Coyote

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Le Coyote (Canis latrans, signifiant chien qui aboie) est une espèce de la famille des Canidae. On trouve les coyotes en Amérique du Nord, mais aussi en Amérique centrale et jusqu'au nord de l'Amérique du Sud. Les coyotes vivent en général en meutes, mais ont l'habitude de chasser seuls. Ils vivent en moyenne de dix à quatorze ans à l'état sauvage et jusqu'à vingt ans en captivité[1]. Le mot « coyote » est d'origine nahuatl.

La taille des coyotes ne dépasse pas 60 cm au garrot et leur pelage varie du gris au fauve. Les oreilles et le museau sont longs et pointus. Les coyotes pèsent entre neuf et 23 kg.

Les coyotes courent très vite, grâce à leur corps svelte, musclé et leurs longues pattes très fines, ils peuvent atteindre une vitesse de 60 km/h sur une distance d'environ 300 mètres. Ils sont plus rapides que les Loups.

Morphologie et anatomie[modifier | modifier le code]

Coyote (gauche) et loup (droite).

Le coyote mesure 75-100 cm de longueur[2] et environ 60 cm de hauteur[3]. La couleur de son pelage varie du gris à la couleur cannelle, parfois avec une légère teinte rosée. Les oreilles et le museau du coyote sont assez grands par rapport à la taille de sa tête. Le bout de son museau a moins de 25 mm de largeur et les coussinets plantaires de ses pattes postérieures ont un diamètre généralement inférieur à 32 mm[réf. nécessaire]. Il pèse entre 9 et 16 kg, avec une moyenne de 15 kg[réf. nécessaire]. On peut l'identifier par sa queue épaisse et étroite, qu'il tient souvent à ras du sol. En raison de son aspect svelte, voire maigre même lorsqu'il est en bonne santé, il se distingue de son parent le plus proche, le loup gris, qui peut peser de 35 à 60 kg[réf. nécessaire].

Comportement[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le coyote est un animal opportuniste. Son comportement est très variable selon son habitat, mais généralement il vit et chasse seul ou en couple (un même mâle avec la même femelle) en quête de petits mammifères, spécialement les musaraignes, campagnols, lapins, lièvres, mais aussi les ratons laveurs, porcs-épics et cerfs. Il peut s'attaquer aux oiseaux, serpents, batraciens, crustacés, insectes, poissons, voire aux renards. Il est omnivore même s'il a la réputation d'être essentiellement charognard. Il change son régime alimentaire selon les sources de nourriture disponibles et peut même manger des fruits, herbes et autres végétaux comme des baies. Dans le parc national américain de Yellowstone, avant que le loup n'y soit réintroduit, les coyotes avaient commencé à occuper la niche écologique laissée vacante et chassaient en meute pour s'emparer de proies de plus grande envergure, comme des cerfs malades ou âgés[réf. nécessaire].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les coyotes sont monogames. L'accouplement a lieu autour du mois de février et des portées de 5 à 7 petits voient le jour fin avril, début mai. Les deux parents, et même les jeunes individus nés l'année précédente et qui n'ont pas quitté le terrier parental aident à nourrir les petits. À 3 semaines, ces derniers sortent du terrier sous la surveillance de leurs parents ; quand ils atteignent 8 à 12 semaines, ils apprennent à chasser. Les familles restent unies tout au long de l'été, mais les jeunes s'en vont en quête de nouveaux territoires vers l'automne. D'habitude, ils déménagent à 15 km[réf. nécessaire]. À un an, les jeunes atteignent la maturité sexuelle. Les coyotes ont une espérance de vie d'environ 8 à 10 ans[réf. nécessaire].

Le coyote du Nord-est et celui du Cap Cod sont apparemment à 50 % mélangés avec le Loup rouge[réf. nécessaire]. Les coyotes peuvent se croiser et mettre au monde une descendance fertile en s'accouplant avec des Loups gris ou des chiens domestiques[réf. nécessaire]. En tout état de cause, des contraintes pratiques telles que la période de fertilité et des cycles hormonaux et le besoin pour les parents de s'occuper de leurs petits limitent de tels croisements à l'état sauvage. En français, le mot-valise « coydog », l'hybride d'un chien et d'un coyote, peut se traduire par « coyochien ».

Vocalisations[modifier | modifier le code]

Il est beaucoup plus fréquent d'entendre un coyote que de le voir. Leurs appels sont aigus. On les décrit comme des hurlements, des glapissements, des aboiements. Ils sont composés soit d'une note qui monte et qui descend (un hurlement), soit d'une série de brèves notes (un glapissement). On les entend à la tombée de la nuit ou pendant l'obscurité plus fréquemment qu'en journée.

