Saint-Maurice-de-Ventalon

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Saint-Maurice-de-Ventalon
Le bourg dans la vallée du Luech
Le bourg dans la vallée du Luech
Blason de Saint-Maurice-de-Ventalon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Le Pont-de-Montvert
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes au Mont Lozère
Maire
Mandat
Jean-Paul Velay
2014-2020
Code postal 48220
Code commune 48172
Démographie
Gentilé Saint-Mauriçais
Population
municipale
73 hab. (2012)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 25″ N 3° 49′ 47″ E / 44.32361, 3.8297244° 19′ 25″ Nord 3° 49′ 47″ Est / 44.32361, 3.82972  
Altitude Min. 640 m – Max. 1 493 m
Superficie 38,51 km2
Localisation

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Saint-Maurice-de-Ventalon

Saint-Maurice-de-Ventalon est une commune française située dans le département de la Lozère, en région Languedoc-Roussillon. Elle se trouve au cœur du parc national des Cévennes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Mauriçais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur le cours du Luech, le bourg est au pied du versant nord de la montagne du Bougès, un contrefort du Mont Lozère - ce dernier se trouvant dans la partie nord de la commune voisine, Le Pont-de-Montvert. La ligne de crêtes du Bougès est orientée est-ouest. Elle forme la limite de communes entre Le Pont-de-Montvert et Saint-Maurice sur son versant nord, et Cassagnas, Saint-André-de-Lancize, Saint-Privat-de-Vallongue et Saint-Frézal-de-Ventalon au sud.
Le mont Ventalon qui donne son nom à Saint-Maurice au nord et à Saint-Frézal au sud, se trouve proche de la D35 dans le sud-est de la commune. Il présente deux sommets, de 1 128 m d'altitude pour celui le plus à l'ouest[1], de 1 110 m pour celui à l'est[2]. Au sommet de ce dernier la limite de communes fait un angle pratiquement à 90°, avec Vialas à l'est et Saint-Frézal au sud. Cette limite sud, qui mesure près de 13 km de longueur, voit un angle similairement abrupt côté ouest au col du Bougès (1308 m d'altitude) avec Saint-Privat-de-Vallongue au sud, Cassagnas abouté en angle et Le Pont-de-Montvert à l'ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Luech prend source dans la partie sud de la commune ainsi que la Pucidine et la Gourdouze, les deux premiers de ses principaux affluents en rive gauche. Suivant le pied du versant nord du Bougès, il se dirige vers l'est et vers sa confluence plus loin avec la Cèze, elle-même affluent direct du Rhône. Avant de quitter la commune il reçoit en rive gauche le ruisseau des Blachères, né sur la commune vers le sommet du Plo de la Nassette au nord de Saint-Maurice, puis le ruisseau de Laboual qui sert de limite de communes avec Vialas sur quelque 950 m. Toujours sur la commune mais en rive droite, il reçoit ensuite le ruisseau de Masuffret, et enfin le ruisseau du Villaret. Le Villaret, avec ses deux petits affluents le valat du Clos et le ruisseau des Blachères, descendent du mont Ventalon qui fait partie de la montagne du Bougès.

Dans le nord de la commune se trouvent la totalité de tous les affluents et sous-affluents de l'Alignon[3], qui coule vers l'ouest pour confluer ensuite avec le Tarn, l'un des principaux affluents de la Garonne.

Deux lignes de partage des eaux[modifier | modifier le code]

La commune a la particularité de se trouver au croisement de deux lignes de séparation des eaux. L'une est la ligne de crêtes de la montagne du Bougès, d'orientation est-ouest ; l'autre est celle qui divise des bassins versants côtés Atlantique et méditerranéen - respectivement ouest et est.

La ligne de partage des eaux Atlantique / Méditerranée traverse le Bougès par le Signal de Ventalon et le Grand Cougnet, et remonte pour contourner les contreforts du Mont Lozère par l'est. Sur la commune, elle est orientée généralement nord-sud. Elle coupe la commune en deux selon une ligne qui passe en limite sud de commune par le Signal du Ventalon, une crête du Bougès ; de là elle remonte vers le nord entre le Grand Cougnet à l'ouest et le Prat Bressou à l'est, en direction de la Croix de Berthel qui voit la Goudeshe (affluent du Tarn, donc bassin Atlantique) à 135 m côté ouest et un petit affluent du Luech (donc bassin méditerranéen) à 150 m côté est. Elle contourne ensuite la Coste Plane jusqu'au Plot de la Nassette, qui lui aussi voit à 40 m côté méditerranéen le ruisseau des Blachères affluent du Luech, et à 80 m côté Atlantique le ruisseau des Chanals affluent de l'Alignon.

