Rivière-Ouelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rivière-Ouelle
Coucher de soleil sur le Fleuve Saint-Laurent, Rivière-Ouelle.
Coucher de soleil sur le Fleuve Saint-Laurent, Rivière-Ouelle.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Comté ou équivalent Kamouraska
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Louis-Georges Simard
2013 - 2017
Constitution 1er juillet 1855
Démographie
Gentilé Rivelois, oise
Population 1 058 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 00″ N 70° 01′ 00″ O / 47.433338, -70.016672 ()47° 26′ 00″ Nord 70° 01′ 00″ Ouest / 47.433338, -70.016672 ()  
Superficie 5 675 ha = 56,75 km2
Divers
Code géographique 14065
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Rivière-Ouelle

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique du Québec
City locator 14.svg
Rivière-Ouelle

Rivière-Ouelle est une municipalité canadienne faisant partie de la municipalité régionale de comté de Kamouraska située dans l'Est du Québec au Bas-Saint-Laurent. Située à l'embouchure de la rivière Ouelle, la municipalité fut jadis un havre de pêche aux marsouins et aux capelans. Elle a conservé de son ouverture sur le fleuve Saint-Laurent un long chemin riverain construit de chalets peu à peu transformés en résidence, ainsi qu'un terrain de camping. De plus, la pêche à l'anguille avec ses fascines typiques est de moins en moins pratiquée, mais toujours présente. La population actuelle de plus de 1 200 habitants vit principalement d'agriculture, choyée par les riches terres argileuses de la plaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la municipalité a d'abord été attribué à la rivière autour de laquelle la municipalité est située, aujourd'hui connue sous le nom de rivière Ouelle[1]. Ce nom apparait dès 1641 sur une carte de Jean Bourdon sous la forme « Hoel »[1]. L'acte de concession de la seigneurie de La Bouteillerie de 1672 mentionne la « rivière Houelle »[1]. La carte de Deshayes de 1695 présente le nom sous sa forme actuelle de « rivière Ouelle »[1]. De son côté, la carte de James Cook de 1759 montre le toponyme sous le forme « Oval » qui doit se lire « Oual »[1]. Le toponyme de la rivière qui est repris par la municipalité est en l'honneur de Louis Houel dont le nom est aussi rencontré sous les formes Ouel et Houël, un membre de la Compagnie des Cent Associés qui fut contrôleur général des Salines et était un compatriote, compagnon de Samuel de Champlain[1],[2].

Les gentilés sont appelés Rivelois et Riveloises[1],[3]. Les habitants étaient autrefois surnommés Capelans et Marsouins, car ils en pêchaient beaucoup[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Québec.

Rivière-Ouelle est située sur la berge sud du fleuve Saint-Laurent à 150 km au nord-est de Québec et à 600 km au sud-ouest de Gaspé. Les villes importantes près de Rivière-Ouelle sont La Pocatière à 10 km et Montmagny à 70 km au sud-ouest ainsi que Rivière-du-Loup à 65 km au nord-est. Le territoire de Rivière-Ouelle couvre une superficie de 54,72 km2[3].

La municipalité de Rivière-Ouelle est située dans la municipalité régionale de comté de Kamouraska dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent. La paroisse catholique Notre-Dame-de-Liesse de Rivière-Ouelle fait partie du Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans l'archidiocèse de Québec[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démographie du Québec.
Population de Rivière-Ouelle
Année Nombre d'habitants[5],[6]
1996 1 257
2001 1 177
2006 1 165
2011 1 058

Selon Statistiques Canada, la population de Rivière-Ouelle était de 1 058 habitants en 2011[7] et de 1 165 habitants en 2006[5]. La tendance démographique des dernières années suit celle de l'Est du Québec, c'est-à-dire une décroissance. En effet, en 2001, la population était de 1 177 habitants[5]. Cela correspond à un taux de décroissance de 1 % en cinq ans[5]. L'âge médian de la population riveloise est de 49 ans[5].

Le nombre total de logements privés dans la municipalité est de 629[5]. Cependant, seulement 436 de ces logements sont occupés par des résidents permanents[5]. La majorité des logements de Rivière-Ouelle sont des maisons individuelles[5].

Selon Statistiques Canada, 0,9 % de la population de Rivière-Ouelle est issue de l'immigration[5]. Tous les immigrants de Rivière-Ouelle ont immigré avant 1991[5]. 98,6 % de la population a le français comme langue maternelle ; le reste a une autre langue que le français et l'anglais[5]. 13,2 % de la population maitrise les deux langues officielles du Canada et toute la population connait le français[5]. Statistiques Canada ne recense aucun autochtone à Rivière-Ouelle[5].

Le taux de chômage dans la municipalité était de 12,7 % en 2006[5]. Le revenu médian des Rivelois était de 19 628 $ en 2005[5].

