il est le second candidat à se lancer après Raymond BachandPierre Moreau et Jean David suivront. Au moment d'annoncer sa candidature, il compte sur l'appui de 10 députés du caucus libéral et d'anciens ministres comme Michel Audet, Raymond Garneau, Alain Paquet et Benoît Pelletier. Ce chiffre montera jusqu'à 14 élus[40].

Couillard domine dans les intentions de vote des membres tout au long de la course à la direction. Sa campagne est néanmoins marquée par des critiques de ses adversaires sur ses liens avec Arthur Porter (en), un ex-dirigeant d'hôpital québécois accusé de fraude. Couillard se défend de ce qu'il qualifie d'accusation par association. En effet, les deux médecins ont fondé — à l'époque où le Dr Couillard était consultant et professeur — une firme de conseil dans le domaine de la santé, mais qui est demeurée non seulement inopérante, mais aussi inactive, puisque dissoute selon l'article 210 de la Loi canadienne sur les sociétés par actions[41]. Lors du congrès du parti, le 17 mars 2013, Couillard est élu chef dès le premier tour avec 58,5 % des voix. Ses adversaires d'alors, Pierre Moreau et Raymond Bachand, récoltent respectivement 22 % et 19,5 % des suffrages.

Chef du Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

Quelque deux semaines suivant son élection, un premier sondage Léger Marketing met en tête le Parti libéral du Québec dans les intentions de vote pour la première fois depuis la défaite électorale des libéraux le 4 septembre 2012. Couillard est aussi vu dans les intentions de vote des électeurs comme étant le meilleur premier ministre parmi les chefs de partis. Une tendance jugée par certains comme prématurée, d'autres l'associent à une « lune de miel »[42].

Première campagne électorale[modifier | modifier le code]

Les sondages de la mi-février 2014 laissent entrevoir un gouvernement péquiste majoritaire si les élections s'y tenaient alors[43]. La première ministre du Québec, Pauline Marois, déclenche des élections le 5 mars 2014, dans le but d'obtenir une majorité parlementaire, pour permettre au Parti Québécois de faire avancer des projets de loi qui lui sont chers à l'Assemblée Nationale, dont la charte des valeurs québécoises[44].

Le début de la campagne pourrait s'avérer chaotique pour Philippe Couillard, qui vient d'exclure Fatima Houda-Pepin de son caucus, pour des déchirements sur la charte[45], et de pousser Henri-Francois Gautrin vers la sortie[46].

L'arrivée subite de Pierre-Karl Péladeau, comme candidat du PQ, et son plaidoyer en faveur de la souveraineté font basculer la campagne. Les libéraux, résolument fédéralistes, braquent la campagne sur la question référendaire des souverainistes, au grand désarroi du PQ qui voudrait l'éluder et tout centrer sur l'économie[47], ce qui était aussi l'intention première des Libéraux[2]. Les appuis au Parti Québécois fondent et, proportionnellement, ceux accordés au Parti Libéral augmentent : les libéraux prennent alors la tête dans les sondages. La campagne péquiste est ainsi torpillée et change de cap à 180 degrés. La campagne bascule littéralement, tant la perception, auprès de la population, qu'un gouvernement majoritaire péquiste était acquise au yeux de bien des gens.