Quant à la ligne de partage des eaux concrétisée par la montagne du Bougès, on y voit d'une part la Mimente au sud et l'Alignon au nord, tous deux affluents du Tarn côté Atlantique à l'ouest ; et d'autre part le Gardon (affluent du Gardon d'Alès) au sud et le Luech au nord, tous deux tributaires du Rhône à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Pont-de-Montvert Le Pont-de-Montvert Vialas Rose des vents
Le Pont-de-Montvert N Vialas
O    Saint-Maurice-de-Ventalon    E
S
Le Pont-de-Montvert
Cassagnas
Saint-André-de-Lancize
Saint-Privat-de-Vallongue
Saint-Frézal-de-Ventalon

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Montjoye-de-Ventalon[4].

D'anciennes mines se trouvent sur la commune, notamment à la source du ruisseau du Villaret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-de-Ventalon

Le blasonnement de Saint-Maurice-de-Ventalon est :

d'or à la fasce losangée d'or et de sable

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Maurice-de-Ventalon
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Marie-Jeanne Dubois    
2008 en cours Jean-Paul Velay    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 73 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400 436 475 524 529 503 436 450 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
443 425 392 411 374 375 402 353 331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
330 320 264 217 200 174 153 100 74
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
67 47 27 40 55 80 72 68 77
2012 - - - - - - - -
73 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Partie intégrante du parc national des Cévennes[6], la commune est sujette à de nombreuses protections environnementales[7].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

  • La ZNIEFF continentale de type 1 du « Bois de Saint-Maurice-de-Ventalon », soit 433 ha dans la partie centrale du Parc national des Cévennes (cette partie du parc elle-même classée Réserve de biosphère), concerne essentiellement la commune de Saint-Maurice-de-Ventalon avec environ 380 ha de cette zone au sud-est du bourg ; elle s'étend un peu sur Saint-Frézal-de-Ventalon (env. 15 ha au nord de cette commune) et sur Vialas (env. 38 ha à l'ouest du bourg). Son altitude va de 750 à 1100 m . Commençant 1 300 m en aval de la source du Luech, cette ZNIEFF vise le massif boisé à l'est de Saint-Maurice-de-Ventalon et inclut 3 km du cours du Luech ainsi que ceux de ses affluents traversant l'aire boisée : le ruisseau du ravin de Massufret, les ruisseaux du Villaret et des Blachères, le valat de Boutebiau en rive droite ; en rive gauche, les 275 derniers mètres du ruisseau de Laboual et 170 derniers m. du Valat du Peyrou, le ru saisonnier du Valat de Felias, et les 400 derniers mètres du Valat de Champatou. Elle est entièrement incluse dans une plus grande Zone de Protection Spéciale (Directive Oiseaux).
Deux espèces végétales présentes ont un statut réglementé : le Botryche à feuilles de Matricaire (Botrychium matricariifolium), petite fougère vivace protégée sur l'ensemble du territoire français métropolitain ; et le Lycopode sélagine ou Lycopode dressé (Huperzia selago), inscrit sur la liste de la Directive Habitats[8].
  • ZNIEFF du « Massif du Mont Lozère »[9].

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

  • « Bougès », réserve biologique dirigée[11]. La forêt domaniale de Bougès s'étend largement de part et d'autre de la ligne de crêtes du Bougès.

Sites d'Intérêt Communautaire (Dir. Habitat)[modifier | modifier le code]

  • Le SIC lozérien des « Vallées du Tarn, du Tarnon et de la Mimente » comprend 10 514 ha d'habitats divers, dont 105 ha regroupant deux types d’habitats inscrits à l’annexe I : forêt alluviale à aulnes glutineux et frênes communs (Alno-Padion[18], Alnion incanae[19], Salicion albae[20]), et forêt de pente, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion[21],[22].

