État de Sequoyah

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L'État de Sequoyah était le nom proposé pour l'État qu'ont voulu créer (sans succès) les Indiens d'Amérique du Nord dans la partie orientale de l'actuel Oklahoma au début des années 1900.

Sceau de l'État

Le nom de cet État avait été choisi en l'honneur de Sequoyah, un membre honoré de la nation Cherokee.

Contexte[modifier | modifier le code]

À partir de 1890, ce qui forme l'actuel État de l'Oklahoma était formé du Territoire de l'Oklahoma (à l'ouest) et du Territoire indien (à l'est). Comme son nom l'indique, ce dernier était composé d'une importante population amérindienne, dont la taille avait été progressivement réduite au cours des années.

Le mouvement pour garantir un État indien a commencé en 1902 par une convention à Eufaula en Oklahoma qui a réuni des représentants des « Cinq tribus civilisées ». Ces représentants se retrouvèrent à nouveau en 1903 pour organiser une Convention constitutionnelle.

La Convention constitutionnelle[modifier | modifier le code]

La Convention constitutionnelle Sequoyah s'est réunie à Muskogee le 21 août 1905. Le général Pleasant Porter, chef principal de la nation Creek a été élu président de la convention. Les délégués élus ont décidé que les dirigeants exécutifs de Cinq tribus civilisées seraient vice-présidents : William C. Rogers, Chef principal des Cherokee ; William H. Murray, désigné par le gouverneur Chickasaw Douglas H. Johnston pour représenter les Chickasaws ; Chef Green McCurtain des Choctaws ; Chef John Brown de la tribu Séminole ; et Charles N. Haskell, désigné comme représentant les Creeks (puisque le général Porter avait été élu président).

La convention rédigea une constitution ainsi qu'un plan d'organisation pour le gouvernement, assembla une carte des comtés à créer et élit une délégation au Congrès des États-Unis chargé de réclamer un État.

Les propositions de la convention ont été soumises par référendum aux Territoires indiens et massivement approuvées.

La création de l'État n'a pas lieu[modifier | modifier le code]

La délégation est bien reçue à Washington. Les politiciens de l'est, craignant l'admission de deux États de plus à l'ouest, et sans aucun doute peu disposés à admettre un État « indien », font pression sur le président des États-Unis Theodore Roosevelt, qui finalement décide que les Territoires indiens et l'Oklahoma ne formeraient qu'un seul État. L'important travail de la convention constitutionnelle pour un État de Sequoyah n'a cependant pas été entièrement perdu. Quand les représentants des Territoires indiens ont rejoint la convention constitutionnelle à Guthrie l'année suivante, ils ont apporté leur expérience constitutionnelle avec eux. La constitution de Sequoyah a servi en grande partie de base pour la constitution en 1907[réf. nécessaire] de l'État de l'Oklahoma, résultat de la fusion des deux territoires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]