Cécile Sorel

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Cécile Sorel en 1910
Cécile Sorel et Maurice Barrès au jardin des Tuileries lors de l'inauguration du monument André Le Nôtre en 1913
Tombe de Cécile Sorel au cimetière du Montparnasse

Cécile Émilie Seurre, dite Cécile Sorel, née à Paris le 17 septembre 1873 et morte à Trouville-sur-Mer (Calvados) le 3 septembre 1966, est une comédienne française.

Sommaire

[modifier] La Belle Époque et les années folles

Très tôt attirée par le théâtre, elle est admise en 1903 à la Comédie-Française où elle interprète tous les rôles classiques du répertoire français, dans un style très reconnaissable et qui serait considéré aujourd'hui comme outré, au ton déclamatoire et à la diction sur-articulée (c'était aussi le style, à la même époque, de Sarah Bernhardt).

Elle est notamment associée, comme Sarah, au rôle de Célimène de Molière.

Éternelle fiancée de Witney Warren, Américain richissime, elle se marie finalement et contre toute attente avec le comte de Ségur, neveu de l'écrivain "née Rostopchine", acteur médiocre appelé sur scène Guillaume de Sax. Plus de quinze ans séparent les époux et ce mariage donne lieu aux moqueries les plus cruelles. On appelle le couple « la faux-cil et le marteau », « la belle et le bête », etc. Son mari, employé au ministère des affaires étrangères fut baptisé "le con d'Orsay".

Cécile et le comte de Ségur se séparent sans jamais divorcer. Elle restera toute sa vie comtesse de Ségur, devenant une amie proche du radical Clemenceau, du nationaliste Maurice Barrès, de l'historien d'art Gustave Larroumet et de l'acteur Maurice Escande.

En 1933, elle lance le fameux « L'ai-je bien descendu ? » au pied de l'escalier Dorian du casino de Paris. Cette seule phrase lui vaudra la célébrité. En 1937, elle tourne un petit rôle auto allusif (la courtisane (très) âgée) dans Les Perles de la couronne de Sacha Guitry.

Le 19 avril 1944, elle échappe de peu au bombardement du Théâtre-Français à Rouen où elle venait de donner une représentation du Roi Christine[1].

[modifier] Après la Seconde Guerre mondiale

Après la Seconde Guerre mondiale, elle a quelques inquiétudes à la Libération, basées sur des calomnies[réf. nécessaire].

Enfin, le 15 août 1950, elle est saisie d'une conversion spectaculaire et prononce ses vœux dans le Tiers-Ordre franciscain à la chapelle des Carmes de Bayonne. Ses dernières années sont consacrées à l'écriture et à la foi.

Elle meurt en 1966, à quatre-vingt-douze ans à Trouville-sur-Mer, au château de Hennequeville, qui lui avait été loué par Jean Dupuy, dit le baron Barclay. Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse à Paris. À Biarritz, elle habitait soit à la villa Mirasol, près de l'hôtel du Palais, soit dans une suite qu'elle louait à l'année à l'hôtel Continental.

L'actrice est représentée dans la fresque en trompe-l'œil peinte par Charles Hoffbauer au plafond de la coupole du château d'Artigny à Montbazon, ancienne propriété du parfumeur François Coty.

Elle habita un hôtel particulier situé au 21 de la rue Le Sueur à Paris qui fut racheté par le docteur Petiot, qui y installa son « cabinet médical » dans lequel il assassina plusieurs dizaines de personnes.

[modifier] Théâtre

[modifier] Catalogue de vente

  • Collection de Mme Cécile Sorel (sociétaire de la Comédie-Française), par Maîtres F. Lair Dubreuil et Henri Baudoin, commissaires-priseurs, Galerie Georges Petit, Paris, jeudi 6 et vendredi 7 décembre 1928

[modifier] Notes et références

  1. Gontran Pailhès (préf. Pierre Varenne), Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945, Rouen, Henri Defontaine, 1949, 309 p., p. 200 

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