Le Pont-de-Montvert

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Le Pont-de-Montvert
Pont sur le Tarn
Pont sur le Tarn
Blason de Le Pont-de-Montvert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Le Pont-de-Montvert
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes au Mont Lozère
Maire
Mandat
Alain Jaffard
2014-2020
Code postal 48220
Code commune 48116
Démographie
Gentilé Pontois ou Montvertipontains
Population
municipale
282 hab. (2011)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 51″ N 3° 44′ 40″ E / 44.36417, 3.74444 ()44° 21′ 51″ Nord 3° 44′ 40″ Est / 44.36417, 3.74444 ()  
Altitude Min. 665 m – Max. 1 699 m
Superficie 90,25 km2
Localisation

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Le Pont-de-Montvert

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Le Pont-de-Montvert

Le Pont-de-Montvert est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Pontois ou Montvertipontains[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le sud du département de la Lozère sur le versant méridional du mont Lozère, Le Pont-de-Montvert est traversée par le Tarn, qui prend sa source sur les hauteurs de la commune, non loin du hameau de l'Hôpital. Au sud du village commence le massif du Bougès.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Pont-de-Montvert doit son nom au patronyme de Mons. Lors de la croisade contre les Albigeois, le Seigneur de Mons, vassal de Raymond V de Toulouse, fuit les persécutions avec ses gens et un contingent de juifs espagnols qui avaient trouvé un refuge dans le Comté de Toulouse. On peut aujourd'hui encore distinguer les traces d'une petite forteresse cathare sous le Rocher du Chastel, dominant la vallée du Tarn, au-dessus de l'agglomération actuelle. Marqué par cet épopée, Pont de Montvert fut dès le début des guerres de Religion un haut lieu de la résistance, comme en témoigne l'engagement armé du deuxième bailli du nom, Jean d'André, époux de Marguerite de Grimoard, de Beauvoir du Roure. Le village est plus connu pour avoir été, le 24 juillet 1702, le point de départ de la guerre des camisards, à la suite de l'exécution collective de l'abbé inquisiteur du Chayla qui avait opéré pendant plusieurs années dans la commune avec un sadisme notoire, transformant la maison prise au bailli Jean d'André en un lieu de détention et de tortures. L'un des meneurs de la révolte collective, le camisard Esprit Séguier, fut condamné à avoir le poing droit coupé avant d'être brûlé vif sur les bords du Tarn au Pont-de-Montvert. Au XVIIe siècle, le village du Pont-de-Montvert dépendait administrativement de paroisses de Frutgères et de Fraissinet-de-Lozère[2]. Une étude sociale et politique du Pont-de-Montvert aux XVIIIe et XIXe siècles a été réalisée à partir des fonds notariaux[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le Pont-de-Montvert

Le blasonnement du Pont-de-Montvert est : de sinople au pont en dos d'âne de deux arches inégales d'argent, flanqué à senestre d'une tour couverte du même, maçonnée de sable, ajourée du champ, posé sur des ondes aussi d'argent mouvant de la pointe, la tour adextrée d'une abeille volant d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires du Pont-de-Montvert
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1940 Charles Pomaret PRS Député
1971 1995 Claude Lauriol PS  
juin 1995 mars 2008 Gérard Mersadier PCF  
mars 2008 juillet 2012[4] Sophie Pantel PS Conseillère générale
Conseillère régionale
juillet 2012 en cours Alain Jaffard DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 245 1 255 1 451 1 471 1 442 1 436 1 372 1 398 1 445
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 460 1 566 1 580 1 590 1 558 1 467 1 405 1 287 1 152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 126 1 102 1 055 928 843 764 728 607 509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
467 384 312 305 281 272 285 289 282
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Un temple et une église

Musée[modifier | modifier le code]

Siège de l'écomusée, se trouve au Pont-de-Montvert la Maison du mont Lozère, musée où ont lieu des expositions permanentes relatives à l'histoire du mont Lozère.

Natifs célèbres[modifier | modifier le code]

  • Guillaume de Grimoard, qui deviendra plus tard le pape Urbain V, est né en 1310 au château de Grizac.
  • Anglic de Grimoard, frère de Guillaume de Grimoard, vicaire général du diocèse d’Avignon, cardinal-évêque d’Albano
  • Élisabeth Sophie Bonicel, épouse d'André Guizot, à ses racines à Felgerolles, hameau de la commune. Elle est la mère de François Guizot (1787-1874) chef du gouvernement ministre de l'intérieur et de l'instruction publique, sous Louis Philippe.
  • Pierre Lafue, écrivain

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le grand guide Michelin France sur Google Livres, « Les Cévennes »
  2. Ghislain Baury, La dynastie Rouvière de Fraissinet-de-Lozère. Les élites villageoises dans les Cévennes protestantes d'après un fonds d’archives inédit (1403-1908), Sète, Nouvelles Presses du Languedoc, 2011, présentation en ligne=http://sites.google.com/site/dynastierouviere
  3. Patrice L. R. Higonnet, Pont-de-Montvert, social structure and politics in a French village 1700-1914, Cambridge, Harvard University Press, 1971
  4. Émotion au conseil : Sophie Pantel choisit de démissionner du poste de maire
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. R. L. Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes, Flammarion,‎ 1991 (ISBN 2-08-070601-2), « Pont-de-Montvert »
  8. « Notice no PA00103895 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice L. R. Higonnet, Pont-de-Montvert, social structure and politics in a French village 1700-1914, Cambridge, Harvard University Press,‎ 1971
  • Ghislain Baury, La dynastie Rouvière de Fraissinet-de-Lozère : Les élites villageoises dans les Cévennes protestantes d'après un fonds d’archives inédit (1403-1908), Sète, Nouvelles Presses du Languedoc,‎ 2011 (présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]