Bien que les appels aient lieu toute l'année, ils s'intensifient pendant la saison des amours au printemps, et pendant l'automne, quand les petits se séparent de leurs familles pour conquérir de nouveaux territoires. Le hurlement est trompeur. En raison de ses paramètres sonores[précision nécessaire], il donne l'impression que le coyote se situe à un endroit alors qu'il est ailleurs.

Habitat[modifier | modifier le code]

Empreinte de pattes d'un coyote dans la boue.

Les coyotes occupent le continent nord-américain depuis l'Alaska et le Canada, dans la presque totalité des États-Unis, le Mexique et même le Costa Rica et le Guatemala. On trouve le coyote dans les régions rurales et à proximité des villes. Il habite les champs entremêlés de buissons et de marais, et les zones de broussailles à proximité des jeunes peuplements de décidus et de conifères, on le retrouve aussi dans les prairies. Profitant du déboisement, ils sont en expansion dans tout l'est du Québec, la région de Matane étant fortement occupée. On en trouve même au Nouveau-Brunswick[réf. nécessaire].

Bien que cet animal soit chassé avec acharnement, il se rencontre jusque dans les banlieues des villes américaines. Ils se sont adaptés à fouiller les poubelles et à manger des animaux domestiques.

Une étude de scientifiques de l'université d'État de l'Ohio[4] réserve de surprenantes découvertes à cet égard. Les chercheurs ont étudié des populations de coyotes sur une durée de 6 ans, constatant que les coyotes se sont admirablement adaptés à la vie dans des centres densément peuplés, tout en évitant tout contact humain. Ils ont découvert, entre autres choses que les coyotes de ville vivent plus longtemps que leurs congénères de la campagne, et qu'ils aident les humains en tuant les animaux dits nuisibles et d'autres petits animaux - y compris des animaux de compagnie vivant dehors[4]. On les trouve n'importe où, depuis les parcs jusque dans les zones industrielles. Les scientifiques estiment qu'il y a jusqu'à 2 000 coyotes dans l'agglomération de Chicago et que ces statistiques s'appliquent probablement à d'autres paysages urbains de l'Amérique du Nord. Comme preuve de la faculté d'adaptation du coyote à n'importe quel habitat, on en a capturé certains dans Central Park à Manhattan en mars 2006[réf. nécessaire]. La tanière (le terrier du coyote) est très souvent située près de l'eau.

Attaques contre l'homme[modifier | modifier le code]

Le 27 octobre 2009, la chanteuse canadienne de folk de 19 ans Taylor Mitchell a été attaquée par deux coyotes alors qu'elle se promenait seule dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, au Canada. Elle a succombé le lendemain à ses multiples blessures dans un hôpital d'Halifax. C'est un des rares cas d'attaques mortelles de l'homme par des coyotes[5].

Le coyote dans la mythologie[modifier | modifier le code]

On trouve de nombreux mythes amérindiens qui incluent le coyote comme élément important : on le représente comme un personnage masculin, aux caractères anthropomorphiques, même s'il peut avoir quelques caractéristiques physiques du coyote, comme le pelage. Il tient en général le rôle d'un farceur, même s'il peut apparaître parfois comme un simple bouffon, ou comme le mal absolu. On le présente habituellement avec des traits d'avarice, d'imprudence, de précipitation et de jalousie. Il est souvent l'adversaire de son frère le loup qui est sage et affable mais a tendance à céder devant les requêtes insistantes du coyote.

Le coyote tient un rôle prépondérant dans divers mythes de la Création. Dans l'un d'eux, il crée les premiers humains en donnant des coups de patte à une boule composée de boue et d'excréments. Dans un autre, le coyote réussit à s'accoupler avec une femme méchante qui a tué tous les autres hommes du monde pendant l'acte sexuel.

Le coyote occupe notamment une place très importante dans les mythologies Nez-Percés, Navajos ou Crows[précision nécessaire].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Animal Fact Sheet: Coyote" sur le site de l'Arizona-Sonora Desert Museum
  2. Le Coyote, article de l'encyclopédie Larousse
  3. Fiche du Coyote sur le site de la North Carolina Wildlife Resources Commission
  4. a et b "On the loose: urban coyotes thrive in North American Cities", Ohio State Research, 1er mars 2005
  5. Coyotes kill Toronto singer in Cape Breton

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]