Zones de Protection Spéciale (Dir. Oiseaux)[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le mont Ventalon
au col de Chalsio

La limite sud de la commune, qui mesure près de 13 km de longueur, est suivie sur environ 4,1 km par les GR 68 et GR 72 côté Saint-André-de-Lancize et Saint-Privat-de-Vallongue, et sur 2,9 km côté Saint-Frézal par le GRP « Tour de la haute vallée du Luech ».
Le GR 7, qui suit assez étroitement la ligne de partage des eaux Atlantique / Méditerranée, traverse donc également la commune (voir la section Hydrographie).

Le chemin de Stevenson passe à 1 km à l'ouest de la commune, du côté du col du Bougès.

Également présent, le GR Tour de Pays des « Hautes vallées de la Cèze et du Luech ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées du plus haut sommet du Ventalon, 1.128 m : 44° 18′ 31.7592″ N 3° 51′ 27.522″ E / 44.308822, 3.857645
  2. Coordonnées du plus deuxième plus haut sommet du Ventalon, 1.110 m : 44° 18′ 34.3044″ N 3° 51′ 52.9884″ E / 44.309529, 3.864719
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Alignon (O30-00600) » (consulté le 1 novembre 2013)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  6. « Parc national des Cévennes » - FR3300004. Fiche et cartographie Natura 2000.
  7. Listes des protections environnementales sur Saint-Maurice-de-Ventalon. Fiche Natura 2000. Cliquer sur les différents titres des paragraphes "Espaces" et "Espèces" pour ouvrir les listes correspondantes pour la commune.
  8. « Bois de Saint-Maurice-de-Ventalon ». Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  9. « Massif du Mont Lozère » - 910007387. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  10. « Montagne du Bougès » - 910007413. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  11. « Bougès » - FR2300119. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  12. « Parc national des Cévennes, zone cœur » - FR3300004. Fiche et cartographie Natura 2000.
  13. « Parc national des Cévennes, aire d'adhésion » - FR3400004. Fiche et cartographie Natura 2000.
  14. « Réserve de biosphère des Cévennes, zone centrale » - FR6300005. Fiche et cartographie Natura 2000.
  15. « Réserve de biosphère des Cévennes, zone tampon » - FR6400005. Fiche et cartographie Natura 2000.
  16. « Réserve de biosphère des Cévennes, zone de transition » - FR6500005. Fiche et cartographie Natura 2000.
  17. Hautes vallées de la Cèze et du Luech - FR9101364, Fiche et cartographie SIC Natura 2000.
  18. Définition INPN de « Alno-Padion » : Forêts riveraines (ripicoles) de frênes communs (Fraxinus excelsior) et d’aulnes glutineux (Alnus glutinosa des cours d’eau planitiaires et collinéens de l’Europe tempérée et boréale (Code Directive Habitats : 44.3). Dans Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion Albae), extrait des « Cahiers d’habitats », Natura 2000.
  19. Définition INPN de « Alnion incanae » : bois riverains d’aulnes de montagne (Alnus incanae) des rivières montagnardes et submontagnardes des Alpes et des Apennins septentrionaux (Code Directive Habitats : 44.2). Dans Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion Albae), extrait des « Cahiers d’habitats », Natura 2000.
  20. Définition INPN de « Salicion albae » : galeries arborescentes de saules blancs (Salix alba), saule rouges (Salix fragilis) et peupliers noirs (Populus nigra), bordant les rivières planitiaires, collinéennes ou submontagnardes d’Europe moyenne (Code Directive Habitats : 44.13). Dans Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion Albae), extrait des « Cahiers d’habitats », Natura 2000.
  21. Tilio-Acerion : forêts poussant principalement sur des terrains calcaires mais parfois aussi siliceux dont la surface est faite d'éboulis grossiers, de pentes abruptes rocheuses ou de colluvions grossières de versants, et présentant un mélange d'espèces secondaires - sycomores, frênes, ormes blancs dits ormes de montagne et tilleuls à petites feuilles. Dans Forêts de pentes, éboulis, ravins du Tilio-Acerion. Extrait de « Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire – Tome 1 – Habitats forestiers » - « Cahiers d’habitats », Natura 2000. Manuel d’interprétation des habitats de l’Union européenne, version EUR 15 - 1999.
  22. « Vallées du Tarn, du Tarnon et de la Mimente » - FR9101363. Fiche et cartographie SIC Natura 2000.
  23. « ZPS des Cévennes » - FR9110033. Fiche et cartographie ZPS Natura 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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