Étréham

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Étréham
La ferme de la Marguerie et l’église Saint-Romain
La ferme de la Marguerie et l’église Saint-Romain
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Trévières
Intercommunalité Communauté de communes de Trévières
Maire
Mandat
Alain Cornière
2014-2020
Code postal 14400
Code commune 14256
Démographie
Gentilé Étréhamais
Population
municipale
282 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 22″ N 0° 47′ 45″ O / 49.3227777778, -0.795833333333 ()49° 19′ 22″ Nord 0° 47′ 45″ Ouest / 49.3227777778, -0.795833333333 ()  
Altitude Min. 12 m – Max. 68 m
Superficie 4,24 km2
Localisation

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Étréham est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 282 habitants[Note 1] (les Étréhamais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Étreham est une commune du Bessin située à neuf kilomètres de Bayeux et quatre kilomètres de Port-en-Bessin-Huppain, sur l'Aure.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étréham est mentionné sous la forme Oesterham en 1350, forme tardive. En l'absence de formes plus anciennes, il est impossible de dire si ce nom est antérieur à l'installation des anglo-scandinaves ou pas. Le second élément est probablement le vieil anglais hām, maison, foyer, village, dont sont issus le vieux normand ham, village (cf. Le Ham) et les diminutifs hamel, hamelet. Le premier élément est probablement le vieil anglais wester[1] ou westre[2], « ouest ». En théorie [w] d'origine germanique est passé à [v] en Normandie au XIIe siècle, mais en toponymie, on constate parfois son amuïssement devant e ou i, ex : Elbeuf (Wellebuoht 1070-81), Elbeuf-sur-Andelle (Wellebotum 1218) sur le vieil anglais wella source ; Incarville (Wicardi villa 1025) ou encore Infreville (Wifrevilla 1213), etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une nécropole mérovingienne de 4 000 tombes du VIe siècle a été mise au jour. On y a découvert des sarcophages, des verres, des perles, des boucles de ceintures et des pinces à épiler utilisées pour la barbe des hommes[3].

Lors du débarquement de Normandie, Étréham est bombardée le 8 juin 1944 par les troupes américaines du régiment de la 1re division d'infanterie surnommé la Big Red One débarquées à Omaha Beach. La commune est libérée le 9 juin et 600 soldats allemands sont faits prisonniers.

Le mont Cauvin, une butte de la commune, servira de premier dépôt de carburant aux Alliés jusqu'à la prise du port de Cherbourg et sa remise en service[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Alain Cornière[5] SE Technicien en maîtrise d'œuvre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251 231 247 266 260 301 290 289 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
288 304 265 269 283 274 284 268 259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247 228 220 184 201 207 178 184 198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
197 202 187 225 236 233 256 254 278
2011 - - - - - - - -
282 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église d'Étréham au XIXe siècle
Séraphin-Médéric Mieusement (1892).
  • Le haras d'Étréham, qui appartient à la famille de Chambure depuis les années 1940 et vend des étalons réputés dans toute l'Europe, se trouve dans un château du XIXe siècle.
  • Un petit pont sur l'Aure a été construit à l'initiative du comte d'Houdetot, pair de France.
  • Église Saint-Romain, dont les parties romanes sont encore conservées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[8].
  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978.
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses universitaires de Caen, 1993.
  3. Ouest France du 30 avril 2012
  4. Normandie 1944 de Rémy Dequesnes, éditions Ouest-France, 2009, p. 180.
  5. Réélection 2014 : « Etréham (14400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 2 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Étréham sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]