Le 7 avril 2014, jour du vote, Philippe Couillard est élu Premier ministre du Québec avec une équipe majoritaire, de 70 députés sur 125. Le Parti Québécois perd 24 députés et obtient 30 représentants à l'Assemblée nationale. Au suffrage universel, la défaite péquiste est profonde : les libéraux obtiennent 41 % des votes, contre 25 % pour le Parti Québécois. Pauline Marois, qui avait dissous l'Assemblée nationale dans une quête majoritaire, est elle-même battue dans son comté par une nouvelle venue, Caroline Simard, et quitte aussitôt la tête du Parti Québécois. Philippe Couillard annonce la composition du gouvernement Couillard le 23 avril. Il fait de Lise Thériault la Vice-première-ministre du Québec.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c L'expression « de Lespinay » (prononcée « de Lépiné) ne sert plus aujourd'hui qu'à indiquer la souche patronymique et n'est plus utilisée couramment. Ces mêmes lignées ont pu porter par la suite d'autres surnoms, tels : Couillard Després, Couillard de Beaumont, Couillard Lillois, Couillard des Ilets, Couillard des Écores, Couillard Dupuis, Couillard dit Hébert.
  2. a et b Robert Dutrisac, « Recentrer le débat sur les «vraies affaires» », Le Devoir, Montréal,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne).
  3. a, b et c Ludovic Hirtzmann, « Québec. Un breton d'origine aux commandes », Le Télégramme, Brest,‎ 9 avril 2014 (lire en ligne).
  4. Son père : Pierre Couillard (1928-2001), par l'Université de Montréal, sur www.125.umontreal.ca en 2003.
  5. « Couillard, Pierre (1928-2001) : notice nécrologique », retransmission par La Fédération québécoise des Sociétés de généalogie, en 2001.
  6. Mention marginale sur l'acte de naissance d'Hélène Yvonne Pardé : « mariée à Grenoble le 26 décembre 1955 avec Joseph Alfred Jean Pierre Couillard de Lespinay », état civil de la ville de Grenoble.
  7. Dutrisac, Robert. « Place à la manière Couillard », sur Le Devoir, le 19 avril 2014.
  8. Lavoie, Gilbert. « Parti libéral : la jeunesse des trois candidats », sur Le Soleil, le 16 mars 2013.
  9. Patelli, Yannick. « Un dîner avec Philippe Couillard », sur CMATV, le 18 février 2014.
  10. Base Léonore des dossiers de la Légion d'honneur
  11. Acte de naissance d'Hélène Yvonne Pardé, en date du 23 janvier 1932, acte no 69, état civil de la ville de Grenoble.
  12. a, b, c, d, e, f, g et h « Le premier ministre Stephen Harper annonce des nominations au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité [dont Philippe Couillard, C.P., M.D.] », site www.sirc-csars.gc.ca — communiqué de presse du 23 juin 2010.
  13. « Résultats des élections générales provinciales de 2003 : circonscription de Mont-Royal », sur www.electionsquebec.qc.ca en 2003.
  14. Antoine Robitaille, « Couillard s'éloigne de Montréal », Le Devoir,‎ 12 février 2007 (lire en ligne).
  15. Jean-Robert Sansfaçon, « Campagne électorale : pourquoi la santé ? », sur Le Devoir, le 13 novembre 2008.
  16. Isabelle Paré, « Centres hospitaliers universitaires : Montréal aura ses deux nouveaux hôpitaux, mais ils seront moins « super » que prévu », sur Le Devoir, le 3 juin 2003.
  17. Isabelle Paré, « Lenteurs aux urgences : Couillard semonce quatre hôpitaux, sur Le Devoir, le 1er octobre 2003.
  18. Jacques Roy, « La réforme Couillard sur la santé : l'illusion de la structurite, sur Le Devoir, le 26 novembre 2003.
  19. Louise-Maude Rioux Soucy, « Santé : Couillard lance un appel à la décentralisation, sur Le Devoir, le 13 mai 2011.
  20. « Rapport annuel de gestion 2007-2008 du Ministère de la santé et des services sociaux », sur publications.msss.gouv.qc.ca en 2008.
  21. Louise-Maude Rioux Soucy, « Couillard arbitre la guerre du tabac », sur Le Devoir, le 31 mai 2005.
  22. a et b « Les maladies infectieuses dans les hôpitaux sont en baisse, dit Couillard », sur Le Devoir, le 15 novembre 2006.
  23. Robert Dutrisac, « Québec créera 20 maisons des naissances », sur Le Devoir, le 22 janvier 2007.
  24. Louise-Maude Rioux Soucy, « L'hôpital Lachine survivra : Philippe Couillard a décidé d'unifier les hôpitaux de Lachine et de LaSalle », sur Le Devoir, le 20 février 2007.
  25. Martin Bernier, « L'Outaouais, une solution qui nous plaît », sur Le Devoir, le 7 juin 2007.
  26. Louise-Maude Rioux Soucy, « Quand le patient devient source de revenus », sur Le Devoir, le 23 février 2008.
  27. « Remède de cheval », sur Radio-Canada, le 20 février 2008.
  28. « Québec ajoute 40 millions », sur Radio-Canada, le 8 juin 2007.
  29. « Québec lance une campagne de lutte contre les préjugés face à la dépression », sur www.passeportsante.net du 2 octobre 2007.
  30. Jacinthe Tremblay, « Conseil au successeur de Philippe Couillard : poursuivez dans la même veine, disent les acteurs de la santé », sur Le Devoir, le 25 juin 2008.
  31. PC, « Philippe Couillard quitte la vie politique », La Presse,‎ 25 juin 2008 (lire en ligne).
  32. PC, « Philippe Couillard avait reçu le feu vert à deux reprises », sur Le Devoir, le 26 août 2008.
  33. Antoine Robitaille, « Le passage de Philippe Couillard au privé soulève des questions — L’ex-ministre doit officialiser ce mercredi son entrée dans la course à la chefferie du PLQ », sur Le Devoir, le 3 octobre 2012.
  34. Denis Lessard, « Philippe Couillard clarifiera son passage au privé », sur La Presse, le 3 octobre 2012.
  35. CNW Telbec, « Persistence Capital Partners crée le premier fonds d'actions privé canadien dédié aux soins de santé », sur Scoop-Santé, 18 août 2008 [lire en ligne].
  36. « Philippe Couillard devient conseiller chez Secor », La Presse Affaires,‎ 14 février 2011 (lire en ligne).
  37. « Le Dr Philippe Couillard nommé président de la Fondation de recherche en santé de Rx&D (FRS) », sur www.cnw.ca — communiqué de presse du 5 avril 2011.
  38. « Course à la direction du PLQ : Philippe Couillard réfléchit », sur Radio-Canada, le 10 septembre 2012.
  39. « Philippe Couillard brigue la tête du PLQ », sur Radio-Canada, le 3 octobre 2012.
  40. http://philippecouillard.com/fr/appuis
  41. http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/C-44/page-80.html#docCont
  42. Guillaume Bourgault-Côté, « Sondage Léger Marketing : Couillard propulse le PLQ au premier rang », sur Le Devoir, le 29 mars 2013.
  43. Michel Corbeil, « Sondage Crop : le PQ prend une confortable avance », sur La Presse, le 18 février 2014.
  44. Denis Lessard et Paul Journet, « Pauline Marois déclenche les élections générales provinciales », sur La Presse, le 5 mars 2014.
  45. Jocelyne Richer, PC, « Contestation de Fatima Houda-Pepin : la patience de Philippe Couillard a atteint sa limite », sur quebec.huffingtonpost.ca le 20 janvier 2014.
  46. Denis Lessard, « Philippe Couillard éjecte Henri-François Gautrin », sur La Presse, le 27 février 2014.
  47. Marie-Ève Maheu, « Marois et Péladeau veulent recentrer le message sur l'économie », sur Radio-Canada, le 13 mars 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]