27 % de la population de 15 ans et plus de Rivière-Ouelle n'a aucun diplôme d'éducation[5]. 40,7 % de cette population n'a que le diplôme d'études secondaires ou professionnelles[5]. 7,4 % de cette population possède un diplôme de niveau universitaire[5]. Tous les diplômés de Rivière-Ouelle ont effectué leurs études à l'intérieur du Canada[5]. Le principal domaine d'études des Rivelois est « l'architecture, le génie et les services connexes »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première constitution du territoire de Rivière-Ouelle est en tant que seigneurie de La Bouteillerie. En effet, le 29 octobre 1672, l'intendant Jean Talon concède à Jean-Baptiste Deschamps de Boishébert un fief de deux lieues et demie de profondeur sur le bord du fleuve Saint-Laurent de chaque côté de la rivière Ouelle[1],[2]. Les premiers censitaires du seigneur de La Bouteillerie sont Robert Lévesque, Damien Bérubé, Jacques Thiboutot, Pierre Dancosse, Michel Bouchard, Galleran Boucher et Pierre Hudon[2]. La paroisse est créée en 1685 sous le nom de Notre-Dame-de-Liesse-de-la-Rivière-Ouelle[1]. L'église est bâtie l'année suivante[2]. Le premier curé résident est l'abbé Pierre Francheville à partir de 1689 jusqu'en 1691[2]. En 1690, une quarantaine de paroissiens de Rivière-Ouelle dirigé par leur curé ont repousse un détachement de la flotte de Phips qui se dirigeait vers Québec[1]. En 1691, l'abbé Bernard de Requeleyne pris la cure jusqu'en 1718[2]. En 1725, il y a 31 résidences à Rivière-Ouelle en plus du presbytère et du manoir seigneurial[2].

En 1845, une municipalité est créée sous le nom de Rivière-Ouelle, mais celle-ci est abolie en 1847[1]. Finalement, en 1855, la municipalité est créée officiellement en tant que municipalité de paroisse et reprend le nom de la paroisse de Notre-Dame-de-Liesse-de-la-Rivière-Ouelle[1]. Après avoir perdu en 1851 la partie sud de son territoire par la fondation de Saint-Pacôme, la municipalité est desservie par le chemin de fer en 1859. La paroisse est érigée canoniquement en 1894[1].

Le Foyer Thérèse-Martin, une maison de retraite, est inauguré en 1981. Le nom de la municipalité est raccourci en son nom actuel en 1983[1]. L'année 2006 voit l'installation des infrastructures d'aqueduc et d'égout et la réfection des rues dans le village.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Rivière-Ouelle tourne principalement autour de l'agriculture. En effet, les Rivelois profitent d'une terre argileuse riche[1].

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Rivière-Ouelle est composé d'un maire et de six conseillers qui sont élus en bloc à tous les quatre ans sans division territoriale[3],[8].

Conseil Municpal - élection 3 novembre 2013 -

mandat fonction nom[3],[8]
2009 - 2013 maire Louis Georges Simard
conseillers
#1 Jeannine Bastille
#2 Léo-Paul Thibault
#3 Richard Dubé
#4 Jean Vézina
#5 Nathalie Lévesque
#6 Rémi Beaulieu

De plus, Adam Ménard est le directeur-général et le secrétaire-trésorier de la municipalité[3],[9].

Culture[modifier | modifier le code]

La devise de la municipalité est « Labeur et Valeur »[10]. Le blasonnement du blason municipal est « Au premier, d'azur semé de fleurs de lys d'or; au second, de gueules à deux épis de blé d'or, accompagnés en pointe d'un marsouin du même. Sur le tout, un pal ondé d'argent »[10].

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Irénée,
Fleuve Saint-Laurent
La Malbaie,
Fleuve Saint-Laurent
Saint-Denis-De La Bouteillerie Rose des vents
Les Éboulements, Fleuve Saint-Laurent N Saint-Philippe-de-Néri
O    Rivière-Ouelle    E
S
La Pocatière Sainte-Anne-de-la-Pocatière Saint-Pacôme

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Rivière-Ouelle dans Fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec, page consultée le 1er mars 2011
  2. a, b, c, d, e, f et g Notre histoire sur le site de la municipalité de Rivière-Ouelle, page consultée le 1er mars 2011
  3. a, b, c, d et e Rivière-Ouelle dans le Répertoire des municipalités du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec, page consultée le 1er mars 2011
  4. RIVIÈRE-OUELLE sur le site du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, page consultée le 1er mars 2011
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Rivière-Ouelle dans Profils des communautés de 2006 de Statistiques Canada, page consultée le 1er mars 2011
  6. Rivière-Ouelle dans Profils des communautés de 2001 de Statistiques Canada, page consultée le 1er mars 2011
  7. Recensement 2011
  8. a et b Les élus sur le site de la municipalité de Rivière-Ouelle, page consultée le 1er mars 2011
  9. Le personnel sur le site de la municipalité de Rivière-Ouelle, page consultée le 1er mars 2011
  10. a et b Les armoiries sur le site de la municipalité de Rivière-Ouelle, page consultée le 1er mars 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Hébert, Montmagny et la Côte-du-Sud, Québec,‎ 2005, 124 p.

Sources en ligne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]